Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains

 Revenir au sommaire général

  

Portail Nouveautés Etudes stratégiques Publications ISC- CFHM- IHCC Liens Contacts - Adhésion

 

Dossiers :

 

  . Théorie de la stratégie

  . Cultures stratégiques

  . Histoire militaire

  . Géostratégie 

  . Pensée maritime

  . Pensée aérienne

  . Profils d'auteurs

  . Outils du chercheur

  . BISE

  . Bibliographie stratégique

 

Publications de référence

 

Stratégique

Histoire Militaire et Stratégie
Correspondance de Napoléon
RIHM
 

 

 

Correspondance militaire
de Napoléon I
er

Extraite de la correspondance générale et publiée

par ordre du ministère de la guerre

Tome troisième

Paris - 1876

 

700.
Au prince Murat

Schœnbrunn, 24 brumaire an XIV (15 novembre 1805)
10 heures du matin

Les divisions Oudinot, Suchet, Legrand et Vandamme, le maréchal Mortier, qui suit l’ennemi, forment un corps très-considérable. Le maréchal Mortier a été, hier 23, aux prises avec l’arrière-garde ennemie à la hauteur de Gaindorf. Il paraît qu’il se retire avec sécurité et au petit pas. Dans le combat du 20, le général autrichien Schmidt a été atteint de trois coups de feu. Le général russe Collinet a été blessé. Il paraît que le colonel Watier a été pris. S’il y a des parlementaires, vous pouvez le demander en échange avec un colonel russe que nous avons pris dans la même journée.

Nous avons trouvé à Stein 1 500 blessés ; vous pouvez faire dire au général Koutouzof qu’il peut être sans inquiétude, qu’on en aura le plus grand soin. Je donne ordre à la division Caffarelli de se rendre à Stockerau ; elle y sera ce soir, et sera sous vos ordres. La division Saint-Hilaire ne sera à Vienne que demain à midi.

Pour ne point trop confondre tous les corps de l’armée, ne vous servez de la division Caffarelli que dans le cas où vous en auriez besoin.

NAPOLÉON

Archives de l’Empire

 

701.
Au maréchal Bernadotte

Schœnbrunn, 24 brumaire an XIV (15 novembre 1805)

L’Empereur, Monsieur le Maréchal, est fâché que, dans ce moment où le prince Murat et les maréchaux Lannes et Soult se battent à deux journées de Vienne, vous n’ayez pas encore fait passer le Danube à un seul homme ; vos soldats seront sans doute fâchés de n’avoir pas toute la part qu’ils devraient avoir à la gloire de cette campagne. Par le retour de mon officier d’état-major, l’Empereur espère que vous me manderez que toute votre armée est passée, que vous êtes à la poursuite des Russes, et que vous leur tenez la baïonnette dans les reins.

Hier au soir, les avant-postes du maréchal Murat, qui a couché à Weikersdorf, avaient rencontré l’ennemi sur plusieurs points.

Il est vraisemblable que, demain 25, les maréchaux Soult et Lannes et le prince Murat combattront l’ennemi ; l’Empereur y sera vraisemblablement de sa personne ; il ne doute pas que vous n’y soyez aussi, quand vous devriez marcher toute la nuit.

Le secrétaire d’État, par ordre de l’Empereur

Dépôt de la guerre

 

702.
Ordre du Major Général

Schœnbrunn, 24 brumaire an XIV (15 novembre 1805)

Des ingénieurs géographes feront la reconnaissance de l’Enns, en établissant toutes ses communications avec la Styrie. Ils feront celle de tout le pays entre l’Enns et Vienne. Ils reconnaîtront d’abord toutes les rivières transversales, ensuite toute la chaîne des montagnes qui séparent de la Styrie et toutes les routes qui peuvent mener sur Vienne, enfin le Danube depuis l’Enns jusqu’à Vienne.

