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Correspondance
militaire
de Napoléon Ier
Extraite
de la correspondance générale
et publiée
par
ordre du ministère de la guerre
Tome
deuxième
Paris
- 1876
270.
Autorité de laquelle doit relever le directeur
du parc d’artillerie
Au général Berthier
Quartier
général, au Caire, 29 vendémiaire an VII
(20 octobre 1798)
Vous trouverez, Citoyen Général,
ci-joint une lettre du général Belliard, qui vous mettra au fait d’une
discussion qui existe à Gyzeh.
Je vous prie de remédier
sur-le-champ aux inconvénients qu’entraîne cette discussion, puisque
cela regarde les objets les plus importants de l’armée, et que cela peut
nuire à la formation de l’équipage de campagne, dont nous avons un
besoin si urgent.
Le directeur du parc ne dépend
que du général d’artillerie, et cependant le citoyen Songis a eu tort de
ne pas donner au général commandant la place l’état de situation du
personnel attaché au parc. Le général Belliard a eu tort de mettre le
directeur du parc aux arrêts pour un objet de cette nature. Il devait en
porter plainte à l’état-major ou au général d’artillerie. De tout
temps, le directeur du parc de l’armée a été indépendant des généraux
de division dans l’arrondissement desquels il se trouve, et le général
d’artillerie est toujours censé présent au parc.
Les règlements, qui sont
les résultats de l’expérience, ont fait, et avec raison, du parc général
de l’armée une organisation indépendante et séparée de tout le reste
de l’armée.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
271.
Ordre de marcher contre Mourad-Bey
et de le rejeter dans le désert
Au général Desaix
Quartier
général, au Caire, 30 vendémiaire an VII
(21 octobre 1798)
L’on m’assure que
Mourad-Bey est encore à Garâh.
Je désire, Citoyen Général, que vous marchiez à lui, ce qui peut le décider
à se jeter dans les oasis. S’il y était obligé, il serait à peu près
détruit ; les Arabes ne manqueraient pas de l’abandonner, ainsi
qu’une partie des Mameluks ; au lieu que, s’il parvient à se
cantonner sur les bords du désert pendant quinze à vingt jours, la baisse
des eaux lui permettra de se porter où il voudra.
Tâchez de lever quelques
chevaux dans la province du Fayoum et de Beny-Soueyf. Notre cavalerie est
encore bien loin d’être montée.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
272.
Ordre de prendre position pour maintenir
Le Fayoum
Au général Desaix
Quartier
général, au Caire, 3 brumaire an VII
(24 octobre 1798)
Je reçois, Citoyen Général,
votre lettre du 29 vendémiaire. Votre aide de camp vous donnera des détails
de ce qui est arrivé au Caire ; la tranquillité se trouve
actuellement parfaitement rétablie.
Prenez la position qui
vous sera la plus commode pour reposer votre division et tenir en respect le
Fayoum, la province de Beny-Soueyf et, si vous le pouvez, celle de Minyeh. Tâchez
de lever des chevaux dans les trois provinces. Procurez-vous aussi des
chevaux non seulement pour pouvoir atteler les trois pièces d’artillerie
que vous avez, mais les trois autres que l’on est prêt à vous envoyer.
Communiquez le plus souvent qu’il vous sera possible avec le quartier général.
Il est essentiel que votre hôpital se trouve dans un point d’où il
puisse communiquer facilement avec Le Caire ; il serait bon que ce fût
sur le Nil.
Les
trois dépôts de votre division vont vous envoyer tous les habits et
pantalons qu’ils ont de faits. Ils ont reçu de quoi confectionner :
La
61e 800 habits
1 600 pantalons
La
88e
600 habits 1
200 pantalons
La
21e
900 habits 1
800 pantalons
Faites-moi
envoyer par un officier du génie une reconnaissance, avec croquis, du
Fayoum et de toute la partie que vous avez parcourue.
