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Institut
d’histoire des
Conflits Contemporains
Centre
d’Histoire
de l’Aéronautique
et de l’Espace
Commémoration
des anniversaires des premiers vols
du
premier avion à réaction français : SO-6000 Triton (11 novembre
1946)
du
premier vol du Mirage III (17 novembre 1956)
du
premier vol du Mirage F-1 (23 décembre 1966)
ALLOCUTION
D'OUVERTURE
PAR
MONSIEUR LE PROFESSEUR GUY PEDRONCINI
DIRECTEUR
DE L'INSTITUT D'HISTOIRE
DES
CONFLITS CONTEMPORAINS
Monsieur
le Premier ministre,
Monsieur
le Chef d'État-Major de l'armée de l'Air,
Madame
et Messieurs les Officiers Généraux,
Messieurs
les Directeurs,
Mesdames,
Messieurs,
Je déclare ouverts les travaux de la journée de commémoration de
trois grands moments de l'aviation française qui intéressent – et
nous le constatons par la composition de cette grande assemblée –
les industriels, les hommes politiques, les responsables des aviations
civile et militaire.
Je tiens à remercier de leur
chaleureux concours les hautes personnalités civiles et militaires qui ont
soutenu et favorisé le développement des efforts entrepris pour que
l'histoire de l'aviation française entre à part entière dans la mémoire
collective et dans les enseignements de l'Université. Je remercie tout
particulièrement Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale qui a
accepté de nous accueillir dans cette salle.
En effet cette importante journée
s'inscrit dans la ligne des initiatives menées depuis quelques années en
faveur de l'histoire de l'aviation.
Deux colloques ont déjà été
organisés en commun par le Service historique de l'armée de l'Air,
l'Institut d'Histoire des Conflits Contemporains et le Centre d'Histoire de
l'Aéronautique et de l'Espace : le colloque international Air 84 et le
colloque Air 85 « De l'Aéronautique à l'Espace » pour lequel
les industriels de l'aviation nous avaient déjà apporté un précieux
concours.
L'an
prochain un troisième colloque international sera organisé dans les mêmes
conditions sur Guynemer et la guerre aérienne au XXe siècle. La
présence, et ce soir, la présidence du général Robineau, chef du Service
historique de l'armée de l'Air est le témoignage de l'intérêt porté à
nos activités. Qu'il me permette de lui dire ici un très grand et très
amical merci.
Mais nos efforts n'auraient pas
connu un aussi grand retentissement sans l'appui également amical des généraux
Capillon et Lerche qui ont bien voulu s'intéresser à nos activités et
nous aider de tout leur prestige et de toute leur influence.
Enfin nous avons toujours
rencontré une large compréhension et un constant appui auprès des
ministres de la Défense. Le puissant concours que nous donnent maintenant
les grands industriels de l'aviation nous permet, et nous permettra,
d'aborder de nouvelles questions : ainsi celles qui font l'objet de
cette journée. Même à l'Université les choses commencent à bouger un
peu. Certes, par un curieux paradoxe la France n'a pas de chaire d'histoire
de l'Aviation, elle n'en a d'ailleurs pas davantage de l'histoire de la
Marine.
Mais le professeur Claude
Carlier et moi-même avons réussi à créer le Centre d'Histoire de l'Aéronautique
et de l'Espace, une maîtrise et, comme nous le disons, une Unité de valeur
de licence pour l'histoire de l'aéronautique et de l'espace. Puissions-nous
aboutir un jour à ce qu'un enseignement à part entière permette l'étude
de tous les aspects de l'aviation : technique, industriel, politique,
tactique, stratégique, économique et humain. En effet, l'avion a rétréci
le monde et permis de voir une grande partie de la terre à ceux qui, comme
dans une vieille chanson, n'auraient autrement jamais dépassé Asnières.
Il serait temps que, dans ce
domaine, l'enseignement supérieur épousât son temps comme le disait, en
d'autres circonstances et pour d'autres objets, le général de Gaulle.
En ces moments qui vont nous
unir pour commémorer les révolutions de la réaction j'aimerais comme spécialiste
de la Première Guerre mondiale – une sorte de préhistorien ici –
rappeler d'autres anniversaires : c'est le 12 novembre 1906 que
Santos-Dumont établissait le premier record de durée d'un vol – 22
secondes – c'est le 13 novembre 1908 qu'étaient atteints les 25 mètres
d'altitude – Farman à Issy sur biplan Voisin et en même temps
Wilbur Wright à Auvours.
C'est le 21 septembre 1908 que
Wright volait à la vitesse de 44 km/h. C'est enfin le 19 septembre 1913, révélant
la rapidité des progrès, que le Duperdussin Corsa dépassait les 200 km/h,
atteignant 203 km/h.
Et
puis le 1er novembre 1911 avait eu lieu le premier bombardement aérien :
le sous-lieutenant Guilio Gavotti avait lâché 4 bombes sur deux oasis
libyennes…
Ainsi dans tous les domaines
commençait une aventure humaine qui allait déboucher sur l'espace. Dans
cette grande aventure, les ingénieurs, les industriels – je salue
ici avec émotion la mémoire de Marcel Dassault – les pilotes et les
ouvriers de la France ont été, restent, et je le souhaite pour notre pays,
resteront au premier rang.
Puisse cette journée contribuer
à faire comprendre les progrès réalisés, si importants qu'ils sont des
mutations, et à faire qu'on s'en souvienne.
Je vous remercie de votre
attention ; je donne la parole à Monsieur le général Lerche, chef d'état-major
de l'armée de l'Air que je remercie tout particulièrement d'avoir bien
voulu prononcer le discours inaugural.
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