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Le duel Internet impriméHenri Martinez
henri.martinez@ac-montpellier.fr
- Professeur certifié de technologie, formateur TICE IUFM Montpellier,
- Doctorant " Histoire et Défense ", UPV
- 5 janvier 2000
- Revue " Histoire et Défense Les cahiers de Montpellier",
- n°41 I/2000, éd. UMR 5609, Montpellier III
Cet article trouve sa raison dêtre dans les recherches de lauteur sur " Lhistoire militaire de lInternet des origines à nos jours " après un mémoire de DEA dHistoire militaire, défense et sécurité, intitulé " Le Pentagone à lorigine de lInternet ? Mythes et réalités des origines militaires de lInternet " mais aussi dans létude des méthodes de "désinformatique1" que lon rencontre de plus en plus sur le Réseau mondial et qui a donné lieu à une communication2 lors du colloque " La désinformation : pour une approche historique " tenu en novembre 1999 à lUniversité Paul Valéry.
SOMMAIRE
2. Where the wizards stay up late et ses auteurs
3. Arpanet et les services de renseignement américains
4. Lhistorien face aux technologies de la communication
5. Les fichiers sensibles ont-ils circulé sur le réseau de lARPA ?
6. Internet est un moyen efficace pour vérifier linformation
7. Annexes : messages électroniques commentés
- Limprimé est-il plus fiable quInternet ?
Internet, en tant que nouvel outil de communication, est souvent considéré comme le vecteur de propagation dinformations difficiles à vérifier. Dernièrement, un exemple nous a été donné qui pourrait, si ce nest détruire, du moins affaiblir les certitudes générales ambiantes et le postulat communément admis concernant la supériorité de linformation imprimée publiée par rapport aux informations numériques disponibles sur Internet. Cet exemple pourrait être taxé de " cas décole ". Sur Internet, il est de notoriété publique que lon trouve tout et la réfutation de tout et même son contraire. Mais à linverse, nous attendions-nous à trouver des phrases dans une édition dun ouvrage imprimé et dans lédition suivante du même ouvrage linversion totale du sens de ces phrases par ladjonction de négations ? Nous intéressant à lhistoire militaire de lInternet nous avons lu avec attention la traduction française du livre de Hafner et Lyon intitulé Where the wizards stay up late3. Le seul ouvrage en français sur ce thème.
- Where the wizards stay up late et ses auteurs
Cest le travail dun couple marié vivant en Californie. Katie Hafner et Matthew Lyon, décrivent laventure scientifique de ce qui est souvent considéré comme le premier réseau sous la forme dun récit chronologique retraçant les origines et les débuts de lInternet en lARPANET4 depuis les années 1950 jusquà fin 1989. Elle est journaliste spécialisée dans le monde informatique et lInternet5. Après avoir été employée par Newsweek, elle travaille maintenant au New York Time. Matthew Lyon, dabord conseiller du président de lUniversité du Texas est maintenant vice chancelier adjoint en charge des affaires publiques à lUniversité de Berkeley en Californie. Bien que cet ouvrage commercial soit conçu pour être lu par le plus grand nombre jusquà être taxé de "populaire" il est recommandé parce quil semble de prime abord très documenté. On peut regretter que les renvois de notes, de références et de citations soient inexistants mais les sources sont données par chapitre. Les auteurs prétendent, par-dessus les mythes, rétablir les faits à propos des origines de lInternet. En opposition avec le scepticisme des sociétés privées de télécommunication, ils présentent à la fois le Pentagone finançant la recherche sur les réseaux et le réservoir de matière grise constitué par les Universités6 prestigieuses sans lesquelles lARPANet naurait pu voir le jour. Hafner a travaillé pour Newsweek le concurrent du Time. Ces deux magazines concurrents à des degrés divers, rivalisent dans la recherche du plus petit dénominateur commun afin de clarifier des questions complexes et ce, jusquà la prétention usurpée den savoir beaucoup sur un sujet. Ils simplifient tout en omettant des détails importants au détriment bien sur de la rigueur historique. Philip Elmer-Dewitt, journaliste au Time, a écrit un article7 à propos des origines de l'Internet durant la Guerre Froide. Cet article a grandement contribué à implanter dans lopinion publique limage dun réseau de communication uniquement construit pour résister à une attaque thermonucléaire.
" How could orders be issued to the armed forces if the U.S. were ravaged by a nuclear assault? The Pentagon needed a military command-and-control system that would continue to operate 8"
" Comment les ordres pourraient parvenir aux forces armées si les Etats Unis étaient ravagés par une attaque nucléaire? Le Pentagone avait besoin dun système de commandement et de contrôle qui conserverait ses capacités opérationnelles "
Il donna tout le mérite de sa naissance à Paul Baran9. L'article a ignoré et n'a mentionné aucune des contributions fondamentales de lARPA10 ni le travail préalable dautres chercheurs. Cétait une vue simpliste et très réductrice de l'histoire. Mais doit-on attendre mieux de cette forme de journalisme ? Cet article oublieux des pionniers de l'ARPANET a soulevé leurs protestations. Robert Taylor, directeur11 de lIPTO12 en charge de la création du réseau de lARPA, a envoyé à léditeur une lettre qui ne fut jamais publiée. Selon une théorie à vérifier cet article aurait procuré à Newsweek et à Katie Hafner loccasion merveilleuse de sattaquer à la crédibilité du Time. La "thèse" des auteurs aurait été aussi en partie motivée sur une stratégie destinée à démontrer que l'histoire du Time était fausse et par conséquent ce dernier peu crédible.
