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Correspondance
militaire
de Napoléon Ier
Extraite
de la correspondance générale
et publiée
par
ordre du ministère de la guerre
Tome
deuxième
Paris
- 1876
340.
Ordre de se porter au Caire
Au général Desaix
Quartier
général, El-Rahmânyeh, 4 thermidor au VII
(22 juillet 1799)
L’ennemi a été
renforcé de 30 bâtiments, Citoyen Général, ce qui fait 120 à 130 qui
existent en ce moment dans la rade d’Aboukir. Il est maître de la redoute
et du fort d’Aboukir depuis le 27 messidor.
Je pars aujourd’hui
pour aller reconnaître la position qu’il occupe, et voir s’il est
possible de l’attaquer et le culbuter dans la mer ; car il me paraît
qu’il ne veut pas se hasarder à cerner Alexandrie, et qu’il se
contente, en attendant qu’il connaisse les mouvements d’Ibrahim-Bey et
de Mourad-Bey, de se fortifier à la presqu’île d’Aboukir.
Je désirerais bien avoir
la cavalerie que je vous ai demandée ; si je reste en position devant
lui, puisque sa position serait telle qu’il deviendrait impossible de
l’attaquer, j’en aurai un besoin urgent.
Le général Friant sera
sans doute à la suite de Mourad-Bey ; vous vous serez réunis de manière
à pouvoir promptement vous porter au Caire. Je désire que vous vous y
portiez de votre personne, avec votre première colonne. Vous vous ferez
remplacer à Beny-Soueyf par votre deuxième colonne.
Arrivé au Caire, vous réunirez
ce qui s’y trouve et la division Reynier, pour vous trouver à même de
marcher à Ibrahim-Bey, s’il prenait le désert sans toucher à
El-A’rych ni à Qatyeh. Il devrait avoir, dans cette hypothèse, un
millier de chameaux avec lui ; et, dès l’instant qu’il aura touché
aux terres d’Égypte, ce qui pourrait être entre Belbeys et Le Caire, il
faudrait marcher à lui. La garnison du Caire trouvera dans les forts un
refuge certain qui contiendra la ville, quelque événement qu’il puisse
arriver.
Bonaparte
Comm.
par M. Pauthier
341.
Ordre de marche pour attaquer l’ennemi
Au général Murat
Quartier
général, au puits entre Alexandrie et Aboukir, 6 thermidor an VII (24
juillet 1799), 9 heures au soir
D’après les
dispositions du général en Chef, je vous préviens, Citoyen Général, que
vous commanderez l’avant-garde de l’armée, composée de toute la
cavalerie, hormis deux escadrons, destinés à prendre position sur vos
derrières, des quatre bataillons d’infanterie commandés par le général
Destaing, et de vos trois pièces d’artillerie. L’avant-garde se mettra
en marche à deux heures du matin pour attaquer l’ennemi, et marchera sans
tambours.
Il est prévenu que la
division Lannes forme la droite de l’armée, la division Lanusse la
gauche.
Le général en chef a
ordonné qu’il soit distribué, ce soir, une ration d’eau-de-vie à
chaque homme.
Par ordre du général en
chef
Dépôt
de la guerre
342.
Ordre pour assurer les derrières de l’armée
Ordre
Quartier
général, au puits entre Alexandrie et Aboukir,
6 thermidor an VII (24 juillet 1799), 9 heures du soir
Ordre au général Murat
de désigner un escadron qui, avec tous les dromadaires, sera aux ordres
d’un officier qu’il nommera ; de faire faire des patrouilles sur
la route d’Alexandrie, le long de la mer et du lac, pour assurer les derrières
de l’armée ; il informerait le général en chef du moindre
mouvement ennemi. Il sentira combien un corps de Mameluks ou d’Arabes, qui
se présenterait sur nos derrières, produirait un mauvais effet moral.
Par ordre du général en
chef
Dépôt
de la guerre
343.
