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LA
CONSTRUCTION NAVALE FRANÇAISE 1940- 1942
Claude HUAN1
Lorsque la
France entre en guerre en septembre 1939, la construction navale
française est assurée pour l'essentiel par quinze grands
chantiers privés pour les bâtiments de guerre et auxiliaires
comme les navires de commerce. A cela s’ajoute la production
limitée des arsenaux de la marine (Brest et Lorient) et des
petits chantiers fluviaux. En vingt ans l'ensemble de ces
chantiers a construit près de 800 000 tonneaux de navires de
commerce et 700 000 tonnes de bâtiments de combat.
Avec leurs 72
cales, la capacité annuelle de constructions de ces 15 chantiers
représente 250 000 tonneaux. Au ler janvier 1939 il n'y a
que 90 000 tonneaux de bâtiments de commerce en construction
mais il faut ajouter 240 000 (84 unités) de bâtiments de
guerre à différents stades de production. Ces tonnages sont en
accroissement net par rapport aux années précédentes et les
effectifs des chantiers privés comptent alors près de 35 000
ouvriers contre 40 000 dans les arsenaux de la marine. En
fait dans ce dernier cas, près d'un tiers est employé dans les
travaux d'entretien (15 000).
Lorsque
l'armistice est signé le 25 juin 1940, 12 chantiers sur 15 (61
cales sur 74) se trouvent en zone occupée ainsi que 3 arsenaux
sur 4. Au total 85 % des capacités de construction sont sous
contrôle allemand.
La politique
allemande
Dès la signature
de l'armistice, le Militarbefehlshaber im Frankreich est
chargé, en particulier, d'adapter l'économie française aux nécessités
de la guerre en faveur de l'Allemagne. En outre s'ajoutent les
interventions de l'OKW, du ministère du Plan (Goering), du ministère
de l'Armement. Comme en 1870 et 1914, la France occupée est
considérée comme un entrepôt à vider. Le 26 août 1940,
Goering ordonne d'exploiter les capacités et les réserves de la
zone occupée. Le 15 septembre est institué à Paris un office de
centralisation des commandes (Zentralauftragstelle = ZAST) pour
contrôler l'ensemble des commandes allemandes à l'industrie française.
Au niveau maritime, les dirigeants de la Kriegsmarine allemande
instituent un service pour les constructions navales (Werfbeauftragter)
et un pour les réparations (Oberwerftstab) confiés au
vice-amiral Kinzel, assisté du professeur Noe, ancien directeur
des chantiers de Dantzig.
| Au
ler janvier 1939 :
flotte de guerre = 800 000
tonnes
flotte auxiliaire = 200 000
tonnes
flotte de commerce = 2 900
000 tonneaux
flotte de pêche = 165 000
tonneaux
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Dès le 28 juin 1940,
ordre est donné successivement à tous les chantiers navals de
continuer les travaux en cours. Les bâtiments de guerre en construction
sont considérés comme butin de guerre et les autorités
allemandes comptent les faire achever pour leur propre compte. Un
premier plan est établi, fixant la commande de 134 navires auxiliaires
divers et exigeant la continuation des travaux sur 20 navires de guerre
(torpilleurs et sous-marins pour l'essentiel). Des ordres écrits sont
expédiés aux chantiers.
Mais ces ordres
n'apportent aucune indication sur la fourniture des matières premières
nécessaires, sur les modalités de paiement, sur la responsabilité du
gouvernement français. Certes ils permettent d'assurer du travail aux
ouvriers, mais ils sont contraires aux dispositions de l'armistice qui
interdisent à la France de fabriquer du matériel de guerre. Cette
situation conduit indirectement les dirigeants des chantiers à faire
pression sur le gouvernement français pour qu'une décision d'ensemble
soit prise.
Parallèlement la
commission allemande d'armistice affirme avoir le droit de faire appel
aux possibilités industrielles de la zone occupée sous la forme et
dans la mesure que l'impose sa lutte contre l’Angleterre, et
envisage de passer des commandes à l'industrie de la zone occupée par
les moyens de libre accord .
Au début d'octobre, le
ministre des Transports du Reich s'intéresse à son tour aux navires
marchands en construction. La Kriegsmarine fait connaître
qu'elle absorbe pour ses besoins la capacité totale de la zone occupée.