- Arpanet et les services de renseignement américains
Dans la version française de ce livre publiée sous le titre Les sorciers du Net, Hafner et Lyon, décrivent lune des utilisations quauraient fait dARPANET les services de renseignement américains. Durant la guerre du Vietnam des opposants américains auraient été fichés par les services de renseignement militaires. Quand en 1971, lopinion publique sen serait aperçu, le scandale aurait éclaté et larmée aurait été sommée par le gouvernement de détruire ces fichiers. Par la suite, en 1975 le bruit aurait couru que les fichiers navaient pas été détruits mais avaient transités sur lInternet dun site militaire à un autre afin de les mettre à labri. Une enquête sénatoriale aurait été ordonnée. La version française décrit ces faits qui appartiennent de droit au domaine de lhistoire militaire :
" A la fin des années 60, lagitation politique croissante, parfois violente, a pris les militaires au dépourvu. Leurs services de renseignements savaient tout sur Prague, Berlin ou Moscou, mais il fallait maintenant sintéresser à Newark, Detroit ou Chicago. Larmée rassembla des données sur des dizaines de villes américaines, sur lemplacement des postes de police, des casernes de pompiers, des hôpitaux et de tout à lavenant. Et quelquun au Pentagone estima que se serait une bonne idée de garder également trace des fauteurs de trouble ici et là. En 1972, cela sest su, larmée réunissait ce genre dinformations ! La réprobation publique fut telle quon donna lordre de détruire les fichiers sur lheure. Mais trois ans plus tard, les responsables du renseignement étaient accusés davoir utilisé lARPANET pour dissimuler les fichiers en lieu sûr. Du coup quand laffaire éclata, la plupart des Américains découvrirent quil existait une chose appelée ARPANET. Que lhistoire fût racontée à la sombre manière dun roman despionnage ne fit quexacerber lorage. Une enquête du Sénat sensuivit, au cours de laquelle la DARPA fut invitée à expliquer ce quelle faisait de lARPANET. Stockés chez BBN dans un réduit poussiéreux, il y avait des centaines de rouleaux représentant des sorties de Télétype. La DARPA les passa en revue et finit par sapercevoir que les fichiers de larmée avaient effectivement circulé sur lARPANET. La DARPA fut blanchie, mais dapparaître mêlée aux opérations clandestines du Pentagone était bien la dernière chose dont lARPANET avait besoin. 13"
Le texte éveille lintérêt mais reste ambigu. Il laisse la porte ouverte à plusieurs interprétations. Sans dautres précisions il laisse croire que les fichiers nominatifs des personnes recensées ont été imprimés puis stockés dans lentreprise BBN. Du point de vue historique, ces informations devaient être vérifiées.
- Lhistorien face aux technologies de la communication
Il nous a semblé judicieux de rechercher des témoins ou bien dautres sources disponibles sur Internet ou localisables à partir des banques de données du Réseau. La liste de diffusion sur lhistoire du cyberespace14 est une réunion modérée15, une communauté virtuelle de pionniers de lInternet, dhistoriens, dauteurs, de journalistes, de personnes intéressées dans la conservation de la mémoire de la Matrice16. Le samedi 20 novembre 1999, fort de passage tiré de ce livre, nous posions sur la liste une question en guise de demande de renseignements complémentaires. Elle restait sans réponse. Le mercredi 1er décembre 1999 nous réitérions cette question en précisant que nous désirions à titre historique trouver plus dinformations sur ce point. Plusieurs personnes ont répondu. Au rythme dune discussion sur lInternet, ces réponses se sont succédées venant de diverses personnes plus ou moins qualifiées17 pour apporter des éléments probants. Certaines de ces réponses étaient plutôt basées sur des impressions que sur des faits. Des utilisateurs dInternet se plaçant quelquefois en défenseurs de leur " chose " ont nié toute information qui pourrait être considérée comme lui portant atteinte. En partie, elles ont plutôt rejeté la légitimité historique de la citation ci-dessus, en taxant notre enquête du domaine de lélucubration, de la paranoïa, de la peur de mythiques conspirations. Un des arguments servant à nier fermement la possibilité dutiliser ARPANET comme outil de transmission de données sensibles est celui de son manque de confidentialité. Un témoin a aussitôt répondu quil existait à lépoque des systèmes de cryptage des données circulant sur lARPANET. Alex Mackenzie18 intervint à titre de témoin principal. Il travaillait à un poste clef dans la société BBN19. Il suivit et participa au déroulement dune partie de lenquête. Dans un premier temps, il apporte sur la liste son témoignage en confirmant la version du récit de Katie Hafner en citant le texte anglais (conforme à sa traduction française) : "les fichiers de larmée avaient effectivement circulé sur lARPANET". Simultanément est apparu un message de Julian Dibbell citant une version20 anglaise contradictoire de celle citée par Alex Mackenzie : "les fichiers de larmée navaient effectivement pas circulé sur lARPANET". Dans ce même message Julian Dibbell met en doute, soit la mémoire de la personne21 qui a posé une question sur ce sujet, soit ses capacités de compréhension ou bien la qualité même de la traduction française. Or, ce quil na pu savoir à ce stade de la discussion, cest que deux publications successives dun même ouvrage en langue anglaise seraient donc sur ce point précis contradictoires sans que lauteur nen soit informé. Etaient-ce de simples erreurs typographiques corrigées dans une édition ultérieure ou de la manipulation ? La traduction en français du même ouvrage serait conforme à la plus ancienne version anglaise. Alex Mackenzie affiche alors un doute perceptible dans son deuxième message. Lenquête a bien eu lieu, mais il ne se rappelle pas ses conclusions. Il ne sait plus exactement si les fichiers ont été déplacés ou non sur le Réseau naissant de lARPA mais il confirme que la citation de louvrage22 quil possède est conforme à celle quil avait déjà donnée. Hafner, est consultée sur ce point. A cet instant, la conversation est devenue "publique". Lauteur ne peut plus se permettre déluder ou ignorer les questions comme elle lavait fait six mois plus tôt quand nous lui avions déjà demandé ses références à propos de ce passage. Elle affiche ouvertement sa confusion et ne se rappelle pas ce quelle a voulu écrire. Dans un premier temps, elle se demande qui a rajouté la négation dans son ouvrage. Cette correction ne serait-elle donc pas de son fait. Sans sombrer dans la paranoïa, on doit se poser la question de lidentité de la personne qui a modifié le texte de Katie Hafner. Mais du point de vue du sens général de la phrase, elle approuve finalement cette correction. Hafner donne alors à la liste de diffusion lorigine de ses références. Elle tire cette information dun échange de courriers avec le témoin principal : Alex-Mackenzie. Apres avoir consulté quelques archives, les auteurs se sont concentrés sur entrevues avec des personnes qui avaient travaillé à ARPA et BBN. Le travail est bien fait. On peut sen servir de base mais il faut contrôler chaque information. A lexamen de leurs messages, lauteur et le témoin déclarent ne plus se remémorer le résultat de lenquête du Sénat américain mais inclinent pour la non circulation des fichiers sur le réseau. Il est intéressant de remarquer le phénomène dalignement de témoins en fonction de lévolution de la discussion. Est-ce un réflexe de défense pour conserver sa crédibilité, de lhonnêteté intellectuelle ou de la prudence ?
