Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains

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Stratégique

Histoire Militaire et Stratégie
Correspondance de Napoléon
RIHM
 

 

 

Correspondance militaire
de Napoléon I
er

Extraite de la correspondance générale et publiée

par ordre du ministère de la guerre

Tome deuxième  

Paris - 1876

 

290.
Ordre portant création
 d’un régiment de dromadaires

Quartier général, au Caire, 20 nivôse an VII
(9 janvier 1799)

ARTICLE PREMIER. Il sera créé un régiment de droma­aires, qui sera composé de deux escadrons ; chaque escadron, de quatre compagnies ; chaque compagnie, d’un capitaine, d’un lieutenant, d’un maréchal des logis chef, de deux maréchaux des logis, d’un brigadier-fourrier, de quatre brigadiers, d’un trompette et de cinquante dromadaires.

ART. 2. Chaque escadron sera commandé par un chef d’escadron ; le régiment, par un chef de brigade, avec un adjudant-major, un quartier-maître et les chefs d’ouvriers nécessaires.

ART. 3. Les hommes seront montés sur un dromadaire, armés de fusil, baïonnette, giberne, comme l’infanterie, et d’un très longue lance. Ils seront habillés de gris, avec un turban et un manteau arabes, conformément au modèle qui sera fait.

ART. 4. L’ordonnateur en chef, les chefs de brigade Bessières, Détrès, Duvivier, se concerteront pour faire confec­tionner un modèle de harnachement et d’habillement complet, qui sera remis à l’état-major général le 25 nivôse au plus tard.

Bonaparte

Le général en chef ordonne que les 13e, 18e, 25e, 32e, 69e, 75e demi-brigades de ligne, la 21e légère, les guides à pied, fourniront chacun 15 hommes.

Les 9e, 19e, 61e, 85e, 88e demi-brigades de ligne, les 4e et 22e légères, fourniront chacune 10 hommes pour le fond de la formation du régiment de dromadaires.

Ces hommes devront avoir moins de vingt-quatre ans, plus de quatre ans de service, au moins cinq pieds quatre pouces, et être d’une bravoure reconnue. Ils seront envoyés sur-le-champ au Caire. Le commandant de la place établira leur caserne sur la place Ezbekyeh.

Par ordre du général en chef

Dépôt de la guerre

 

291.
Ordre pour une expédition contre les tribus arabes dans la province d’Atfyeh
Au général Murat

Quartier général, au Caire, 22 nivôse an VII
(11 janvier 1799)

Vous partirez demain, Citoyen Général, à huit heures du matin. Vous sortirez comme pour aller à Belbeys ; dehors de la ville, vous gagnerez le Moqattam ; vous vous enfoncerez à deux lieues dans le désert, et vous vous dirigerez, en suivant toujours le désert, sur le village de Gemmâzeh[1], province d’Atfyeh, où se trouvent les tribus des A’ydy et des Masé, qui ont 100 hommes montés sur des chameaux et qui sont des tribus ennemies.

Le citoyen Venture vous donnera un conducteur qui est un des grands ennemis de ces tribus.

Vous combinerez votre marche de manière à vous reposer pendant la nuit à deux ou trois lieues de ces Arabes, et pouvoir, à la pointe du jour, tomber sur leur camp, prendre tous leurs chameaux, bestiaux, femmes, enfants, vieillards et la partie de ces Arabes qui sont à pied.

 

Vous tuerez tous les hommes que vous ne pourrez pas prendre.

Comme le village où ils sont n’est pas éloigné du Nil, vous ferez embarquer sur des djermes, pour nous les envoyer, les femmes, bestiaux et tous les prisonniers. Vous vous mettrez à la poursuite des fuyards, qui nécessairement se porteront du côté de Gandely et de Taouâheh ; vous irez dans l’un et l’autre de ces endroits ; de là vous irez jusqu’à la mer Rouge, et vous vous trouverez pour lors à peu près à trois lieues de Suez, au commandant duquel vous écrirez un mot.

