| Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains |
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Correspondance
militaire Extraite
de la correspondance générale Par
ordre du ministère de la guerre Tome septième Paris - 1876
1243.
‑ OBSERVATIONS SUR L’ÉCOLE MILITAIRE DE
LA FLÈCHE. AU
GÉNÉRAL CLARKE, DUC DE FELTRE, MINISTRE
DE LA GUERRE, A PARIS. Fontainebleau,
27 octobre 1810. Je
reçois votre rapport du 21, relatif à l’école militaire de la Flèche.
Il est ridicule, et je n’entends pas que les élèves me coûtent plus de
6 à 700 francs ; c’est à vous à faire les réformes nécessaires. Il ne
doit y avoir que le nombre de professeurs et de quartiers‑maîtres nécessaire.
1,100 francs pour une école comme celle de la Flèche est une pension
exorbitante ; c’est un signe que l’école est mal administrée, ou du
moins que la dépense est hors de proportion avec l’établissement. Voilà
comme on ne peut rien confier aux officiers militaires. Il n’y a pas de
lycée qui me coûte plus de 600 francs. Prenez donc des mesures pour que
cela soit réglé ainsi. Quant
aux Croates, le nombre de 200 est considérable. Demandez des
renseignements afin que les 100 qui appartiennent aux gens les moins aisés,
je puisse les mettre à Châlons. Ils ne coûteront que 400 francs et ils
apprendront des métiers ; ce qui est une chose fort utile en Croatie. Ainsi
les fils de colonels, lieutenants‑colonels, capitaines, jusqu’à
concurrence de moins de 100, peuvent être élevés à Saint‑Cyr ou à
la Flèche ; les fils des lieutenants et sous‑lieutenants, en nombre nécessaire
pour compléter 100, seront mis à la Flèche ; les 100 appartenant aux
moins riches, on les enverra à Châlons. Si les 200 appartiennent à des
gens considérables, et qu’ils ne puissent pas apprendre des métiers,
vous m’en rendrez compte. D’après
la minute. Archives de l’Empire. 1244.
‑ OBSERVATIONS SUR LA CONSTITUTION ET LA FORCE
DES TROUPES DU ROYAUME D’ITALIE. A
EUGÈNE NAPOLÉON, VICE-ROI D’Italie A ANCÔNE Fontainebleau,
27 octobre 1810. Mon
Fils, le 2è bataillon du 2è régiment d’infanterie de ligne italien
est prisonnier de guerre. Il faut le reformer et ne porter ce qui est
prisonnier de guerre que pour mémoire, et à la suite. Il est nécessaire
que vous ayez dans le royaume deux escadrons du régiment Napoléon et deux
escadrons du régiment des chasseurs royaux. Par ce moyen vous auriez en
Italie deux escadrons des chasseurs royaux, quatre escadrons du régiment du
PrinceRoyal, quatre escadrons du régiment de la Reine, deux escadrons des
dragons Napoléon ; lesquels, complétés à 200 chevaux, doivent faire
2,400 chevaux. Je vois avec peine que vos régiments de cavalerie ont fort
peu de chevaux. Il est indispensable de porter les régiments à 900 hommes
et à 800 chevaux, et ceux qui n’auront que deux escadrons dans le royaume
à 450 hommes et 400 chevaux. Vous savez combien il est difficile de faire
arriver des chevaux en Italie. Ces régiments de cavalerie ainsi complétés
avec les deux régiments de chasseurs dont j’ai ordonné la formation, et
qu’il faudra porter à 800 chevaux chacun, feront 4,000 chevaux pour le
royaume d’Italie ; il ne peut pas y avoir moins. Ainsi je compte que,
moyennant les conscrits que vous allez lever, vous aurez, au mois de mai, en
état d’entrer en campagne, trente bataillons d’infanterie légère et
de ligne existant en Italie, sans y comprendre ceux qui sont en Espagne et
à Corfou. Ces trente bataillons pourraient former trois belles divisions,
chacune de 8,000 hommes. Je compte que vous aurez en outre dix 5es
bataillons formant 5,000 hommes, pour la garnison de Palma, de Venise, d’Ancône,
etc., et pour renforcer l’armée ; 2° que vous aurez douze escadrons de
chasseurs et de dragons des anciens régiments, formant 2,400 chevaux, et un
régiment des deux nouvellement formés, fort de 800 hommes ; 3° que
chaque régiment de ligne italien aura sa compagnie de canonniers et ses
caissons, conformément à ce que j’ai établi en Allemagne : 4° que