En conséquence seulement à partir de la mi-41, le groupe Loire-Penhoet,
seul, peut être envisagé pour exécuter des commandes de navires
marchands allemands.
A la fin de l'année,
les hésitations des chantiers devant les nombreuses inconnues incitent
la commission d’armistice allemande à se décider à traiter avec le
gouvernement français afin d’améliorer les conditions.
La politique française
Dès la fin de juillet,
l'amiral Darlan, ministre de la Marine militaire et marchande, décide
de remettre en place en zone occupée les organismes de surveillance des
travaux de la marine de guerre dans les chantiers. Il décide la reprise
des travaux sur les navires marchands. Quant aux bâtiments de guerre,
les travaux sur les bâtiments en construction non encore à flot
doivent être limités à ceux nécessaires pour libérer la cale, puis
les gardienner. Il faut stopper le travail sur les matériels offensifs.
Ces travaux sont considérés comme du volant pour limiter le chômage
et sont conformes à la décision de principe du général Weygand du 19
juillet 1940. Cette mesure est en réalité prise à titre conservatoire
car on ignore l'étendue des mesures allemandes à venir.
Cependant devant le
risque d'être totalement dépouillé par les commandes qui affluent, le
gouvernement décide de créer des comités d'organisation dans chaque
branche de la production industrielle. Le Comité d'organisation de la
construction navale (COCN) remplace la Chambre syndicale. Il assure
l'activité industrielle et commerciale des chantiers navals (programme,
production, prix, répartition des matières, salaires, etc.). Il
devient l'organe de liaison de la profession vis-à-vis du gouvernement
comme vis-à-vis des autorités allemandes (il sera créé par le décret
du 17 janvier 1941 et le président Fould devra céder sa place à M.
Bourges pour aryanisation).
Devant la quantité des
commandes allemandes passées à l'industrie française, le ministre de
la Production industrielle installe à Paris un Service des échanges
industriels (SEI) rapidement transformé (24 août 1940) en Service des
commandes allemandes (SCA) dirigé par un ingénieur général des
constructions navales (ingénieur général Herck). A côté, l'office
central des répartitions est chargé de la répartition des matières
(ainsi les constructions navales reçoivent 2 500 tonnes d'acier
par mois).
Le SCA est rapidement
sollicité par les chantiers concernant la possibilité de continuer les
constructions sur les bâtiments de guerre - interdite par l'armistice -
alors que les autorités allemandes menacent les récalcitrants de représailles.
La continuation des travaux pose une question de principe pour laquelle
des directives gouvernementales sont nécessaires.
Sur la demande de
l’amiral Darlan, le gouvernement décide le 11 septembre 1940 que
la poursuite des constructions ordonnées par les autorités allemandes
pour 4 ravitailleurs d’hydravions et 4 patrouilleurs - susceptibles
d'usage civil - pourra être entreprise à titre transitoire pour éviter
des ennuis graves. De nombreux problèmes se posent : le prix, le
paiement, la fourniture des matières. Les autorités allemandes considèrent
comme prises de guerre le matériel existant sur cale au 14 juin
1940 dans leur zone et ne veulent payer que son achèvement.
“La politique
allemande vise à vider la France de sa substance”, écrit le secrétaire
général de la production industrielle Bichelonne. Pour éviter que les
chantiers navals ne passent entièrement sous la coupe des autorités
d'occupation, il se concerte à la fin septembre avec l'amiral Darlan.
En conséquence, le 29 septembre, le gouvernement français fait savoir
qu'il ne refuse pas la collaboration économique mais qu'il désire en débattre
librement.
A cette époque la
marine n'a pas de représentant en zone occupée et pour défendre ses
intérêts, l'amiral Darlan propose la nomination du capitaine de
vaisseau Dupré dès le 25 août 1940 auprès du délégué général
du gouvernement. Celle-ci ayant été refusée, le commissaire de marine
Fatou est cependant accrédité à compter du 22 novembre 1940 (il
sera remplacé le 13 avril 1941 par l’amiral de Rivoyre sur
demande des autorités allemandes). La mission du commissaire Fatou -
entre autres - est de fournir un appui aux chantiers navals pour qu'ils
se sentent soutenus par le secrétariat d'Etat à la Marine, l'amiral
Darlan tenant à rester maître des décisions touchant sa marine.