Toutes les fois qu’il y
aura au dépôt de votre division 50 hommes de disponibles, on vous les
enverra.
Donnez-moi le plus
souvent possible des nouvelles des Mameluks.
Bonaparte
Collection
Napoléon
273.
Ordre du jour recommandant aux soldats
de ne point s’aventurer sans armes
Quartier
général, au Caire, 6 brumaire an VII
(27 octobre 1798)
Quelques
Français ont été tués le jour de la rébellion et plusieurs de ces
hommes sont au nombre de ceux qui n’exécutent pas les ordres qui ont été
donnés, et qui ont l’imprudence de s’écarter de leurs
quartiers, seuls et sans armes. C’est aux chefs des corps, aux chefs
des administrations, à veiller à ce que, hors du service, les Français ne
s’exposent pas, et surtout
sans armes.
Le plus grand ordre, la
plus grande discipline doivent être maintenus parmi les troupes. Tout Français
doit être bien armé, avoir ses armes en état et les munitions nécessaires.
En cas de mouvement dans la ville, chacun doit se rendre à son corps ou se
réunir à son administration, pour attendre les ordres qui peuvent leur être
envoyés, suivant les circonstances.
C’est dans le moment
que la tranquillité règne, qu’on doit avoir la sagesse de ne pas se
livrer à trop de sécurité, de se tenir toujours sur ses gardes et de
porter ses armes.
Le général en chef est
instruit que plusieurs soldats se permettent de s’insinuer dans les
maisons et y pillent. Il est ordonné au commandant de la place et aux chefs
des corps de prendre des mesures telles, que le soldat se tienne dans les
bornes de ses devoirs, et que quelques mauvais sujets ne compromettent pas
leurs camarades et la tranquillité publique.
Par ordre du général en
chef,
Dépôt
de la guerre
274.
Ordre de se rendre à El-Rahmânyeh pour se porter à Alexandrie ou à
Rosette selon les événements
Au général Murat
Quartier
général, au Caire, 9 brumaire an VII
(30 octobre 1798)
Vous partirez, Citoyen Général,
avec les trois compagnies de la 19e, le bataillon de la 75e
et deux pièces d’artillerie.
Vous vous rendrez à
El-Rahmânyeh, où vous trouverez l’adjudant général Leturcq.
Le 3 brumaire,
l’escadre anglaise a canonné le toit
du phare et le fort d’Aboukir. On peut penser qu’ils ont des projets
ultérieurs. Vous apprendrez à El-Rahmânyeh les tentatives qu’ils
auraient faites, et vous vous réglerez en conséquence.
Si la ville de Rosette était
mise en insurrection et que l’insurrection ne fût pas calmée, vous
marcherez au secours des Français à Rosette. S’il n’y a rien de
nouveau à Rosette, ce que vous apprendrez à El-Rahmânyeh, et qu’au
contraire tout soit tranquille, vous
débarquerez à El-Rahmânyeh, longerez la digue du canal, et vous vous
rendrez à grandes journées à Alexandrie.
Si à El-Rahmânyeh vous
apprenez qu’il n’y a rien de nouveau à Alexandrie, et qu’à la
faveur, d’une insurrection qu’ils auraient tramée à Rosette les
ennemis se soient emparés de cette ville, vous prendrez position à El-Rahmânyeh,
en faisant prévenir la garnison d’Alexandrie de votre arrivée à El-Rahmânyeh,
en vous mettant en communication avec elle et en faisant tous les mouvements
nécessaires pour protéger la retraite de la garnison de Rosette.
Vous m’expédierez
d’El-Rahmânyeh l’officier d’état-major qui vous accompagne, pour me
faire connaître les nouvelles que vous aurez apprises et le parti que vous
aurez pris.
Je fais préparer des
bateaux pour porter deux bataillons que je fais partir demain au soir.
J’espère, dans la
journée de demain, avoir d’autres renseignements sur ce qui s’est
passé dans la journée du 5 à Aboukir et à Alexandrie, qui me décideront
sur le parti que je devrai prendre.