D’autres ingénieurs géographes seront chargés des reconnaissances depuis l’Enns jusqu’à l’Inn et la Salza, en établissant bien les débouchés du Tyrol. Ils feront celle du Danube depuis Passau jusqu’à l’Enns, des routes qui peuvent mener de Salzburg et de la Styrie jusqu’à Vienne ; enfin ils feront la reconnaissance de la Trasen.

Le génie fera des reconnaissances pour fortifier Passau.

On fera une reconnaissance pour fortifier Enns avec un projet de tête de ponts.

On fera faire une reconnaissance par un officier du génie, de Linz à Budweis, de Linz à Freising de Freising à Passau, de Linz à Krems en longeant le Danube, de Vienne à Krems.

Un officier du génie, attaché au corps du maréchal Davout, reviendra pour faire la reconnaissance de Vienne à Lilienfeld, de Lilienfeld à Steyer, en marquant le chemin qu’on a suivi, qu’on aurait pu suivre, et celui qui aurait été le meilleur.

Le général Sanson donnera pour ces reconnaissances une échelle commune, au moins aussi forte que celle de la grande carte de Cassini. La population des villes, la hauteur des montagnes, la largeur des rivières, la physionomie du pays, doivent être désignées ; et, relativement aux rivières, il faut avoir soin de dire, lieue par lieue, quelle est la rive qui domine.

Le général Sanson me fera demain le rapport des personnes qu’il convient de choisir pour ce travail, et me fera connaître le temps où il sera terminé. Il ne s’agit ni de planchette, ni de graphomètre, ni d’opérations astronomiques, mais de simples reconnaissances faites au pas et dessinées au coup d’œil. Il doit y avoir à Vienne des plans de cadastre ou d’autres reconnaissances que l’on doit trouver et qui pourraient enrichir le cabinet topographique : il faut en faire faire la recherche avec soin.

NAPOLÉON

Dépôt de la guerre

 

703.
Au prince Murat

Schœnbrunn, 24 brumaire an XIV (15 novembre 1805)
3 heures après midi

Mon Cousin, vous trouverez ci-joint la note des renseigne­ments qu’on me donne à Vienne sur la marche des colonnes russes, une de 5 000 hommes et une de 9 000 hommes. Le général Bernadotte a perdu un jour ; je viens de lui en témoigner mon extrême mécontentement. Il partira de Krems demain, à trois heures, avant le jour, pour appuyer fortement sur l’armée ennemie. Hier, 23, un bataillon de la 9e légère a joint l’arrière-garde de l’armée russe ; il en est résulté quelques coups de fusil. Bernadotte et Mortier n’auront pas moins de 25 000 hommes. L’armée du prince Charles, en Italie, est en pleine retraite, mais il est certain que, le 3 novembre, elle était encore à Vicence. Marmont a poussé le corps qui était devant lui et qui bat en retraite. Ce corps était de 12 000 hommes et formait le premier détachement de l’armée d’Italie. Je ne suppose pas que le gros détachement du prince Charles puisse être, avant bien des jours, près de Leoben, si toutefois il ne se retire pas en Hongrie. Je pense qu’aujourd’hui je recevrai des renseignements plus précis sur la situation de l’ennemi. Le général Milhaud vient de prendre cent quatre-vingts pièces de canon. Je n’ai de ses nouvelles que depuis neuf heures du matin ; il avait de l’infanterie et poussait vigoureusement l’ennemi. Tant que l’ennemi marchera, et que vous l’attaquerez par ses flancs, il ne sera pas très-redoutable pour vous. S’il prend une position, il paraît qu’il ne la peut prendre que parallèle au Danube, du moment surtout qu’il sentira bien l’effet de la poursuite de Bernadotte.

NAPOLÉON

Archives de l’Empire

 

704.
Au maréchal Soult

Schœnbrunn, 24 brumaire an XIV (15 novembre 1805)
3 heures après midi

Mon Cousin, j’ai reçu votre lettre. Continuez à me donner des renseignements. Appuyez ferme les mouvements du prince Murat ; Bernadotte doit appuyer aussi. Saint-Hilaire ne sera ici que demain à midi. Pour ne pas perdre un moment, j’ai envoyé la division Caffarelli à Stockerau ; car il faudra que la division Saint-Hilaire reste la journée de demain ici.

