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Institut d'histoire militaire comparée

Commission française d'histoire militaire

 

 

Dietrich von Bülow

 

Esprit du système de la guerre moderne

 

Section III

Observations sur les guerres qui ont eu lieu depuis celle de Sept Ans et sur les commencements de la guerre de la Révolution française

 

Les guerres des Russes et des Turcs confirment le principe de la base. Les Russes sont dans l’impossibilité de se maintenir au-delà du Danube ; et c’est encore une question, si, malgré l’ignorance et la mauvaise constitution militaire des Turcs, la conquête de leur empire en Europe n’est pas une chimère. Il me semble que le manque de subsistances empêchera toujours qu’on ne puisse marcher à Constantino­ple à travers les monts Hémus.

La guerre de la succession de Bavière ne mérite point la dénominatie guerre. On ne cessa de négocier pendant tout le temps qu’elle dura. Joseph II la voulait sans avoir cepen­dant une envie déterminée d’en courir les dangers. La dévote Marie-Thérèse, dont la conscience était peu être tourmentée de tout le sang versé pendant la guerre de Sept Ans, ne la voulait point ; et le philosophe Frédéric regardait la guerre comme une folie criminelle quand elle n’était pas absolu­ment nécessaire. Ainsi l’on ne se souciait guère de se battre et l’on n’entra en campagne que pour prouver qu’on était prêt.

Le projet dont parle Frédéric, dans son histoire, de porter à cette époque la guerre par derrière la Moravie jusqu’à Presbourg, ne peut tenir aÀ contre aucune critique. Cette opération, n’étant oint basée, n’aurait pas réussi, même après la prise d’Olmutz.

La marche du prince Henri à travers les défilés diffi­ciles de Gabel pour pénétrer en Bohème, est un effet dont on ne voit pas une cause suffisante. Il y a des chemins plus ai­sés qui ouvrent l’entrée de ce royaume. Cette opération n’était donc point motivée, et en général cette guerre n’offre rien qui mérite d’être particulièrement remarqué.

La guerre d’Amérique, insignifiante sous certains points de vue, est singulièrement remarquable et impor­tante, comme le commen­cement d’une nouvelle époque poli­tique et militaire. Je ne la considérerai ici que sous ce der­nier rapport. Point de batailles ; rien que des petits combats ; une guerre de troupes légères ; voilà le modèle de ce qu’on verra dans la suite.

Je ne parlerai point ici des fautes inconcevables des généraux anglais. Combien de fois n’a-t-il pas été en leur pouvoir de terminer cette guerre par une attaque décisive contre le petit nombre d’hommes qui défendaient la liberté américaine ? Un destin plus fort que les hommes, et qui par­vient à ses fins malgré leur volonté, les a sans doute retenus. Au reste, les manœuvres des généraux américains Trenton et Princeton sont des coups de maître. On peut les regarder comme des modèles de la conduite d’un général qui soutient une guerre défensive contre un ennemi très supérieur. Le général Washington se jeta à plusieurs reprises sur les der­rières et les flancs de l’ennemi, menaça ses subsistances, et recueillit constamment le fruit de ces opérations vraiment efficaces aujourd’hui.

L’entreprise de Montgomery, et la marche du général Arnold en Canada, méritent des louanges. Le projet de faire le général Cornwallis prisonnier à Yorktown était bien com­biné, mais devait tomber dans l’esprit de tout le monde. Ce­pendant ce qui rend cette guerre remarquable sous le point de vue militaire, c’est que le premier usage des tirailleurs date de cette époque, et que la milice américaine fut la pre­mière troupe employée de cette manière.