Le 4 octobre 1940,
l'amiral Kinzel envoie une note comminatoire à tous les chantiers leur
intimant l'ordre d'achever les bâtiments en construction et de
reprendre les travaux immédiatement, faute de quoi il procèderait à
la nomination de commissaires allemands. Cette décision répond à
l’allure réduite du travail adoptée par les chantiers sur ordre du
gouvernement français. De plus, comme ce dernier est décidé à faire
des avances de trésorerie aux chantiers, cette mesure écarte les
difficultés de paiement.
Le 15 octobre 1940, en
application de la convention d'armistice, le gouvernement français
publie la loi interdisant aux entreprises françaises de produire du matériel
de guerre. Toute exception doit être autorisée par une licence
gouvernementale. Dans son principe cette licence s’oppose aux ordres
donnés par les autorités allemande elles-mêmes. Les chantiers ne
peuvent désobéir aux ordres du gouvernement. Le 16 octobre à
Wiesbaden, les Français proposent l'ouverture d'une négociation
d'ensemble pour les problèmes économiques. Le 23 à Montoire, le maréchal
Pétain en confirme le principe mais dans son esprit il la subordonne à
des contreparties politiques.
Le 17 octobre 1940
l'amiral Darlan rappelle que, par la convention d'armistice, le
gouvernement allemand s'est engagé à ne pas utiliser la flotte. Il
proteste auprès de l'amiral Kinzel contre la mise en demeure adressée
aux chantiers et lui demande de ne pas donner suite aux menaces, en précisant
que l'ordre sera donné par le gouvernement qui ferait ensuite cession
au Reich dans le cadre des négociations.
En fait Darlan désire
une négociation. Il est prêt à accepter que les chantiers de la zone
occupée donnent le concours de leurs ateliers et de leur personnel à
des constructions de guerre faites pour le compte de l'Allemagne mais il
estime que ce concours doit être débattu. Si les autorités allemandes
ne veulent pas d'une négociation globale, qu'elles acceptent une négociation
par branche. De cette manière l'amiral Darlan compte conserver son
contrôle sur les chantiers privés (20 000 ouvriers) par l'intermédiaire
du COCN, sur les arsenaux de la marine (15 000 ouvriers) et sur son
personnel militaire (3 000 officiers et marins avec les statuts de
prisonniers) qui reste soumis à son autorité, même en zone occupée.
A ce jour les commandes
allemandes représentent 20 navires de guerre, 3 cargos, 6 pétroliers,
137 unités diverses et la réquisition de 13 remorqueurs et 4 citernes
à eau en achèvement. Ce programme représente 100 000 tonnes de
matières premières (alors que l'officier de répartition n'attribue
que 2 500 t/mois et ajourne à un an le programme de la marine
marchande française).
Le 16 novembre 1940 à
Wiesbaden, les Français relancent la proposition d'une négociation
d'ensemble. Pour débloquer la situation, l’amiral Darlan décide
d’accorder confidentiellement des licences provisoires pour poursuivre
la construction des bâtiments imposée par les autorités occupantes.
Le 28 novembre l’ingénieur général Herck établit les neuf premières
licences provisoires, les licences définitives devant être distribuées
après l'aboutissement des pourparlers.
En réalité l'amiral
Darlan met comme conditions à un accord global les compensations
suivantes :
- fourniture des matières
premières par les Allemands (5 000 t/mois) ;
- libération des
prisonniers spécialistes, pour le moral des ouvriers (5 000) ;
- réservation de 30 %
de la capacité de production pour la France ;
- paiement dans le
cadre du clearing ;
- agrément français
obligatoire pour les sous-commandes en zone libre.
En outre la flotte française
contribuant à la défense de l'Empire et du trafic colonial - dont les
Allemands se font livrer 25 % du fret en moyenne - l'amiral Darlan
demande des facilités pour assurer l'entretien de la flotte armée à
partir de la zone occupée, la réduction des difficultés artificielles
de franchissement de la ligne de démarcation pour ces matériels et
pour le courrier s'y rapportant et la possibilité de bénéficier de
constructions neuves après les pertes importantes causées par les
agressions britanniques.