- Les fichiers sensibles ont-ils circulé sur le réseau de lARPA ?
Il serait très difficile de donner une réponse. Les rouleaux de télétype trouvés à BBN contenaient des informations quantitatives de trafic de données et non qualitatives. Il était matériellement impossible par lintermédiaire de ces rouleaux de se faire une opinion sur la nature des données qui ont ou non transité dun point à un autre du réseau. Seuls des militaires, des archives des services impliqués dans le scandale pourraient nous informer. Encore faudrait-il que les uns et les autres veuillent et puissent parler ou être consultés. En dehors de l'aspect déontologique, que larmée américaine23 ait commencé à sapproprier dans son utilisation quotidienne un réseau naissant, quelle finançait totalement par ailleurs, naurait rien détonnant. Dès 1973, l'armée utilisait le réseau à plusieurs emplacements24, bien quen tant quoutil, ARPANET était très peu connu des militaires de la première moitié des années 70 jusqu'à la une décennie suivante. Larry Roberts, le responsable jusquen 1973 de la mise en uvre du réseau de lARPA nous répond :
"I never was told what each group did on the network and I did not feel it was our place to control or monitor the traffic But it clearly was not an improper use of the network even if it occurred since it was used to transfer a file, not spy on students. So, either way, it clearly was not used for spying, and if it was used, it was to expedite the delivery of data transfer, just like we designed it for. We clearly wanted both the civilians and the military to discover the value of packet switching. 25"
" On ne ma jamais dit ce que chacun des groupes faisait sur le réseau et je ne pensais pas que ce fut notre rôle de contrôler et diriger son trafic Mais ce n'était pas un usage impropre du réseau même sil a été utilisé pour transférer les dossiers et non pas pour espionner les étudiants. Donc, dune manière ou dune autre, il n'a pas été utilisé pour espionner. Et s'il a été utilisé, c'était seulement comme nous l'avons conçu, pour nous informer de la distribution de transfert du données. Nous voulions quà la fois les civils et l'armée découvrent la valeur de la commutation par paquets. "
Il est vrai que depuis les origines du réseau, les applications militaires pouvaient rebuter ses pionniers au tempérament libertaire qui par leurs idées souvent ouvertement affichées auraient été inclus dans un tel fichier nominatif dopposants. Si cette transmission a réellement eu lieu, peu ont du en être les complices. Différents historiens spécialistes du passé du Réseau des réseaux auxquels nous avons demandé leur avis nont pas traité cet événement. Arthur Norberg26 et Ronda Hauben27 ne pensent pas que le transfert ait eu lieu. Janet Abbate28 estime que ce point est intéressant à clarifier et ne prend pas position. Léditeur français, Calmann-Lévy pas plus que laméricain Simon and Schuster29 ne semblent désireux de répondre aux demandes déclaircissement. Par contre, lentreprise BBN est intervenue pour essayer de faire clore la discussion dans une direction qui ne lui porte pas ombrage.
- Internet est un moyen efficace pour vérifier linformation
Nous savions déjà quafin détablir la vérité historique, il convenait de se diriger vers les sources originales comme par exemple le compte rendu denquête et daudition du Sénat qui a été publiée30 ou bien dautres témoignages dignes de foi. Les résultats des auditions du congrès et les enquêtes sénatoriales ne sont pas toujours publiés et seulement à la discrétion du comité, sur la base de ses conclusions. Les dossiers des auditions peuvent donner lieu à une publication officielle ou bien à une publication du type brochure. Consulter la liste des publications du congrès devrait nous permettre de répondre à lune de nos questions quant à la publication des conclusions et leur disponibilité. Afin den revenir aux faits, il est nécessaire de retrouver des documents de première main. Les différentes études historiques successives (ou interprétations successives) semblent dans ce cas générer des distorsions plus que des éclaircissements. Les négations mal transcrites ou les erreurs de typographie ne sont pas neuves. Ce qui est aussi vraiment intéressant, c'est lexamen de ce processus de citations et recopies qui enfouit l'élément original sous des strates de plus en plus épaisses. Pouvoir affirmer en fin de compte que les fichiers ont ou pas circulé sur le Net est une question qui mérite dêtre résolue mais le problème essentiel ne se situe pas sur ce point précis. Ce qui est nouveau cest la remise en compte du statut de louvrage imprimé comme base de référence de travail fiable. Pour lhistorien Internet était déjà un outil appréciable de recherche documentaire.
