| Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains |
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Colloques
Colloques passésDu
13 au 16 février 2002, le Centre d’Histoire et de Prospective Militaires
de Pully (Suisse) a organisé son XIIe symposium international.
Comme d’habitude, l’organisation était parfaite et le programme très
riche, avec pas moins de 30 communications, allant de la Rome républicaine
à la mouvance de José Bové. Les actes en seront publiés dans les mois
qui viennent. En ouverture, une table ronde a évoqué la grande figure de
Jomini à l’occasion de la sortie du Penser la guerre, Jomini
de Jean-Jacques Langendorf. En même temps a eu lieu l’inauguration de
l’exposition, précédemment présentée à Namur, sur “l’art de la
guerre de Machiavel à Clausewitz”, rebaptisée pour la circonstance
“l’art de la guerre de Machiavel à Jomini”. Les visiteurs qui
n’avaient pu se rendre à Namur ont pu découvrir les richesses de la
bibliothèque universitaire Moretus Plantin. Malheureusement, ils n’ont
pu profiter du superbe livre-catalogue de Bruno Colson L’art de la
guerre de Machiavel à Clausewitz (Presses universitaires de Namur),
celui-ci étant déjà épuisé. Une réédition est annoncée. Le
7 mars 2002, l’Association Montanea a organisé une journée d’étude à
Chambéry sur “Guerres et conflits en montagne”. Après une communication
sur les batailles des Alpes de 1940 à 1945, plusieurs intervenants ont évoqué
des expériences récentes, au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine et au
Cachemire. Il n’a pas été possible de savoir si les actes en seront
publiés. Le
23 mars 2002, le Centre d’Histoire Militaire et d’Études de Défense
nationale de Montpellier a organisé une journée d’études en hommage à
Anne Blanchard, professeur à l’Université de Montpellier III, bien
connue des historiens militaires français pour ses travaux sur les ingénieurs
du roi, malheureusement épuisés et dont il faut espérer la réédition.
Les professeurs André Martel, Elie Pelaquier et Georges Devallet ont évoqué
la mémoire de leur collègue disparue. La suite de la journée a vu la présentation
de sept communications sur l’histoire militaire de la France moderne. Les
3 et 4 avril 2002, le Centre d’Etudes d’Histoire de la Défense a
organisé une table ronde sur “les enseignements de défense en France
1972-2002”. Trois parties. 1. Les fondateurs (André Martel, Pierre
Dabezies, Jacques Robert, Jacques Fontanel…). 2. Les réalisations
(Jean-Pierre Bois, Jean-Francois Pernot, Philippe Bonnichon...). 3. Les
perspectives (Jean Klein, Jean-Jacques Roche, Maurice Vaïsse, Bernard Boëne,
Pascal Vennesson…). De l’avis des participants, deux journées de débats
très riches, dont les actes devraient être publiés. Le
front d’Orient et la fin de la Grande Guerre
L’Institut
d’études balkaniques de Thessalonique, dirigé par le professeur Yannis
Mourelos, de l’Université Aristote de Thessalonique, la Fondation
nationale de recherche Eleftherios Venizelos et l’Institut français de
Thessalonique, dirigé par Mona Guichard, ont organisé, du 16 au 18 avril
2002, à Thessalonique un colloque international sur “le Front d’Orient,
Salonique, théâtre d’opérations et la fin de la Grande Guerre”. Il
s’est tenu, non loin de l’emblématique Tour Blanche, au Club des
officiers : les dimensions militaires du thème ont facilité
l’apport du concours et de l’aide logistique du ministère grec de la Défense
et de sa Commission d’histoire militaire, dont le président, le général
Kakoudakis, qui avait accueilli en août dernier le colloque de la
