| Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains |
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Inflexions
autour de la dissuasion nucléaire française. De
l’influence de la conceptualisation et de l’outillage américain André Dumoulin La
question de l’introduction de charges nucléaires de très faible
puissance - les mini-nukes – dans
l’arsenal nucléaire américain pour traiter préventivement des
objectifs durcis et enfouis de pays faillis ou de réseaux terroristes
ADM, nous rappelle confusément les débats passionnés hexagonaux
qui eurent lieu au milieu des années 90 avec le concept du “fort au
fou”. Autour de ce révisionnisme nucléaire français, une école
de pensée française soutenait que la dissuasion nucléaire devait
s’adapter au nouveau paysage géostratégique au point
d’envisager la flexibilité des outils nucléaires avec le principe
de frappes sélectives, une dotation en armes de très faible
puissance et l’usage, si nécessaire, d’armes nucléaires
subkilotonniques sur des théâtres extérieurs au sanctuaire
national, hors du cadre classique de la dissuasion pure[1]
et du tout anti-cités. À
l’époque, les recherches en matière de systèmes aéroportés à
longue portée et à capacité nucléaire en vue du remplacement de
l’ASMP et la suggestion de Dans
le même esprit, certains experts français proposèrent d’ajouter
aux sous-marins lance-missiles nucléaires français une capacité
nucléaire tactique et une capacité conventionnelle. Pour Jacques
Baumel, les armes préstratégiques “pourraient
même avoir dans l’avenir un rôle autonome, celui de dissuader les
puissances de second ordre qui pourraient être tentés d’opérer
un chantage avec les armes balistiques rudimentaires mais très
dangereuses dont elles disposent”[4].
Ici, La
pureté du discours
À
l’époque, les tenants de la pureté du discours de la dissuasion
gagnèrent la partie. Il s’agissait d’affirmer que toute réflexion
européenne sur
les outils nucléaires devait aboutir à une interdiction en matière
d’introduction de charges nucléaires de faible puissance ou de
charges variables aux effets collatéraux réduits, dans la mesure où
ces systèmes d’armes particuliers pourraient mener à une
banalisation, à une altération du principe de la dissuasion, “puisque
c’est précisément parce que l’arme nucléaire est une arme de
terreur aux effets collatéraux effroyables que tout adversaire est
contraint d’estimer le coût maximal qu’il lui faudra payer,
s’il s’en prend aux intérêts vitaux d’un État possédant (cette)
capacité nucléaire”[6].
Les armes nucléaires de faible puissance semblaient conceptuellement
provoquer plus facilement l’engagement nucléaire puisque les
dommages à subir seraient “acceptables”.
Au
moment où la communauté internationale souhaitait renforcer le régime
de non-prolifération, il n’était pas judicieux, pour les puristes,
de relégitimer l’emploi éventuel d’armes nucléaires, sachant
que l’on peut aboutir aux mêmes résultats sur le terrain avec des
armes classiques et qu’un usage nucléaire serait indéfendable
devant l’opinion, tant nationale qu’internationale, impliquant
finalement que c’est moins la mesure des effets que la nature de
l’arme qui pose question. Finalement, si l’adaptation des
puissances des charges nucléaires part probablement de la volonté de
proportionner les outils
à la dimension régionale d’enjeux régionaux hors du dilemme du
tout ou rien - en d’autres termes, si l’on crée des outils
flexibles pour rester crédible face aux adversaires potentiels - on
risque de banaliser le nucléaire en offrant un jeu, un panel de choix
de puissance plus tentant. Et finalement, faire en sorte que cette
banalisation représente un danger pour la pérennité du concept de
dissuasion lui-même. Pour Laurent Fabius, “les
armes du champ de bataille, dites décapitantes, chirurgicales, de
faible puissance, allient une dangereuse sélection des énergies, des
cibles, des effets, abaissent le seuil nucléaire et déstabilisent la
dissuasion”,
estimant que les armes “utilisables”
ont le grave défaut de pouvoir être utilisées[7]. Si
“l’on ne voit pas pourquoi
un dictateur fou serait plus aisément dissuadé‚ par des
micro-charges nucléaires que par la menace d’une vitrification généralisée
de son pays”[8],
toute introduction d’armements nucléaires modulaires de faible
puissance dans l’arsenal nucléaire français contiendrait les
germes d’une altération de la doctrine vers l’opératoire au
nom d’une “menace Sud” qui ne serait qu’une vision simpliste
de l’analyse de la prolifération nucléaire dans le monde[9]. En
d’autres mots, pour rester crédible, la dissuasion
nucléaire ne peut être confondue avec la rétorsion. L’attention
des “puristes”
devait porter sur les concepts de modélisation, de charges réglables,
du principe du panachage et de la performance des systèmes, pouvant
aboutir à une réintroduction du nucléaire tactique et de bataille
sur des systèmes capacitaires stratégiques. Pour les tenants du
vision classique de la dissuasion nucléaire, une pause technologique devrait être imposée par les
politiques avec d’autant plus de crédibilité que l’environnement
international pourrait la justifier et que des doutes seront toujours
émis sur des nouvelles armes dont le Traité CTBT aura interdit l’épreuve
de la réalité‚ que constituent les essais nucléaires en vraie
grandeur. À
la même époque, le débat porta également sur l’introduction de
la dissuasion conventionnelle qui fut également rejetée pour des
motifs de crédibilité et de déstabilisation. En d’autres termes,
la dissuasion classique engage des stratégies d’emploi (brandir
et canaliser la guerre à son avantage) alors que certaines doctrines
nucléaires semblent discourir sur le seul déclaratoire portant sur
la crédibilité de l’emploi (brandir pour ne pas s’en servir).