Vous mènerez avec vous le chef de brigade Ledée, avec 80 hommes du 18e et du 3e. Vous le chargerez, avec ce détachement, de la garde des prisonniers et du détail de l’embarquement, de la conduite des prisonniers et de tout ce que vous aurez pris.

Indépendamment de quatre jours de vivres que vous avez eu l’ordre d’emporter sur des chameaux, faites-en prendre pour deux jours à la troupe ; ce qui vous fera pour six jours.

Dans toute votre marche dans le désert, vous pousserez toujours sur votre droite et sur votre gauche, à une lieue, un officier et 15 hommes de cavalerie, et vous marcherez sur tous les convois de chameaux que vous rencontrerez dans votre route. Je compte que votre course en produira plusieurs centaines.

Bonaparte

Collection Napoléon

 

292.
Officiers destitués pour avoir joué avec des soldats
Extrait de l’ordre du jour

Quartier général, au Caire, 24 nivôse au VII
(13 janvier 1799)

Le général en chef destitue de leurs fonctions les citoyens Guilhaudin et Santon, capitaines au 3e bataillon de la 25e demi-brigade, pour avoir joué avec des soldats à des jeux de hasard ; ils seront remplacés à leur corps.

Bonaparte

Dépôt de la guerre

 

293.
Dispositions diverses concernant l’artillerie
Extrait de l’ordre du jour

Quartier général, au Caire, 25 nivôse an VII
(14 janvier 1799)

Le général en chef ordonne que chaque attelage d’artillerie, composé de quatre chevaux ou mulets, devra porter avec lui quatre-vingts à cent litres d’eau.

Chaque brigade devra avoir une poche de contenir trente litres d’eau.

Le général d’artillerie présentera le plus tôt possible au général en chef le modèle d’outre qui remplisse le but ci-dessus.

Chaque pièce d’artillerie devra avoir deux pelles et une pioche. Le directeur du parc de l’armée et les commandants de l’artillerie des divisions sont responsables de l’exécution du présent ordre.

Les généraux de division passeront une revue extraordi­naire de leur artillerie et enverront à l’état-major général l’état de l’approvisionnement, de l’attelage et des harnais.

Chaque pièce doit avoir cent cinquante coups à tirer et deux harnais de rechange.

Bonaparte

Dépôt de la guerre

 

294.
Ordre de punir de mort le refus de soins aux pestiférés
Au général Marmont, à Alexandrie

Quartier général, au Caire, 27 nivôse an VII
(16 janvier 1799)

Faites faire, tous les cinq jours, une visite des hôpitaux par un officier supérieur de ronde, qui prendra toutes les précau­tions nécessaires à cet effet, qui visitera tous les malades, et fera fusiller sur-le-champ, dans la cour de l’hôpital, les infirmiers ou employés qui auraient refusé de fournir aux malades tous les secours et vivres dont ils ont besoin. Cet officier, en sortant de l’hôpital, sera mis pour quelques jours en réserve dans un endroit particulier.

Vous avez bien fait de faire donner du vinaigre et de l’eau-de-vie à la troupe ; épargnez l’un et l’autre ; il y a loin d’ici au mois de juin.

Bonaparte

Dépôt de la guerre

 

295.
Instructions pour le service des troupes,
pendant la peste
Au général Marmont, à Alexandrie

Quartier général, au Caire, 9 pluviôse an VII
(28 janvier 1799)