Vous trouverez à El-Rahmânyeh
le citoyen Picot, capitaine du génie, qui connaît parfaitement la route
d’El-Rahmânyeh à Alexandrie et tout le système du canal.
Bonaparte
Collection
Napoléon
275.
Reproche d’avoir empêché
un débarquement anglais à Aboukir
Au général Marmont
Quartier
général, au Caire, 14 brumaire an VII
(4 novembre 1798)
Je reçois, Citoyen Général,
vos lettres des 6 et 7. Puisque les Anglais ne tentaient leur descente
qu’avec une vingtaine de chaloupes, il était évident qu’ils ne
pouvaient débarquer que 8 ou 900 hommes : c’eût donc été une
bonne affaire de les laisser débarquer ; vous nous auriez envoyé
quelque colonel anglais prisonnier, qui nous aurait donné quelques
nouvelles du continent.
Il est bien évident que
les Anglais ne veulent tenter leur débarquement à Aboukir qu’en conséquence
de quelque projet mal ourdi, où Mourad-Bey ou de nombreuses cohortes
d’Arabes, ou peut-être même des habitants, devaient combiner leurs
mouvements avec le leur. Puisque rien de tout cela n’est arrivé, et que
cependant ils tentaient de débarquer, c’était une bonne occasion dont on
pouvait profiter. J’espère toujours que si le 9 ils ont voulu descendre,
vous aurez eu le temps de vous préparer : vous pourrez les attirer
dans quelque embuscade et leur
faire un bon nombre de prisonniers.
Quant au fort
d’Aboukir, ayant une enceinte et un fossé, il est à l’abri d’un coup
de main, quand même les Anglais auraient effectué leur débarquement ;
100 hommes s’y renfermeraient dans le temps, que l’on marcherait
d’Alexandrie et de Rosette pour écraser les Anglais.
J’ai reçu des
nouvelles de Constantinople. La Porte se trouve dans une position très
critique, et il s’en faut beaucoup qu’elle soit contre nous. L’escadre
russe a demandé le passage par le détroit, la Porte le lui a refusé avec
beaucoup de décision.
Bonaparte
Collection
Napoléon
276.
Observations relatives aux fortifications d’Alexandrie
Au général Marmont, à Alexandrie
Quartier
général, au Caire, 22 brumaire an VII
(12 novembre 1798)
Dans la lettre que vous
m’avez écrite le 14 brumaire, Citoyen Général, j’ai remarqué la
phrase suivante :
“La muraille dont
vous avez ordonné la construction, depuis la montagne de l’Observation
jusqu’à la mer, est nécessaire sans doute ; mais ce but ne
serait-il pas rempli avec plus d’économie et de promptitude en se servant
de l’enceinte des Arabes qui ferme l’isthme ?”
Oui, si dans l’enceinte
de l’isthme les magasins d’artillerie, les hôpitaux et les citernes
sont contenus ; mais, si le contraire existe, qu’inférer de votre
majeure ?
Une place maritime,
lorsque l’ennemi est maître de la mer, doit éloigner tous les établissements
de ses bords. On ne peut donc pas les placer dans la presqu’île des
Figuiers. Les maisons de la ville n’y sont pas davantage propres. On est
donc dans la nécessité de placer les magasins d’artillerie les hôpitaux
en dehors de la muraille de l’isthme.
La plus grande partie des
citernes de la ville, pour ne pas même dire toutes, sont en dehors de
l’isthme ; voyez, je vous prie, où vous arriverez : vous vous
enfermerez dans une enceinte, et vous laisserez aux ennemis vos hôpitaux,
vos magasins d’artillerie et toutes vos citernes.
