Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains

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Institut d'histoire militaire comparée

Commission française d'histoire militaire

 

Colonel Monclar 

de la Légion étrangère 

 

Catéchisme du combat

 

Chapitre I


Le terrain et le combat

 

1. Définissez le terrain ?

Au point de vue militaire, le terrain se compose :

1.       d’obstacles anti-blindés ou anti-chars ;

2.       de points forts ;

3.       de cheminements pour aller d’un obstacle anti-char ;

4.       à un point fort ou à un autre obstacle à un autre point fort.

2. Qu’est-ce qu’un obstacle anti-chars ?

Les obstacles naturels sont les rivières, les pentes de 45° et plus, les parties rocheuses ou marécageuses, les bois ou taillis dont les arbres sont espacés de moins de 5 mètres.

Les obstacles artificiels sont :

-        les mines ;

-        les abatis, réseaux superposés ;

-        les barricades ;

-        les tranchées spéciales [1].

3. Quelle est la première qualité d’un obstacle anti-chars ?

La première qualité d’un obstacle anti-chars est d’être défendu par des gens qui ont la volonté de tenir au moins le terrain qui a été prescrit.

4. Qu’est-ce qu’un point fort ?

Un point fort se compose :

-     de vues étendues,

-     d’un champ de tir qui ne se confond pas nécessairement avec les vues,

-     d’un obstacle qui ralentit l’ennemi,

-     d’un masque à l’abri duquel les hommes peuvent roquer, c’est-à-dire se déplacer à gauche, à droite, sans être-vus, si possible à l’abri des projectiles d’Infanterie et d’Artillerie à tir tendu.

5. Définissez le cheminement ?

C’est une portion du terrain non vue de l’ennemi et si possible abritée des coups, dont une partie étendue peut être balisée quand on marche dans la direction de l’ennemi.

6. Donnez des exemples de point fort ?

Une crête, un village, un bois, pourvu qu’ils aient des vues dégagées, un champ de tir dans la direction qu’on veut utiliser.

7. Y a-t-il des points forts artificiels ?

Oui ; toutes les fortifications. Elles ont :

a.        comme obstacles les défenses accessoires : réseaux et fils de fer.

b.       un champ de tir et des vues comme les points forts na­turels.

c.        le masque constitué par des murs, des tranchés, der­rière ou dans lesquelles on peut se déplacer, à droite, à gauche, sans être vu.

8. Quelle conclusion tirez-vous de cette étude du ter­rain ?

Quand nous voulons nous arrêter, nous nous arrêtons toujours sur un point fort ou sur un obstacle anti-chars.

Quand nous nous déplaçons, nous allons d’un point fort ou d’un obstacle anti-chars à un autre obstacle ou point fort en utilisant les cheminements.



[1]  Pour mémoire : les obstacles importants construits par le génie sont :

         les réseaux sur piquets de béton,

         les pièges à chars,

         les pieux et rails,

         les blocs de maçonnerie reliés par des chaînes.

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