Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains

 Revenir au sommaire général

  

Portail Nouveautés Etudes stratégiques Publications ISC- CFHM- IHCC Liens Contacts - Adhésion

 

Dossiers :

 

  . Théorie de la stratégie

  . Cultures stratégiques

  . Histoire militaire

  . Géostratégie 

  . Pensée maritime

  . Pensée aérienne

  . Profils d'auteurs

  . Outils du chercheur

  . BISE

  . Bibliographie stratégique

 

Publications de référence

 

Stratégique

Histoire Militaire et Stratégie
Correspondance de Napoléon
RIHM
 

 

Chapitre VIII - Du choix des postes, et des sûretés requises pour s’y garder

 

 

 

Le poste est généralement tout endroit dans lequel un corps de troupes se loge séparément de l’armée, pour la couvrir et l’assurer des devants. On détermine ordinairement les postes au gré et à l’ordre des généraux ; mais quand un partisan a gagné leur confiance, on lui donne carte blanche et c’est à lui de se choisir le lieu le plus convenable pour le bien du service et les intérêts de son corps.

Un partisan ne doit se déterminer au choix d’un poste, qu’après avoir bien examiné si l’endroit est avantageux à l’exécution de ses projets, à la défense de sa troupe et à la sûreté de sa retraite. Il faut donc qu’il consulte. 1°. Si le lieu est propre à faciliter les partis qu’il veut envoyer à la découverte des ennemis, soit pour donner des nouvelles de leur situation et de leur marche, soit pour les inquiéter ou les surprendre. 2°. S’il a quelque défense naturelle sur le devant ou sur les flancs : rivière, ruisseau, marais ou petit bois joignant qu’on peut éclairer facilement. 3°. S’il peut y conserver sa communication avec l’armée et si la distance renferme quelques endroits couverts propres à favoriser sa retraite.

Quand on a fait toutes les diligences que la prudence inspire, pour reconnoitre un tel lieu, où l’on veut fixer son poste, on en prendra possession de cette maniere. L’infanterie restera sous les armes, au milieu de la place. La cavalerie fera la patrouille sur les déhors ; tandis que le commandant, escorté d’une douzaine de hussards, ira examiner les environs, pour former ses arrangemens. Il pourra envoyer plusieurs petits détachemens en avant, pour se couvrir dans le tems de sa reconnoissance.

Ayant remarqué les endroits avantageux pour sa garde, sa défense et sa retraite, comme les dangereux, par où l’ennemi pourroit pratiquer secrettement ses approches et le surprendre, il choisira le plus convenable devant son poste, pour y placer sa grand-garde D. Plan II. Laquelle fera face aux ennemis. Il indiquera de même les hauteurs, sur lesquelles cette grand-garde devra poser ses védettes E. E. E. E. Il en règlera le nombre suivant l’exigence du lieu. Dans un pays couvert, il ne faut pas les ménager, et on renforcera le corps de chaque garde. Il y aura continuellement à 50 pas devant le front de la grand-garde, un subalterne, ou un bas-officier, avec huit cavaliers toujours prêts à partir K. Pour aller reconnoître, des que les védettes auront apperçu quelque troupe.

La grand-garde étant placée, on en formera, au milieu du village, une autre que nous appellerons la garde ordinaire. On la composera de cavalerie et d’infanterie. Elle posera les sentinelles à tous les débouchés et des védettes à l’entour. On placera les dernières à telle distance, qu’elles s’entrevoient.

On établira de plus un piquet devant le quartier du commandant en chef, qui doit être à portée de la garde ordinaire et de toute la troupe. Durant le jour, la moitié de la cavalerie, du piquet gardera ses chevaux bridés, prêts à monter ; mais si l’ennemi est proche, elle restera à cheval. L’autre moitié débridera jusqu’à l’heure de relever.

Suivant l’arrangement que nous avons donné, pour la composition d’un corps de partisan, la grand-garde pourra être d’un capitaine de cavalerie avec un lieutenant, un sous-lieutenant, un maréchal des logis et soixante cavaliers, y compris six caporaux, un trompette et un maréchal.