Le 27 novembre le
gouvernement, fidèle à sa position, interdit aux entreprises de la
zone libre d'expédier du matériel en zone occupée sans son
autorisation.
A la mi-décembre, le
ministre des Transports allemand dans une visite à Saint-Nazaire
annonce son intention de faire construire une deuxième tranche portant
la commande totale à 16 cargos (160 000 tonnes de port en lourd).
L'amiral Darlan donne son accord de principe pour une première tranche
de 8 cargos (76 000 t) en incitant M. Fould, président de la
Chambre syndicale, à obtenir en contrepartie la fourniture des matières
premières et la libération du personnel prisonnier nécessaire.
A la fin de 1940, comme
on l'observe, la situation est bloquée. Les autorités occupantes ont
refusé une négociation globale et ont donné des ordres directement
aux chantiers. Quant aux bâtiments de guerre, elles les considèrent
comme du butin. Le seul accord donné est le règlement par le clearing
(16 novembre 1940). A titre de compensation il a toutefois accepté
que la liberté de pêche côtière soit rétablie, en la limitant aux
unités inférieures à 35 tonneaux.
Le gouvernement français
est toujours à la recherche d'une négociation d'ensemble. Les
chantiers suivent les instructions du gouvernement en travaillant au
ralenti mais les sous-traitants de la zone libre ne peuvent rien leur
livrer. Le gouvernement cherche à gagner du temps en se retranchant
derrière sa proposition de négociations d'ensemble à Wiesbaden (et
non à l'échelon de Paris). En attendant si nécessaire, des avances de
trésorerie sont consenties aux chantiers.
Au total, à la fin de
1940, Allemands et Français se trouvent confrontés à cette situation
de fait - construction effectuée au ralenti et sous la contrainte - et
cette situation de principe qui subordonne la reprise des constructions
à l'aboutissement de négociations. On s'avance vers l'épreuve de
force ou la négociation.
La politique
allemande en 1941
Au début de 1941, la
volonté réelle de collaboration des Français est sérieusement mise
en doute, surtout après le renvoi du président Laval. Le 10 janvier
le maréchal Keitel assure que désormais il faut demander à la zone
occupée comme à la zone libre la livraison des matières premières,
des munitions, du matériel de guerre nécessaires à la guerre contre
l'Angleterre en s’appuyant sur le texte du préambule de la convention
d’armistice.
Les autorités
allemandes établissent un plan de vaste envergure pour soumettre avec
rapidité l'économie de la France à leurs besoins. Ceux-ci seront présentés
par chapitres, distincts et fractionnés, et obtenus en échange de
contreparties fragmentaires et limitées, sinon secondaires. Si les
sollicitations ne suffisent pas elles seront remplacées par des
exigences. Le principe de négociations générales pourra être accepté
en faisant valoir que l’acceptation des demandes allemandes fera un
excellent effet sur la marche des négociations. On acceptera de négocier
des contreparties après avoir obtenu les satisfactions demandées. En
ce qui concerne les constructions navales, il s'agit de faire achever
les bâtiments par les Français à moindre prix et par la contrainte si
nécessaire.
Le 14 janvier 1941,
l'amiral Darlan décide de refuser l'octroi de licences pour le nouveau
programme allemand. En réponse la commission allemande indique que les
licences de fabrication de matériel de guerre ne sont pas soumises à
l’approbation mais au visa du gouvernement français. Les chantiers reçoivent
à nouveau l'ordre des autorités occupantes de poursuivre avec célérité
l'achèvement des bâtiments de guerre, faute de quoi des sanctions
seraient prises.
Le 16 janvier 1941, à
l'ouverture des négociations, les autorités allemandes annoncent leur
décision de faire construire une deuxième tranche de bâtiments de
guerre (18 unités) venant en plus de la commande de 16 navires
marchands portée à 18. De plus, les bâtiments trouvés au sud de
Royan sont considérés comme des prises contrairement à la
convention d'armistice. Mais aucun paiement n'est toujours effectué,
aucune négociation n'est ouverte. En outre le 25, les autorités
allemandes demandent à connaître les capacités de construction de la
zone libre.
