Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains

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Stratégique

Histoire Militaire et Stratégie
Correspondance de Napoléon
RIHM
 

 

Correspondance militaire
de Napoléon Ier

Extraite de la correspondance générale et publiée

Par ordre du ministère de la guerre

Tome sixième

Paris - 1876

 

1205. ‑ ORDRES POUR L’AUGMENTATION ET LA RÉPARTITION DU MATÉRIEL D’ARTILLERIE.

AU GÉNÉRAL CLARKE, DUC DE FELTRE,

MINISTRE DE LA GUERRE, A PARIS.

  Paris, 20 novembre 1809.

Je réponds à votre lettre du. . . novembre, bureau de l’artillerie.

  J’y vois que je n’ai que huit mille affûts de siège, de place ou de côte, et que dix mille voitures de campagne, ce qui ne me ferait qu’un capital de dix‑huit millions, ci cela était neuf. C’est bien peu de chose, et j’en conçois plus vivement d’augmenter mon matériel.

  Je vois, par un article de votre rapport, qu’on a consommé depuis quatre ans de guerre pour cent millions de matériel, et qu’on en a remplacé pour quarante millions. Cela suppose donc que le capital a diminué de soixante millions. Si cela est vrai, il est urgent de fixer l’attention sur cet état de choses et de ne pas se laisser appauvrir.

  Aucune nation dans le monde n’a autant de places fortes que la France ; notre immense matériel est disséminé dans toutes ces places. Je considère Lille, Metz et Givet comme trois grands dépôts des fron­tières du Rhin et du nord, formant une immense réserve en artillerie, munitions et affûts, De ces trois réservoirs on tirerait tout ce dont on aurait besoin, et on le porterait partout où cela serait nécessaire.

  Après ces trois points, celui de la Fère, comme offrant des armes à Paris, est extrêmement impor­tant.

  Si la position de notre matériel n’est pas bien déterminée, il pourrait y avoir telle campagne malheureuse qui nous privât de nos arsenaux, de nos armes et de nos moyens de défense. Il y aurait dans toutes les places suffisamment d’affûts, de canons et de munitions de toute espèce pour la première défense, si les trois points centraux étaient bien approvisionnés pour envoyer au secours de la place qui serait menacée.

  Quant à la frontière d’Italie, tous mes États au delà des Alpes doivent toujours être considérés comme États à part, et je dois toujours avoir à Grenoble et à Auxonne de quoi armer mes places de Franche‑Comté et des Alpes et approvisionner les armées qui défendraient cette ligne. Le premier principe du règlement à me proposer à ce sujet est qu’on ne doit rien avoir au delà des Alpes que le strict nécessaire pour mes places d’Italie.

  Le budget de l’année ne peut pas être augmenté au delà de ce qu’il a été constamment, un million par mois. Mais je ne fais pas difficulté de créer un fonds de quinze à vingt millions, en vendant tous les cuivres inutiles, en versant le produit de cette vente dans une caisse à part et en formant ainsi un fonds pour l’extraordinaire de l’artillerie. Il paraît qu’avec trois millions par an mes arsenaux auraient toute l’activité convenable. Avec douze millions je ferais donc douze mille voitures qui, pendant quatre ans, emploieraient tous mes arsenaux. Ces douze mille voitures jointes aux dix‑huit mille que j’ai feraient trente mille voitures, bonnes ou mauvaises. Je les placerais dans mes grands dépôts, qu’il s’agit d’établir à chaque frontière. Vous sentez que je ne consentirais à la vente d’un matériel qui m’est inutile qu’après avoir pris bien des précautions ; mais enfin il faut bien se rendre à l’évidence des faits et con­venir qu’il est absurde de garder vingt à trente millions de choses inutiles, quand on manque de quinze à vingt millions de choses utiles.

  Le budget de l’artillerie ne doit jamais passer douze millions ; la nature des choses ne comporte pas davantage. Faites‑moi connaître ce que je peux réaliser de mon matériel qui m’est inutile et l’em­ploi qu’il faudrait en faire.