Commission internationale d’histoire militaire à Athènes, a suivi la
session inaugurale. Le ministère français de la Défense était aussi
partie prenante, par la DPMAT et l’ECPA-D qui fit projeter un montage
filmique, présenté par Albane Brunel, d’une série de vues et de courts
métrages, muets, réalisés sur le Front d’Orient et montrés au public
pour la première fois : notamment les débarquements en 1915 du corps
expéditionnaire français et en 1916 du contingent des Annamites, les réceptions
de Denys Cochin, de Venizelos, de Justin Godart, l’arrivée de Franchet
d’Esperey, l’incendie de Salonique, et une foule de scènes de genre,
certaines très édifiantes sur la bonne et secourable entente entre les armées
occidentales et les populations locales. Dans l’esprit même de cette
approche concrète du front, mais en appelant cependant à la connaissance
et à la mémoire, l’excursion finale en Macédoine sur les hauteurs
dominant le lac Doiran puis de la région de Skra permit de percevoir les
contraintes topographiques des combats et, retour au présent, de voir la
clôture métallique et le poste frontière avec l’Erym/Fyrom. Après
une présentation cartographique informatisée de la géographie physique et
humaine de la Macédoine pendant les vingt premières années du siècle, le
Front d’Orient a été abordé de multiples manières : sa place dans
les enjeux stratégiques grec, bulgare, serbe, roumain, français et allemand
(l’indisponibilité des historiens pressentis n’a pas permis de présenter
directement ceux des Britanniques et des Turcs) ; ses aspects
militaires comme l’organisation du commandement interallié, la perception
des soldats français, et, ce qui est moins connu, le traitement des
prisonniers et les question sanitaires ; le problème de l’incendie
de Salonique d’août 1917 (son déclenchement, les témoignages
discordants sur les moyens déployés pour le combattre, etc.) ; sa
conclusion par les armistices, essentiellement celui de Salonique avec la
Bulgarie, et ses suites immédiates pour l’armée d’Orient ; ses
sillages dans les archives (françaises et serbes) et l’historiographie ;
et aussi dans les représentations qu’il a inspirées à quelques écrivains
contemporains. La
richesse de ce colloque tient autant à la diversité des approches qu’à
la haute tenue scientifique des interventions et des débats, même si des
rigidités inter-balkaniques étaient parfois perceptibles. Les 36 communications
provenaient de 6 pays différents (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie,
France, Allemagne, quelques aspects albanais étant exposés par le
directeur de l’Alliance française en Albanie) et, avec traduction
simultanée, furent faites en grec (16), en français (11) et en anglais (9,
par les Serbes et les Bulgares notamment). La
Commission française d’histoire militaire y fut présente, sinon ès
qualités, du moins par le nombre de ses membres qui y ont participé :
6 sur 8 des interventions françaises (par ordre d’occurrence, colonel
Fassy, Francine Saint-Ramond, Patrick Facon dont le texte a été lu par
Nadine Bonnefoy, de la DPMAT, J-C Allain, général Delmas, colonel Porte)
et 3 présidences de session sur 8 (J-C Allain, général Delmas, général
Berlaud). Des membres bien connus des autres commissions d’histoire
militaire se trouvaient du reste naturellement participer à ce colloque,
tels les Bulgares Ionchev et Minchev, le Roumain Preda et le représentant
de la Grèce au bureau de la Commission internationale d’histoire
militaire, Ioannis Loucas. J.-C.