vous aurez le matériel nécessaire pour atteler soixante‑douze pièces
de canon avec le personnel ; ce qui, avec les vingt pièces de régiment, à
raison de deux par régiment, ferait quatre‑vingt‑douze pièces
de canon ; 5° que vous aurez vos sapeurs, vos pontonniers, votre bataillon
du train des équipages militaires, de sorte qu’en deux mois de temps vous
ayez acheté les chevaux nécessaires pour remonter l’artillerie et le
train, et les mettre en état d’entrer en campagne. Alors les troupes
italiennes formeraient un très‑beau corps d’armée de près de
30,000 hommes sous les armes, sans compter les bataillons de garnison. En
formant deux corps français de même force et de même nature, l’armée
d’Italie se trouverait portée à 90,000 hommes, dont 72,000 d’infanterie,
10,000 de cavalerie et 8,000 d’artillerie, sapeurs, pontonniers, etc. Je
vous avais écrit pour des camps, vous ne m’avez pas encore répondu ;
cependant voilà la saison qui se passe. Je
trouve que 12,000 hommes que vous levez pour la conscription sont trop peu.
La conscription doit être calculée à raison de 3,000 hommes par million
d’habitants. Je l’ai en conséquence portée à 15,000 hommes pour cette
année, afin de la porter l’année prochaine à 18,000 hommes. Faites‑moi
un rapport sur votre cavalerie et soignez‑la ; elle me paraît bien
bas. NAPOLÉON. D’après la copie comm. par S. A. I. Mme la duchesse de Leuchtenberg. 1245.
‑ ORDRES POUR LA PRISE DE POSSESSION DU VALAIS. AU
GÉNÉRAL CLARKE, DUC DE FELTRE MINISTRE
DE LA GUERRE A PARIS. Fontainebleau,
3 novembre 1810. Mon intention est
de réunir le Valais à la France, et de charger de cette opération le général
César Berthier. En lui écrivant par l’estafette d’aujourd’hui, il
recevra la lettre le 7 ; vous aurez soin de recommander au gouverneur général
à Turin de la faire passer par courrier extraordinaire. Le général
Berthier pourra être le 10 ou le 11 à Sion. Vous ordonnerez directement au
gouverneur général à Turin de faire partir, le 6, les deux bataillons du
23è léger, qui sont à Aoste, avec six jours de vivres, et de les diriger
sur Sion, où ils arriveront en même temps que le général Berthier. Vous
ordonnerez au vice‑roi de faire partir les deux bataillons italiens
que depuis quelque temps j’ai fait réunir à Domo d’Ossola. Vous aurez
soin de faire suivre cette colonne de quatre pièces de canon. Elle se
rendra à Brigg. Vous
donnerez vos ordres au général Fiteau de partir de Genève avec les 1,100
Portugais, quelques centaines de Français et deux pièces de canon, pour se
rendre à Martigny. Il sera sous les ordres du général Berthier. La
colonne italienne qui passe le Simplon aura 100 chevaux. La colonne du général
Fiteau aura également 100 chevaux. Le général Berthier aura ainsi à sa
disposition trois colonnes : une qui se rendra à Brigg, composée de
deux bataillons italiens, de quatre pièces de canon et de 100 chevaux ; une
autre composée de deux bataillons du 23è léger, qui marchera avec lui sur
Sion ; il appellera sur‑le-champ à lui les 100 hommes de cavalerie
qui partiront de Genève ; enfin la colonne du général Fiteau, qui se
rendra à Martigny avec un millier d’hommes et deux pièces de canon. Le général
Berthier aura donc plus de 4,000 hommes sous ses ordres. Vous
donnerez des ordres au gouverneur général à Turin, au général Fiteau et
au vice‑roi pour que les hommes aient 40 cartouches chacun ; que la
solde soit faite jusqu’au 1er janvier. A cet effet, la 27è
division militaire, la 7è, le vice‑roi, verseront les fonds nécessaires
au départ de Genève, de Domo d’Ossola et d’Aoste, jusqu’au 1er
janvier. Vous
ferez donner les vivres de campagne aux troupes, pour qu’elles soient bien
nourries et n’aient aucun prétexte pour faire du désordre. Vous désignerez
un commissaire des guerres pour se rendre à Sion. Enfin vous recommanderez
au vice‑roi d’avoir avec ses quatre pièces de canon trois caissons,
et au général Fiteau d’emmener de Genève trois caissons d'infanterie.