L'amiral Darlan est
convaincu de la nécessité urgente d'un accord d'ensemble moyennant des
contreparties. Sur les 3 milliards de francs (un milliard de marks
1988), que représentent l'ensemble des bâtiments en construction, un
tiers a dû être avancé par le gouvernement français en l'absence
d'accord définitif. Enfin l'amiral Darlan souhaite reprendre les
travaux sur 2 torpilleurs en construction en zone libre (achevés à 75
et 95 %) et sur 4 avisos dragueurs coloniaux (15 à 30 %).
Le 14 février 1941, la
commission d’armistice allemande indique enfin, et pour la première
fois, qu'elle accepte d'étudier dans son ensemble les divers problèmes
posés par les constructions navales allemandes et françaises en zones
libre et occupée (financement, programme de construction et
d'entretien, contreparties, matières premières). Un premier accord
financier est paraphé entre M. Sergent et le professeur allemand Noe.
Cette décision est la conséquence de la résistance française aux
exigences allemandes qui a conduit à un retard considérable dans les
programmes en raison du faible rendement des chantiers.
L'amiral Darlan n'en
accorde pas pour autant les licences demandées, décidé à voir
aboutir concrètement les négociations. Une période de vive tension
s'ouvre alors à Paris où les autorités allemandes attendent une
reprise de l'activité et parlent de représailles. L’amiral Darlan
doit envoyer à Paris M. Barnaud, délégué général pour les
relations économiques franco-allemandes, pour préciser à l’amiral
Kruzel qu’il est décidé à donner les licences nécessaires sans
restriction y compris le concours de la zone libre, dès qu’auront
abouti les négociations générales entamées à Wiesbaden.
La situation ne se détend
pas pour autant. Le travail dans les chantiers est toujours aussi mou.
Peu de commandes sont passées aux sous-traitants. Il faut préciser
qu'en raison des fortes ponctions allemandes sur la production française,
les constructions navales sont loin de recevoir les 2 500 tonnes
d'acier prévues par mois (750 en février, 1 000 en mars, etc.).
A Wiesbaden, les négociations
avancent lentement. L'amiral Darlan rappelle que l'attribution de 30 %
de capacité des chantiers à la France sous la délivrance du
contingent ferreux correspondant (1 600 t/mois) ne serait qu'un
engagement illusoire. En réponse la commission allemande demande la
possibilité de construire 3 cargos et 2 bananiers en zone libre. La réponse
est positive si les matières premières et les ouvriers sont fournis.
La commission allemande admet que les bâtiments se trouvant au sud de
la Gironde ne sont pas du butin.
Le 19 mars, le général
Barckhausen, chargé des problèmes économiques de la zone occupée,
convoque l’ingénieur général Herck et lui donne l’ordre de signer
les licences. L’amiral Darlan répond qu'il n'est pas responsable si
l'Allemagne a décidé de négocier si tard mais qu'il est d'accord pour
signer les licences lorsque ses demandes auront abouti. Il n'y aura pas
de construction sous la contrainte, précise-t-il.
A partir de juin, les négociations
vont se poursuivre pendant l'été. L'accord définitif sera
officiellement reconnu le 16 septembre 1941 par le gouvernement
français. En pratique il avait réussi à freiner les prétentions
allemandes pendant quinze mois et à obtenir pour la France 30 % de
la capacité des chantiers. L'accord prévoit en outre que les travaux
seront payés par le clearing et non par les frais d'occupation. On peut
penser qu'en réalité les autorités occupantes, après avoir cru
pouvoir contraindre les chantiers français, ont fini par accepter la négociation
lorsqu’elles se sont rendu compte qu’elles ne pouvaient alimenter
leurs propres commandes et que l'accord conclu était en pratique
inapplicable.
Les grandes lignes de
l'accord sont les suivantes :
Le gouvernement français
autorise les chantiers à construire pour le compte allemand un certain
nombre de bâtiments de guerre (28 pour 44 000 t), de bâtiments
de servitude déjà commandés par la Marine nationale, et un programme
allemand de bâtiments de commerce et de servitude (250 000 au
total). Il permet aux sous-traitants de la zone libre de travailler pour
les chantiers.