J’imagine, Citoyen Général, que vous aurez changé la manière de faire le service d’Alexandrie Vous aurez placé aux différentes batteries et aux forts de petits postes stables et permanents. Ainsi, par exemple, à la hauteur de l’Observation, à la batterie des Bains, vous aurez placé 12 à 15 hommes qui ne devront pas en sortir, et que vous tiendrez là, sans communi­cation. Ces 12 à 15 hommes fourniront le factionnaire nécessaire pour garder le poste. La position de la mer vous dispense d’avoir aujourd’hui une grande surveillance ; vous vous trouvez ainsi avoir besoin de fort peu de monde. Pourquoi avez-vous des grenadiers pour faire le service en ville ? Je ne conçois rien à l’obstination du commissaire des guerres Michaux à rester dans sa maison puisque la peste y est ; pourquoi ne va-t-il pas se camper sur un monticule, du côté de la colonne de Pompée ? Tous vos bataillons sont, l’un de l’autre, au moins à une demi-lieue. Ne tenez que très peu de chose dans la ville, et, comme c’est le poste le plus dangereux, n’y tenez point de troupe d’élite. Mettez le bataillon de la 75e sous ces arbres où vous avez été longtemps avec la 4e d’infanterie légère ; qu’il se baraque là en s’interdisant toute communication avec la ville et l’Égypte. Mettez le bataillon de la 85e du côté du Marabout ; vous pourrez facilement l’approvisionner par mer. Quant à la malheureuse demi-brigade d’infanterie légère, faites-la mettre nue comme la main, faites-lui prendre un bon bain de mer ; qu’elle se frotte de la tête aux pieds ; qu’elle lave bien ses habits, et que l’on veille à ce qu’elle se tienne propre.

Qu’il n’y ait plus de parade ; qu’on ne monte plus de garde que chacun dans son camp. Faites faire une grande fosse de chaux vive pour y jeter les morts.

Dès l’instant que, dans une maison française, il y a la peste, que les individus se campent ou se baraquent ; mais qu’ils fuient cette maison avec précaution et qu’ils soient mis en réserve en plein champ. Enfin, ordonnez qu’on se lave les pieds, les mains, le visage tous les jours, et qu’on se tienne propre

Si vous ne pouvez pas garantir la totalité des corps où cette maladie s’est déclarée, garantissez au moins la majorité de votre garnison. Il me semble que vous n’avez encore pris aucune grande mesure proportionnée aux circonstances. Si je n’avais pas à Alexandrie des dépôts dont je ne puis me passer, je vous aurais déjà dit : partez avec votre garnison et allez camper à trois lieues dans le désert ; je sens que vous ne pouvez pas le faire ; approchez-en le plus près que vous pourrez. Pénétrez-vous de l’esprit des dispositions contenues dans la présente lettre ; exécutez-les autant que possible, et j’espère que vous vous en trouverez bien.

Bonaparte

Collection Napoléon

 

296.
Ordres à Reynier et à Kléber
pour un mouvement sur El-A’rych
Au général Berthier

Quartier général, au Caire, 12 pluviôse an VII
(31 janvier 1799)

Vous voudrez bien, Citoyen Général, envoyer, par adjoint, à Qatyeb, l’ordre au général Reynier de partir le 17, avec les 85e, 75e, et 9e demi-brigades, le quartier général de sa division et son artillerie, pour se rendre à El-A’rych.

Le général Lagrange fera l’avant-garde avec au moins 1 500 hommes et trois pièces d’artillerie. Il se tiendra toujours à quatre heures en avant du reste de la division, afin de ne pas épuiser les puits.

Cependant, le général Reynier réglera ses mouvements de manière qu’il arrive en même temps à El-A’rych.

Arrivé à El-A’rych, le général Reynier fera sur-le-champ travailler à construire un fort, soit dans le genre de celui de Qatyeh, soit en rétablissant celui qu’on dit y être. Il aura à cet effet avec lui un officier supérieur du génie, 300 sapeurs, des maçons et tous les ouvriers nécessaires.

Le général Reynier se trouvera sous les ordres du général Kléber.

Si le général Kléber pensait que le général Reynier n’est point assez fort pour s’emparer d’El-A’rych, et que les circons­tances fussent telles, que l’inconvénient de porter à El-A’rych un corps de troupes tellement nombreux que la subsistance, devînt difficile fût couvert par les avantages militaires qui en résulteraient, il se porterait avec tout son monde à El-A’rich.

