290.
Ordre portant création
d’un régiment de
dromadaires
Quartier
général, au Caire, 20 nivôse an VII
(9 janvier 1799)
ARTICLE PREMIER. Il
sera créé un régiment de dromaaires, qui sera composé de deux
escadrons ; chaque escadron, de quatre compagnies ; chaque
compagnie, d’un capitaine, d’un lieutenant, d’un maréchal des
logis chef, de deux maréchaux des logis, d’un brigadier-fourrier, de
quatre brigadiers, d’un trompette et de cinquante dromadaires.
ART. 2.
Chaque escadron sera commandé par un chef d’escadron ; le régiment,
par un chef de brigade, avec un adjudant-major, un quartier-maître et
les chefs d’ouvriers nécessaires.
ART. 3.
Les hommes seront montés sur un dromadaire, armés de fusil, baïonnette,
giberne, comme l’infanterie, et d’un très longue lance. Ils seront
habillés de gris, avec un turban et un manteau arabes, conformément au
modèle qui sera fait.
ART. 4.
L’ordonnateur en chef, les chefs de brigade Bessières, Détrès,
Duvivier, se concerteront pour faire confectionner un modèle de
harnachement et d’habillement complet, qui sera remis à l’état-major
général le 25 nivôse au plus tard.
Bonaparte
Le général en chef
ordonne que les 13e, 18e, 25e, 32e,
69e, 75e demi-brigades de ligne, la 21e
légère, les guides à pied, fourniront chacun 15 hommes.
Les 9e, 19e,
61e, 85e, 88e demi-brigades de ligne,
les 4e et 22e légères, fourniront chacune 10
hommes pour le fond de la formation du régiment de dromadaires.
Ces hommes devront avoir
moins de vingt-quatre ans, plus de quatre ans de service, au moins cinq
pieds quatre pouces, et être d’une bravoure reconnue. Ils seront
envoyés sur-le-champ au Caire. Le commandant de la place établira leur
caserne sur la place Ezbekyeh.
Par ordre du général
en chef
Dépôt
de la guerre
291.
Ordre pour une expédition contre les tribus arabes dans la province
d’Atfyeh
Au général Murat
Quartier
général, au Caire, 22 nivôse an VII
(11 janvier 1799)
Vous partirez demain,
Citoyen Général, à huit heures du matin. Vous sortirez comme pour
aller à Belbeys ; dehors de la ville, vous gagnerez le Moqattam ;
vous vous enfoncerez à deux lieues dans le désert, et vous vous
dirigerez, en suivant toujours le désert, sur le village de Gemmâzeh,
province d’Atfyeh, où se trouvent les tribus des A’ydy et des Masé,
qui ont 100 hommes montés sur des chameaux et qui sont des tribus
ennemies.
Le citoyen Venture
vous donnera un conducteur qui est un des grands ennemis de ces tribus.
Vous combinerez votre
marche de manière à vous reposer pendant la nuit à deux ou trois
lieues de ces Arabes, et pouvoir, à la pointe du jour, tomber sur leur
camp, prendre tous leurs chameaux, bestiaux, femmes, enfants, vieillards
et la partie de ces Arabes qui sont à pied.
Vous tuerez tous les
hommes que vous ne pourrez pas prendre.
Comme le village où
ils sont n’est pas éloigné du Nil, vous ferez embarquer sur des
djermes, pour nous les envoyer, les femmes, bestiaux et tous les
prisonniers. Vous vous mettrez à la poursuite des fuyards, qui nécessairement
se porteront du côté de Gandely et de Taouâheh ; vous irez dans
l’un et l’autre de ces endroits ; de là vous irez jusqu’à
la mer Rouge, et vous vous trouverez pour lors à peu près à trois
lieues de Suez, au commandant duquel vous écrirez un mot.
Vous mènerez avec
vous le chef de brigade Ledée, avec 80 hommes du 18e et du 3e.