" nous avons pu arriver à des résultats très positifs dans des domaines où le chercheur naurait jamais pensé trouver la réponse à ses questions aussi rapidement et aussi complètement ; je pense notamment à une recherche sur les sectes qui a permis de trouver grâce aux news, en une demi-heure de recherches, léquivalent de plusieurs semaines de travail ! Dans le cadre dune autre recherche sur le thème de la commémoration demandée par un historien spécialiste de la Révolution Française, linterrogation des bases de Darmouth College Library a permis de trouver 320 références douvrages dont certains remontent à la fin du 19e siècle au grand étonnement de lenseignant ravi du résultat. 31"
Mais aujourdhui, lInternet est devenu loutil de communication planétaire qui permet de vérifier rapidement la crédibilité de faits relatés et imprimés, de confronter les témoignages avec les ouvrages. Le réseau a révélé les différences entre les éditions successives dun livre censées être identiques en soulignant des divergences impensables ainsi que la désinformation qui aurait pu en découler. Dans ce cas précis, seul loutil Internet a permis de faire apparaître au grand jour cette contradiction majeure mais aussi douvrir de nouvelles pistes de recherches. Il est presque aussi handicapant dans le monde de la recherche de ne pas disposer de la messagerie électronique que de ne pas avoir le téléphone32. Est-ce que cette méthode de travail peut être utilisée au profit dautres domaines de la recherche historique ? Rassurons-nous, le dépouillement des archives poussiéreuses sera encore pour longtemps un point de passage obligé sur le chemin de la recherche des faits.
- Annexes : messages électroniques commentés
Les archives de la liste sont consultables sur le site http://maelstrom.stjohns.edu/archives/cyhist.html
La première réponse, postée par Les Earnest, interprète ce qui a été dit, refuse daccorder une quelconque réalité historique aux faits relatés par Hafner.
" I haven't read that book, but this sounds to me like another
unsupported myth. ARPAnet began as a computer research network
linking mostly academic institutions. Though the military did begin
using it in the late 1970s and eventually split off their own network,
they certainly should not have used the (unsecure) ARPAnet to handle classified information. If they had used ARPAnet to collect information on individuals opposed to the Vietnam War, then they likely would have found a majority of those who worked on the development of ARPAnet on their list, since opposition to that war was widespread in academia by the early 1970s.
>Is it true that all this printed files were found into BBN ?
Not bloody likely.
-Les Earnest 33"" Je nai pas lu ce livre, mais il me rappelle un autre mythe tout aussi insupportable34. ARPANET a commencé en tant que quun réseau informatique de recherche reliant en majorité des institutions académiques. Bien que les militaires aient commencé à sen servir à la fin des années 1970 et se soient séparés pour créer leur propre réseau ils nauraient certainement pas utilisé ARPANET (peu sûr) pour manier de linformation classifiée. Sils avaient utilisé ARPANET pour collecter de linformation sur des individus opposés à la guerre du Vietnam, il auraient alors certainement trouvé sur leur liste une majorité de ceux qui travaillaient au développement dARPANET, depuis que lopposition à cette guerre sétait répandue dans les institutions académiques au début des années 1970.
>Est-il vrai que tout ces fichiers imprimés furent trouvés dans BBN ?
Sûrement pas.
Les Earnest "
Même sil déclare ne pas avoir lu le livre, comme dautres35 internautes qui étudient ce que fut lARPANET, il rejète vigoureusement toute implication militaire dans le réseau qui soit autre que financière. La discussion commence à prendre un ton passionnel. Mike OBrien à son tour témoigne afin de contredire le message précédent quant à la non-utilisation dARPANET pour transmettre des informations confidentielles. Il dit que larmée américaine utilisait des boites de cryptage installées à coté des IMP36.
" Les Ernest says:
> Though the military did begin using it in the late 1970s and eventually split off their own network,
> they certainly should not have used the (unsecure) ARPAnet to handle
> classified information.I'm pretty sure that they did. They used big ancient crypto
boxes to do it. I did some work at NOSC (now NRAD) back in those days, and they had a room guarded by a shavehead with a rifle that contained the IMP and the crypto gear. My boss took a wrong turn on the way to the bathroom and wound up staring down the barrel of said rifle37 "." (Contredisant laffirmation de Les Ernest) Je suis sûr quils le faisaient. Ils utilisaient de vieilles grosses boites de cryptages pour le faire. Jeffectuais un certain travail au NOSC (appelé maintenant NRAD) à cette époque et ils avaient une pièce, gardée par un " crane rasé" armé dun fusil, qui contenait lIMP et la boite de cryptographie. Mon patron sest trompé de chemin en allant aux toilettes et a terminé sa course les yeux rivés sur le canon du dit fusil"
A lopposé il donne son avis et ses impressions à propos de lenvoi des dits fichiers sensibles en destination de la société BBN parce que les personnes qui y travaillaient étaient justement des opposants à la guerre du Vietnam.
" On the other hand I don't think they used the ARPANET to carry anti-war surveillance information, and they certainly wouldn't have sent it to BBN, which was pretty much full of exactly the sort of names they would have been taking.Mike O'Brien 38"
" Dun autre coté, je ne pense pas quils utilisaient ARPANET pour transmettre une information touchant à la surveillance des opposants à la guerre, et quils ne lauraient certainement pas envoyé à BBN, qui était à peu près entièrement rempli des noms de gens qui auraient été recensés dans la dite liste.Mike OBrien "
Après une série de réponses émanant dautres personnes qui sopposent plus ou moins fortement à ce passage du livre, Les Ernest prononce les mots de " théorie de la conspiration "
" Right. I now regret responding to the conspiracy theories of Henri Martinez 39"
Alex Mackenzie qui était le directeur du centre dobservation du réseau et travailla chez BBN des années 1967 à 1996 apporte un premier témoignage qui permet déclaircir lun des points du livre sujet à une mauvaise interprétation : ce que contenait les sorties dimprimantes de télétype. Il valide lexistence historique de cette enquête en tant que témoin principal.