Perçue comme une arme de rétorsion et non comme outil réaliste et
efficace au service de la dissuasion, l’arme conventionnelle
pourrait ne pas atteindre le même rôle de garde-fou que le nucléaire,
comme moyen de rendre la guerre impensable, absurde et non rentable.
Or, du point de vue doctrinal, une dissuasion nucléaire se doit de
fixer une frontière très nette entre les armes classiques et les
armes nucléaires, afin d’éviter les risques de chevauchement entre
les approches stratégiques de la dissuasion nucléaire et les stratégies
opératoires pour les actions conventionnelles. Pour
Pascal Boniface, “il ne faut pas raisonner en fonction de l’identité‚ de
l’agresseur mais par rapport à… ce qui est en jeu, c’est-à-dire
le sanctuaire ou les intérêts vitaux. Et
là il n’y a que deux solutions : soit l’atteinte est majeure
et elle est donc justifiable d’une riposte nucléaire : soit
elle est limitée et la frappe nucléaire est disproportionnée. Les
propositions de recours à des modes “plus souples” ou “plus flexibles”
de dissuasion ne sont que le retour aux vieux démons de domestication
de l’arme nucléaire pour la rendre utilisable
(...) Toute dérive vers un
concept d’emploi des armes nucléaires doit être écartée.
C’est pourquoi il ne faut pas se doter d’armes nucléaires de
faible puissance car elles viendront remplir un rôle qui doit rester
celui des armes conventionnelles”[10].
Bref, on ne fait pas de la tactique avec de l’atome. Finalement,
les autorités françaises décidèrent d’engager la reprise
temporaire des essais nucléaires tout en verrouillant la doctrine
dans son cadre le plus strict et le plus traditionnel, évitant ainsi
de donner argument supplémentaire à ceux qui critiquèrent la
reprise des essais dans son éventuelle orientation doctrinale opératoire. Pendant la cohabitation, le ministre
de Les doutes…
Le
14 juin 1995, le Premier ministre Alain Juppé précisait, lors
d’une interpellation à l’Assemblée nationale, que “ Mais
si l’Élysée semblait avoir abandonné l’idée de concevoir des
micro-charges nucléaires, Cependant,
l’insolubilité du couple inséparable mais contradictoire entre,
d’une part, le jeu purifié de la dissuasion et, d’autre part, la
crédibilité des options d’emploi et donc des paramètres des
outils n’était pas dépassée. En effet, dans son discours du 8
juin 2001 considéré comme un corps de doctrine de sécurité,
Jacques Chirac précisait que dans le cas d’une menace provenant de
puissances régionales, “le choix ne serait pas entre l’anéantissement
complet d’un pays ou l’inaction. Les dommages auxquels
s’exposerait un éventuel agresseur s’exercerait en priorité sur
ses centres de pouvoir, politique, économique et militaire”[14].