Vous le chargerez, avec ce détachement, de la garde des prisonniers et
du détail de l’embarquement, de la conduite des prisonniers et de
tout ce que vous aurez pris.
Indépendamment de
quatre jours de vivres que vous avez eu l’ordre d’emporter sur des
chameaux, faites-en prendre pour deux jours à la troupe ; ce qui
vous fera pour six jours.
Dans toute votre
marche dans le désert, vous pousserez toujours sur votre droite et sur
votre gauche, à une lieue, un officier et 15 hommes de cavalerie, et
vous marcherez sur tous les convois de chameaux que vous rencontrerez
dans votre route. Je compte que votre course en produira plusieurs
centaines.
Bonaparte
Collection
Napoléon
292.
Officiers destitués pour avoir joué avec des soldats
Extrait de l’ordre du jour
Quartier
général, au Caire, 24 nivôse au VII
(13 janvier 1799)
Le général en chef
destitue de leurs fonctions les citoyens Guilhaudin et Santon,
capitaines au 3e bataillon de la 25e demi-brigade,
pour avoir joué avec des soldats à des jeux de hasard ; ils
seront remplacés à leur corps.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
293.
Dispositions diverses concernant l’artillerie
Extrait de l’ordre du jour
Quartier
général, au Caire, 25 nivôse an VII
(14 janvier 1799)
Le général en chef
ordonne que chaque attelage d’artillerie, composé de quatre chevaux
ou mulets, devra porter avec lui quatre-vingts à cent litres d’eau.
Chaque brigade devra
avoir une poche de contenir trente litres d’eau.
Le général
d’artillerie présentera le plus tôt possible au général en chef le
modèle d’outre qui remplisse le but ci-dessus.
Chaque pièce
d’artillerie devra avoir deux pelles et une pioche. Le directeur du
parc de l’armée et les commandants de l’artillerie des divisions
sont responsables de l’exécution du présent ordre.
Les généraux de
division passeront une revue extraordinaire de leur artillerie et
enverront à l’état-major général l’état de
l’approvisionnement, de l’attelage et des harnais.
Chaque pièce doit
avoir cent cinquante coups à tirer et deux harnais de rechange.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
294.
Ordre de punir de mort le refus de soins aux pestiférés
Au général Marmont, à Alexandrie
Quartier
général, au Caire, 27 nivôse an VII
(16 janvier 1799)
Faites faire, tous
les cinq jours, une visite des hôpitaux par un officier supérieur de
ronde, qui prendra toutes les précautions nécessaires à cet effet,
qui visitera tous les malades, et fera fusiller sur-le-champ, dans la
cour de l’hôpital, les infirmiers ou employés qui auraient refusé
de fournir aux malades tous les secours et vivres dont ils ont besoin.
Cet officier, en sortant de l’hôpital, sera mis pour quelques jours
en réserve dans un endroit particulier.
Vous avez bien fait
de faire donner du vinaigre et de l’eau-de-vie à la troupe ; épargnez
l’un et l’autre ; il y a loin d’ici au mois de juin.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
295.
Instructions pour le service des troupes,
pendant la peste
Au général Marmont, à Alexandrie
Quartier
général, au Caire, 9 pluviôse an VII
(28 janvier 1799)
J’imagine, Citoyen
Général, que vous aurez changé la manière de faire le service
d’Alexandrie Vous aurez placé aux différentes batteries et aux forts
de petits postes stables et permanents. Ainsi, par exemple, à la
hauteur de l’Observation, à la batterie des Bains, vous aurez placé
12 à 15 hommes qui ne devront pas en sortir, et que vous tiendrez là,
sans communication. Ces 12 à 15 hommes fourniront le factionnaire nécessaire
pour garder le poste. La position de la mer vous dispense d’avoir
aujourd’hui une grande surveillance ; vous vous trouvez ainsi
avoir besoin de fort peu de monde. Pourquoi avez-vous des grenadiers
pour faire le service en ville ? Je ne conçois rien à
l’obstination du commissaire des guerres Michaux à rester dans sa
maison puisque la peste y est ; pourquoi ne va-t-il pas se camper
sur un monticule, du côté de la colonne de Pompée ? Tous vos
bataillons sont, l’un de l’autre, au moins à une demi-lieue. Ne
tenez que très peu de chose dans la ville, et, comme c’est le poste
le plus dangereux, n’y tenez point de troupe d’élite. Mettez le
bataillon de la 75e sous ces arbres où vous avez été
longtemps avec la 4e d’infanterie légère ; qu’il
se baraque là en s’interdisant toute communication avec la ville et
l’Égypte. Mettez le bataillon de la 85e du côté du
Marabout ; vous pourrez facilement l’approvisionner par mer.