" The passage in "Where Wizards Stay Up Late" reads as follows (page 231):
"DARPA eventually proved that the Army [surveillance of antiwar civilians] files had moved on the ARPANET by reviewing hundreds of rolls of Teletype printouts that had been stored in a dusty crawl space at BBN."
This is true - I was the manager of the BBN ARPANET Network Operations Center at the time. The rolls of Teletype printouts, however, did _NOT_ contain the Army files; they contained the traffic information reported to the NOC by each IMP about the number of packets and messages sent over each network circuit each 52-second period and printed out as a "percentage of line utilization" report every hour or so. We were able to demonstrate by reviewing these reports that around the time of interest substantial amounts of data had been moved from one US military site to another (I have absolutely no memory of what sites they were) via the ARPANET. Of course, we had no way of knowing what the _content_ of this data transfer was, so it is not really true that this "proved" the Army had moved the files in question rather than destroying them as ordered.I hope this helps to explain the reference.
Alex McKenzieBBN 1967-199640"
"Le passage " Where Wizards Stay Up Late " est le suivant (page 231): " DARPA a finalement prouvé que les fichiers de l'Armée [surveillance des opposants à la guerre] avaient circulé sur l'ARPANET en examinant des centaines de rouleaux d'impressions du Télétype qui avaient été entreposées dans réduit poussiéreux à BBN ". C'est vrai - j'étais à cette époque le directeur du Centre dOpérations sur Réseau [NOC] dARPANET à BBN. Cependant, les rouleaux d'impressions de Télétype NE contenaient pas les fichiers de larmée; ils ont contenu l'information sur la circulation rapportée au NOC par chaque IMP au sujet du nombre de paquets et messages envoyé sur chaque circuit du réseau chaque 52 secondes et ont été imprimés comme un " pourcentage de rapport de l'utilisation " de la ligne chaque heure ou à peu près. Nous étions capables de démontrer en examinant ces rapports quaux alentours de lépoque considérée des montants substantiels de données avaient été déplacés d'un site militaire Américain à un autre (je n'ai absolument aucun souvenir de quels emplacements ils sagissaient) par lintermédiaire d'ARPANET. Bien sûr, nous n'avions aucune manière de savoir ce que contenait le transfert du données, donc ce n'est pas vraiment vrai quil fut " prouvé que " l'Armée avait déplacé les dossiers en question plutôt que les détruire comme il avait été ordonné. "
J'espère que cela pourra vous aider à expliquer le texte cité en référence.
Alex McKenzie BBN 1967-1996 "
Soulignons un point essentiel. Même si preuve éventuelle est faite quun montant important de données numériques a circulé à une date précise entre deux sites militaires cela napporte absolument aucune indication quant à la nature de ces données numériques. Rien ne prouve quil sagissait des fichiers suspects.
" Mike O'Brien (and others) wrote:
> On the other hand I don't think they used the ARPANET to carry
> anti-war surveillance information, and they certainly wouldn't have sent it to BBN, which was pretty much full of exactly the sort of >names they would have been taking. The same was also true in the SDC research directorate and, I suspect, at other places with ARPA funding. My political-activist aunt almost disowned me over the fact that my work was sponsored by the Defence Department, but SDC did not seem to mind people working against the war, refusing to pay taxes, etc. Only in America. Larry41"" Cétait la même chose au Conseil d'administration de la recherche de SDC et, je le suspecte aussi, dans dautres sites subventionnés par lARPA. Ma tante, militante politique, ma presque désavouée parce que mon travail été parrainé par le Département de la Défense. Mais SDC n'a pas paru prêter attention à des gens qui militaient contre la guerre, en refusant de payer les impôts, etc. On ne voit cela quen Amérique.
Larry "
"The MIT AI Lab's KA10 was decorated with various items of historic,
sentimental and humorous value. One of the items was a newspaper clipping from early 1970's from MIT's student newspaper ("The Tech"), with the hilarious headline: "Arpanet accused of transmitting files". I don't recall whether the clipping consisted of just the headline, or whether the body of the article was included. But I do recall that the article dated from a time during the Vietnam war era when there was a minor media flap about the Arpanet being used in connection with the anti-war demonstrations.
So whatever the truth of the story may be, the story does go all the way back to the early seventies -- anyone who wants to know more should be able to find more information in contemporary newspaper accounts from the time.42 "
"Le Laboratoire KA10 du MIT AI avait été décoré avec plusieurs articles de valeur historique, sentimentale et amusante. Un de ses articles était une coupure de presse du début des années 1970 du journal étudiant de MIT (" Le Tech "), avec en vedette un gros titre comique: " Arpanet a accusé de transmettre des fichiers43". Je ne me rappelle pas si cette coupure consistait en seulement le titre ou bien si le corps de l'article avait été inclus. Mais je me rappelle que l'article était daté de lépoque où pendant la guerre du Vietnam il y eu un battage médiatique mineur au sujet de l'Arpanet qui etait utilisé à propos des démonstrations contre la guerre. Donc, quelque soit la vérité sur cette histoire peut-être quelle remonte en arrière au début des années soixante-dix. Quiconque veut en savoir plus devrait être capable de trouver plus d'information dans des articles de journaux de lépoque."
Ce message apporte un autre témoignage quant à la réalité de cet événement historique.