Ce retour discret au débat du “fort au fou”
exprimait une volonté d’adaptation de la doctrine aux réalités en
ajoutant à la doctrine nucléaire classique le concept de décapitation
et d’anti-valeurs pour répondre aux enjeux d’un conflit qui ne
serait pas nécessairement la survie même de Dans
tous les cas, nous observons, à la fois, une permanence des fonctions
dissuasives définies comme une arme politique, le maintien du refus
du concept de non-emploi en premier, le principe de suffisance et de
dommages inacceptables, et la crédibilité d’une capacité de
frappe en second. Mais certaines ruptures apparaissent comme l’intégration
réelle de la notion du tous azimuts (ou du sans azimuts), la
flexibilisation extrême des outils, le découplage entre la
dissuasion nucléaire et l’action conventionnelle et enfin la remise
en perspective, déjà
dans les cercles restreints, de certains concepts doctrinaux : préstratégique,
anti-cités, ultime avertissement[15]. … aux inflexions
À
observer l’évolution française récente des programmes et la
planification des vecteurs nucléaires et de leurs charges, nous
pouvons émettre trois considérations[16]. Primo,
si la crédibilité du discours de la dissuasion passe par
l’adaptation des charges vers une puissance énergétique plus limitée
sans aboutir au concept de mini-nukes, c’est parce que le
message qui doit être délivré ne peut plus jouer sur le tout ou
rien. Aussi, la variation dans l’énergie[17]
des charges futures, certainement
intégrée dans les programmes M-51/TNO de l’ASMP Amélioré,
participera de cette nouvelle considération, tout comme
d’ailleurs la capacité de tir fractionné, modulaire, de
panachage des futurs missiles SNLE. On estime que l’ASMP amélioré
disposera de charges réglables vers le bas kilotonnique allant
jusqu’à 0,3 kilotonne. Toute
la difficulté est dès lors de refuser politiquement un estompement
entre le nucléaire très basse puissance sub-kilotonnique et le
conventionnel haute puissance (missile SCALP)[18]
– bref s’engager préventivement dans une logique de guerre nucléaire
-, mais plutôt de renforcer la dissuasion en étant convaincant en
amont, par l’affichage des options nucléaires dissuasives plus
flexible que l’anti-cité mégatonnique, ou le choix “entre
l’anéantissement complet d’un pays ou l’inaction”,
pour reprendre les bons mots de Jacques Chirac. Le jeu d’équilibrisme
est ici complexe entre, d’une part, la permanence de la pureté du
discours de stricte suffisance
faisant de l’arme nucléaire une arme politique et, d’autre part,
la nécessaire flexibilité[19]
de l’outillage indispensable pour rester crédible. Nécessité
car la vraisemblance du discours passe par la crédibilité de la
menace d’emploi et donc par la pertinence des cibles. Secundo,
corollairement, la recherche d’une plus grande précision des
vecteurs indiquent à tout le moins que Tertio,
à partir de ce constat, la posture de discrétion actuelle fondée
sur le refus d’un délégitimation du nucléaire, est-elle nécessaire
ou ne risque-t-elle pas de donner argument d’un effet miroir entre
la stratégie américaine et la stratégie française dans le champ du
nucléaire ? Le
dilemme est, en tout cas, posé entre les buts stratégiques, les
objectifs opérationnels et la finalité politique de la posture de
dissuasion nucléaire post-guerre froide, d’autant plus que déterminer
une nouvelle cohérence doctrinale, sinon repenser la stratégie,
reste à faire dans un environnement nouveau riche de conflits asymétriques
et de terrorisme alimenté souvent par un “ennemi intérieur”. Car
si d’évidence, le débat dans les années 90 avait pour cadre des
menaces émergentes impliquant des États proliférateurs,
aujourd’hui, les interrogations tournent autour des menaces
terroristes asymétriques impliquant d’éventuelles armes nucléaires
ou armes sales. Avec la complexité du monde et à la difficulté de
lire les menaces, il sera difficile d’empêcher l’avènement de la
flexibilité des choix de puissance en temps réel. Et quand bien même le nucléaire français devait toujours être pensé politiquement en fonction de la nature des enjeux à protéger et la nature des explosifs concernés - ce dans le cas d’une menace d’agression contre des corps expéditionnaires -, et non en fonction de l’identité supposée de l’adversaire – comment pouvoir distinguer les frappes préventives (pre-emptive strikes) à l’américaine des engagements préventifs à l’européenne, impliquant davantage la prévention des conflits et des menaces, quand bien même nous restons à dessein dans un certain flou garantissant la flexibilité diplomatique des États ? Il
s’agira aussi d’entamer une réflexion sur les réponses à
fournir face à d’éventuelles menaces ADM provenant des milieux
terroristes décentrés et maillés ; ce terrorisme-là étant
inaccessible à toute dialectique dissuasive : les terroristes
n’ayant ni population ni véritable sanctuaire à défendre dès
l’instant où ils évoluent par groupes éparpillés. Et
aujourd’hui, où se situe la réponse française à l’usage de
bombes sales[20]
et radiologiques ? Comment s’articule-t-elle dans la nouvelle
Stratégie européenne de lutte contre la prolifération des armes de
destruction massive de décembre 2003 ? Réponse
suffisamment délicate sinon difficile que dans la seconde version de Alors
que dans le cas d’États proliférateurs et d’États faillis, la
dissuasion générale peut jouer, avec une partition plus complexe
(Iran, Corée du Nord, Pakistan), elle pourrait sembler inopérante
face à un terrorisme nucléaire nihiliste. Cependant, hors bombes
sales, le terrorisme nucléaire (bombes) impliquerait nécessairement
des complicités étatiques où les acteurs terroristes pourraient être
hébergés et soutenus par un État avec plus ou moins de volonté.