Les forts des Bains, de
Pompée, de l’Observation et de Cléopâtre sont tous éloignés de 800
toises au moins de la muraille de l’isthme, et, dès lors, ne se
coordonnent d’aucune manière avec ladite enceinte. Ils sont livrés à
leurs propres forces et seront attaqués isolément. Ils ne sont
susceptibles de jouer un rôle médiocre que lorsqu’ils seront, par la
capacité le tracé et le profil, de véritables forts.
Nous avons pensé que, si
la résistance que doivent offrir les forts de Pompée et de l’Observation
reste constante dans ces deux projets, la quantité d’ouvrages qu’il
faudrait y faire, dans le projet où ils ne seraient qu’ouvrages extérieurs
de l’enceinte de l’isthme, ne pourrait pas être faite en quinze mois de
temps ; tandis que, dans le projet où ces forts ne sont que des flèches
fermées avec une enceinte très rapprochée, ils se coordonnent tellement
avec ladite enceinte que le dixième de travail et de temps suffit.
Je vous le répète, le
fort Pompée et celui de l’Observation ne sont, dans notre projet, que des
avancées de 100 à 150 toises soutenues par toute l’artillerie, toute la
garnison et tout le moral de la place.
Quant à l’idée que
vous avez de garder la portion de l’enceinte depuis le fort de
l’Observation jusqu’au fort Triangulaire, et de ne point la fermer du
côté de la mer, cela ne forme pas un raisonnement.
Souvenez-vous qu’au siège
de Toulon nous passions à 150 toises du fort Malbousquet, et nous nous
approchions jusqu’à 100 toises des remparts de Toulon. S’il y avait eu
des citernes à combler, des magasins à brûler, des enceintes à tourner,
ne doutez pas que nous eussions été toucher les remparts mêmes de la
ville. Cela est si vrai, que je me souviens d’avoir formé le projet
d’enlever l’enceinte d’un coup de main, parce que les forts étaient
éloignés de 1 000 à 1 200 toises de l’enceinte.
Vous devrez donc rester
convaincu que le plan qu’a envoyé le général du génie a été très
longtemps discuté, et que je ne l’ai adopté que parce qu’il était le
meilleur dans un système de fortification permanente, comme dans un système
de demi-fortification, qui est tout ce que nous pouvons faire d’ici à la
prochaine campagne.
Je vous recommande,
jusqu’à ce que l’enceinte et le système que nous avons adoptés à
Alexandrie soient exécutés, de rapprocher les réserves et quelques pièces
des forts de l’Observation et de Cléopâtre ; isolés, ils ne sont
rien.
Bonaparte
Collection
Napoléon
277.
Ordre pour l’établissement des dépôts de l’armée dans la citadelle
du Caire et dans l’île de Roudah
Quartier
général, au Caire, 25 brumaire an VII
(15 novembre 1798)
ARTICLE
PREMIER. Les dépôts des demi-brigades de la division du général
Lannes seront établis dans l’île de Roudah, dans une des maisons près
du Meqyâs.
ART. 2.
Les dépôts des demi-brigades de la division du général Reynier seront établis
à la citadelle.
ART. 3.
Les dépôts des demi-brigades de la division du général Desaix seront
établis dans la mosquée de l’île de Roudah.
ART. 4.
Les dépôts des demi-brigades de la division du général Bon seront établis
à la citadelle.
ART. 5.
Le présent ordre sera communiqué dans la journée de demain, au général
du génie et au commandant de la place, qui fixeront les locaux de manière
que les différents dépôts aient l’emplacement nécessaire pour loger
les officiers, les différents magasins, les différents ateliers et 100
hommes par demi-brigade.
ART. 6.
Le général du génie prendra ses mesures de manière que, le 1er
frimaire, les différents locaux soient prêts.
ART. 7.
Le commandant de la place donnera ses ordres pour que, le 10 frimaire, tous
ces différents dépôts soient placés conformément au présent ordre. Il
fera effectuer ces mouvements successivement, afin que cela ne donne point
d’inquiétude aux habitants. Il aura soin de prévenir l’administration
de l’enregistrement de mettre des gardiens dans les maisons des différents
dépôts, afin qu’elles ne soient point détériorées.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
278.