Allain Colloques à venirPour
fêter son dixième anniversaire, l’Historial de la Grande Guerre de Péronne
organise, les 5, 6 et 7 juillet 2002, un colloque international “aux
sources de l’histoire culturelle de la Grande Guerre” : le regard
des historiens, des témoins, des romanciers, des artistes, l’apport de
l’archéologie, de la médecine, des sciences, du droit… avec Wolfgang
Mommsen, Jean-Jacques Becker, Stéphane Audoin-Rouzeau, le général
Delmas, Georges-Henri Soutou.. Le programme prévoit une visite du chemin
des Dames et de la caverne du Dragon. Renseignements et inscriptions :
Caroline Fontaine : tél. 03 22 83 54 13 – fax : 03 22 83 54 18. La
délégation Méditerranée de la CFHM, nouvellement créée, organise, le 5
octobre 2002, un colloque sur “le service de santé des armées entre
guerre et paix” à l’Institut de médecine tropicale du Pharo
(Marseille). Parmi les questions évoquées, d’un point de vue historique
et opérationnel : les évacuations sanitaires, le traitement des
pertes, les troubles psychologiques persistants… Contact : Philippe
Richardot : 04 42 95 13 91. La
Délégation régionale méditerranéenne de la Société française d’histoire
maritime organise, du 12 au 14 septembre 2002, un colloque à Toulon sur
“les navigations organisées et les stations navales en Méditerranée
depuis le xve siècle”,
placé sous la responsabilité du professeur Jean-Louis Miège, de Mme
Christiane Villain-Gandossi et de M. André Leroy. Ce colloque essaiera de
faire le point sur les différentes sortes de navigation organisée, les
infrastructures nécessaires à une telle stratégie, le fonctionnement du
système avec ses conséquences techniques, économiques et sociales. Le
Centre d’histoire militaire et d’études de défense nationale de
Montpellier et l’UMR 5609 (ESID) organise, les 14, 15 et 16 novembre 2002,
un colloque international sur “le soldat volontaire en Europe au xxe
siècle : de l’engagement volontaire à l’engagement
professionnel”. La thématique du colloque porte sur la personne de
l’engagé et ses motivations idéologiques, politiques, sociales,
professionnelles, avec une interrogation sur la spécificité de
l’engagement militaire. Une approche chronologique doit permettre de
souligner l’évolution qui conduit l’engagement largement suscité,
jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, par des motifs politiques ou idéologiques,
aux recrutements de la fin du xxe
siècle, principalement fondés sur un choix professionnel.
Renseignements : Hubert Heyriès, Jean-François Murraciole : 04
67 14 24 46. La
bibliothèque municipale de Brest, le Service historique de la Marine, l’École
Nationale des Chartes et l’Université de Paris-Sorbonne organisent, les
15 et 16 novembre 2002, un colloque à Brest sur “le livre maritime
1750-1850. Exploration et diffusion des connaissances maritimes”. Une
première partie concernera l’édition, une deuxième partie la diffusion
des connaissances. Renseignements : Service historique de la Marine de
Brest 02 98 22 05 39 (C. Jung). L’institut
de Recherches sur les Civilisations de l’Occident Moderne (IRCOM) de
l’Université Paris IV-Sorbonne organise, en mai ou juin 2003 (la date définitive
sera fixée ultérieurement), avec le concours du Service historique de la
Gendarmerie Nationale, un colloque sur “la gendarmerie nationale au xxe
siècle” (de 1914 aux années quatre-vingt). L’éventail des
pistes de recherches est très large : l’organisation de l’arme,
son adaptation aux nouvelles exigences du maintien et du rétablissement de
l’ordre, les relations avec la police, la police judiciaire, la police de
la route, la vie des gendarmes, la presse corporative… Les propositions de
communications sont à envoyer au professeur Jean-Noël Luc, 15 rue des
Bartoux, 92150 Suresnes.
Ce colloque fait suite à un précédent sur la gendarmerie au xixe
siècle qui a eu lieu en 2000 et dont les actes doivent paraître au
printemps 2002 : Jean-Noël Luc (dir.) Gendarmerie, État et société
au xixe siècle,
Publications de la Sorbonne, 40 €. On peut le commander jusqu’au 20
juin 2002, au prix spécial de 25 € plus 5 € de frais
d’envoi, au Centre d’Histoire du xixe
siècle (gendarmerie), Université Paris I, 17 rue de la Sorbonne,
75231 Paris Cedex 05 ; chèque à l’ordre de l’agent comptable de
l’Université Paris I-Publications de la Sorbonne.
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