Le cabinet britannique avait conçu un plan qui mérite l’attention des connaisseurs ; c’était de réunir l’armée de New York et celle du Canada, et, par cette opération, de sé­parer les unes des autres les colonies américaines. Si la chose ne réussit pas, ce fut absolument par la faute du géné­ral Howe qui marcha sur Philadelphie, au lieu d’opérer au nord, vers le fleuve Hudson. Au reste, le général Lloyd donne un moyen immanquable de soumettre la Nouvelle-angle­terre ; et avec la conquête de cette province, dit-il, toute la partie septentrionale de l’Amérique retombe entre les mains des Anglais, parce que l’esprit républicain d’insurrection ne se trouve que dans la Nouvelle-angleterre. Il fait occuper Rhode Island et Boston, et détacher des corps depuis ces points, dans l’intérieur du pays, tandis qu’une autre colonne pénétrerait depuis le Canada, le long du fleuve Hudson. Il est certain qu’alors toutes les opérations des Américains se­raient excentriques. S’ils avançaient sur une de ces colonnes, ils seraient pris en dos par les autres. Cependant il semble que pour la parfaite exécution de ce plan, il faudrait encore être maître de New York.

Il me paraît que, dans cette guerre, les Anglais au­raient dû occuper au moins tous les principaux ports. Cette seule mesure aurait mis sous le joug la nation américaine toute mercantile. Les relations avec l’Europe étant rompues pour eux, ces colons se seraient vus dans l’impossibilité de subsister. Il ne faut point alléguer que les Anglais bloquaient leurs ports ; on ne bloque point une si grande étendue de cô­tes. Mais si l’on avait mis garnison dans les ports, la marine américaine était étouffée à sa naissance. Vingt mille hommes auraient suffi à cette opération, et les Anglais en entrete­naient au moins trente mille en Amérique. Les ports insigni­fiants qu’ils n’auraient pas occupés, ils les auraient détruits ; et, en établissant d’ailleurs des croisières le long des côtes, ils annulaient la communication avec la France, qui, seule, pendant cette guerre, a entretenu les forces et les espérances des Américains.

Un État colonial, habitué au luxe et aux besoins de la métropole, est bientôt soumis, quand on interrompt son commerce avec cette dernière. Les Américains, qui ne sa­vaient pas se procurer par eux-mêmes ce qui leur était né­cessaire, seraient tombés dans la plus extrême misère. Un cri universel se serait fait entendre contre les auteurs de l’insurrection. Ce peuple aurait demandé la paix à genoux. Il suffisait aux Anglais, pour se procurer tant d’avantages, d’occuper Boston, Rhod Island, New York, Philadelphie, Nor­folk en Virginie, et dans le sud, Charlestown et Savannah. Il ne faut pas se persuader qu’il aurait été si difficile de s’emparer de ces places ; car les Anglais et les Hessois ont toujours pris, dans cette guerre, ce qu’ils ont bien voulu prendre. Si d’ailleurs l’occupation des ports avait été insuffi­sante, les Anglais, suivant notre calcul, avaient encore dix mille hommes en réserve, avec lesquels, en s’emparant des montagnes depuis le Canada, ils réduisaient les Américains àleurs étroites vallées, et les soumettaient entièrement. Je pourrais facilement présenter le tableau détaillé de ces opé­rations, s’il ne suffisait pas d’observer qu’il ne s’agissait ici sous aucun rapport d’un peuple guerrier comme les Euro­péens ; qu’il serait possible de faire sans danger, à l’égard des Américains, mille exceptions au grand principe de la base développé dans cet ouvrage, tandis que la moindre faute contre ce principe peut avoir de grandes conséquences vis-à-vis d’une nation vraiment militaire. Tout bien résumé, les Américains ont dû les prémices de leur liberté aux inadver­tances des généraux anglais, et sa confirmation aux armes de la France, qui avait intérêt de les soutenir. Ce qu’ils doi­vent à leurs talents et à leur bravoure se réduit à fort peu de chose.

Avant de terminer cette section, je ne puis pas m’empêcher de jeter un coup d’œil sur les commencements de la guerre de la révolution française où les Prussiens ont joué un rôle. Mon projet n’est aucunement de considérer cette guerre sous son point de vue politique. Je ne m’occupe ici que de l’objet militaire, et ce n’est que sous ce rapport que je vais examiner une très petite partie de la période mémo­rable dont les contemporains n’ont pas le droit d’écrire l’histoire.