De son côté le
gouvernement allemand donne son accord au programme français et
s'engage à fournir 2 500 t de produits ferreux en supplément
(pendant trois mois !). Il autorise l’achèvement du torpilleur Aventurier,
de 3 avisos, de 2 pétroliers (Mayenne et Baïse), quelques
bâtiments de servitude. Les bâtiments français demeureront irrévocablement
français et seront exempts de réquisition. Aucune tentative de
recrutement des spécialistes à envoyer en Allemagne ne sera exercée
sur le personnel des chantiers.
Les bâtiments de
servitude en construction pour la marine nationale sont divisés en deux
lots sensiblement égaux, avec cette observation que, pour ceux qui sont
réservés à la France, leur construction n'est pas encore commencée
(et risque de ne jamais l’être !).
Par cet accord,
l’amiral Darlan pense avoir obtenu des contreparties satisfaisantes.
Bien que les bâtiments de guerre français fussent juridiquement du
butin de guerre, il avait obtenu que leur construction ne soit
poursuivie que contre l'attribution d'un pourcentage des capacités des
chantiers à la France. Bien plus, en obtenant que le personnel des
chantiers ne puisse être recruté pour être envoyé travailler en
Allemagne, il estimait que le potentiel complet des chantiers et
arsenaux - personnel et matériel - était désormais protégé et
resterait français quoiqu'il arrivât.
En réalité l'encre de
l'accord n'est pas encore sèche que les autorités allemandes le
contournent et s'efforcent de recruter des spécialistes volontaires
pour travailler en Allemagne et l'amiral Darlan, s'appuyant sur l'accord
du 16 septembre, demande que soit mis fin à ces tentatives de débauchage
et s'oppose à toute embauche en zone libre. Les autorités allemandes répondent
que le manque de matières entraîne une réduction des programmes, que
la priorité va désormais aux réparations des unités allemandes,
qu'il devient nécessaire de rééquilibrer la répartition du personnel
des chantiers en faveur de ces réparations.
A cette époque on
compte 8 800 cadres et ouvriers allemands (travaillant à Brest,
Lorient, Saint-Nazaire) mais 23 000 Français (chantiers et
arsenaux) qui sont loin de travailler au même rythme pour de nombreuses
raisons (manque de matières, bombardements, coupures d'énergie,
nourriture insuffisante, salaire faible, etc.). Depuis l'été 1941, les
autorités occupantes ont envisagé de transférer des ouvriers depuis
Cherbourg vers Bordeaux où les installations allemandes se développent.
De plus, elles ont la possibilité de réduire la délivrance de matières
premières pour créer du chômage là où elles le veulent. Les autorités
allemandes se plaignent d'ailleurs du rendement des ouvriers français
(dont la prime de bombardement est supprimée le ler septembre
1941).
Il est certain que les
effectifs français sont alors en surnombre par rapport aux besoins français.
Par contre, dans les ports de la zone occupée, le nombre des bâtiments
de guerre allemands (500) - sous-marins, escorteurs, dragueurs - ne
cesse de croître entraînant par là même des charges d'entretien
croissantes (les flottilles de surveillance allemandes incorporeront en
deux ans 77 unités françaises réquisitionnées, relevées ou capturées).
A la fin de 1941, la
livraison des matières premières continue de décroître : 50 %
pour le métal, 30 à 40 % pour le cuivre, le zinc, l'aluminium.
Pire, les autorités d'occupation envisagent d'effectuer des prélèvements
sur les stocks de matériaux, d'enlever des machines-outils au titre de
butin. Au lieu de 5 000 t/mois d'acier nécessaires pour le
programme, la livraison de 1 000 t n'est même pas garantie
pour 1942. La situation générale de la construction navale à la fin
de 1941 est devenue nettement préoccupante. Il est évident que les
grands projets de l'an passé sont inexécutables.
LA POLITIQUE ALLEMANDE
EN 1942
Les autorités
d'occupation sont conduites par l'évolution des événements à
modifier leur politique. Le manque de matières impose la suspension de
certaines constructions. Les ouvriers libérés iront travailler en
Allemagne. En compensation les commandes en zone libre seront augmentées.
LA POLITIQUE FRANÇAISE
EN 1942
L'amiral Darlan, devant
cette situation, s'efforce de conserver le maximum de travail dans les
chantiers privés comme dans les arsenaux, mais il ne peut s'opposer aux
engagements volontaires d'ouvriers désireux de travailler en Allemagne
à partir de la zone occupée. Les consignes données aux autorités
françaises sont la neutralité ! Par contre l'amiral interdit le
recrutement en zone libre.