La garde ordinaire sera d’une cavalerie égale à celle de la grand-garde et de plus d’un capitaine d’infanterie avec un lieutenant, un sou-lieutenant, deux sergens et soixante fantassins y compris quatre caporaux, deux anspessades et un tambour.

Le piquet sera pareillement composé de cavalerie et d’infanterie, de la même force que la garde ordinaire.

Les partisans, qui n’auront pas une troupe si nombreuse, règleront leurs sûretés suivant leurs forces. Ils chercheront à se porter dans un petit endroit : dans un château, dans une cense, dans un hameau, ou dans quelque abbaye. Car plus le terrain du poste est étendu, plus le service exige de précautions et de fatigues.

S’il y a dans l’environ du poste et hors de la circonférence des patrouilles, quelque endroit dangereux, capable de couvrir les approches des ennemis, on y placera la nuit un corps de garde, plus ou moins fort, selon l’importance du lieu, à la communication duquel on veillera.

Les gardes et les piquets placés, on fera rentrer les détachemens, qu’on avoit envoyés sur les chemins. Ensuite on travaillera à baraquer toute la troupe dans les jardins qui aboutissent à la campagne et au quartier du commandant. On abbattra les haies, on remplira les fossés et on applanira un espace assé étendu, pour y ranger promptement toute la troupe en bataille.

Les chevaux seront aussi à couvert dans les granges contiguës aux jardins. Au défaut des granges, on substituera des baraques : le côté de l’entrée tout ouvert, afin qu’en cas d’allarme, les chevaux sortent tous à la fois.

Les officiers occuperont les maisons, qui seront au voisinage des baraques. Mais il en restera un de chaque compagnie, auprès de sa troupe respective, nuit et jour, afin d’empêcher que sans sa permission, aucun soldat n’entre dans le village, sous tel prétexte que ce soit.

Le Commandant en chef indiquera à tous ses officiers, l’endroit M. qu’il aura choisi pour le rendez-vous de tous ses détachemens et de tout son monde, en cas de retraite. Cet endroit doit être à quelque distance du village, et du coté qu’il juge être le plus commode, pour se retirer avec avantage et pour se replier sur l’armée.

Au coucher du soleil, la grand-garde rentrera dans le poste, pour se joindre au piquet. La moitié de celui-ci montera à cheval alternativement avec l’autre moitié, jusqu’à la pointe du jour, que la grand-garde ira reprendre la place qu’elle occupoit la veille. On doublera les sentinelles et les védettes, on fermera tous les débouchés avec des chariots rangés en deux lignes, et on ne laissera que le seul endroit des sorties ouvert, bien élargi, pour faciliter le passage des patrouilles et de toute la cavalerie, en cas de retraite.

Deux brigadiers de la garde ordinaire conduiront, à toutes les heures, le relevé des védettes. Ils sortiront ensemble, mais à la sortie du poste A. Plan II. Ils se sépareront en deux bandes. L’une prenant à droite, relevera les védettes B. B. B. L’autre tournera à gauche, pour les védettes C. C. C.

L’un et l’autre ayant réuni leurs factionnaires relevés, poursuivront à leur tête un bon quart de lieue en avant pour fouiller les environs par les deux routes pointées dans le même plan. On les suppose chacune d’une heure de chemin.

Outre cette reconnoissance, le capitaine de la grand-garde enverra encore, durant la nuit, deux patrouilles de sa troupe. Pour remplir les intervalles, elles sortiront du poste, toujours une demie-heure après la sortie des brigadiers, et feront la même ronde qu’eux.

A la rentrée du poste, les brigadiers feront leur rapport à l’officier de la garde ordinaire. Les conducteurs des patrouilles feront le leur au capitaine de la grand-garde.