NAPOLÉON

Saint-Hilaire arrive à l’heure même ; il a forcé de marche.

Dépôt de la guerre

(En minute aux Arch. de l’Emp.)

 

705.
Au général Marmont

Schœnbrunn, 24 brumaire an XIV (15 novembre 1805)
4 heures après midi

Monsieur le Général Marmont, vous êtes un corps d’obser­vation. Vous ne pouvez pas être, depuis plusieurs jours, appuyé par l’armée, puisque toutes mes forces sont dirigées contre les Russes. Je n’en ai pas beaucoup, puisque je suis obligé de garder Vienne et que, voulant les déborder pour les entamer sérieusement, il m’en faut davantage que si je ne voulais que les combattre. Toutes les fois que vous empêchez l’ennemi de s’emparer du Sœmmering-Berg et de déboucher dans la vallée du Danube, votre rôle est rempli. Si j’estime que vous n’êtes pas assez fort pour agir indépendamment, je vous crois trop fort pour vous tenir posté sur le Sœmmering-Berg. J’approuve donc que vous occupiez Bruck, Leoben ; que vous ayez de forts postes à OEdenburg, à Gratz. Éclairé de loin, vous avez le temps de me prévenir pour vous envoyer des forces suffisantes, non pour résister à l’ennemi, mais pour l’écraser. Il paraît déjà qu’il se doute que vous pouvez tenir à Leoben, puisque ses courriers se dirigent de Venise sur Presbourg, et qu’une de nos patrouilles vient d’en arrêter un jusqu’aux portes de cette capitale. Dans cette situation des choses, pour vous mettre à même de faire vos calculs, je vous envoie l’extrait des dépêches trouvées dans le courrier qu’on a arrêté. Il en résulte que le prince Charles était encore le 3 novembre à Vicence. J’estime qu’il faut à son corps d’armée au moins huit jours pour se rendre à marches forcées à Udine, et huit autres jours pour se rendre à Leoben. Il ne serait donc pas étonnant que, du 24 au 25, il se trouvât soit sur Gratz, soit sur Leoben, suivant la route qu’il aurait prise. Nous sommes au 15 ; j’estime donc que, d’ici à neuf ou dix jours, la masse de ses forces ne peut être dans vos environs. J’espère donc alors pouvoir agir par vous et vous appuyer par une forte armée.

NAPOLÉON

Archives de l’Empire

 

706.
24e Bulletin de la Grande Armée

Schœnbrunn, 24 brumaire an XIV (15 novembre 1805)

Au combat de Dürrenstein, le général major autrichien Schmidt, qui dirigeait les mouvements des Russes, a été tué ainsi que deux généraux russes. Il paraît que le colonel Watier n’est pas mort, mais que, son cheval ayant été blessé dans une charge, il a été fait prisonnier. Cette nouvelle a causé la plus grande satisfaction à l’Empereur, qui fait un cas particulier de cet officier.

Une colonne de 4 000 hommes d’infanterie autrichienne et un régiment de cuirassiers ont traversé nos postes, qui les ont laissés passer sur un faux bruit de suspension d’armes, qui avait été répandu dans notre armée. On reconnaît, à cette extrême facilité, le caractère du Français, qui, brave dans la mêlée, est d’une générosité souvent irréfléchie hors de l’action.

Le général Milhaud, commandant l’avant-garde du corps du maréchal Davout, a pris cent quatre-vingt-onze pièces de canon avec tous les caissons d’approvisionnements, et 400 hommes. Ainsi la presque totalité de l’artillerie de la monarchie autrichienne est en notre pouvoir.

