| Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains |
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Institut d'histoire militaire comparée Commission française d'histoire militaire
Colonel Monclar de la Légion étrangère
Catéchisme du combat
Chapitre
XII 1. Qu’est-ce qu’un détachement de couverture ?C’est un demi-bataillon, un Bataillon, etc., souvent avec de l’Artillerie et de la Cavalerie et envoyé loin en avant de nos Troupes pour retarder et contenir l’ennemi sur des points forts successifs, autrement dit ce sont des avant-postes mobiles qui battent en retraite. 2. Comment fonctionnent ces avant-postes mobiles ?Ils s’installent comme les avant-postes ordinaires. Ensuite l’échelon de résistance quitte les obstacles anti-chars, les points forts avant d’être accroché (voir la définition d’accrocher au combat d’avant-postes). Il se replie pendant que la réserve du Bataillon constitue un 2e échelon de résistance, il va former un 3e échelon de résistance derrière le 2e ou renforcer le 2e. Celui ci se replie à son tour et ainsi de suite… Chaque échelon de résistance ouvre le feu le plus loin possible et retarde l’ennemi en l’obligeant à se coucher, à faire des bonds, à utiliser le terrain, à tenter de déborder. 3. Que fait le Chef d’un poste ou point d’appui de l’échelon de résistance avant le combat ?Comme il a été dit (voir le combat d’avant-postes). Il s’installe sans se faire voir. Il place provisoirement ses armes automatiques prêtes à tirer. Il reconnaît son champ de tir. Il fixe la zone normale de tir lointain de chaque arme automatique et la zone de tir éventuelle au cas où l’ennemi n’apparaît pas dans la zone normale. Il fixe les objectifs principaux de chaque zone et leur hausse, surtout les débouchés des cheminements et des points forts, le tir de flanquement éventuel. Il place définitivement ses armes automatiques, il fait creuser des épaulements d’armes automatiques et des abris individuels, il les camoufle s’il a le temps. Il reconnaît les cheminements qui lui sont attribués pour partir, il les fait reconnaître par un homme, par groupe et au besoin par des jalonneurs, il fait préparer des cartouches supplémentaires à proximité des emplacements de tir. Il repère les emplacements des tirs d’artillerie s’il y en a de prévus et prépare des fusées. Il repère et fait repérer les P.C. et les observatoires du Capitaine et du Commandant. Il fait mettre les animaux des mitrailleuses à l’abri, soit en angle mort, soit à 200 mètres au moins de la crête pour éviter les coups longs de l’Artillerie (dispersion). 4. Et pendant le combat ?Il déclenche les tirs de l’Artillerie, s’il y en a de prévus devant lui (par fusée et à défaut par signaux à bras, coureurs, etc.). Il fait exécuter un tir nourri dès que l’ennemi paraît. Il regarde ce qui se passe à droite et à gauche et rend compte au Capitaine de toute infiltration sur les flancs. 5. Et au moment de partir, c’est-à-dire de décrocher ?Le Capitaine fixe le moment de partir, soit par ordre du Chef de Bataillon, soit avant qu’on soit accroché en avant ou sur les flancs, dix minutes environ avant ce moment. Le Chef de section fait partir, sans le laisser voir, tout ce qui est lourd, animaux, mitrailleuses, blessés s’il en reste, munitions en excédent de celles portées sur les hommes, F.M. s’il estime ne pas en avoir besoin. Si l’ennemi ne le presse pas trop, il alterne les rafales nourries avec le silence pour tromper sur le moment du départ. Il rend compte qu’il est prêt. Il fait partir au signal du Capitaine, en rompant jusqu’au défilement de l’homme debout, sans se faire voir, soit par groupes successifs (2 groupes, puis 1 groupe), soit tout le monde ensemble. Il lance éventuellement la fusée de départ. 6. Quand faut-il partir ensemble ?Quand il existe en arrière une forte base de feux prête à tirer sur le point fort que la section vient de quitter. 7. Quand part-on par groupes successifs ?Soit quand il y a lieu d’aller renforcer le deuxième échelon insuffisamment fort. Soit quand, à défaut d’une base de feux en arrière, il faut tenir l’ennemi en respect pour permettre aux deux premiers groupes de se replier. Dans ce cas il y a avantage à ne laisser que des hommes très allégés. 8. À quoi faut-il faire attention en se repliant ?À ne pas se faire voir, sinon l’ennemi accourt. À ne pas gêner le tir de l’échelon derrière nous. À ne pas gêner le mouvement des autres sections en se jetant dans leurs cheminements. 9. Comment sont gardés les flancs ?Par la Cavalerie, motorisée ou non, s’il y en a, sinon par des patrouilles. Les patrouilles s’installent au point fort d’où l’ennemi pourrait par son tir battre nos arrières et gêner notre repli. 10. Quels sont les genres de tir de l’Artillerie amie dans le combat en retraite ?
Les
deux premiers tirs sont déclenchés sur différentes hausses par des fusées
entre les mains ou du Capitaine ou du Chef de section. Le troisième, à vue
ou sur fusée tirée au P.C. du Bataillon. 11. Pourquoi le troisième
tir n’est pas déclenché en général par les sections qui s’en vont,
qui se
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