| Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains |
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Correspondance
militaire Extraite
de la correspondance générale par
ordre du ministère de la guerre Tome troisième Paris - 1876 Saint-Cloud, 3 fructidor an XI (21 août 1803)Donnez les ordres, Citoyen Ministre, au général commandant la 16e division militaire de réunir toute la 10e demi-brigade légère au Havre ; ordonnez au chef de brigade de ce corps de compléter de suite ses deux premiers bataillons chacun à 750 hommes. Le premier bataillon fournira une garnison, composée d’un officier et 25 hommes, à chacune des six chaloupes canonnières qui se trouvent dans le port, portant les numéros 5, 6, 7, 8, 9 et 10. Chaque compagnie fournira une garnison à trois bâtiments. Le second bataillon fournira une garnison aux sept bateaux canonniers numéros 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, chaque compagnie fournissant également à trois bateaux. Les soldats s’exerceront à nager en se familiarisant avec l’usage des avirons. Les garnisons suivront la marche des bâtiments ; elles devront servir le canon, et enfin rendre tous les services nécessaires pour la manœuvre du bateau. Ces dernières dispositions sont générales à tous les corps qui fourniront des garnisons sur la flottille. Ordre au général commandant la 12e division de réunir à Nantes tous les détachements de la 24e d’infanterie légère. Ordre au chef de brigade de former ses deux premiers bataillons chacun à 750 hommes. Aussitôt que le premier bataillon sera formé, il partira pour Granville, où il mettra garnison sur vingt-deux bateaux canonniers, depuis le numéro 105 jusques et compris le numéro 126, à raison de 25 hommes et un officier par bateau, chaque compagnie fournissant à trois bateaux, ce qui emploiera sept compagnies et une partie de la 8e. L’autre partie de cette compagnie et la 9e compagnie attendront à Granville, pour fournir les garnisons et partir avec les premiers bateaux ou chaloupes canonnières qui seront lancés à l’eau, à raison d’un officier et 25 hommes par bateau. Il sera donné de nouveaux ordres pour désigner le numéro des chaloupes où les détachements fourniront garnison. Le second bataillon enverra cinq compagnies à Saint-Malo, lesquelles fourniront un officier et 25 hommes de garnison sur les treize bateaux canonniers qui se trouvent dans cette place. Ces treize bateaux ne sont pas encore prêts, et ils ne sont pas portés sur l’état du ministre de la marine. Il sera donné des ordres pour désigner les numéros des bateaux sur lesquels ce second bataillon fournira les garnisons ; ce qui emploiera quatre compagnies et 25 hommes de la 5e. Le restant de cette compagnie attendra pour mettre garnison d’un officier et 25 hommes sur les premiers bateaux ou chaloupes canonnières qui seront lancés à Saint-Malo ; les numéros des bateaux seront désignés. Les quatre autres compagnies partiront le 20 fructidor avec le chef de brigade, la musique, l’adjudant-major, le quartier-maître, le chirurgien et tous les hommes qui tiennent à l’état-major et qui sont nécessaires pour entrer en campagne, et enfin avec les capotes qui doivent avoir été confectionnées pour se rendre à Saint-Omer. Le 3e bataillon restera à Nantes. Ordre à la 46e demi-brigade, qui est à Dunkerque, de compléter ses deux premiers bataillons chacun à 750 hommes. Le 1er bataillon mettra garnison d’un officier et 25 hommes sur chacun des bateaux canonniers composant la 1re division de la flottille, au nombre de 27, numérotés depuis le numéro 1 jusque et compris le numéro 27. Chaque compagnie mettant garnison sur trois bateaux emploiera le bataillon entier. Le 2e bataillon mettra garnison de même sur la 2e division, depuis le numéro 28 jusque et compris le numéro 54. Le 3e bataillon avec le dépôt se rendra à Lille pour y tenir garnison. Le chef de brigade et l’état-major se rendront à Boulogne ; ils partiront de Dunkerque deux jours après les bateaux, et après qu’ils se seront assurés que les bateaux ne seront plus dans une position à pouvoir rentrer. Si les bateaux étaient obligés de relâcher à