  Vous me remettrez aussi le détail du budget de douze millions, qui sera constamment le budget ordinaire de l’artillerie : l’entretien de tout le matériel, la quantité de poudre, de boulets et de fusils dont mon matériel sera augmenté tous les ans, y seront compris. Nous pourvoirons à l’extraordi­naire, soit des constructions de voitures, soit des fabrications de fusils, par la partie de notre matériel ­que vous aliénerez.

  Il est vrai de dire que j’ai hâte de donner à mes arsenaux toute l’activité dont ils sont susceptibles et de remplir mes magasins, que vos derniers états m’ont montrés plus vides que je ne croyais.

  D’après la minute. Archives de l’Empire.

 

 

1206. - ORDRES POUR ÉTABLIR LA SITUATION DE L’ARMÉE D’ESPAGNE.

AU GÉNÉRAL COMTE DE LAURISTON,

AIDE DE CAMP DE L’EMPEREUR, A PARIS.

Paris, 9 décembre 1809.

  Je désire que vous preniez connaissance de tout ce qui est relatif au matériel, au personnel et aux attelages de l’artillerie de l’armée d’Espagne, afin que vous puissiez me mettre au fait de tout ce qui regarde cette arme. Le service en est en ce moment assez compliqué ; il se divise naturellement en deux parties : ce qui existe en Espagne et ce qui va y être envoyé.

  Ayez des étais bien dressés de toute l’artillerie de campagne, avec ses munitions, attelée, à la suite des différents corps ; de l’artillerie de campagne, non attelée, existant dans les différents dépôts (même observation pour le personnel) ; de la quan­tité d’artillerie de siège existant dans les différentes places ou dépôts ; enfin de tout le personnel et des chevaux qui seraient en route de l’intérieur pour l’Espagne, avec l’indication du jour où chaque dé­tachement arrivera à Bayonne. Cette partie sera la plus facile. La seconde exige plus de soin et d’étude, et je désire que vous vous en occupiez beaucoup, pour pouvoir me remettre des états clairs et n’être pas trompé dans mes calculs. Cela se divise en équipage de campagne et équipage de siège, et chaque équipage se subdivise en matériel, per­sonnel et attelages. L’équipage de campagne est relatif au 8è corps. Je crois que je n’ai pas désigné d’équipage d’artillerie, ni pour la division Loison, ni pour la division Reynier ; cependant quelques pièces leur seront aussi nécessaires.

  L’équipage de campagne du 8è corps, quel en est le commandant ? quel en est le personnel ? où est le matériel, et quand pourra‑t‑il entrer en Espagne ?

  Procurez‑vous les mêmes renseignements sur l’artillerie de la Garde.    

Quant à l’équipage de siège, j’ai demandé 4,000 chevaux et beaucoup de voitures. Quand le matériel et le personnel seront‑ils arrivés à Bayonne ?

  Faites‑moi des tableaux bien clairs et bien exacts, car le temps est ici le grand élément. Prenez une connaissance parfaite de l’artillerie de l’armée d’Espagne, et soumettez‑moi tous les ordres à donner pour que cette arme soit en mesure de remplir mon attente.

  D’après la minute. Archives de l’Empire.

 

 

1207. ‑ PROJET DE FORMER UNE RÉSERVE DE L’ARMÉE D’ESPAGNE.

AU GÉNÉRAL CLARKE, DUC DE FELTRE,

MINISTRE DE LA GUERRE, A PARIS.

Paris, 15 décembre 1809.

  Faites faire des recherches dans vos bureaux, et faites‑moi un rapport qui me fasse connaître s’il se­rait possible de tirer 25 à 30,000 hommes de mes dépôts d’infanterie et de cavalerie, pour former une réserve destinée à garder les derrières de l’armée d’Espagne lorsque les corps des généraux Loison, Reynier, le 8è corps, les régiments de marche, les douze bataillons auxiliaires et les vingt escadrons de gendarmerie auront rejoint, et que ces corps se­ront tout à fait formés.