Arrivé là, il pourra, selon qu’il le jugera à propos, s’étendre jusqu’aux confins de l’Égypte, c’est-à-dire jusqu’à Khân-Younès. Il prendra toutes les mesures pour faire filer sur El-A’rych :

1) Tous les vivres qui sont à Qatyeh ;

2) Le convoi de djermes venant de Damiette, qui doit se trouver dans le canal de Tyneh. Il fera choisir, le plus près d’El-A’rych, un point où ils doivent débarquer.

Si tous les renseignements qu’aura le général Kléber le portent à penser que le général Reynier est assez fort pour occuper El-A’rych, le général Kléber ne marchera sur El-A’rych qu’après y avoir fait filer assez de vivres pour être assuré d’être à l’abri de la disette.

Si le général Kléber s’empare de Khân-Younès, il fera également travailler sur-le-champ à la construction d’un fort ou à la réparation de celui qu’on dit y exister.

Le chef de bataillon Sanson partira le plus tôt possible pour tous ces différents ouvrages de fortification. Arrivé à El-A’rych, il renverra sur-le-champ un jeune officier du génie qui viendra par Qatyek, la route du pont et Sâlheyeh, pour porter au général du génie le croquis de sa reconnaissance.

Vous ferez connaître au général Kléber et au général Reynier que le quartier général sera le 21 à Sâlheyeh.

L’adjoint qui portera cet ordre suivra le général Lagrange jusqu’à El-A’rych, et reviendra par Qatyeh et Sâlheyeh et la route du pont, pour me rendre compte.

L’adjoint chargé de porter ces dépêches sera chargé d’un seul ordre pour le général Kléber, en cas que le général Kléber soit à Qatyeh, et dans cet ordre sera celui au général Reynier, pour lui faire connaître qu’il est sous les ordres du général Kléber et qu’il doit exécuter tous les ordres qu’il lui donnera ; et, dans le cas où le général Kléber ne serait pas encore rendu à Qatyeh, il y aura, outre l’ordre ci-dessus, un ordre particulier pour le général Reynier, dans lequel vous lui prescrirez d’exécuter la partie de l’ordre ci-dessus qui le regarde, ordre que l’adjoint ne donnera au général Reynier que dans le cas où le général Kléber n’y serait pas. Il faut que l’adjoint règle sa marche de manière à être le 16 à Qatyeb. Vous annoncerez, par un Arabe, au général Reynier, qu’un adjoint part pour lui porter l’ordre de se rendre à El-A’rych ; que cet adjoint n’arrivera probablement que vingt-quatre heures après l’Arabe : qu’il fasse donc ses préparatifs pour pouvoir partir peu d’heures après l’arrivée de l’adjoint. Vous ferez connaître à l’Arabe qu’il aura dix piastres de gratification s’il arrive le 15 avant midi.

Bonaparte

Dépôt de la guerre

 

297.
Avis et recommandations au sujet
de son mouvement sur El-A’rych
Au général Kléber, à Damiette

Quartier général, au Caire, 12 pluviôse an VII
(31 janvier 1799)

L’état-major, Citoyen Général, vous fait passer l’ordre du mouvement pour l’occupation d’El-A’rych. Pour y arriver, vous avez deux ennemis à vaincre, la faim et la soif, et les ennemis qui sont à Gaza, et qui, en deux jours, peuvent retourner à El-A’rych.

Vous direz aux gens du pays que vous pourrez rencontrer que vous n’avez ordre d’occuper qu’El-A’rych, Khân-Younès, et de chasser Ibrahim-Bey ; que c’est à lui seul que vous en voulez.

Les moyens de transport que vous avez dans ce moment-ci à Qatyeh peuvent seuls décider de la quantité de troupes que vous pourrez envoyer à El-A’rych. L’avant-garde du général Reynier épuisera les moyens de transport ; car il est indispensable que les soldats portent pour trois jours sur eux, et qu’il ait avec lui un convoi qui assure la subsistance pour douze jours.