Tandis que les
Allemands réquisitionnent les produits non ferreux, l'amiral Kinzel décide
en mai-juin de suspendre la construction de nombreuses unités (6
torpilleurs, 7 remorqueurs, 2 pétroliers, 8 citernes...) et demande à
connaître la capacité des chantiers de Méditerranée. Mais les cales
sont peu nombreuses et la proposition se limite à quatre unités
moyennant la fourniture des matières et de la main-d’œuvre et sous
condition que la priorité absolue pour l'entretien des forces de haute
mer soit maintenue.
Les chantiers sont de
plus en plus utilisés pour les réparations des unités allemandes. Les
arsenaux fourniront en 1942 500 millions de francs de travaux (un
demi-milliard de marks 1988). Déjà la réparation du Dunkerque a
soulevé un problème et l'amiral Kinzel a refusé le transfert de 200
ouvriers de la zone occupée vers la zone libre. L'autorisation accordée
en juillet d'achever le Flibustier (à 75 %) et le Lansquenet
(à 95 %) conduit déjà à une charge supplémentaire car les
ouvriers sont en nombre insuffisant.
Mais le problème
important de l'année est la décision allemande d'envoyer de la main-d'œuvre
en Allemagne. Déjà le transfert de 30 ouvriers de Cherbourg à
Rochefort a été l'objet d'âpres discussions. A la mi-septembre, les
services de la main-d'œuvre allemands annoncent que les chantiers
navals vont devoir envoyer 5 000 ouvriers spécialistes dans les
arsenaux allemands (sur le total de 150 000 en cours). Le 8 octobre
l'autorité allemande fait connaître la première liste détaillée des
prélèvements à effectuer dans chaque chantier et arsenal (4 396
au total). En pratique 80 % des ouvriers répondent à l'appel.
L'invasion de la zone
libre, le 11 novembre, ouvre une nouvelle ère dans les rapports
franco-allemands et termine la période étudiée.
Conclusion
Dès la signature de
l'armistice, l'utilisation des chantiers navals français est l'objet
d'une forte controverse entre les dirigeants du Reich et le gouvernement
français. Alors que les autorités allemandes veulent faire achever les
navires en construction dans la zone occupée qu'ils considèrent comme
du butin, l'amiral Darlan ordonne aux chantiers de poursuivre les
travaux à allure réduite pour éviter les sanctions. Tout en précisant
à la commission d'armistice allemande qu'il estime qu'un tel concours
doit donner lieu à compensations. Il refuse d'accorder les licences
officielles autorisant la construction de navires de guerre tout en
fournissant aux chantiers des avances de trésorerie pour assurer leurs
besoins. Pendant un an le gouvernement français résiste aux pressions
allemandes, arrêtant pratiquement l'exécution des commandes allemandes
qui représentent 250 000 t (dont 150 000 t sur
cales) et occupent en principe toutes les cales.
Lorsque l’accord se
fait en septembre 1941, la situation a évolué - les chantiers ne
peuvent plus recevoir les matières premières nécessaires -
l'Allemagne commence au contraire à réquisitionner les stocks et le
besoin de main-d'œuvre impose des prélèvements à destination des
chantiers allemands. Le programme allemand devient inexécutable.
Au total, en deux ans
seulement, 30 000 tonneaux de navires sont lancés dont quelques bâtiments
de guerre (10 % du plan) sur un programme initial de 250 000 tonneaux2.
L'attitude des autorités
occupantes décidées à traiter la France en vaincu, la volonté de
l’amiral Darlan de défendre jusqu’au bout sa flotte et d'obtenir de
vraies contreparties expliquent en définitive l'échec du plan
allemand.
BILAN SUR LES ANNEES 1941 ET
1942
Pour le pavillon français : Lancés:
0 tjB
+ 1 400 (D) tD
Prévus 28 725 tx JB
+ 2 100 (D) tD
Soit navires de charge et de servitude
: 0 %
navires de combat
66,7%
Pour le pavillon allemand Lancés.