" Someone has probably beat me to this already, but I'm attaching here the passage from "Where Wizards Stay Up Late" that Henri Martinez is probably thinking of. It's on page 231 of the paperback edition, and the gist of it is clear enough: The Army was suspected of using the ARPANET to track antiwar protesters, but apparently did not. Incriminating files were sought among those stored at BBN, but were not found. M. Martinez either misremembered the passage, misread it, or was led astray by a bad translation.
Julian Dibbell
From page 231 of "Where Wizards Stay Up Late," by Katie Hafner and Matthew Lyon (Simon & Schuster 1998):DARPA eventually proved that the Army files had not moved on the ARPANET by reviewing hundreds of rolls of Teletype printouts that had been stored in a dusty crawl space at BBN. DARPA was vindicated, but a perceived entanglement with the Army's clandestine operations was the last thing the ARPANET needed. 44"
" Quelqu'un m'a déjà probablement battu de vitesse, mais je joins ici le passage de " Where Wizards Stay Up Late " auquel a probablement pensé Henri Martinez. C'est sur la page 231 de l'édition du livre de poche, et lessentiel sur ce point est assez clair: L'Armée a été suspectée d'utiliser l'ARPANET pour traquer les contestataires anti-guerre, mais apparemment ne l'a pas fait. Les dossiers incriminés ont été cherchés parmi ceux entreposés à BBN, mais n'ont pas été trouvés. M. Martinez sest mal remémoré le passage, a du mal le lire ou a été fourvoyé par une mauvaise traduction.
Dibbell Julian
Tiré de la page 231 de " Where Wizards Stay Up Late " par Katie Hafner et Matthew, Lyon (Simon & Schuster 1998):
DARPA a prouvé finalement que les dossiers de l'Armée n'avaient pas été déplacés sur l'ARPANET en examinant des centaines de rouleaux d'impressions de Télétype qui avaient été entreposées dans un réduit poussiéreux de BBN. DARPA a été blanchie, mais apparaître mêlée avec les opérations clandestines de l'Armée était la dernière chose dont l'ARPANET avait besoin. "
Le message de Julian démontre que la citation du livre provenant dune réédition est en contradiction avec lédition précédente déjà citée par Alex Mackenzie. Passages en contradiction que je souligne dans un message sur la liste. Ray fait de même dans le message ci-dessous.
" Alex McKenzie wrote (and goes on to substantiate):
> The passage in "Where Wizards Stay Up Late" reads as
> follows (page 231): ..
to which I can only respond:
Wow! I've seen conflicting historical claims, but this one takes the
cake--two contradictory quotes of the same passage of the same source in the same issue of the CYHIST digest. I'm sure this is not intentional misinformation, but rather that whoever got it wrong (I don't have the book to check) mistakenly readit the other way ("had moved" vs. "had not moved"), perhaps due to asubconscious bias based on what he wanted or expected to see.The book referred to is itself a recounting/interpretation rather than original source material, and as such is prone to the same sort of thing. It's scary to contemplate how much error can be introduced by multiple layers of historical research. 45"
" Alex McKenzie a écrit
et Dibbell Julien a écrit réfuter:
Ce à quoi je peux répondre seulement:
Super ! J'ai vu bien des querelles historiques, mais celle-ci est la meilleure. Deux citations contradictoires du même passage de la même source dans le même résumé sur CYHIST. Je suis sûr que ce n'est pas de la fausse information intentionnelle, mais plutôt quelle l'est devenue (je n'ai pas le livre pour vérifier) par lerreur dune mauvaise lecture. L'autre interprétation serait (avait déplacé " contre " n'avait pas déplacé "), peut-être due à un parti pris subconscient basé sur ce qui il voulait ou a attendu voir.
Le livre est lui-même une interprétation, une réécriture plutôt que la matière de la source originale, et comme tel, il est enclin à des erreurs. C'est effrayant de contempler combien d'erreurs peuvent être introduites par de multiples couches de recherche historique. "
" Good heavens, this is weird. I have checked and rechecked my edition of the book, and it definitely says "files had NOT moved on the ARPANET..." Moreover, by way of checksum, the next sentence ("DARPA was vindicated...") strongly implies that the NOT belongs there. Could this be a discrepancy between two editions of the book? Mine, again, is the 1998 paperback
version.
Let me add that I'm entirely agnostic as to what actually happened back then. From the list traffic, it looks as though the book may have missed some qualifying details (the inconclusive evidence Alex McKenzie remembers, for instance, or the possibility that the files moved over MILNET). I was just hoping to clarify what the book itself reports. Apparently I hoped too high.
Julian Dibbell 46"
" Juste ciel, c'est étrange. J'ai vérifié et re-vérifié mon édition du livre, et il dit précisément " les fichiers n'avaient pas circulé sur l'ARPANET..." De plus, en compilant avec la prochaine phrase (" DARPA a été défendu...") elles impliquent fortement que la négation doit être là. Est-ce une erreur entre deux éditions du livre ? Le mien, je le dis encore, est la version 1998 du livre de poche.
Laissez-moi ajouter que je suis entièrement ignorant de ce qui s'est réellement passé à cette époque. A partir des archives de la liste, il semble quil puisse manquer quelques détails significatifs au livre (les preuves non définitives dont Alex McKenzie se souvient, ou la possibilité que les fichiers aient été déplacés sur MILNET). J'espérais seulement clarifier linformation concernant le livre lui-même. Apparemment j'ai visé trop haut.
Dibbell Julian "
" I sent the message below a few days ago, and I thought it had been accepted, but it hasn't appeared yet. Hence this resend.