Arrivé à Khân-Younès, vous pouvez écrire à Abd-Ullah-Pacha que le bruit public nous a instruits que le Grand Seigneur l’avait nommé pacha d’Égypte ; que, si cela est vrai, nous avons lieu d’être étonnés qu’il ne soit pas venu ; que nous sommes les amis du Grand Seigneur ; que vous n’avez aucune intention hostile contre lui ; que vous n’avez ordre de moi que d’occuper le reste de l’Égypte et de chasser Ibrahim-Bey ; que vous ne doutez pas que, s’il me fait connaître l’ordre qui le nomme pacha d’Égypte, je ne le reçoive avec tous les honneurs dus à son poste ; que, du reste, vous êtes persuadé que, s’il est véritable­ment officier de la Sublime Porte, il n’a rien de commun avec un tyran tel qu’Ibrahim-Bey, à la fois ennemi de la République française et de la Sublime Porte.

Les divisions Bon et Lannes, la cavalerie et le parc de réserve sont en mouvement ; je compte partir moi-même le 17. Je suivrai la route de Birket el-Hâggy, Belbeys, Korâym, Sâlheyeh, le pont d’El-Khazneh et Qatyeh. Vous m’enverrez par cette route les rapports que vous aurez à me faire.

Bonaparte

Collection Napoléon

298.
Récompenses promises à l’armée
pour actions d’éclat
Ordre du jour

Quartier général, au Caire, 14 pluviôse an VII
(2 février 1799)

ARTICLE PREMIER. Il sera accordé, pour récompense, aux tambours qui se distingueront, des baguettes d’argent ; il ne pourra pas y en avoir plus de vingt-cinq dans l’armée.

Il sera accordé, pour récompense, aux trompettes qui se distingueront, des trompettes d’argent ; il ne pourra pas y en avoir à l’armée plus de cinq.

Il sera accordé aux canonniers pointeurs qui distingueront par la justesse du tir une petite grenade en or, qui sera fixée sur leur baudrier ; il ne pourra pas y en avoir plus de quinze.

Il sera accordé aux soldats qui se distingueront des fusils garnis en argent ; il ne pourra pas y en avoir plus de deux cents.

ART. 2. Tout soldat qui aura obtenu une trompette ou baguette d’argent, la grenade d’or ou le fusil garni en argent, aura deux sous par jour de haute paye.

ART. 3. Les officiers ou soldats qui se distingueront par des actions de bravoure extraordinaire ou par des services essentiels rendus à l’armée auront un des cent sabres accordés en Italie, et dont vingt-cinq sont à donner.

ART. 4. Tous les officiers et soldats de l’armée qui ont obtenu un des cent sabres enverront, dans le plus court délai, au chef de l’état-major, copie certifiée par le conseil d’adminis­tration, du titre qui le leur accorde et de l’inscription qui a été mise dessus. L’état général sera imprimé et mis à l’ordre jour.

Bonaparte

Dépôt de la guerre

 

299.
Questions à faire aux commandants de la citadelle et des forts du Caire
Au général Berthier

Quartier général, au Caire, 17 pluviôse an VII
(5 février 1799)

Vous voudrez bien écrire, Citoyen Général, aux comman­dants de la citadelle, des forts Dupuy, Sulkowski, Ibrahim-Bey, de la Prise d’eau et de Gyzeh, pour qu’ils m’envoient demain dans la journée une réponse à ces questions :

Si, le 16, ils avaient été bloqués de manière à ne plus pouvoir communiquer, combien de bouches avaient-ils à nourrir ?

Combien de jours auraient-ils pu se défendre ?

Qu’est-ce qui les empêcherait de tenir plus longtemps ?

Et, s’ils avaient été attaqués, combien de coups de canon pouvaient-ils tirer ?

Qu’est-ce qui leur manquait ?

Bonaparte

Dépôt de la guerre



[1]           Gemmâzet el-Kebyr.

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