Avis au général Kléber qu’il forme la réserve
Quartier
général, au puits entre Alexandrie et Aboukir,
6 thermidor an VII (24
juillet 1799)
Je vous préviens,
Citoyen Général, que votre division est chargée de former la réserve de
l’armée qui attaque demain l’ennemi ; vous ferez prévenir le général
en chef de votre arrivée sur Aboukir, où il sera.
Dépôt de la guerre
Par
ordre du général en chef
344.
Avis des mouvements de l’armée
à la suite de la bataille d’aboukir
Au général Dugua, au Caire
Quartier
général, devant Aboukir, 9 thermidor an VII
(27 juillet 1799)
L’état-major vous aura
instruit du résultat de la bataille d’Aboukir : c’est une des plus
belles que j’aie vues. De l’armée ennemie débarquée, pas un homme ne
s’est échappé.
Le bataillon de la 85e
part de Rosette pour se rendre au Caire.
Aux moindres nouvelles de
Syrie, réunissez toutes les troupes de la division Reynier à Belbeys.
J’écris au général
Desaix de retourner dans la haute Égypte.
Le général Lanusse se
rend à Menouf.
Le général Kléber sera
à Damiette lorsque vous recevrez cette lettre.
Je resterai ici quelques
jours pour débrouiller ce chaos d’Alexandrie. Au moindre événement, je
puis être au Caire dans trois jours.
Comme il est possible que
je passe par Rosette, envoyez-y par duplicata les dépêches importantes que
vous m’adresseriez.
Je pense rester à
Alexandrie jusqu’au 12.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
345.
Reproche de l’inexécution d’un mouvement ordonné sur Le Caire
Au général Desaix
Quartier
général, au Caire, 24 thermidor an VII
(11 août 1799)
J’ai été peu
satisfait, Citoyen Général, de toutes vos opérations pendant le mouvement
qui vient d’avoir lieu. Vous avez reçu l’ordre de vous porter au Caire,
et vous n’en avez rien fait. Tous les événements qui peuvent survenir ne
doivent jamais empêcher un militaire d’obéir ; et le talent, à la
guerre, consiste à lever les difficultés qui peuvent rendre difficile une
opération, et non pas à la faire manquer. Je vous dis ceci pour
l’avenir.
Bonaparte
Collection
Napoléon
346.
Arrêts à infliger au général Zajonchek,
pour négligence dans l’exécution d’un ordre
Au général Berthier
Quartier
général, au Caire, 24 thermidor an VII
(11 août 1799)
Je vous prie, Citoyen Général,
de mettre à l’ordre du jour de demain que je suis extrêmement mécontent
du général Zajonchek, qui a mis de la négligence dans l’exécution de
l’ordre réitéré de faire partir pour le quartier général le bataillon
de la 22e d’infanterie légère. Le général Zajonchek,
commandant une province directement sous mes ordres, n’a aucune excuse à
alléguer. Vous voudrez bien lui ordonner de garder vingt-quatre heures les
arrêts forcés. Immédiatement après la réception du présent ordre, il
fera embarquer et partir pour Le Caire le bataillon de la 22e
d’infanterie légère.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
347.
Commandement de l’armée d’Égypte laissé
au général Kléber ; Instructions et conseils
Au général Kléber
Quartier
général, Alexandrie, 5 fructidor an VII
(22 août 1799)
Vous trouverez ci-joint,
Citoyen Général, un ordre pour prendre le commandement en chef de l’armée.
La crainte que la croisière anglaise ne reparaisse d’un moment à
l’autre me fait précipiter mon départ de deux ou trois jours.
Je mène avec moi les généraux
Berthier, Lannes, Murat, Andréossy et Marmont, les citoyens Monge et
Berthollet.