Vous aurez soin que les vivres soient assurés à la troupe pour six jours. D’après
la minute. Archives de l’Empire. 1246.
‑ ORDRES RELATIFS AU RECRUTEMENT D’UN RÉGIMENT
HOLLANDAIS. AU
GÉNÉRAL CLARKE, DUC DE FELTRE, MINISTRE
DE LA GUERRE, A PARIS. Fontainebleau,
7 novembre 1810. Monsieur le Duc
de Feltre, vous recevrez un décret pour la formation d’un régiment
hollandais. Vous ne manquerez pas d’observer que chaque million d’hommes
en France fournit 15 à 20,000 hommes sous les armes. Cependant, pour la Hollande,
je n’en prends que 7,000, parce que je ne demande que 1,400 Hollandais et
5,000 étrangers ; c’est donc moitié moins que ne fournit la France. En
calculant ce que je demande de la conscription sur 120,000 hommes, cela fait
3,000 hommes par million d’habitants. La Hollande, qui a deux millions
d’habitants, devrait fournir 6,000 hommes par an. Je n’en prends que
3,000 pour la terre et pour la marine. Je pense que 6,000 hommes sont nécessaires
pour compléter le faux actuel ; on prendra 1,500 hommes sur les années
1808, 1809 et 1810 ; ce qui fera 4,500 hommes, qui, avec les 3,000 de la
conscription de 1811, porteront les cinq régiments hollandais au delà du
complet. Il faut régler le recrutement des régiments hollandais sur ce
principe. Il est convenable de diviser les sept départements de la Hollande
entre des officiers et sous‑officiers de recrutement. Il me semble
qu’il serait convenable de placer les 5es bataillons dans les départements
qui doivent recruter les régiments ; cela rendrait le recrutement plus
facile. En conservant ces cinq régiments hollandais pour la Hollande, on
obtiendra les avantages attachés à l’organisation allemande, par
laquelle chaque régiment, ayant son dépôt dans la Province où il se
recrute et où il revient en garnison en temps de paix, peut être sans
inconvénients envoyé en congé, et être réuni promptement. Cette
organisation, qui ne peut avoir lieu pour la totalité de la France, est
bonne à conserver en Hollande, au moins pendant les premières années. Il
serait convenable de placer, au 1er janvier prochain, un des
5es bataillons du dépôt à Berg‑op-Zoom ; faites‑moi connaître
les lieux où il faudrait placer les autres dépôts. Mon
intention est que les officiers d’artillerie et du génie en résidence en
Hollande soient Français, et que vous donniez aux officiers hollandais en résidence
de l’emploi dans les autres parties de la France. Je
désire aussi qu’une partie des généraux commandant les départements
et les commandants d’armes soient Français, et que vous placiez ailleurs
les généraux des départements et les commandants de place actuels
hollandais. L’instruction
générale doit être qu’en janvier 1811 la moitié des commandants de
place et des généraux soient Français, et qu’en 1812 ils le soient
tous, à quelques exceptions près. Il y a beaucoup de généraux hollandais
que vous pouvez placer dans les armées et dans les départements au delà
des Alpes. Mettez
surtout en Hollande de bons directeurs d’artillerie et du génie. Je
suppose que vous vous occupez de la formation de la gendarmerie. NAPOLÉON. D’après
la copie. Dépôt de la guerre. 1247.