Gravelines, à Calais, le chef de brigade s’y rendra. Ordre aux deux bataillons de la 36e demi-brigade de ligne, qui est à Mons, de se compléter chaque bataillon à 750 hommes, officiers compris, et de se rendre à Dunkerque. Le 1er bataillon fournira la garnison sur la 3e division de bateaux canonniers, depuis le numéro 55 jusques et compris le numéro 81 ; un officier et 25 hommes par bateau ou chaloupe. Le 2e bataillon fournira les garnisons du même nombre d’hommes sur les quinze bateaux restants, depuis le numéro 82 jusques et compris le numéro 97, ce qui emploiera cinq compagnies. Les quatre compagnies restant du 2e bataillon mettront un officier et 25 hommes de garnison sur les chaloupes canonnières qui se construisent à Dunkerque. Les chaloupes canonnières à Dunkerque ne sont pas achevées ; les numéros des batteries seront provisoires. Envoyez-moi l’ordre d’embarquement des garnisons. Le restant des hommes avec l’état-major, la musique, resteront à Dunkerque, où ils attendront des ordres. Le 3e bataillon et le dépôt resteront à Mons. Ordre à la 75e demi-brigade de ligne de se rendre à Valenciennes ; elle partira le 12 fructidor. Ordre à la 26e demi-brigade d’infanterie légère de former ses deux premiers bataillons chacun à 750 hommes et de se rendre à Saint-Omer ; elle partira le 15 fructidor ; le 3e bataillon restera à Sedan. Ordre à la 28e demi-brigade de ligne et à la 57e, qui sont à Boulogne, de former chacune leurs deux premiers bataillons à 750 hommes par bataillon, et d’envoyer leur 3e bataillon et leur dépôt à Lille. Ordre à la 25e demi-brigade de ligne de compléter ses deux premiers bataillons chacun à 750 hommes et de se rendre à Dunkerque, où elle tiendra garnison ; le 3e bataillon et le dépôt resteront à Maubeuge. Ordre à la 55e demi-brigade de compléter ses deux premiers bataillons à 900 hommes et de se rendre à Boulogne, en partant vingt-quatre heures après la réception de l’ordre ; et de faire partir le 3e bataillon et le dépôt pour Lille. Ordre à la 2e demi-brigade d’infanterie légère, qui est à Mâcon, de se rendre à Rouen, où elle attendra de nouveaux ordres. Ordre à la 28e demi-brigade de ligne de fournir un officier et 25 hommes pour tenir garnison sur chacune des quatre chaloupes canonnières qui sont à Boulogne, numéros 1, 2, 3 et 4. Ordonner à la 57e demi-brigade de ligne de fournir un sous-officier et 12 hommes de garnison pour chacune des caïques qui sont à Boulogne. Ordre à la 14e demi-brigade de ligne de former ses deux premiers bataillons, chaque bataillon à 750 hommes, et de se rendre à Boulogne ; le 3e bataillon et le dépôt resteront à Maëstricht. Ordre à la 51e demi-brigade, qui est à Ostende, de compléter ses deux premiers bataillons chacun à 750 hommes ; envoyer le 3e bataillon et son dépôt à Courtray. Ordre aux deux premiers bataillons de la 108e, qui sont à Anvers, de se compléter chacun à 750 hommes et de se rendre à Ostende ; le 3e bataillon et le dépôt resteront dans la citadelle d’Anvers. Ordre à la IIIe de compléter ses deux premiers bataillons, chaque bataillon à 750 hommes, et de se rendre à Bruges ; le 3e bataillon restera à Verdun. Ordre à la 61e demi-brigade de former ses deux premiers bataillons, chaque bataillon à 750 hommes, et de se rendre à Bruges ; le 3e bataillon et le dépôt resteront à Bruxelles. Donnez l’ordre à la 33e demi-brigade de ligne de former chacun de ses deux premiers bataillons à 750 hommes et de se rendre à Dunkerque ; le dépôt et le 3e bataillon resteront à Tournay. Les ordres doivent être expédiés sur-le-champ pour les corps auxquels on a désigné des chaloupes pour en fournir les garnisons. Les autres corps pour lesquels je n’ai pas désigné l’époque du départ se mettront en mouvement vers le 12 fructidor. Vous recommanderez aux chefs de brigade d’entremêler les conscrits avec les anciens soldats, pourvu qu’ils soient habillés et à l’école de peloton. Donnez
l’ordre au général Victor de faire fournir par sa garnison de Flessingue
un officier et 25 hommes pour chacun des trois bateaux canonniers qui sont
à Flessingue, nommés le Breskens,
le Terneuse et le Durler. Bonaparte
474.