The quote from the paperback copy of "Wizards" and my quote from the hardcover version say opposite things. Therefore I need to modify my previous posting. My description of the review of the "dusty Teletype printout" accurately describes what happened at BBN. And I'm sure this review proved something; either that there _had_ been a big data transfer or that there _had_not_ been a big data transfer. At this point I don't remember which we proved. I'm willing to believe that the paperback version of "Wizards" is the more accurate version, since it came out later.
Hope this helps,Alex McKenzie
BBN 1967-1996 47"
" J'ai envoyé le message dessous il y a quelques jours, et je pensais
quil avait été accepté, mais il n'a toujours pas paru.
D'où cette réexpédition. La citation de la copie du livre de poche de " Sorciers " et ma citation de la version cartonnée sont en contradiction. Par conséquent j'ai besoin dapporter une rectification à mon message précédent. Ma description de lexamen des " rouleaux d'impression de télétype poussiéreux" décrit correctement ce qui s'est passé à BBN.
Et je suis sûr cet examen a prouvé quelque chose; que ce soit l'un ou l'autre
" quil y ait eu un grand transfert de données " ou " quil ny ait pas eu un grand transfert du données " À ce point je ne me souviens pas ce que nous avons prouvé. Jincline à penser que la version du livre de poche de " Sorciers " est le plus la version la plus exacte, parce quelle est parue plus tard.
En espérant que cela puisse vous aider
Alex McKenzie
BBN 1967-1996 "
" hmmm. i'm confused now. who inserted the "not" in that original >excerpt? I just checked in the hardcover, and i don't have a copy of > the paperback handy, but when i get to one, i'll check it. (nor do i > have the french version...)
> in any case, i do believe darpa was vindicated because it was >proven that the files were not sent over the arpanet.... that's the >only way it would make sense, don't you agree? perhaps there's a >typo in the original hardcover,w hich was corrected in the >paperback.
> eeek. so glad you found this discrepancy.>
> best,
> katie 48"" hmmm. je suis confuse maintenant. Qui a inséré la négation dans cet extrait de l'original ? Jai seulement vérifié dans la version cartonnée du livre, et je n'ai pas dexemplaire accessible du livre de poche mais quand je mettrai la main sur un je vérifierais. (je nai pas non plus la version française) en tout cas, je crois que la DARPA a été blanchie parce qu'il a été prouvé que les fichiers n'ont pas été envoyés sur l'ARPANET.... c'est la seule formulation qui donne un sens à la phrase, ne croyez-vous pas? peut-être il y a une erreur dans l'original qui a été corrigée dans le livre de poche.
eeek. Je suis heureuse que vous ayez trouvé cette contradiction.
Salutations
katie "
" the original source (alex mckenzie) did already speak up, and it would behoove you to take a look at his response to cyhist. he himself is now unsure of what was found, or not found, in the dusty bbn crawl space some 30 years ago. i do seem to recall that he found that the files had NOT rpt NOT moved over the Arpanet. but if there is somebody else at bbn who remembers the incident, a response from that person would be most welcome.
i do, of course, have all the original correspondence from alex on this
subject, but, given that nearly six years have passed since the research for the book was conducted, that is now in an equally dusty digital crawl space, which i'd be happy to dig through at some time. suffice it to say, the version with "not" does indeed some more logical given the subsequent sentence.
Katie 49"La source originale (Alex McKenzie ) est déjà assez parlante, et il vous incombe de jeter un coup d'oeil sur sa réponse sur la cyhist. Il est maintenant lui-même incertain de ce qui a été trouvé, ou n'a pas été trouvé à lintérieur du réduit poussiéreux à BBN quelques 30 années en arrière. Je pense me rappeler qu'il a trouvé que les fichiers n'avaient pas été déplacés sur l'Arpanet. Mais s'il y a quelqu'un à BBN qui se souvient de l'incident, une réponse de cette personne serait la bienvenue.
Jai, bien sûr, toute la correspondance originale d'Alex sur ce sujet.
Mais, étant donné que presque six années se sont passées depuis que la recherche sur ce livre a été conduite, c'est maintenant un réduit numérique tout aussi poussiéreux que je serais heureuse dexplorer dans quelque temps.
Il semble suffisant de dire que la version avec une négation est plus de logique étant donnée la phrase étudiée. "
" The version with "not" does seem more logical given the subsequent sentence, but since the author herself seems unsure I think that anybody interested in the truth had probably better go back to the source material. Perhaps Katie Hafner can reveal the source of her information for this section, or somebody from BBN or DARPA who was directly involved in the investigation can share their first-hand recollections or point to a public report of its conclusions. 50"
" La version avec la négation parait plus logique une fois considérée la dernière phrase, mais depuis que l'auteur elle-même semble incertaine, je pense que quiconque intéressé par la vérité devrait retourner aux sources originales. Peut-être Katie Hafner peut-elle révéler pour ce chapitre la source de cette information, ou quelqu'un de BBN ou DARPA qui était directement impliqué dans l'enquête peut partager ses souvenirs de première main ou nous diriger vers le rapport public de ces conclusions.
Ray "
" Pretty darn hard to PROVE the files were NOT sent over the DarpaNet. . . 51"
" Sacrément ardu de PROUVER que les fichiers n'ont PAS été envoyés sur le DarpaNet "" Henri,
Are you going to post something to CYHIST about this to close this particular discussion? I was going to, but since Katie says she is already talking to you, and you are more directly involved, it probably makes more sense for you to do so.
Regards,
Dan Halbert 52"" Henri,
Allez vous poster quelque chose à la liste CYHIST à ce sujet pour clore la discussion ? Jétais sur le point de le faire mais puisque que Katie dit quelle est déjà en rapport avec vous, et que vous êtes plus particulièrement impliqué, cela semble pus sensé que cela soit vous "
Dan Halbert travaille dans lentreprise BBN. Il a donc été prévenu par un membre de la liste de diffusion, quune discussion impliquant la renommée de la société BBN avait lieu sur la liste. Il intervient pour que soient clarifiées les informations dans le sens de lerreur de frappe (intitulé du message) puis que la discussion soit close. Exemple typique de lentreprise en veille qui surveille son image sur le réseau est-il un exemple à suivre ?