On aperçoit dans cette guerre de nouveaux dévelop­pements du système moderne. Il existe une progression non interrompue depuis la guerre de Sept Ans jusqu’à celle-ci, quelque disparate que ces deux époques paraissent d’ailleurs. Je me transporterai tout de suite au moment où l’armée prussienne arrive sur les frontières de France. Cette campagne ne prouve rien assurément contre les talents mili­taires du général des Prussiens, parce qu’elle a été par trop dirigée contre toutes les règles de la guerre. Supposerait-on que le duc de Brunswick n’ait pas su ce qui tombe sous le sens de tout le monde, qu’il ne faut pas laisser une armée et des forteresses derrière soi ; qu’une multitude d’hommes ne saurait être transportée en l’air d’un lieu à un autre, et qu’enfin ces hommes mangent ? Quand même le duc n’aurait pas donné, dans maintes circonstances, des preuves de ses talents militaires, on ne pourrait lui attribuer les fautes de cette campagne par la raison seule qu’elles sont trop considé­rables. Il faut donc avoir recours à d’autres causes, pour ex­pliquer un si singulier phénomène, et ces causes on les trouve très naturellement dans les intrigues politiques des­quelles on attendait un effet puissant.

Il paraît que le duc s’était expliqué à plusieurs repri­ses dans le conseil, sur la nécessité de se baser par la conquête de plusieurs forteresses, si l’on voulait avancer d’une manière régulière ; ce qui était assez dire que, si l’on négligeait cette précaution, il ne répondait pas des suites. Le duc, suivant toute apparence, était contraint de suivre d’autres opinions que la sienne ; et comme la marche des Prussiens en Champagne était fondée sur de faux calculs politiques, elle ne peut point du tout se juger militairement. C’est une monstruosité qui n’avait point de modèle dans son genre.

Il n’en est pas ainsi du général Dumouriez. Ce chef de l’armée française ne pouvait avoir aucunes raisons politiques qui l’empêchassent d’agir suivant les règles de la guerre. S’il en avait, elles ne sauraient être d’aucune considération pour nous ; car son devoir était de ne laisser à sa façon de penser politique aucune influence sur les opérations militaires qui devaient servir à la défense de sa patrie. Nous sommes donc autorisés à juger ses procédés tout à fait militairement, et à rechercher avec impartialité si la campagne qu’il a faite en Champagne, et qu’il donne comme un modèle de guerre dé­fensive, mérite effectivement tant d’éloges. Au demeurant, ce n’est pas que je blâme absolument un général de se vanter ; il y a une certaine franchise qui va bien au guerrier, de louer, même dans ses propres faits, ce qui est louable.

Au moment de l’entrée des Prussiens sur le territoire de France, les armées françaises avaient d’excellentes posi­tions. Kellermann campait près de Metz, Dumouriez près de Sedan ; il y avait un autre corps auprès de Valenciennes, du côté des Pays-Bas, et Custine était sous Landau. Ce sont précisément les positions qu’indique le général Lloyd pour défendre les frontières de la France de ces côtés. Kellermann, surtout, était parfaitement bien placé à Metz ; il était en me­sure d’écraser les Prussiens, si ceux-ci pénétraient, comme ils le firent effectivement, entre Thionville et Sedan. Et ce­pendant Dumouriez retira Kellermann de Metz, pour le ré­unir à lui par un grand détour ; première faute capitale.