Vous trouverez ci-joints
les papiers anglais et de Francfort jusqu’au 10 juin ; vous y verrez
que nous avons perdu l’Italie ; que Mantoue, Turin et Tortone sont
bloqués. J’ai lieu d’espérer que la première de ces places tiendra
jusqu’à la fin de novembre. J’ai l’espérance, si la fortune me
sourit, d’arriver en Europe avant le commencement d’octobre. Vous
trouverez ci-joint un chiffre pour correspondre avec le Gouvernement et un
autre pour correspondre avec moi.
Je vous prie de faire
partir, dans le courant d’octobre, Junot ainsi que les effets que j’ai
laissés au Caire et mes domestiques. Cependant je ne trouverais pas mauvais
que vous engageassiez à votre service ceux qui vous conviendraient.
L’intention du
Gouvernement est que le général Desaix parte pour l’Europe dans le
courant de novembre, à moins d’événements majeurs.
La commission des arts
passera en France sur un parlementaire que vous demanderez à cet effet,
conformément au cartel d’échange, dans le courant de novembre, immédiatement
après qu’ils auront achevé leur mission. Ils sont, dans ce moment, occupés
à ce qui reste à faire, à visiter la haute Égypte. Cependant, ceux que
vous jugeriez pouvoir vous être utiles, vous les mettriez en réquisition
sans difficulté.
L’effendi fait
prisonnier à Aboukir est parti pour se rendre à Damiette. Je vous ai écrit
de l’envoyer en Chypre. Il est porteur, pour le grand vizir, de la lettre
dont vous trouverez ci-jointe la copie.
L’arrivée de notre
escadre de Brest à Toulon et de l’escadre espagnole à Carthagène ne
laisse aucune espèce de doute sur la possibilité de faire passer en Égypte
les fusils, les sabres, pistolets, fers coulés dont vous avez besoin et
dont j’ai l’état le plus exact, avec une quantité de recrues
suffisante pour réparer les pertes de deux campagnes. Le Gouvernement vous
fera connaître alors, lui-même, ses intentions, et moi-même, comme homme
public et comme particulier, je prendrai des mesures pour vous faire avoir
fréquemment des nouvelles.
Si, par des événements
incalculables, toutes les tentatives étaient infructueuses, et qu’au mois
de mai vous n’ayez reçu aucun secours ni nouvelles de France, et si,
cette année, malgré toutes les précautions, la peste était en Égypte et
vous tuait plus de 1 500 hommes, perte considérable, puisqu’elle
serait en sus de celle que les événements de la guerre vous
occasionneraient journellement, je pense que, dans ce cas, vous ne devez
point vous hasarder à soutenir la campagne prochaine, et que vous êtes
autorisé à conclure la paix avec la Porte Ottomane, quand bien même l’évacuation
de l’Égypte devrait en être la condition principale.
Il faudrait simplement éloigner
l’exécution de cette condition, si cela était possible, jusqu’à la
paix générale.
Vous savez apprécier
aussi bien que personne, Citoyen Général, combien la possession de l’Égypte
est importante à la France. Cet empire turc, qui menace ruine de tous côtés,
s’écroule aujourd’hui, et l’évacuation de l’Égypte par la France
serait un malheur d’autant plus grand que nous verrions, de nos jours,
cette belle province en d’autres mains européennes.
Les nouvelles des succès
ou des revers qu’aurait la République en Europe doivent aussi entrer
puissamment dans vos calculs.
Si la Porte répondait
aux ouvertures de paix que je lui ai faites, avant que vous n’eussiez reçu
de mes nouvelles de France, vous devez déclarer que vous avez tous les
pouvoirs que j’avais, entamer la négociation, persister toujours dans
l’assertion que j’ai avancée que l’intention de la France n’a
jamais été d’enlever l’Égypte à la Porte, demander que la Porte
sorte de la coalition et nous accorde le commerce de la mer Noire, et enfin
six mois de suspension d’hostilités, afin que, pendant ce temps-là, l’échange
des ratifications puisse avoir lieu.