Quant à la malheureuse demi-brigade d’infanterie légère, faites-la
mettre nue comme la main, faites-lui prendre un bon bain de mer ;
qu’elle se frotte de la tête aux pieds ; qu’elle lave bien ses
habits, et que l’on veille à ce qu’elle se tienne propre.
Qu’il n’y ait plus de parade ; qu’on ne monte plus
de garde que chacun dans son camp. Faites faire une grande fosse de
chaux vive pour y jeter les morts.
Dès l’instant que, dans une maison française, il y a la peste, que
les individus se campent ou se baraquent ; mais qu’ils fuient
cette maison avec précaution et qu’ils soient mis en réserve en
plein champ. Enfin, ordonnez qu’on se lave les pieds, les mains, le
visage tous les jours, et qu’on se tienne propre
Si vous ne pouvez pas
garantir la totalité des corps où cette maladie s’est déclarée,
garantissez au moins la majorité de votre garnison. Il me semble que
vous n’avez encore pris aucune grande mesure proportionnée aux
circonstances. Si je n’avais pas à Alexandrie des dépôts dont je ne
puis me passer, je vous aurais déjà dit : partez avec votre
garnison et allez camper à trois lieues dans le désert ; je sens
que vous ne pouvez pas le faire ; approchez-en le plus près que
vous pourrez. Pénétrez-vous de l’esprit des dispositions contenues
dans la présente lettre ; exécutez-les autant que possible, et
j’espère que vous vous en trouverez bien.
Bonaparte
Collection
Napoléon
296.
Ordres à Reynier et à Kléber
pour un mouvement sur El-A’rych
Au général Berthier
Quartier
général, au Caire, 12 pluviôse an VII
(31 janvier 1799)
Vous voudrez bien,
Citoyen Général, envoyer, par adjoint, à Qatyeb, l’ordre au général
Reynier de partir le 17, avec les 85e, 75e, et 9e
demi-brigades, le quartier général de sa division et son artillerie,
pour se rendre à El-A’rych.
Le général Lagrange
fera l’avant-garde avec au moins 1 500 hommes et trois pièces
d’artillerie. Il se tiendra toujours à quatre heures en avant du
reste de la division, afin de ne pas épuiser les puits.
Cependant, le général
Reynier réglera ses mouvements de manière qu’il arrive en même
temps à El-A’rych.
Arrivé à
El-A’rych, le général Reynier fera sur-le-champ travailler à
construire un fort, soit dans le genre de celui de Qatyeh, soit en rétablissant
celui qu’on dit y être. Il aura à cet effet avec lui un officier supérieur
du génie, 300 sapeurs, des maçons et tous les ouvriers nécessaires.
Le général Reynier
se trouvera sous les ordres du général Kléber.
Si le général Kléber
pensait que le général Reynier n’est point assez fort pour
s’emparer d’El-A’rych, et que les circonstances fussent telles,
que l’inconvénient de porter à El-A’rych un corps de troupes
tellement nombreux que la subsistance, devînt difficile fût couvert
par les avantages militaires qui en résulteraient, il se porterait avec
tout son monde à El-A’rich.
Arrivé
là, il pourra, selon qu’il le jugera à propos, s’étendre
jusqu’aux confins de l’Égypte, c’est-à-dire jusqu’à Khân-Younès.