Combien de services efficaces Kellermann n’eut-il pas pu rendre, s’il eût agi depuis le point où il se trouvait ? Il lui eût été possible, par la supériorité de ses forces, d’attaquer et de culbuter le petit corps d’Autrichiens qui bombardaient Thionville ; et, laissant ensuite un corps pour contenir celui-là, et un autre pour s’opposer à toutes les entreprises de la garnison de Luxembourg, pouvait marcher avec le reste de son armée sur Trèves et Coblentz, et prendre ces deux pla­ces. Cela n’était pas difficile ; car il n’y avait aucune garnison dans la dernière de ces villes.

A la vérité, le corps autrichien repoussé de Thionville ne se serait pas retiré sur Luxembourg, qui était très fort par lui-même, mais bien sur Trèves et Coblentz. Néanmoins Kellermann aurait été en mesure d’empêcher les transports qu’on envoyait depuis Luxembourg à l’armée prussienne. Quel aurait été le sort de cette armée, qui aurait couru le danger de se voir coupée de Coblentz, pendant que Custine se serait emparé de Mayence et de Francfort ? et si, joint à cela surtout, Dumouriez avait usé, comme il le pouvait, des moyens qui lui étaient offerts pour conquérir alors les Pays-Bas ; non seulement les Prussiens n’auraient eu aucune re­traite, ils se seraient trouvés dans la position la plus criti­que ; mais encore ils eussent été arrêtés dans leur marche sur Paris, réduits à une guerre e e défensive dangereuse, et qui probablement ne leur aurait pas réussi. Que l’on juge donc de l’importance des diversions faites sur les derrières de l’ennemi, et de l’efficacité de ces sortes d’opérations !

Après avoir pris le commandement de l’armée de la Fayette, Dumouriez assembla un conseil de guerre. Le géné­ral Dillon proposa une diversion dans les Pays-Bas, qui, vu la faiblesse des Autrichiens à cette époque, aurait réussi. Et, si, Dumouriez avait employé son armée à cette opération, pendant que Kellermann aurait poussé les Autrichiens sur Luxembourg, et de là jusque sur Coblentz, la retraite de l’armée prussienne au travers des Ardennes serait devenue impossible. Quelle campagne c’eût été pour les Français ! et combien ce qu’ils ont fait alors paraît mesquin en comparai­son !

Le succès de cette campagne eût été égal, quand même les Prussiens, avertis de la marche de Kellermann, se se­raient jetés sur Luxembourg à temps pour n’être pas coupés ; car trop occupés nécessairement par le corps de Kellermann, et inquiets de la diversion de Custine sur Francfort, ils n’auraient nullement été à même de troubler les opérations de Dumouriez dans la Belgique Clairfait, qui avait à peine 10 000 hommes, et que l’on pouvait d’ailleurs couper du côté de Givet, n’était pas dangereux non plus pour le gé­néral français. Dumouriez, parfaitement basé sur la ligne de forteresses, qui s’étend le long de la Meuse, serait arrivé sans obstacle jusqu’au Rhin. Les opérations de Kellermann et de Custine, bien combinées, auraient forcé les Prussiens à se rejeter promptement sur la Westphalie, pour ne pas ris­quer de voir leurs communications interceptées d’avec leur propre pays, et les Français auraient été, dès cette époque, maîtres du cours du Rhin, depuis Bâle à la Hollande ; ce qu’ils m’ont obtenu depuis, qu’après sept campagnes, et au prix de torrents de sang.

Que fit, au lieu de cela Dumouriez ? Ce que font tous les généraux qui suivent plutôt les impressions sensibles que la réflexion. Il s’opposa directement à l’ennemi, et à un en­nemi devant qui les troupes mal organisées qu’il commandait alors étaient incapables de tenir. Sa seule excuse est d’avoir craint de s’exposer au blâme des Parisiens, s’il avait cessé de couvrir leur ville pour faire une diversion en Belgique. Tout ce qu’on peut dire à cela, est qu’il est bien malheureux pour un homme de guerre d’être influencé par des badauds. Au reste, Dumouriez pouvait reprendre d’une autre manière ses avantages ; et comme l’armée prussienne s’était engagée dans l’intérieur de la France de manière à ce que sa retraite fût forcée par les circonstances, le général François aurait dû ne pas laisser effectuer cette retraite, avec tant de tran­quil­lité. En général, tant d’un côté que de l’autre, on ne peut louer dans cette campagne, que la diversion de Custine sur Mayence et Francfort ; tout le reste est marqué au coin de l’ineptie ou de l’imprévoyance. Au reste, Custine ne montra de talent que jusqu’à l’occupation de Mayence ; car ses opéra­tions sur la rive droite du Rhin ne méritent pas même qu’on les critique. Il est à remarquer encore que la prise de la Sa­voie dans cette campagne, qui paraîtrait un coup brillant, n’est due qu’à la lâcheté des troupes piémontaises, qui aban­donnèrent leur pays.