On fera encore partir, un peu avant le lever et le coucher du soleil, une grande patrouille détachée du corps de la troupe, sous la conduite d’un officier, pour fouiller exactement tous les environs du poste, surtout les endroits dangereux, qu’il faut scrupuleusement examiner ; parce que ce sont les deux tems que l’ennemi saisit pour surprendre. Si la patrouille les découvre, elle sera en état de les repousser, ou du moins de les harceler, tandis que le commandant, au premier avis, pourra ranger sa troupe en bataille.

Les officiers auront grand soin de bien instruire les sentinelles de leurs devoirs. On les leur exposera chaque fois, qu’on les placera en faction. On leur défendra de fumer. Le moindre feu dans l’obscurité peut-être facilement aperçu et servir à diriger l’approche de l’ennemi.

Aucun factionnaire ne s’éloignera de sa place, plus de cinq pas à droite, et autant à gauche. Le tems, si mauvais qu’il soit, ne leur permettra jamais de se mettre à couvert. Personne ne sortira du poste sans la permission du commandant. Pour empêcher la désertion et la maraude, on chargera les sentinelles et les védettes de ne laisser passer aucun soldat.

Les védettes arrêteront tous les passans, et les conduiront à la plus proche sentinelle. Celle-ci appellera le caporal qui les fera conduire à l’examen du commandant. S’il survient grand nombre de passans à la fois, la védette s’empressera d’aller au qui vive, et leur fera faire halte à cent pas, jusqu’à ce que l’officier ait envoyé les reconnoitre. Au cas que ce soit un parti ennemi, ils les chargeront à coups de feu et reviendront vîte sur leurs pas.

A la premiere alarme, la grand-garde et le piquet monteront à cheval. L’un et l’autre détacheront promptement un officier subalterne à la tête des cavaliers les mieux montés, pour aller vîte à la rencontre des ennemis. Le reste de la grand-garde et de la cavalerie du piquet suivra immédiatement sous la conduite de leurs capitaines, pour soutenir les premiers détachemens et repousser ou retenir l’ennemi autant qu’il sera possible, afin de donner au commandant le tems de disposer sa troupe.

Si le chef remarque, que l’ennemi n’est pas d’une force exorbitante, sans balancer, qu’il se mette à la tête de sa cavalerie, et qu’il attaque d’un sang froid, fondant dessus à toutes forces : c’est le plus sûr moyen de réussir. Pendant ce tems-là, l’infanterie se formera pour soutenir la cavalerie.

Il ne faut pas oublier ici une circonstance essentielle, qu’au départ des premiers détachemens de la grand-garde et du piquet, toute l’infanterie de celui-ci doit aussitôt marcher au rendez-vous indiqué pour la retraite. Un fort détachement de la cavalerie du corps suivra immédiatement cette infanterie, pour occuper cet endroit. Si c’étoit l’entrée d’un bois ou quelque autre endroit couvert, que l’ennemi pourroit occuper avant vous et couper par-là votre retraite ; pour prévenir ce malheur, il faudra que l’infanterie du piquet y établisse son poste, qu’elle y reste nuit et jour avec un lieutenant à la tête de vingt cavaliers, qui éclaireront les alentours.

Si l’ennemi trop supérieur, paroissoit former encore une attaque de ce côté-là ; le chef y conduira au plûtot toutes ses forces, pour résister jusqu’à ce que tous les détachemens qu’il a en arrière se soient repliés sur lui, et il règlera la retraite, dans l’ordre que nous détaillerons à la fin de cet ouvrage, au chap XII. De la retraite.

Pour s’assurer mieux dans un poste qu’il croit pouvoir occuper longtemps, et où il prévoit que l’ennemi ne manquera pas de l’inquiéter, il conviendra qu’il emploie d’abord une partie de son monde avec les paysans, à former à la hâte, des rétranchemens aux endroits dangereux, des abbatis dans les bois, des herbes sur les gués, des puits devant les débouchés et dans les plaines sans défense ; pour que la cavalerie, venant à toute bride fonde sur vous, s’y précipite. S’il y avoit sur les devants ou sur les flancs de son poste, quelque pont N, par où les ennemis pourroient faciliter leurs approches et leurs rétraites ; il ne tardera pas de le faire ruiner, ou d’y établir une bonne garde, au cas qu’il prévoit que ce pont pourra lui être de quelque utilité.