  Les corps qui restent en Allemagne sont suffisam­ment forts. Mon intention est de disposer de ce qu’il y aurait dans tous les cadres de France pour le diriger sur l’Espagne ; et, quand ces détachements arri­veraient successivement à Bayonne en février, mars, avril, mal, ce serait toujours suffisant pour alimenter l’armée, tranquilliser les derrières et assurer enfin la conquête de cet immense pays.

  D’après la minute. Archives de l’Empire.

 

 

1208. ‑ ÉCONOMIES A RÉALISER SUR LA CAVALERIE.

  AUX MINISTRES DE LA GUERRE

ET DE L’ADMINISTRATION DE LA GUERRE, A PARIS.

Trianon, 18 décembre 1809.

  Je vous ai déjà fait connaître, par ma lettre d’au­jourd’hui, que mon intention est de contremander toutes les remontes afin de diminuer d’autant les dépenses. Je vous ai recommandé de faire diriger sur Niort tous les chevaux qui seraient déjà en route pour l’Italie ; il faut les faire arrêter aux lieux où ils se trouvent aujourd’hui, et adresser vos ordres spécialement à Paris, Lyon et Chambéry et sur les principaux points de la route ; car je n’ai plus besoin de chevaux en Italie, et un millier de chevaux de plus du côté de l’Espagne me sera très-utile.

  Je vous écris aujourd’hui la présente pour vous demander un rapport général sur la cavalerie. Ma dépense est énorme, et il fait aujourd’hui songer sérieusement à une réforme. Mon armée, dans l’état actuel, mangerait trois fois le revenu de la France. Je désire donc connaître d’abord la situation en hommes, en hommes, en chevaux, en selles, de tous mes régiments de cavalerie au 1er décembre, ensuite les régiments qu’il est urgent de faire dans les hommes et dans les chevaux pour réduire les dépenses à un taux convenable.

  Je trouverai dans cette mesure un autre avantage, ce sera celui de retirer des dépôts de cavalerie beaucoup de conscrits qui, désormais, y seraient inutiles, et de pouvoir les remettre à la disposition du ministre de la guerre pour en former les nouveaux bataillons du train d’artillerie destinés à l’armée d’Espagne.

  Je vous ai fait connaître que tous vos budgets devaient être faits sur l’hypothèse de l’état de paix du côté de l’Allemagne et de l’état de guerre du côté de l’Espagne.

  Les hommes, les chevaux et les harnais de ma cavalerie se divisent en deux parties : celle qui est à l’armée et celle qui est dans les dépôts.

  Quatorze de mes régiments de cuirassiers, un grand nombre de mes régiments de chasseurs et de hussards sont en Allemagne ; quel que soit le pied de paix que j’arrêterai aussitôt que vous m’aurez remis votre rapport, la réduction s’opérera promp­tement dans les escadrons de guerre par la réforme de chevaux hors de service et des hommes démontés ou invalides ; mais c’est surtout dans mes dépôts qu’il est urgent de porter la réforme, afin que je n’aie en France aucun cheval inutile et que, l’année prochaine, je puisse faire de grandes économies sur les fourrages. Ainsi j’entends que les dépôts de tous ceux de mes régiments qui restent à l’armée d’Alle­magne n’aient pas plus de 50 chevaux, l’un portant l’autre ; en supposant trente dépôts, cela ne ferait pas 1,500 chevaux à nourrir en France pour mes régiments de l’armée d’Allemagne. Quant aux hommes, les dépôts devront en avoir tout au plus le double.