________
Notes:
Si linformatique est la science du traitement automatisé de linformation, alors peut-on appeler " désinformatique " la science du traitement automatisé de la désinformation ? MARTINEZ Henri, " La " désinformatique " à lheure du réseau des réseaux numériques ", in Actes du colloque La désinformation pour une approche historique, nov. 99, UMR 5609. HAFNER Katie, LYON Matthew, Where the wizards stay up late, 1996, Simon and Schuster. Le réseau de lAgence des Projets de Recherche Avancée du Département de la Défense américain. Elle a notamment écrit The House at the Bridge: A Story of Modern Germany et Cyberpunk: Outlaws and Hackers on the Computer Frontier. Harvard, Stanford, lUniversity of california at Los Angeles et le Massachusetts Institute of Technology. ELMER-DEWITT Philip, "First Nation in Cyberspace", 6 décembre 1993, in Time, p 62-64. Ibid., p.62. Lun des inventeurs, en 1965, de la théorie de la commutation par paquets (blocs messages) qui gouverne actuellement les transmissions sur le Réseau. Il travaillait à la RAND Corporation à Santa-Monica en Californie. Advanced Research Project Agency : lAgence des Projets de Recherche Avancée qui dépend du Département de la Défense (D.o.D.). De juin 1966 à mars 1969. Information Processing Technique Office : Le bureau des techniques de traitement de linformation dépendant de lARPA. HAFNER Katie, LYON Matthew, Les sorciers du Net, les origines de lInternet, 1999, Calman-Lévy, p.270-271. CYHIST Community Memory: Discussion list on the History of Cyberspace Une liste de diffusion modérée est une liste où les messages sont contrôlés par un modérateur avant dêtre postés à tous les membres abonnés de la liste. Autre nom dInternet. Peut-on parler de " non témoins " ? Alex Mackenzie était le directeur du centre dobservation du réseau et travailla chez BBN des années 1967 à 1996. Bolt Beranek and Newman. Réédition de 1998. Lauteur : Henri Martinez dans ce cas précis. Edition 1996. Y compris ses services de renseignements. ROBERTS Lawrence, mardi 28 décembre 1999 05:57, Re: Fwd: Re: Arpanet History. Ibid. NORBERG Arthur, jeudi 20 janvier 2000 14:47, Re: early Internet history. HAUBEN Ronda, lundi 6 décembre 1999 10:24, réponse à lauteur : Arpanet. ABBATE Janet, jeudi 9 décembre 1999 01:11, réponse à lauteur : Arpanet. Site http://www.simonandschuster.com/ Nous venons juste den avoir la preuve (Le 22/03/2000). DUCASSE Jean-Paul, SABIN Marc, " La production, la diffusion et la recherche dinformation sur lInternet. Un exemple dapplication à lInstitut détudes politiques de Lyon ", in LInternet professionnel, 1995, CNRS éditions, Le Micro Bulletin N°1, p.285. Daprès AUMONT Serge, " Messagerie et listes de diffusion ", ibid., p.76. EARNEST Les, Réponse à lauteur, liste de diffusion Community Memory: Discussion List on the History of Cyberspace, jeudi 2 décembre 1999 02:05, 1 p. En référence à la soi-disant création dARPANET dans le but de créer un réseau redondant capable de résister à une guerre thermonucléaire. Comme par exemple le message de COWAN John, jeudi 2 décembre 1999 16:10, Re: Arpanet. Interface Message processor : Interface de Traitement des Messages : ordinateur conçu pour découper en paquets les messages de lordinateur hôte émetteur lors de leur émission sur le réseau et de les ré-assembler avant de les remettre pour réception à lordinateur hôte récepteur. OBRIEN Mike, jeudi 2 décembre 1999 19:43, Re: Arpanet. OBRIEN Mike, art.cit. EARNEST Les, vendredi 3 décembre 1999 10:48, Re: Arpanet. McKENZIE Alex, samedi 4 décembre 1999 14:25, ARPANET to move Army intelligence. PRESS Larry, samedi 4 décembre 1999 14:25, Re: Arpanet and the Vietnam war. BAWDEN Alan, vendredi 3 décembre 1999 23:06, Re: Arpanet. Humoristique parce que le rôle dArpanet était justement de transmettre des fichiers. Le problème consiste plutôt à savoir quel type de fichiers ? DIBBELL Julian, samedi 4 décembre 1999 16:46, Re: Arpanet. HIRSCHFELD Ray, dimanche 5 décembre 1999 13:20, Re: CYHIST Digest - 3 Décembre 1999 au 4 Décembre 1999 (#1999-177). DIBBELL Julian, mardi 7 décembre 1999 11:00, Re: ARPANET to move Army intelligence. McKENZIE Alex, mercredi 8 décembre 1999 15:22,Resend: ARPANET and Army Files. HAFNER Katie, vendredi 10 décembre 1999 18:03, Re: wizards, réponse à lauteur. HAFNER Katie, dimanche 12 décembre 1999 19:15, Re: [CM>] Tr: Arpanet. HIRSCHFELD Ray, dimanche 12 décembre 1999 11:49, Re:Tr: Arpanet. HART Michael S., lundi 13 décembre 1999 04:54, Tr: wizards. HALBERT Dan, vendredi 10 décembre 1999 20:55, Re: Wizards: page 231 typo.Copyright © ISC et Herodote 2000 pour la version Internet