Pour règler plus avantageusement ses attaques et ses défenses, il s’appliquera à bien observer tous les endroits par où l’ennemi pourra se présenter. Il formera pour chaque côté un plan d’opérations propre à le couper ou à le prendre en flanc par des routes convenables, qu’il méditera. Il en informera ses officiers et ne manquera pas d’écouter leurs avis, surtout de ceux à qui il connoit quelque talent pour le génie et assé d’expérience pour juger bien de ses desseins. Ces arrangemens seront d’un grand secours, pour surprendre les partis ennemis, qui se montreront de tems en tems pour la reconnoissance du poste.

Si l’ennemi s’approchoit la nuit de votre poste, gardez-vous de l’attaquer. Vous ne pouvez reconnoître sa force, et vous devez supposer qu’il est informé de la vôtre.

L’on ne souffrira pas qu’aucune femme suspecte s’approche des soldats. Ces visites sont dangereuses pour débaucher vôtre monde et l’ennemi s’en sert souvent pour sonder vos forces.

Aucun déserteur ne s’arrêtera dans vôtre poste. S’il en vient la nuit, on le gardera à vue, jusqu’à la pointe du jour, qu’on le conduira à l’armée.

Toute troupe qui s’approche de votre poste aura beau s’annoncer être des vôtres ; si elle n’est munie d’un bon passeport du général, ou que vous ne connoissiez aucun de ses officiers, ne vous fiez jamais, ni à la parole, ni à l’uniforme : enjoignez-leur poliment et très sérieusement de reprendre le chemin qu’ils sont venus, si non, que vous les traiterez en ennemis. Votre troupe restera sous les armes, jusqu’à ce qu’ils soient hors de la vue de toutes vos gardes. Cette conduite apprendra aux autres détachemens à se précautionner.

Le chef obligera ses officiers à se tenir toûjours à portée de leur troupe. Ils règleront l’heures des repas, d’une maniere qu’une partie étant à table, l’autre veillera sur la troupe.

L’ordinaire des officiers ne doit être qu’un bouilli avec un ragout ou le roti. Cela suffit en campagne, où il faut ménager les provisions, aussi prudemment que sur mer, de peur d’en manquer bientôt par des consomptions superflues et des délicatesses hors de saison, toûjours plus propres à affoiblir, qu’à soutenir le courage et le bon ordre.

Le lit d’un partisan est, comme celui de toute sa troupe, la paille et le manteau. Personne ne doit se déshabiller, que de jour, pour changer de linge. Il faut s’habituer à se réveiller souvent, pour visiter ceux qui sont de service : surtout durant le mauvais tems d’une forte bize, ou d’un orage, dont l’ennemi peut profiter pour surprendre ; il sera attentif si tout le monde remplit bien ses devoirs. Rien n’anime tant le soldat que la vigilance et la présence du chef. Les officiers ne manqueront pas de suivre son exemple. J’en ai fait souvent l’expérience, et toujours avec succès. Je me suis procuré par là une satisfaction d’autant plus complette, que je voyois par cette conduite, ma troupe assurée, encouragée et plus contente.

Dans la campagne de 1757, un partisan écrivit à Mr. de Maillebois, qu’il venoit d’occuper un poste très avantageux, et qu’il y avoit arrangé sa troupe, de façon à ne pas s’y laisser surprendre. Je fus détaché, la nuit suivante, pour aller aux ennemis. Le hazard me conduisit à ce poste, et je ne fus pas peu étonné d’y trouver toute la troupe et ses officiers endormis. Je n’eus que le tems de les éveiller. C’étoit le point du jour. L’ennemi parut à l’instant. Heureusement j’étois prêt à le recevoir et nous l’avons harcelé jusqu'à midi, que l’armée nous joignit.

