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Catéchisme du combat

 

Chapitre XVII


Des communications au combat

 

1. Vous avez envisagé uniquement le ravitaillement, l’approvisionnement, les évacuations par les seuls moyens motorisés ou à dos d’hommes ?

En montagne, on utilise souvent les mulets. L’emploi des mulets exige des pistes et l’aménagement des pistes si on veut éviter que les animaux ne se blessent et ne deviennent indisponibles après quelques jours.

Toutes les unités réservées, depuis la section de ré­serve, doivent aménager, au fur et à mesure de l’avance, les communications aux points dangereux et difficiles.

2. Cette obligation ne concerne-t-elle que les transports par mulets ?

Non, elle concerne toutes les communications, aussi bien celles servant aux ravitailleurs que les pistes et routes pour camionnettes et camions. La troupe fatigue plus sur le moment ; le rendement des camionnettes, des chenillettes, des mulets le compense largement. Quand les camionnettes, les chenillettes, et les mulets deviennent inutilisables, les hommes transformés en porteurs regrettent avec amertume la peine qu’ils ne se sont pas donnés au cours du combat et après le combat.

3. Faut-il aménager les communications sur tout le parcours ?

Non bien entendu. On ne pourrait pas. On aménage les seuls points difficiles et dangereux. Il n’y a d’ailleurs aucun intérêt à signaler à l’aviation ennemie, par des pistes conti­nues, nos communications, nos ravitaillements, nos P.C. Elle les repèrera toujours trop tôt.

4. Qui établit l’ordre d’urgence des travaux à l’avant et sur les communications et les effectifs à y consacrer ?

Le Capitaine, le Chef de Bataillon et les échelons supé­rieurs.

 

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