Supposant que les
circonstances soient telles que vous croyiez devoir conclure ce traité avec
la Porte, vous ferez sentir que vous ne pouvez pas le mettre à exécution
qu’il ne soit ratifié ; et, selon l’usage de toutes les nations,
l’intervalle entre la signature d’un traité et sa ratification doit
toujours être une suspension d’hostilités.
Vous connaissez, Citoyen
Général, quelle est ma manière de voir sur la politique intérieure de
l’Égypte ; quelque chose que vous fassiez, les chrétiens seront
toujours nos amis. Il faut les empêcher d’être trop insolents, afin que
les Turcs n’aient pas contre nous le même fanatisme que contre les chrétiens,
ce qui nous les rendrait irréconciliables. Il faut endormir le fanatisme en
attendant qu’on puisse le déraciner. En captivant l’opinion des grands
cheikhs du Caire, on a l’opinion de toute l’Egypte et de tous les chefs
que ce peuple peut avoir. Il n’y en a aucun moins dangereux pour nous que
des cheikhs qui sont peureux, ne savent pas se battre, et qui, comme tous
les prêtres, inspirent le fanatisme sans être fanatiques.
Quant aux fortifications,
Alexandrie et El-A’rych, voilà les deux clefs de l’Égypte. J’avais
le projet de faire établir, cet hiver, des redoutes de palmiers : deux
depuis Sâlheyeh à Qatyeh, deux de Qatyeh à El-A’rych ; une de ces
dernières se serait trouvée à l’endroit où le général Menou a trouvé
de l’eau potable.
Le général de brigade
Sanson, commandant le génie, et le général de brigade Songis, commandant
l’artillerie de l’armée, vous mettront au fait chacun de ce qui regarde
son arme.
Le Citoyen Poussielgue a
été exclusivement chargé des finances ; je l’ai reconnu
travailleur et homme de mérite. Il commence à avoir quelques
renseignements sur le chaos de l’administration de ce pays.
J’avais le projet, si
aucun événement ne survenait, de tâcher d’établir, cet hiver, un
nouveau système d’imposition, ce qui aurait permis de se passer, à peu
près, des Coptes. Cependant, avant de l’entreprendre, je vous conseille
d’y réfléchir longtemps ; il vaut mieux entreprendre cette opération
un peu trop tard qu’un peu trop tôt.
Des vaisseaux de guerre
français paraîtront indubitablement cet hiver à Alexandrie ou à
Bourlos ou à Damiette. Faites construire une batterie ou une tour à
Bourlos. Tâchez de réunir 5 ou 600 Mameluks que, lorsque les vaisseaux
français seront arrivés, vous ferez arrêter dans un jour au Caire ou dans
les autres provinces et embarquer pour la France. Au défaut des Mameluks,
des otages d’Arabes, des cheikhs-el-beled qui, par une raison quelconque,
se trouveraient arrêtés, pourraient y suppléer. Ces individus, arrivés
en France, y seraient retenus un ou deux ans, verraient la grandeur de la
nation, prendraient de nos mœurs et de notre langue, et, de retour en Égypte,
nous formeraient autant de partisans.
J’avais déjà demandé
à plusieurs fois une troupe de comédiens ; je prendrai un soin
particulier de vous en envoyer. Cet article est très important pour l’armée
et pour commencer à changer les mœurs du pays.
La place importante que
vous allez occuper en chef va vous mettre à même de déployer les talents
que la nature vous a donnés ; l’intérêt de ce qui se passe ici est
vif, et les résultats en seront immenses sur le commerce et la civilisation ;
ce sera l’époque d’où dateront de grandes révolutions.