Un
bateau canonnier est armé d’une pièce de 24, approvisionnée à 200
coups, et a un équipage. Il porte quinze jours de vivres et dix jours d’eau, les fusils, pistolets, sabres et grappins d’abordage, lances nécessaires à l’équipage pour la défense du bâtiment Une pièce de canon de campagne sur son affût, avec un armement de 200 coups à tirer, contenu dans des caisses ; Deux caisses contenant ensemble 27 fusils ; Une caisse contenant 30 baïonnettes ; Des caisses contenant 27 outils de pionniers, emmanchés ; Des caisses contenant 12 000 cartouches et 1 500 pierres à feu ; Des caisses contenant 1 200 rations de biscuit ; Des barriques contenant 1 200 rations d’eau-de-vie ; Huit marmites et huit bidons ; 25 soldats de garnison, 50 de passage, 3 officiers de régiment, 1 officier d’état-major, 1 domestique, Total = 80 hommes. Chaque
soldat aura son sac, sa giberne, son bidon contenant une pinte de vin, 4
livres de pain accrochées à son sac, 30 cartouches et 3 pierres à feu
dans sa giberne. Chaque officier a un portemanteau du volume et du poids de quatre sacs de soldats au plus ; Deux chevaux d’artillerie avec leurs harnais ; Cinq jours d’avoine et cinq jours de son ; Cinq jours d’eau pour les chevaux ; Cinq jours d’eau pour tous les hommes de passage. Chaloupe canonnièreUne chaloupe canonnière porte trois on quatre pièces de 24 ; Deux ou trois caronades ou petites pièces ; Quinze jours de vivres et dix jours d’eau pour l’équipage ; Des caisses contenant 12 000 cartouches ; Des caisses contenant 1 200 pierres à feu ; Des caisses contenant 27 fusils ; 30 baïonnettes ; 27 outils de pionniers, emmanchés ; 12 000 rations de biscuit ; 2 400 rations d’eau-de-vie ; 25
hommes de garnison, 25 hommes de passage, 3 officiers de régiment, 2 d’état-major, 1 domestique, Total = 56 hommes ; Un
cheval d’état-major avec sa selle ; Une caisse contenant cinq sabres de cavalerie. Les hommes auront leur sac, pain, giberne, bidon cartouches, comme dans le bateau canonnier. Les officiers auront un portemanteau, comme dans le bateau canonnier. Archives de l’Empire
Saint-Cloud, 12 fructidor an XI (30 août 1803)J’approuve, Citoyen Ministre, les idées contenues dans le mémoire du premier inspecteur général du génie sur la suppression de plusieurs places de la Belgique, telles que Mons, Tournay, Courtray, Menin, Furnes, Bruges, Yzendicke, Philippine, Axel, Hulst, Terneuse, Ath, Gand, Termonde, Oudenarde, Bruxelles, Liège et Namur ; je pense qu’il faudrait y joindre Malines. Ce serait une place à reconstruire, et, dans ce cas, il vaudrait mieux faire ces dépenses sur la Meuse, à moins que ce ne fût contre la frontière hollandaise, et alors se porter plus haut. Je pense également qu’il faudrait y ajouter Louvain. J’approuve beaucoup l’idée de vendre les débris de ces fortifications, et d’en faire une caisse particulière qui servirait à la construction des nouvelles places. J’approuve également l’idée de fixer les garnisons dans la 24e division militaire, de manière qu’on conserve quelques casernes dans les grandes villes pour des circonstances imprévues, mais qu’on supprime cette immense quantité de casernes qui ruinent le trésor public. Présentez-moi un projet d’arrêté sur ce dernier objet, et demandez au génie un rapport sur la note ci-jointe. Ne pourrait-on point démolir les fortifications de Sedan ? Luxembourg le couvre. Mézières et Montmédy, avec quelques réparations, sont suffisants pour arrêter une avant-garde qui voudrait, par la droite ou la gauche, passer la Meuse et entrer en Champagne. D’ailleurs, on ne peut se dissimuler qu’il faudrait des millions pour réparer Sedan, que le système en est extrêmement vicieux, et que, si l’ennemi était en mesure d’y arriver, il s’en emparerait facilement. Nous perdrions une garnison, une artillerie nombreuse, et cette prise ferait un très mauvais effet moral, par l’opinion d’avoir perdu une place depuis longtemps connue. Ajoutez à ces considérations que ses fabriques sont importantes. Il me paraîtrait nécessaire de faire d’Ostende une bonne place ; c’est le seul port de la Belgique. Le superbe canal de Bruges, qui conduit à Bruxelles, est une des clefs de ce beau pays. Trois à quatre millions dépensés là seraient très-bien employés. Le point de la Belgique où l’on doit tenir le plus de troupes est Anvers, parce que de là on est à portée de prévenir les invasions de la Hollande : Maëstricht pour la 25e division militaire. Il faudrait aussi adopter le principe de donner aux villes Ies casernes qui sont situées dans les villes qui ne sont point places de guerre, et exiger que ces villes soient chargées de les réparer ; c’est le seul moyen de porter un peu d’économie dans ces parties coûteuses de l’administration. Bonaparte