Rien n’est donc plus dangereux à la sûreté d’un corps, que des chefs d’un temperament paresseux et délicat, embarassés d’un train de domestiques, trainant de gros equipages, des lits de camp, des batteries de cuisine, en un mot, tous les agreils de la molesse et de la volupté. On voit ces officiers prendre leurs aises, passer les jours et les nuits à table, abandonner la sûreté du poste à la seule vigilance des gardes, qui n’étant pas responsables de la commission de leur chef, négligent aussi insensiblement leur devoir, et se laissent facilement surprendre.

Le coup porté, on se plaint, on rejette la faute l’un sur l’autre ; mais l’équité et la prudence des généraux, la font toûjours tomber sur le commandant. Que de preuves nous a fourni la campagne dans l’électorat d’Hanovre. Que de partis enlevés avec leurs équipages, par la seule négligence de leurs commandans, que trop peu d’expérience, ou trop d’amour pour le repos, a sacrifiés à la vigilance des ennemis.

Un vrai partisan est bien convaincu qu’il ne peut se précautionner trop contre les ruses de l’ennemi, qui affectent souvent d’occasionner plusieurs fausses alarmes, afin de vous amener au relachement et à une trompeuse sécurité, dont on est la dupe, tôt ou tard.

Je ne suis donc nullement de l’avis de ceux qui méprisent une fausse alarme, et qui pour ménager leur monde, s’entêtent à ne pas faire prendre les armes, à moins qu’ils ne soient assurés de la présence des ennemis. Au contraire, je me crois autorisé par l’experience, à soutenir qu’au moindre bruit des védettes, il faut s’y rendre d’abord. Quand même ce seroit quelque autre troupe de votre armée, qui s’approche de votre poste ; aussitôt que vous en avez avis, il faut les reconnoître, les suivre ou les recevoir, avec toute l’attention que la guerre exige.

D’ailleurs, je me trouve fort éloigné de craindre que le service, tel que je viens de déduire pour la sûreté d’un poste, puisse trop fatiguer la troupe. Loin de là, il contribuera beaucoup à l’endurcir à la fatigue, à augmenter son courage, sa vigilance et son adresse ; au lieu que l’inaction engourdit le corps, ennuie l’esprit et amollit le cœur.

Dès qu’un partisan emploiera les sûretés, telles que je les ai décrites, il peut compter qu’il ne courra jamais aucun risque d’être surpris ; fût-il dans un pays le plus exposé, et dans un terrein le plus couvert, en exécutant de point en point le service, comme nous venons de l’expliquer, l’ennemi ne pourra jamais s’approcher de votre poste plus d’un quart de lieue, que vous en êtes averti, par le bruit des védettes et des patrouilles, qui couvrent nuit et jour vos environs plus d’un quart de lieue à la ronde : ce qui est tres suffisant pour se garantir d’une surprise. Car il ne faut que cinq minutes pour mettre la troupe en bataille. Il vous en reste encore dix pour déliberer sur le parti à prendre : l’attaque, la défense ou la retraite.

Quand un partisan établit son poste dans un pays ennemi, il est alors de son devoir de veiller à la subsistance de sa troupe, et de prendre toutes les mesures propres à pourvoir son monde du nécessaire : c’est pourquoi, il enverra d’abord du coté des ennemis le plus en avant qu’il sera possible, quelques partis pour sommer les principaux des villages à livrer les fourages et les vivres selon leur pouvoir. On aura soin de ménager toujours les endroits les plus proches, surtout celui du poste, auquel il ne faut absolument toucher, que dans la dernière extrémité.

Un partisan ne sauroit être trop diligent à donner à son général avis de sa position, de ses projets, de ses succès et de toutes ses opérations. Il aura soin pour cela d’assurer bien sa communication avec l’armée.

 

 Copyright www.stratisc.org - 2005 - Conception - Bertrand Degoy, Alain De Neve, Joseph Henrotin