Inspection et travaux ordonnés à Gyzeh ; Recommandations pour la
remonte
Ordre du jour
Quartier
général, au Caire, 29 brumaire an VII
(19 novembre 1798)
Le général en chef a
visité hier l’arsenal de Gyzeh, qu’il a trouvé dans le meilleur état.
Plusieurs canonniers en faction n’ayant pas de baïonnette, il a mis aux
arrêts l’adjudant-major qui a fait défiler la parade. Il ordonne au général
d’artillerie de mettre aux arrêts le commandant du 8e régiment
d’artillerie à cheval : les casernes de ce détachement sont
malpropres.
Le commandant de la place
fera demain la visite de toutes les casernes de Gyzeh, et punira tous les
commandants de corps et tous les caporaux de chambrées qui n’auraient pas
pris toutes les précautions de propreté prescrites par les règlements.
Le général en chef
ordonne qu’il sera établi un pont de bateaux sur le Nil, pour communiquer
avec Gyzeh.
Le général Andréossy enverra les officiers de pontonniers au
Vieux-Caire et à Boulâq, pour ramasser toutes les djermes et demi-djermes
qu’il pourra trouver et qui sont propriété nationale ; le commandant
des armes lui remettra toutes celles qui ne sont pas nécessaires à son
service.
Le général commandant
la place du Caire fournira au général d’artillerie quarante armuriers du
pays, que le général d’artillerie fera travailler dans ses ateliers à
Gyzeh.
Le général
d’artillerie fera établir à Gyzeh, dans le plus court délai, une
fonderie. Le général Caffarelli mettra à la disposition du général
d’artillerie les ouvriers et artistes qui ont des connaissances dans cette
partie.
Il est arrivé à l’état-major,
ce matin, onze chevaux de la province de Menouf, envoyés par le général
Lanusse, qui en annonçait douze. Parmi ces chevaux destinés à la remonte
des troupes à cheval, il s’est trouvé trois juments dont une marquée A,
ayant été à l’artillerie ; trois chevaux tarés, étant encore
ferrés avec des fers français ; une partie est hors de taille et
d’un âge à ne pouvoir servir. Trois chevaux de cette remonte sont seuls
recevables ; il en résulte que plusieurs de ces chevaux ont été
changés.
Il est, en conséquence,
ordonné au général Lanusse de rendre compte au général en chef des
ordres qu’il a donnés pour l’envoi des douze chevaux annoncés par sa
lettre au chef de l’état-major général, en date de Menouf, du 26
brumaire, et de quelle manière ont été
délivrés ces chevaux à celui chargé de les conduire ; il fera connaître
s’il a envoyé trois juments, dont une marquée A, et des chevaux qui
avaient des fers français.
Le général en chef
ordonne à tous les commandants de provinces de prendre les mesures nécessaires
pour que les chevaux de réquisition ne soient pas changés. Ils
adresseront, en conséquence, tous les chevaux de remonte à l’état-major
général, avec un procès-verbal qui constatera le signalement exact de
chaque cheval.
Le général en chef fera
punir sévèrement quiconque se permettrait de changer un cheval destiné à
la remonte de la cavalerie. Chacun doit sentir l’importance de monter la
cavalerie.
Par ordre du général en
chef.
Dépôt
de la guerre
279.
Position des trois rangs dans les feux, à étudier
Au général Berthier
Quartier
général, au Caire, 3 frimaire an VII
(23 novembre 1798)
Je vous prie, Citoyen Général,
de faire la recherche et de me remettre le paragraphe de l’ancienne
ordonnance relatif aux feux et aux positions qu’occupaient les deuxième
et troisième rangs. Dans la nouvelle ordonnance, on a remplacé ce mouvement
en faisant mettre le genou en terre au premier rang, chose impraticable à
la guerre et que j’ai l’intention d’abolir.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
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