476. Annexe à la pièce précédente Saint-Cloud, 12 fructidor an XI (30 août 1803).Le mémoire du premier inspecteur général du génie ne me paraît pas répondre tout à fait à ce qu’on désirerait. On ne préjuge rien à la frontière batave ; mais il faut supposer qu’en cas de guerre elle est toujours à nous. Dans cet état notre ligne s’appuie à Grave et de là arrive à Venloo. Si l’on demande à mettre Anvers en état de défense, c’est : 1) À cause de l’arsenal de la marine, qu’on veut y établir ; 2) Comme point central où l’on pourra tenir de l’artillerie pour fortifier et ravitailler promptement les places hollandaises. Ce
qui intéresse donc dans ce moment, c’est la frontière du Rhin depuis
Grave jusqu’à la Moselle De Grave à Venloo il n’y a point de places. Il reste à savoir si l’on préférera Gueldre, qu’on a proposée, et qui effectivement pourrait remplir ce but. Ruremonde pourrait être fortifiée si la position s’y prête. On pense que, si la position était trop ingrate, il vaudrait mieux se mettre quelques lieues à côté, ou en avant. Maëstricht et Juliers sont faits. Une place sur la Moselle peut être utile. On voudrait, de cette place sur la Moselle à Juliers, trois places situées dans la position la plus favorable sur le contre-fort qui sépare les eaux du Rhin de la Meuse, ce qui ferait six nouvelles places à établir sur cette frontière. Si elles peuvent être placées de manière qu’on ne puisse absolument se porter sur la Meuse et ne la passer qu’après avoir pris une ou deux de ces places, tant que les autres resteraient, elles peuvent offrir des avantages de toute espèce pour la reprise de l’offensive. Quant à l’ordre de construction, il faudrait au plus en construire deux à la fois, et les pousser de manière à dépenser deux millions par an, et tout entiers dans les fortifications proprement dites, sans mettre un sou aux bâtiments militaires. Quelque importante que soit Gueldre, elle ne nous est utile que contre la Prusse. Les deux places les plus importantes paraîtraient celles qui intercepteraient la chaussée de Liège à Coblentz ; c’est par là que sont toujours venus les Autrichiens ; c’est là où il paraîtrait essentiel de travailler le plus tôt possible. Ainsi, en l’an XII, on réparerait Anvers ; on continuerait les travaux de Juliers, et on dépenserait deux millions à la nouvelle place. Par-dessus tout, on ne peut trop recommander de déterminer le local pour la convenance des fortifications, car alors elles coûtent très-peu et les fortifications sont bonnes. Bonaparte
477. Saint-Cloud, 13 fructidor an XI (31 août 1803)
Le commissaire général ne peut être un intermédiaire entre le ministre et les ordonnateurs en chef des camps que pour les détails d’exécution ; mais il ne peut être chargé des ordonnances ni des liquidations. Comment à Boulogne pourra-t-il suivre les détails administratifs de Bayonne ? Le directeur de l’administration, étant au centre, doit toujours tout diriger, de la même manière qu’il dirige l’administration de l’armée en Italie. Il est essentiel pour cela, qu’il conserve la correspondance directe avec chaque ordonnateur, les répartitions de fonds et les liquidations ; autrement il dirigerait à l’aveugle. Chaque camp doit avoir ses fonds séparés, mais sous la surveillance du commissaire général, auquel le ministre donnerait avis des crédits ouverts pour chaque service, mais en adressant directement les crédits aux ordonnateurs et à la trésorerie nationale ; c’est le seul moyen d’éviter les retards pour l’envoi des fonds et d’en surveiller l’emploi. D’ailleurs, le service des camps va être confondu avec celui des divisions ; si le ministre ne conservait pas sur l’un et sur l’autre la même surveillance, tout rentrerait bientôt dans la confusion. L’armée sortie du territoire de la République, ce sera différent ; il faut bien alors que le commissaire général soit revêtu de tous les pouvoirs administratifs ; mais il est impossible de les diviser dans l’intérieur, et qu’une partie des divisions corresponde avec le ministre et l’autre avec le commissaire général. Bonaparte
478. Saint-Cloud,
18 fructidor an XI (5 septembre 1803).
Citoyen Général Marmont, premier inspecteur-général d’artillerie, je n’approuve point les mouvements des pièces de 16 que vous tirez de Metz Luxembourg, Thionville, Sarre-Libre, Bitche et Longwy. Il me semble qu’il sera difficile d’armer les côtes avec des pièces de 16. Il faudra donc voir le nombre de pièces de 24 qu’on pourrait y laisser ; car il y a des positions très-importantes qu’on ne pourra pas armer avec des pièces de 16, dont le résultat est si différent de celui des pièces de 24, quelque opinion qu’on puisse en avoir. Le mouvement de la division de Bayonne me paraît très-bon. Je vous renvoie le travail, qui me paraît à refaire. Le port de Toulon aura besoin que vous lui fournissiez quatre-vingts pièces de 24, prises sur la côte. BONAPARTE
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