Nous pourrions dès lors replacer le terrorisme dans un cadre national
identifié et faire jouer la dissuasion-gesticulation[21].
Serais-ce alors ce qui est sous-entendu sous la plume du général
d’armée Christian Quesnot, pour qui “l’évolution
des risques et menaces, en particulier l’apparition du terrorisme de
masse non étatique entraîne une double démarche : la montée
en puissance d’une dissuasion conventionnelle, en élevant le seuil
des capacités ; mais aussi le renforcement de la crédibilité
et de l’adaptabilité de la dissuasion nucléaire en diminuant
l’impact des dégâts collatéraux grâce au développement et à
l’emploi des charges kilotonniques”[22].
Pourtant, le général Bentégeat, chef d’état-major des armées,
rappelait, dans le même numéro de la revue, que “la dissuasion nucléaire n’a pas vocation à traiter toutes les
menaces”,
et de rappeler les paroles du président de A contrario, dans le cas de bombes sales, seule la solidarité intra-européenne dans le domaine de la protection civile et des secours massifs qui seront nécessairement submergés et dépassés (Homeland Security) pourrait jouer ; l’imprévisibilité étant ici totale et la territorialité des “complices” inexistante ou diluée. Pour
nous, les armes nucléaires représentent une protection de dernier
recours contre une menace extérieure. Il y a de plus en plus d’États
qui, disons-le, ne sont pas des démocraties irréprochables, et
essaient de se procurer des armes nucléaires. De tels États pourraient
un jour être tentés de lancer leurs missiles contre Nous constatons combien ces questions sont complexes au regard du discours classique de la dissuasion nucléaire française. Si les mini-nukes sur le modèle américain[24] de guerre préventive/préemptive restent un sujet tabou, une inflexion du discours est déjà perceptible dans l’intervention du président Chirac de 2001, dans la flexibilité de puissance des charges qui sera de mise sur l’ASMP Amélioré et le M-51[25] et dans la livraison en escadrilles de charges classiques perforantes air-sol autour du SCALP. À tout le moins, les débats des années 90 autour du “fort au fou étatique” pourrait être remplacés aujourd’hui par l’avènement de réflexions semi-ouvertes autour du “fort au fou asymétrique”. Mais
les inflexions perceptibles début des années 2000 sont-elles des
changements doctrinaux qui ne disent pas leur nom ou la simple
adaptation des systèmes d’armes aux améliorations continues des
armes nucléaires et de leurs vecteurs ? La réponse doit se
situer entre les deux. Paris suit les évolutions américaines dans
ses postures technologiques nucléaires autour des armes performantes,
tout en restant le gardien d’un discours hexagonal de la dissuasion
jouant toujours sur le concept de “non emploi”.
Bref, Il
y a bien adaptation française des outils et des cibles - refusant
comme par le passé le tout ou rien du faible au fort de la guerre
froide -, sans dépasser pour l’instant les frontières du discours
de la dissuasion nucléaire, dite classique, d’arme de non emploi
dans le cadre du principe de légitime défense reconnu par Reste
que le flou doctrinal actuel de [1]
Cf. sur cette période Pierre Pascallon (dir.), Quel
avenir pour la dissuasion nucléaire française ?,
Bruylant, Bruxelles, 1996 ; Pascal Boniface, Contre
le révisionnisme nucléaire, Ellipses, Paris, 1994 ; Bruno
Tertrais, L’Arme nucléaire
après la guerre froide, Economica, Paris, 1994 ; André
Dumoulin, L’Avenir du nucléaire militaire, [2]
L’ASLP tout comme le M-5/TN-100 seront cependant abandonnés
au profit de l’ASMP-plus (2007) et du futur M-51 (2010-2015). [3]
Pour une analyse des essais nucléaires français à cette époque,
cf. Jean-Damien Pô, Les
Moyens de la puissance. Les activités militaires du CEA (1945-2000),
Ellipses-FRS, pp. 219 et sv. [4]
Jacques Baumel, Avis n° 1563
présenté au nom de la commission de la défense nationale et des
forces armées sur le projet de loi de finances pour 1995, tome IV.
