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Institut
d’histoire des
Conflits Contemporains
Centre
d’Histoire
de l’Aéronautique
et de l’Espace
Commémoration
des anniversaires des premiers vols
du
premier avion à réaction français : SO-6000 Triton (11 novembre
1946)
du
premier vol du Mirage III (17 novembre 1956)
du
premier vol du Mirage F-1 (23 décembre 1966)
CLÔTURE
DE LA DEUXIEME SEANCE
Général
Lucien Robineau [1]
(Président de séance)
Mesdames, Messieurs, vous venez de voir des images tout à fait
remarquables et d'entendre des propos tout à fait passionnants. Je ne vais
pas les commenter, je me contenterai de la tâche plus brève et redoutable
d'introduire la conclusion.
Je voudrais d'abord remercier et
féliciter les organisateurs de cette journée consacrée au Triton et aux
Mirage. C'est la vertu des nombres ronds que de donner libre cours à
l'imagination des organisateurs de colloque pour leur fournir des thèmes inépuisables.
C'est l'inconvénient de ces nombres ronds de limiter l'intérêt en 1986
aux années en 6, et encore ne sont-elles pas complètes. Je crois que
l'histoire de l'aviation militaire aurait pu souhaiter que l'on évoqua 1916
et le Spad ou bien les productions aéronautiques qui sont sorties en 1936.
Nous n'avons pas le temps de le faire, ça se comprend très bien.
Ce que j'aimerais rappeler,
c'est que l'armée de l'Air a commencé à se sentir bien dans sa peau quand
elle a vu arriver dans ses escadres, dans ses escadrons, en grand nombre et
à cadence relativement accélérée des avions purement français, bien sûr
en concurrence et en collaboration avec d'autres types de matériel. Mais,
l'arrivée des avions purement français a été quelque chose qui a consacré,
à la fois, le renouveau de l'armée de l'Air, le renouveau de l'industrie aéronautique
française avant de consacrer leur réussite opérationnelle à toutes les
deux.
C'est,
quand même, 8 escadrons de 25 avions, une école de chasse, une patrouille
acrobatique qui ont apprécié l'Ouragan. C'est le Mystère IV qui a servi
l'armée de l'Air pendant 25 ans, c'est le Super-mystère B 2, premier avion
français à rechauffe, premier avion français supersonique en vol
horizontal qui a, avec le Mirage III C et, avant lui, été le fer de lance
de la Défense aérienne. Et puis, on l'a déjà dit, je crois qu'on peut le
répéter, c'est suffisamment important pour cela, tous ces avions :
les Ouragan, les Mystère IV, les S.M.-B2, les Mirage, ont connu l'épreuve
du feu, le plus souvent à l'exportation. Ils ont connu l'épreuve du feu et
du combat, ils ont passé cet examen de façon tout à fait remarquable.
Pour nous, aviateurs militaires français et industriels français, c'est un
sujet de grande et légitime satisfaction.
Alors
c'est vrai, je crois qu'il existe – on n'a pas pu parler de tous les
autres avions mais on a parlé suffisamment de ceux-ci – il existe
une espèce de parallélisme indiscutable, encore que non exclusif, mais
privilégié, entre l'histoire de l'armée de l'Air et l'histoire des avions
de Marcel Dassault. Alors, c'est probablement très opportun que ce soit le
Président de la société qui a conçu et qui fabrique ces avions qui donne
la conclusion de cette journée commémorative. Je me contenterai maintenant
de rendre le fauteuil présidentiel au président Serge Dassault que je ne
vous présenterai pas, je crois que c'est tout à fait incongru.
Monsieur
le Président, c'est à vous.
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