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Histoire Militaire et Stratégie
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L'armée et la Révolution

Du service du Roi au service de la Nation

 

Bernard Deschard

Paris, Desjonquères, 1989.

(PUF distributeur, 120 F)

 

 

Que valait l'armée dont disposait la monarchie au début de 1789 ? Comment n'a-t-elle pas "éclaté" dès le printemps de cette même année ? Comment expliquer qu'elle ait pu en 1792 fournir à la Nation la doctrine, l'encadrement et l'équipement qui permirent les victoires de Valmy et de Jemmapes ?

C'est à ces questions que s'efforce de répondre cet ouvrage, en soulignant la qualité et l'efficacité des hommes qui, de 1763 à 1788, ont travaillé à effacer l'humiliation des guerres désastreuses du règne de Louis XV.

Ces hommes, qu'ils aient servi dans les "bureaux de la guerre" ou plus modestement dans le rang, n'étaient pas, dans leur grande majorité, issus d'une caste jalousement isolée de la Nation. Ces soldats provenaient d'une "France militaire" dont la vitalité ne s'était pas démentie au cours du XVIIIème siècle. Tous n'étaient pas, il s'en faut, des mercenaires : on comptait parmi eux d'anciens miliciens, ces "appelés" de l'Ancien Régime. Mais l'esprit de corps, acquis pendant de longues années passées sous les drapeaux du même régiment, en avait fait des professionnels.

Insensibles aux idées qui parcouraient la Nation, ils auraient pu en 1789 jouer les prétoriens. S'ils ne l'ont pas fait, c'est que, paradoxalement, leurs officiers ne les y ont pas invités. En 1792, l'armée du Roi est devenue celle de la Nation.

 

 

 

Table des matières

 

Avant propos.

I. L'armée de 1789.

Effectifs.

 

Organisation.

Equipements.

Administration.

II. Les officiers.

Un corps pléthorique.

 

Les tensions internes.

Le recrutement des officiers.

L'avancement.

L'état d'esprit et les conditions de vie.

Les officiers de fortune.

 

III. Les bas-officiers.

L'état de bas-officier.

 

Les grades dans l'infanterie et l'artillerie.

Les grades dans les troupes montées.

Les maîtres ouvriers.

L'adjudant : définition de ses tâches, modifications apportées par les successeurs de Saint-Germain, équivoque quant à son statut.

Des rapports disciplinaires d'un type nouveau.

 

IV. Les soldats.

Le recrutement et les recruteurs : origines géographiques et sociales des engagés. Les recrutements étrangers.

 

Age moyen des soldats en 1789.

Sélection des gradés et des bas-officiers parmi les soldats.

Les conditions de vie.

Les soldats mariés.

La pension de récompense militaire.

La discipline.

L'emploi du temps du soldat.

La désertion.

Les rapports entre officiers et soldats.

Le "caractère propre au soldat français" et les conséquences de cette notion sur l'emploi tactique et la conduite des troupes.

L'esprit de corps.

 

V. Le cas particulier des soldats et des bas-officiers appartenant à la noblesse.

 

VI. L'armée dans le maintien de l'ordre. L'échec de la dissuasion.

L'emploi de l'armée sur réquisition.

 

Le précédent de 1775.

Evolution de la situation dans le royaume.

La maréchaussée et les milices bourgeoises.

Le cas particulier de la Garde de Paris.

Gardes françaises et Gardes suisses.

Remarques sur l'emploi des troupes réglées en maintien de l'ordre : avantages et inconvénients.

L'épreuve de 1788.

L'hiver et le printemps de 1789.

Paris : le drame d'avril et ses conséquences.

L'échec du 12 juillet.

La Bastille réoccupée le 14 dans l'après-midi.

Le constat d'un échec.

Observations sur la fidélité des troupes.

 

VII. La désintégration de l'ancienne armée.

L'attitude des officiers.

 

L'action de l'Assemblée Nationale et des municipalités.

La montée du désordre.

La solidité des bas-officiers.

Les premières fédérations.

Les premières mutineries.

La vérification des caisses régimentaires.

Échec des tentatives de reprise en main.

L'Assemblée crée les premiers bataillons de volontaires.

La fin de l'ancienne armée.

 

Conclusion :

Le processus d'une régénération : d'une France militaire à l'autre.

 

 

Notes

 

Annexe

Noms et numéros des régiments de l'armée royale.

 

Bibliographie

 

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