Le palais de Schœnbrunn, dans lequel l’Empereur est logé, a été bâti par Marie-Thérèse, dont le portrait se trouve dans presque tous les appartements. Dans le cabinet où travaille l’Empereur est une statue de marbre qui représente cette souveraine. L’Empereur, en la voyant, a dit que, si cette grande reine vivait encore, elle ne se laisserait pas conduire par les intrigues d’une femme telle que madame de Colloredo. Constam­ment environnée, comme elle le fut toujours, des grands de son pays, elle aurait connu la volonté de son peuple ; elle n’aurait pas fait ravager ses provinces par les Cosaques et les Moscovites ; elle n’aurait pas consulté, pour se résoudre à faire la guerre à la France, un courtisan comme ce Cobenzl, qui, trop éclairé sur les intrigues de la cour, craint de désobéir à une femme étrangère, investie du funeste crédit dont elle abuse ; un scribe comme ce Collembach ; un homme enfin aussi universellement haï que Lambertie ; elle n’aurait pas donné le commandement de son armée à des hommes tels que Mack, désigné, non par la volonté du souverain, non par la confiance de la nation, mais par l’Angleterre et la Russie. C’est en effet une chose remarquable que cette unanimité d’opinions dans une nation tout entière contre les déterminations de la Cour ; les citoyens de toutes les classes, tous les hommes éclairés, tous les princes mêmes se sont opposés à la guerre. On dit que le prince Charles, au moment de partir pour l’armée d’Italie, écrivit encore à l’Empereur pour lui représenter l’imprudence de sa résolution et lui prédire la destruction de sa monarchie ; l’électeur de Salzburg, les archi­ducs, les grands tinrent le même langage. Tout le continent doit s’affliger de ce que l’empereur d’Allemagne, qui veut le bien, qui voit mieux que ses ministres, et qui, sous beaucoup de rapports, serait un grand prince, ait une telle défiance de lui-même, et vive si constamment isolé ; il apprendrait des grands de l’empire, qui l’estiment, à s’apprécier lui-même ; mais aucun d’eux, mais aucun des hommes considérables qui jugent et chérissent les intérêts de la patrie n’approche jamais de son intérieur. Cet isolement, dont on accuse l’influence de l’impératrice, est la cause de la haine que la nation a conçue contre cette princesse. Tant que cet ordre de choses subsistera, l’empereur ne connaîtra jamais le vœu de son peuple, et sera toujours le jouet des subalternes que l’Angleterre corrompt, et qui le circonviennent de peur qu’il ne soit éclairé. Il n’y a qu’une voix à Vienne comme à Paris : les malheurs du continent sont le funeste ouvrage des Anglais.

Toutes les colonnes de l’armée sont en grande marche et se trouvent déjà en Moravie et à plusieurs journées au-delà du Danube. Une patrouille de cavalerie est déjà parvenue jusqu’aux portes de Presbourg, capitale de la haute Hongrie. Elle a intercepté le courrier de Venise, au moment où il cherchait à entrer dans cette ville. Les dépêches de ce courrier ont appris que l’armée du prince Charles se retire en grande hâte, dans l’espoir d’arriver à temps pour secourir Vienne.

Le général Marmont mande que le corps qui s’était avancé jusqu’à OEdenburg, par la vallée de la Mur, a évacué cette contrée après avoir coupé tous les ponts, précaution qui l’a mis à l’abri d’une vive poursuite.

Le nombre des prisonniers que fait l’armée s’accroît à chaque instant.

Sa Majesté a donné audience aujourd’hui à M. le général-major batave Bruce, beau-frère du Grand Pensionnaire, venu pour féliciter l’Empereur de la part de Leurs Hautes Puissances les États de Hollande.

L’Empereur n’a encore reçu aucune des autorités de Vienne, mais seulement une députation des différents corps de la ville, qui, le jour de son arrivée, est venue à sa rencontre à Sieghartskirchen. Elle était composée du prince Zinzendorf, du prélat de Seidenstetten, du comte de Veterani, du baron de Kess, du bourgmestre de la ville, M. de Wohebben, et du général Bourgeois, du corps du génie.