Accoutumé à voir la récompense
des peines et des travaux de la vie dans l’opinion de la postérité,
j’abandonne l’Égypte avec le plus grand regret. L’intérêt de la
patrie, sa gloire, l’obéissance, les événements extraordinaires qui
viennent de s’y passer, me décident seuls à passer au milieu des
escadres ennemies pour me rendre en Europe. Je serai d’esprit et de cœur
avec vous ; vos succès me seront aussi chers que ceux où je me
trouverais moi-même, et je regarderai comme mal employés tous les jours de
ma vie où je ne ferai pas quelque chose pour l’armée dont je vous laisse
le commandement, et pour consolider le magnifique établissement dont les
fondements viennent d’être jetés.
L’armée que je vous
confie est toute composée de mes enfants ; j’ai eu, dans tous les
temps, même au milieu de leurs plus grandes peines, des marques de leur
attachement dans ces sentiments ; vous le devez par l’estime et
l’amitié toute particulière que j’ai pour vous, et pour
l’attachement vrai que je vous porte.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
348.
Demande d’États sur les places de première ligne, de Berg-Op-Zoom à
Antibes
Au général Berthier, ministre de la Guerre
Paris, 9
frimaire an VIII (30 novembre 1799)
Par le rapport du
ministre de la guerre du 29 brumaire, on voit que nous avions dans nos
magasins 19 millions de poudre.
Je désire avoir trois états
indiquant :
Le premier, dans quels
magasins sont répartis ces 19 millions de poudre
Le deuxième, quelle est
la quantité de poudre existant dans nos places de première ligne, depuis
Berg-op-Zoom jusqu’à Antibes, et à combien doit s’élever leur
approvisionnement ;
Le troisième, quels sont
les magasins de dépôt et arsenaux qui approvisionnent les armées du Rhin
et d’Italie.
Le ministre de la guerre
fera dresser, dans le plus court délai, par deux officiers du génie, deux
de l’artillerie et un commissaire ordonnateur, les bases de l’armement
et approvisionnement de toutes les places de première ligne, depuis
Berg-op-Zoom jusqu’à Antibes. Ces bases me seront communiquées. Après
qu’elles auront été arrêtées, le ministre de la guerre fera faire des
états indiquant par trois colonnes : 1) les bases arrêtées ; 2)
les objets qui seront en magasin ; 3) ceux qui manqueront.
On fera faire des états
disposés de même pour les approvisionnements du génie et des vivres.
Il y a en France plus de
canons de siège et de place qu’il n’en faut, mais on ne doit mettre
dans chaque place que ce qui est nécessaire ; ce qui exigera une
nouvelle répartition.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
349.
Questions diverses à soumettre
à une commission d’officiers du Génie
Au général Berthier
Paris, 9
frimaire au VIII (30 novembre 1799)
Le ministre de la guerre
assemblera un comité de sept officiers du génie qui aient fait la guerre,
et leur présentera ces questions à résoudre :
1)
Augmenter l’école du génie en la portant de 20 qu’elle est à
30 élèves, achever son organisation et y réunir celle du corps de
l’artillerie, afin de rendre réciproque l’instruction des deux corps ;
2)
Donner la retraite à quelques vieillards qui, pour leurs infirmités,
n’ont point servi depuis dix ans ; un corps se perd quand les premières
places sont mal gérées ;
3)
Prononcer le résultat de l’examen fait en vertu de la loi du 30
vendémiaire an V ; sur plus de 250 officiers que la révolution et les
représentants avaient donnés au corps du génie, cet examen doit en faire
sortir une trentaine, qui par leur incapacité et leur moralité ne peuvent
continuer à y servir ;
4)
Mettre à exécution, après révision, les arrêtés sur le service
des côtes ;
5)
Arrêter le dépérissement des fortifications de nos places et des bâtiments
militaires ; depuis trois ans qu’on néglige ces objets, les dépenses
sont devenues dix fois plus considérables qu’elles n’auraient été
naturellement ;
6)
Nommer trois officiers du génie pour présenter un plan général
d’organisation à donner à l’arme du génie.
Bonaparte
Archives
de l’Empire
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