‑ OBSERVATIONS AU ROI DE NAPLES SUR L’EFFECTIF TROP ÉLEVÉ DE SON
ARMÉE. A
JOACHIM NAPOLÉON, ROI DES DEUX‑SICILES, A NAPLES. Fontainebleau,
12 novembre 1810. Je
viens de lire avec attention le rapport de votre ministre des finances. Je
vois que votre déficit provient de ce que vous avez la simplicité de
tenir sur pied 40,000 Napolitains, qui ne peuvent pas vous servir. Si au
lieu de 40,000 hommes vous n’en aviez que 15 ou 20,000, vous seriez riche.
Vous agissez trop légèrement. Vous levez sans raison de nouveaux corps, et
moi, dont le budget de la guerre monte à 3 ou 400 millions, j’y regarde
à deux fois à donner un uniforme à un nouveau corps. Qui vous empêche de
donner des congés de semestre et de réduire votre armée ? On a peine à
concevoir qui a pu vous porter à avoir une armée napolitaine aussi considérable.
Vous sentez que, convaincu comme je le suis que, si je retirais mes troupes,
il faudrait les renvoyer bientôt à grandes marches, parce que les Anglais
ne manqueraient pas d’en profiter pour venir vous attaquer, ce qui me
ferait en Europe une dépense considérable et un échec, je me trouve
embarrassé de la mauvaise direction que vous avez donnée à vos affaires.
Ce n’est pas quand vous avez un déficit que vous devez me consulter,
c’est avant de lever des corps napolitains inutiles. Toutefois j’attends
des détails sur votre budget et sur vos troupes. D’après
la minute. Archives de l’Empire. 1248.
‑ ORDRE POUR LA MARCHE DES CONVOIS EN ESPAGNE. AU
PRINCE DE NEUCHATEL ET DE WAGRAM, MAJOR GÉNÉRAL DE L’ARMÉE D’ESPAGNE,
A PARIS. Paris,
2 décembre 1810. Mon Cousin, écrivez
au général Reille que je donne l’ordre qu’on lui envoie six chefs de
bataillon, dix capitaines, quinze lieutenants et quinze
sous‑lieutenants. Faites‑lui connaître que j’ai vu avec peine
ce qui est arrivé à un convoi de poudre ; que ces événements ne
devraient pas avoir lieu, parce que les convois ne devraient marcher que
deux fois la semaine, une fois même s’il le fallait, et devraient
toujours être composés des hommes qui rejoignent leurs corps, des
courriers, et avec un supplément de troupes qui portât toujours la force
des escortes à 500 hommes ; que je désire que l’on suive rigoureusement
cette règle, afin que je n’entende plus dire qu’un convoi a été
intercepté. Écrivez la même chose au général Caffarelli ; qu’il règle
ses convois à deux par semaine, tant de Tolosa à Navarre que d’Irun à
Burgos et de Vitoria à Bilbao, de sorte qu’ils puissent toujours être
tellement escortés qu’ils n’aient rien à craindre. Les poudres, le trésor,
les hommes isolés sortant des hôpitaux, tout attendrait que les convois
partissent. De cette manière, on n’entendra plus parler des événements
qui arrivent si souvent. Écrivez la même chose au général Buquet et aux
généraux Dorsenne et Kellermann. NAPOLÉON. D’après
l’original. Dépôt de la guerre. 1249.