Dumouriez débuta en Belgique d’une manière bril­lante par le combat de Jemappes. Je nomme cette action combat et non bataille, parce que toute la perte-, des. deux côtés, en tués ; blessés et prisonniers, ne va guère qu’à 5 ou 6 000 hommes. Le nombre des combattants n’était pas non plus très considérable. Clairfait n’avait pas 20 000 hommes, Dumouriez à peine 60 000. Au reste, cette supériorité était bien suffisante pour que, d’une part, il eût pu, en manœu­vrant habilement, forcer les Autrichiens à évacuer la Belgi­que sans donner bataille ; et pour que, d’autre part, il n’ait pas à se prévaloir beaucoup d’une victoire qu’il n’a due qu’au nombre. C’est dans le cas contraire qu’un succès fait la gloire d’un général d’armée. Combien le combat de Jemappes paraît mesquin en comparaison des batailles de Frédéric dans la guerre de Sept Ans ! Mais toutes ces considérations n’étaient rien pour Dumouriez qui voulait gagner une ba­taille. Du reste il déploya, pendant l’action, du courage, de la présence d’esprit, et des talents militaires. La bravoure de ses troupes ne mérite pas moins d’éloges. Les Allemands commencèrent dès ce moment à revenir du mépris qu’ils imaginaient avoir le droit d nourrir pour les troupes françai­ses, depuis la guerre de Sept Ans. Par la suite on leur, a fourni de meilleures occasions encore de se guérir de ce pré­jugé et, selon toute apparence il est détruit pour jamais.

La carrière militaire du Dumouriez finit au commen­cement de la campagne de 1793. Il avait commis l’hiver pré­cédent, la faute majeure de ne pas employer toutes ses forces et ses talents à chasser Clairfait de l’autre côté du Rhin. Il prêtait le flanc par la Belgique, pendant qu’il prétendait conquérir la Hollande. Cette erreur de calcul, qui, dans le système de guerre moderne ne peut pas manquer de retom­ber violemment sur celui qui l’a faite, fut effectivement la source des désastres de Dumouriez. Au demeu­rant, il n’a ja­mais montré plus de capacité, que dans la célérité qu’il mit à tâcher de les réparer. Mais, comme l’attaque de son adver­saire fut également très active et très bien combinée, les res­sources de génie que Dumouriez déploya pour sa défense ne lui servirent de rien.

J’ai parlé longtemps d’un général qui, après avoir ra­nimé le courage étonné de ses compatriotes, et avoir donné le branle à tous leurs succès ultérieurs, est devenu en quelque sorte étranger à sa patrie. Cette circonstance, jointe à celle que lui-même est entré publiquement en lice la plume à la main, et a provoqué la critique, m’a fait penser que j’étais autorisé à parler franchement sur son compte. Ce général possède sans doute des connaissances très variées et très étendues, mais elles ne forment point dans sa tête un sys­tème ; il a de l’imagination, du feu, beaucoup d’esprit, mais point de caractère ; en un mot, jamais Français n’a été plus français que Dumouriez. Je termine à lui mes réflexions sur la guerre de la révolution française ; le moment ne me paraît pas encore venu de porter d’autres jugements.

 

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