  Après la cavalerie de l’Allemagne vient celle de l’Italie. J’ai des régiments de cavalerie dans mon ar­mée d’Illyrie ; j’en ai dans mon armée d’Italie. Mon intention est, en général, de tenir tous mes dépôts de cavalerie dans les Alpes plus nombreux et les es­cadrons que j’ai en Italie sur un plus haut pied, vu les difficultés de leur remonte. Je n’entends pas payer les fourrages plus cher en Piémont et en Italie que dans les autres pays. Les fourrages, en Italie, sont abondants ; ce ne peut être que par abus qu’on en porte le prix si haut. Mon intention est d’auto­riser les préfets à les faire fournir au taux de dix-huit sous, au plus d’un franc, et par réquisition, s’il est nécessaire.

  Je serais porté à placer en Normandie les quatre dépôts de cuirassiers que j’ai en Piémont ; ils se­raient là plus près pour leur remonte, et j’ai d’ailleurs toujours besoin de ressources et de cavalerie sur la côte.

  J’ai en Espagne vingt‑cinq régiments de dragons. Je n’entends pas qu’ils aient en France plus de 25 à 50 chevaux à leur dépôt. Même observation pour les douze régiments de hussards et de chasseurs qui sont en Espagne ; et, comme en Espagne la nourri­ture des chevaux n’est pas à mes frais, il faut en général me proposer d’y envoyer tous les chevaux qui sont disponibles dans les dépôts. Là ils seront utiles, ne me coûteront rien, et il en résultera de grandes économies pour mes finances. J’ai quatre-­vingts régiments de cavalerie ; c’est quatre‑vingts dépôts, qui, à raison de 40 chevaux l’un portant l’autre, ne feront pas plus de 3 à 4,000 chevaux à nourrir ; ce qui réduira la masse de fourrage de 15 millions à moins de 4 millions pour 1810. Et c’est une grande et importante économie.

  Je crois avoir augmenté d’une 9è compagnie tous mes régiments de dragons et de cavalerie légère. Il me semble qu’il serait convenable de réformer pour l’année prochaine ces 9es compagnies, car les régi­ments de cavalerie que j’ai en Allemagne seront suf­fisamment forts à quatre escadrons, puisqu’ils y sont dans l’état de paix. Les régiments qui sont en Es­pagne sont si nombreux, qu’ils seront suffisamment forts à trois escadrons.

  Je pense qu’il serait également nécessaire de ré­former le 5è escadron de cuirassiers ; ce qui nous replacerait tout à fait sur le pied de paix.

  Cette lettre est commune aux ministres de la guerre et de l’administration de la guerre. Enten­dez‑vous donc tous deux sur ce qu’elle contient, et présentez‑moi un rapport sur les augmentations que l’état de guerre a nécessitées, un état de situation générale de ma cavalerie sous le triple rapport des hommes, des chevaux et des harnais, et enfin un projet de décret qui remplisse les vues que je viens de vous indiquer.

  D’après la minute. Archives de l’Empire

 

 

1209. ‑ ÉCONOMIES A RÉALISER SUR LES ÉTATS-MAJORS, LE TRAIN, LES EMPLOYÉS D’ADMINIS­TRATION.

AUX MINISTRES DE LA GUERRE

ET DE L’ADMINISTRATION DE LA GUERRE, A PARIS.

Trianon, 18 décembre 1809.

  Je vous ai déjà fait connaître, par ma lettre de ce jour, les réformes que j’espère opérer pour l’année prochaine sur la masse des remontes, sur celle des fourrages et sur le personnel, en supprimant tous les cadres que l’état de guerre a fait créer en aug­mentation de l’état ordinaire. Je me propose de faire une autre importante économie, c’est sur la conscription ; à moins d’événements extraordinaires, je ne compte pas en lever. Il est un grand nombre d’autres économies sur lesquelles j’appelle votre attention, et qu’il est urgent de prendre en haute considération, vu l’impuissance où mes finances se trouvent de subvenir à tant de dépenses.