‑ NOTE SUR ANVERS. Paris,
24 décembre 1810. Voici
ce que je voudrais pour Anvers : La réunion de la
Hollande donne à Anvers une nouvelle importance, et je veux avoir à Anvers
tous mes magasins d’artillerie, poudres, arsenal, etc. Cette
place étant la seule que j’aurais entre la France et la Hollande,
je suis décidé à commencer cette année la place de la rive gauche de
l’Escaut. Il faut faire le tracé sur un grand plan, puisque tout porte à
croire que ce terrain sera chèrement vendu. La
grande difficulté est de l’autre côté de la rivière. Mon intention est
d’y faire une autre place et des quais qui la fassent correspondre avec la
partie opposée d’Anvers et son enceinte. On
n’élèvera les terre‑pleins que dans les bastions, et les courtines
resteront ouvertes comme quais. La place d’Anvers venant à être prise,
on ferait les parapets des courtines ; la place se trouverait parfaitement
fermée du côté de la rivière , et on n’aurait rien à craindre du côté
d’Anvers. Il faut donc tracer la place de manière à laisser sur les
quais l’emplacement des terre‑pleins, d’une rue et des maisons, de
sorte que le quai sera très‑large sur les courtines. On ne
construirait point de maisons dans les bastions. Les
courtines devront être très‑longues, parce qu’elles ne seront
abordables que par eau et qu’il n’est pas question de cheminements. On
pourrait avoir là trois beaux quais, de 100 à 150 toises chacun, dont le
terrain serait très‑précieux et que je vendrais au commerce. Les
bastions auront des poternes et des portions de quai autour, afin de former
les quais de l’artillerie et de l’administration militaire, et qu’on
puisse ne rien prendre sur les autres quais. On
tracera là une fonderie, un arsenal et un magasin d’artillerie, une
manutention des vivres de terre et des magasins. Il
faudra construire tout cela sur des canaux et des bassins intérieurs. Par
ce moyen, Anvers jouira des avantages d’une grande place située sur les
deux rives de l’Escaut et des agréments d’une place isolée sur chaque
rive.
NAPOLÉON. D’après
l’original. Dépôt de la guerre. 1250.
‑ FORMATION D’UN BATAILLON DE FUSILIERS‑SERGENTS ET DE DEUX
BATAILLONS DE VOLTIGEURS-CAPORAUX ET DE TIRAILLEURS‑CAPORAUX. AU
PRINCE DE NEUCHATEL ET DE WAGRAM, MAJOR
GÉNÉRAL DE L’ARMÉE D’ESPAGNE, A PARIS. Paris,
31 décembre 1810. Mon
Cousin, le ministre de la guerre vous fera connaître l’ordre par lequel
je viens de former un bataillon de fusiliers‑sergents, composé de
quatre compagnies ou 800 hommes, choisis parmi les meilleurs sujets de mes
régiments de fusiliers, et deux bataillons d’égale force de
voltigeurs‑caporaux et de tirailleurs‑caporaux, choisis parmi
les meilleurs sujets de mes tirailleurs et conscrits. Mon intention est de
placer ces trois bataillons à Fontainebleau et de leur donner une
instruction particulière. Par cette organisation, mon but est d’avoir
sous la main 800 sergents pouvant servir à la composition de deux cent dix
compagnies, et 1,600 caporaux pour un pareil nombre de compagnies ; ce qui
me formerait les cadres de trente ou quarante bataillons. Le corps des
fusiliers étant de quatre bataillons et de 4,000 hommes, ce sera un homme
sur cinq qu’il devra fournir. Les corps de tirailleurs et de conscrits étant
de seize bataillons, ce sera un homme sur huit qu’ils devront fournir.
Voyez le prince d’Eckmühl, concertez‑vous avec lui pour faire le
travail sur le papier, pour que les hommes absents par congé ou maladie,
reconnus pour bons sujets, soient compris dans cette formation, et écrivez
au général Dorsenne sur le nombre d’hommes que chacun des bataillons qui
sont en Espagne doit fournir. Vous lui prescrirez de réunir les hommes qui
doivent former les trois bataillons à Burgos et de les mettre en route pour
Fontainebleau. Le prince d’Eckmühl fera faire à Fontainebleau les dispositions
nécessaires pour les recevoir. Vous sentez l’importance que j’attache
à avoir ces hommes réunis à Fontainebleau. NAPOLÉON. D’après
l’original. Dépôt de la guerre.
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