Il prendra toutes les mesures pour faire filer sur El-A’rych :
1)
Tous les vivres qui sont à Qatyeh ;
2)
Le convoi de djermes venant de Damiette, qui doit se trouver dans
le canal de Tyneh. Il fera choisir, le plus près d’El-A’rych, un
point où ils doivent débarquer.
Si tous les
renseignements qu’aura le général Kléber le portent à penser que
le général Reynier est assez fort pour occuper El-A’rych, le général
Kléber ne marchera sur El-A’rych qu’après y avoir fait filer assez
de vivres pour être assuré d’être à l’abri de la disette.
Si le général Kléber
s’empare de Khân-Younès, il fera également travailler sur-le-champ
à la construction d’un fort ou à la réparation de celui qu’on dit
y exister.
Le chef de bataillon
Sanson partira le plus tôt possible pour tous ces différents ouvrages
de fortification. Arrivé à El-A’rych, il renverra sur-le-champ un
jeune officier du génie qui viendra par Qatyek, la route du pont et Sâlheyeh,
pour porter au général du génie le croquis de sa reconnaissance.
Vous ferez connaître
au général Kléber et au général Reynier que le quartier général
sera le 21 à Sâlheyeh.
L’adjoint qui
portera cet ordre suivra le général Lagrange jusqu’à El-A’rych,
et reviendra par Qatyeh et Sâlheyeh et la route du pont, pour me rendre
compte.
L’adjoint chargé
de porter ces dépêches sera chargé d’un seul ordre pour le général
Kléber, en cas que le général Kléber soit à Qatyeh, et dans cet
ordre sera celui au général Reynier, pour lui faire connaître qu’il
est sous les ordres du général Kléber et qu’il doit exécuter tous
les ordres qu’il lui donnera ; et, dans le cas où le général
Kléber ne serait pas encore rendu à Qatyeh, il y aura, outre l’ordre
ci-dessus, un ordre particulier pour le général Reynier, dans lequel
vous lui prescrirez d’exécuter la partie de l’ordre ci-dessus qui
le regarde, ordre que l’adjoint ne donnera au général Reynier que
dans le cas où le général Kléber n’y serait pas. Il faut que
l’adjoint règle sa marche de manière à être le 16 à Qatyeb. Vous
annoncerez, par un Arabe, au général Reynier, qu’un adjoint part
pour lui porter l’ordre de se rendre à El-A’rych ; que cet
adjoint n’arrivera probablement que vingt-quatre heures après
l’Arabe : qu’il fasse donc ses préparatifs pour pouvoir partir
peu d’heures après l’arrivée de l’adjoint. Vous ferez connaître
à l’Arabe qu’il aura dix piastres de gratification s’il arrive le
15 avant midi.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
297.
Avis et recommandations au sujet
de son mouvement sur El-A’rych
Au général Kléber, à Damiette
Quartier
général, au Caire, 12 pluviôse an VII
(31 janvier 1799)
L’état-major,
Citoyen Général, vous fait passer l’ordre du mouvement pour
l’occupation d’El-A’rych. Pour y arriver, vous avez deux ennemis
à vaincre, la faim et la soif, et les ennemis qui sont à Gaza, et qui,
en deux jours, peuvent retourner à El-A’rych.
Vous direz aux gens
du pays que vous pourrez rencontrer que vous n’avez ordre d’occuper
qu’El-A’rych, Khân-Younès, et de chasser Ibrahim-Bey ; que
c’est à lui seul que vous en voulez.
Les moyens de
transport que vous avez dans ce moment-ci à Qatyeh peuvent seuls décider
de la quantité de troupes que vous pourrez envoyer à El-A’rych.
L’avant-garde du général Reynier épuisera les moyens de transport ;
car il est indispensable que les soldats portent pour trois jours sur
eux, et qu’il ait avec lui un convoi qui assure la subsistance pour
douze jours.