Défense. Dissuasion nucléaire, Assemblée nationale, Paris,
5 octobre 1994, p. 7 [5]
Dans un Avis daté du 7 octobre 1993 sur le projet de
finances pour 1994, Jacques Baumel avait proposé la recherche
d’une plus grande précision, la maîtrise d’armes ayant des
effets spéciaux de perforation, la capacité de développer des
armes aérodynamiques, l’accroissement significatif de la portée,
la mobilité défensive. [6]
Frank-Emmanuel Caillaud, “Contre-prolifération :
dissuasion et emploi de l’arme nucléaire par le proliférant”,
Relations internationales
et stratégiques, n° 20, hiver 1995, p. 63. [7]
Laurent Fabius, “La dissuasion, fondement de la souveraineté
nationale ou fardeau politique ?”,
Actes du colloque, “La France, la dissuasion nucléaire et
l’Europe”, Relations
internationales et stratégiques, n° 22, 1er
trimestre 1996. [8]
François Heisbourg, “La politique de défense à l’aube
d’un nouveau mandat présidentiel”,
Politique étrangère, 1er
trimestre 1995, p. 78. [9]
DD & E, vol. 11, n° 2, Bruxelles, 25 septembre 1995, p. 15. [10]
Collectif, Agir pour
l’Europe. Les relations franco-allemandes dans l’après-guerre
froide, IFRI, Masson, Paris, 1995. [11]
Paris Match, 29 juin 1995 et Le
Monde, 5 août 1995. [12]
Emission télévisée, “7 sur 7”,
TF-1, Paris, 10 septembre 1995. [13]
“En France, nous n’adoptons pas des armes miniaturisées, parce que ce
sont des armes du champ de bataille et que [14]
Cité dans Projet de loi de finances pour 2002 – tome IV :
Défense-Nucléaire-espace et services communs, Sénat, Paris,
2001 ; www. senat.fr [15]
Relevons que dans le discours de Jacques Chirac à l’IHEDN
le 8 juin 2001, il précise à ce sujet que le concept français
de dissuasion “n’exclut
pas la capacité de marquer, le moment venu, à un adversaire éventuel,
à la fois que nos intérêts vitaux sont en jeu et que nous sommes
déterminés à les sauvegarder”. [16]
André Dumoulin, La dissuasion nucléaire française en
posture méditerranéenne”,
dans Club Participation et progrès, La
Politique de sécurité autour de [17]
La recherche sur la variation de puissance fut lancée dès
1992 par le ministre Joxe. Selon Philippe Marcovici, les amorces
pour bombes thermonucléaires représentent généralement 2 Kt.
“Simulation sans expérimentation, le dangereux pari”,
Géopolitique, n° 52, Paris, hiver 1995-1996. [18]
André Dumoulin, “Pour une doctrine européenne du missile
de croisière”,
L’Echo, Bruxelles, 14 octobre 2004. [19]
Nous
relèverons la déclaration du Premier ministre d’octobre 2003 sur
les forces nucléaires françaises qui sont “adaptées pour
faire face à une diversité de scénarios de chantages et de
menaces auxquels nous expose, d’une façon de plus en plus
plausible, le développement d’armes de destruction massive dans
le monde”. [20]
Explosif classique libérant et dispersant des déchets
radioactifs ou des matières radioactives issues d’instituts de
recherche civils et d’hôpitaux (cobalt 60, césium 137, iridium
192, plutonium 239). [21]
André
Dumoulin, “Le rôle des armes nucléaires et l’avenir de la
dissuasion nucléaire”, Intervention lors de la conférence sur
l’avenir de la défense européenne dans le cadre du 50e
anniversaire de la modification du Traité de Bruxelles fondant
l’UEO, Sénat de Belgique, Bruxelles, 20 octobre 2004. [22]
Christian Quesnot, “La dissuasion nucléaire française à
l’épreuve des temps”,
Défense nationale, août-septembre 2004. [23]
Michèle Alliot-Marie, Entretien, Berliner
Zeitung, 5 juillet 2004. [24]
Pour les détails sur la politique nucléaire américaine
autour des mini-nukes, cf. William
C. Potter, Trends in US Nuclear Policy, Proliferation Papers, IFRI Security
Studies Department, Paris, printemps 2005 ; Keith B. Payne,
“The Nuclear Posture Review : Setting the Record Straight”,
The Washington Quarterly,
été 2005, pp. 135-151 ; [25]
Capacité
de tir individualisé permettant aussi un tir d’avertissement sélectif. [26]
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