  Faites‑moi un rapport sur toutes les économies possibles dans l’état de sécurité où la paix de Vienne nous place avec l’Allemagne, et dans l’état de guerre où nous restons avec l’Espagne. Une émi­nente économie doit être faite sur les employés d’administration. Je crois que rien que leur solde  pour l’armée d’Allemagne s’élève à près de six millions. Mon intention est de ne laisser l’année prochaine en Allemagne que le 3è corps du duc d’Auerstaedt, les quatorze régiments du duc de Rivoli, les quatorze régiments de cuirassiers et six régiments de cavalerie légère, et même, dans le courant de l’année prochaine, je me déciderai sans doute à faire rentrer les quatorze régiments du duc de Rivoli ou le 4è corps. Il faut donc diminuer au­tant que possible les employés ; il faut supprimer tout ce qui tient à l’état de guerre, tout ce qui est provisoire, les adjoints aux commissaires des guerres, les commandants de place, les états-­majors, etc., et enfin réduire tout à l’état ordinaire.

  Toute l’armée d’Italie doit être mise sur le pied de paix.

  L’armée d’Illyrie doit être mise sur un demi‑pied de paix, en portant l’économie sur toutes les branches d’administration.

  Le train d’artillerie sera un des articles d’éco­nomie le plus important ; peut‑être sera‑t‑il possible de l’employer à faire l’évacuation de l’artillerie que nous avons à Magdeburg et dans les autres places en Allemagne : cela économiserait d’autres dépenses et me le tiendrait toujours disponible.

  Les équipages militaires peuvent aussi être em­ployés à l’évacuation des malades et à d’autres ser­vices qui seraient de véritables objets d’économie. Il faut vous occuper de me suggérer tous les moyens d’économie qui tiennent à la nouvelle position poli­tique où je me trouve. Il faut surtout me proposer des inspecteurs pour inspecter tous les dépôts d’infanterie, en renvoyer tous les hommes susceptibles de réforme qui les embarrassent, et remettre le tout sur un pied convenable.

Les états‑majors seront aussi un objet important. Il est une infinité de généraux qui ont été mis en activité par suite des circonstances ; tout doit re­prendre l’organisation de paix. Il faut enfin obtenir la plus grande économie, car je ne pense pas qu’il me soit possible de donner pour 1810 plus de 190 millions au ministère de la guerre et plus de 130 millions à l’administration de la guerre ; ce qui fera 320 millions pour les deux ministères de la guerre, indépendamment de ce qui sera nourri en Espagne, à Naples, en Illyrie, dans le pays de Hanovre et dans les garnisons de l’Oder.

  D’après la minute. Archives de l’Empire.

 

 

1210. ‑ REPROCHES AU SUJET DES CARTES FAITES

AU DÉPOT DE LA GUERRE.

AU GÉNÉRAL CLARKE , DUC DE FELTRE,

MINISTRE DE LA GUERRE, A PARIS.

Trianon, 19 décembre 1809.

  Je donne ordre que la carte d’Allemagne qui a été faite au dépôt de la guerre y soit renvoyée. Elle est si mauvaise que je n’en fais aucun cas ; je lui préfère la première carte prise chez un libraire. Ce mélange de parties bonnes et mauvaises est malheu­reux, pire que si toutes les parties étaient mauvaises, car cela n’est propre qu’à compromettre dans des opérations importantes ; je ne connais rien de plus dangereux. En fait de cartes, il n’en faut que de bonnes, ou bien il faudrait une couleur sur les parties douteuses ou mauvaises qui indiquât qu’il ne faut pas s’y fier. Je ne suis pas davantage content de celle que vous me présentez pour les quatre départements du Rhin. Je la veux sur l’échelle de celle de Cassini, et je me moque des divisions déci­males. J’ai demandé une adjonction à la carte de Cassini, et vous me proposez une carte d’un huitième plus petite. Le dépôt de la guerre est mal mené ; on m’y dépense beaucoup, on travaille aussi beau­coup et on ne me satisfait pas. J’ai décidé, il y a déjà longtemps, que je ne voulais pas qu’on me fît le cadastre des quatre départements, mais qu’on me fit seulement une carte comme celle de Cassini.

  D’après la minute. Archives de l’Empire.

 

 

 

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