Arrivé à Khân-Younès,
vous pouvez écrire à Abd-Ullah-Pacha que le bruit public nous a
instruits que le Grand Seigneur l’avait nommé pacha d’Égypte ;
que, si cela est vrai, nous avons lieu d’être étonnés qu’il ne
soit pas venu ; que nous sommes les amis du Grand Seigneur ;
que vous n’avez aucune intention hostile contre lui ; que vous
n’avez ordre de moi que d’occuper le reste de l’Égypte et de
chasser Ibrahim-Bey ; que vous ne doutez pas que, s’il me fait
connaître l’ordre qui le nomme pacha d’Égypte, je ne le reçoive
avec tous les honneurs dus à son poste ; que, du reste, vous êtes
persuadé que, s’il est véritablement officier de la Sublime Porte,
il n’a rien de commun avec un tyran tel qu’Ibrahim-Bey, à la fois
ennemi de la République française et de la Sublime Porte.
Les divisions Bon et
Lannes, la cavalerie et le parc de réserve sont en mouvement ; je
compte partir moi-même le 17. Je suivrai la route de Birket el-Hâggy,
Belbeys, Korâym, Sâlheyeh, le pont d’El-Khazneh et Qatyeh. Vous
m’enverrez par cette route les rapports que vous aurez à me faire.
Bonaparte
Collection
Napoléon
298.
Récompenses promises à l’armée
pour actions d’éclat
Ordre du jour
Quartier
général, au Caire, 14 pluviôse an VII
(2 février 1799)
ARTICLE PREMIER. Il
sera accordé, pour récompense, aux tambours qui se distingueront, des
baguettes d’argent ; il ne pourra pas y en avoir plus de
vingt-cinq dans l’armée.
Il sera accordé,
pour récompense, aux trompettes qui se distingueront, des trompettes
d’argent ; il ne pourra pas y en avoir à l’armée plus de
cinq.
Il sera accordé aux
canonniers pointeurs qui distingueront par la justesse du tir une petite
grenade en or, qui sera fixée sur leur baudrier ; il ne pourra pas
y en avoir plus de quinze.
Il sera accordé aux
soldats qui se distingueront des fusils garnis en argent ; il ne
pourra pas y en avoir plus de deux cents.
ART. 2.
Tout soldat qui aura obtenu une trompette ou baguette d’argent, la
grenade d’or ou le fusil garni en argent, aura deux sous par jour de
haute paye.
ART. 3.
Les officiers ou soldats qui se distingueront par des actions de
bravoure extraordinaire ou par des services essentiels rendus à l’armée
auront un des cent sabres accordés en Italie, et dont vingt-cinq sont
à donner.
ART. 4.
Tous les officiers et soldats de l’armée qui ont obtenu un des cent
sabres enverront, dans le plus court délai, au chef de l’état-major,
copie certifiée par le conseil d’administration, du titre qui le
leur accorde et de l’inscription qui a été mise dessus. L’état général
sera imprimé et mis à l’ordre jour.
Bonaparte
Dépôt
de la guerre
299.
Questions à faire aux commandants de la citadelle et des forts du Caire
Au général Berthier
Quartier
général, au Caire, 17 pluviôse an VII
(5 février 1799)
Vous voudrez bien écrire,
Citoyen Général, aux commandants de la citadelle, des forts Dupuy,
Sulkowski, Ibrahim-Bey, de la Prise d’eau et de Gyzeh, pour qu’ils
m’envoient demain dans la journée une réponse à ces questions :
Si, le 16, ils
avaient été bloqués de manière à ne plus pouvoir communiquer,
combien de bouches avaient-ils à nourrir ?
Combien de jours
auraient-ils pu se défendre ?
Qu’est-ce qui les
empêcherait de tenir plus longtemps ?
Et, s’ils avaient
été attaqués, combien de coups de canon pouvaient-ils tirer ?
Qu’est-ce qui leur
manquait ?
Bonaparte
Dépôt
de la guerre