Sa Majesté les a accueillis avec beaucoup de bonté et leur a dit qu’ils pouvaient assurer le peuple de Vienne de sa protection.

Le général de division Clarke est nommé gouverneur général de la haute et de la basse Autriche. Le conseiller d’État Daru en est nommé intendant général.

Moniteur du 5 frimaire an XIV

(En minute au Dépôt de la guerre)

 

707.
Au prince Murat

Schœnbrunn, 25 brumaire an XIV (16 novembre 1805)
8 heures du matin

Il m’est impossible de trouver des termes pour vous exprimer mon mécontentement. Vous ne commandez que mon avant-garde et vous n’avez point le droit de faire d’armistice sans mon ordre ; vous me faites perdre le fruit d’une campagne. Rompez l’armistice sur-le-champ et marchez à l’ennemi. Vous lui ferez déclarer que le général qui signe cette capitulation n’a point le droit de le faire ; qu’il n’y a que l’empereur de Russie qui ait ce droit ; toutes les fois cependant que l’empereur de Russie ratifierait ladite convention, je la ratifierai. Mais ce n’est qu’une ruse ; marchez, détruisez l’armée russe ; vous êtes en position de prendre ses bagages et son artillerie. L’aide de camp de l’empereur de Russie est un polisson ; les officiers ne sont rien quand ils n’ont point de pouvoirs ; celui-ci n’en avait point ; les Autrichiens se sont laissé jouer pour le passage du pont de Vienne ; vous vous laissez jouer par un aide de camp de l’empereur ; je ne conçois pas comment vous avez pu vous laisser jouer à ce point.

NAPOLÉON

Archives de l’Empire

 

708.
Au maréchal Berthier

Schœnbrunn, 25 brumaire an XIV (16 novembre 1805)

Mon Cousin, la route de l’armée par Spire sera abandonnée. Le pont de Spire sera levé et les bateaux rendus à leurs propriétaires. La route sera désormais par Strasbourg, Ulm et Augsbourg. Vous donnerez des ordres, ainsi que notre intendant général, pour que des commandants d’armes et des étapes soient placés sur cette route.

On pourra aussi se servir de la route de Strasbourg, Stuttgart et Ulm. L’envoi de toutes les munitions d’artillerie cessera, et tout ce qui se trouverait encore à Ellwangen, ou au-delà d’Ulm, sera renvoyé en France. Tous les transports de vivres cesseront. Les transports de souliers et de capotes seront activés et auront la préférence sur tout. S’il y avait cependant à Spire des transports de souliers, capotes et autres effets des corps, on laisserait subsister le pont jusqu’à ce qu’ils soient tous passés et rendus sur Stuttgart.

NAPOLÉON

Dépôt de la guerre

(En minute aux Arch. de l’Emp.)

 

709.
Au maréchal Davout

Schœnbrunn, 25 brumaire an XIV (16 novembre 1805)

Mon Cousin, vous devez avoir reçu l’ordre de faire venir la division Gudin à Vienne, qui, jointe à la division Friant, formera une force suffisante pour maintenir une bonne police à Vienne et pour avoir une bonne avant-garde à dix bonnes lieues d’ici, sur la route de Brünn. Il est possible aussi que je vous écrive d’envoyer une avant-garde à Krems, du côté de Stockerau. Tenez vos postes à Presbourg, pourvu qu’ils ne se compromettent pas. Mettez-vous à l’abri de toute surprise, et soyez toujours à vos ponts au point du jour. Ayez des postes de cavalerie jusqu’à Stockerau, de huit hommes et d’un maréchal des logis. Les lettres se porteront de poste en poste. Les aides de camp pourront se servir des chevaux des ordonnances pour arriver rapidement. Vous sentez combien il est important que j’aie fréquemment des nouvelles de Vienne.

NAPOLÉON

Comm. par Mme la maréchale princesse d’Eckmühl.

(En minute aux Arch. de l’Emp.)

 

 Copyright www.stratisc.org - 2005 - Conception - Bertrand Degoy, Alain De Neve, Joseph Henrotin