23 945 tx JB
+ 3 125 (D) tD
Prévus : 166 070 tx JB
+ 25 325 (D) tD
Soit navires de charge et de servitude
: 14,4%
navires de combat:
12,3%
SITUATION DES
CONSTRUCTIONS DANS LES GRANDS CHANTIERS PRIVES
DE LA ZONE OCCUPEE EN
SEPTEMBRE 1942
| |
Nombre de
navires sur cales
|
Tonnage sur
cales (jauge brute en tonneaux ou déplacement en tonnes (D)
|
Lancements prévus
/ effectués
|
| |
Destinés au
|
Destinés au
|
Devant être
|
Destinés au
|
Destinés au
|
Devant être
|
En 1941
|
En 1942
|
| |
pavillon français
|
pavillon
allemand
|
démolis
|
pavillon français
|
pavillon
allemand
|
démolis
|
Pavillon français
|
Pavillon
allemand
|
Pavillon français
|
Pavillon
allemand
|
|
Ateliers/chantiers
de France
Dunkerque
|
2
constructions
suspendues
|
2
|
-
|
20 000
construction suspendue
|
20 000
|
-
|
- / -
|
- / -
|
1/-
|
2/-
|
|
Chantiers A.
Normand
Le Havre
|
4 prévus à
partir de septembre
|
-
|
1
|
800
|
-
|
1 000 (D)
|
- /-
|
-/-
|
2/-
|
4/-
|
|
Forges et
chantiers de la Méditerranée - Le Havre
|
2
|
2
|
-
|
4 455
|
215 (D)
|
-
|
- / -
|
4/3
|
2/-
|
2/1
|
|
Chantiers de la
Seine maritime
Le Trait
|
2
|
6
+ 4 chalands
citernes
|
-
|
9 400
|
7 700
+ 2 000 (D) + 2
chalands citernes
|
-
|
- / -
|
1 +
1 chaland
citerne/-
|
1/-
|
4 +
3 chalands
citernes/1
|
|
Chantiers de
Normandie
Grand Quevilly
|
4 dont 2 en fin
d’année + 1 ponton-grue
|
4
|
-
|
6 400 + 1
ponton-grue
|
10 000
|
-
|
1/-
|
2/-
|
2/-
|
4/-
|
|
Ateliers/chantiers
de France
Blainville sur
Orne
|
1
prévu en
novembre
|
10
dont 2 prévus
en septembre
|
-
|
2 300
|
6 200
|
-
|
-/-
|
-/-
|
2/-
|
10/2
|
|
Ateliers/chantiers
de Penhoet
Saint-Nazaire
|
-
|
6
dont 2 prévus
en fin d’année
|
1
|
-
|
54 600
|
18 000 (D)
|
- / -
|
1 + 7 gros
pontons / - +7 gros pontons
|
-/-
|
5/2
|
|
Ateliers/chantiers
de la Loire
Saint-Nazaire
|
3
|
4
|
-
|
2 300 +
1 400 (D)
|
29 000
|
-
|
-/-
|
- + 2 docks +
5 pontons / 2
docks + 5 pontons
|
2/2
|
5/-
|
|
Chantiers
Dubigeon
Nantes
|
-
|
5
|
2
|
-
|
1 380
|
2 000 (D)
|
-/-
|
1/1
|
-/-
|
11/2
|
|
Ateliers/chantiers
de Bretagne - Nantes
|
3
|
6 dont 2 prévus
en octobre
|
-
|
770
|
3 630
|
-
|
-/-
|
4/2
|
4/-
|
6/4
|
|
Ateliers/chantiers
de la Loire
Nantes
|
2 prévus
1 septembre
1 novembre
|
10
|
-
|
4 600
|
3 840
|
-
|
-/-
|
3/2
|
2/-
|
9/5
|
|
Forges et
chantiers de la Gironde - Bordeaux
|
2
|
1
|
-
|
2 470
|
1 770 (D)
|
-
|
1/-
|
1/-
|
1/-
|
8/-
|
|
Tous chantiers
|
25
dont 9 prévus
2e semestre
et 2 suspendus
+ 1 ponton-grue
|
56 dont 6 prévus
2e semestre +
4 chalands
citernes
|
4
|
51 025 dont 20
000 suspendus +
3 870 (D) + 1
ponton-grue
|
136 350
+ 3 985 (D)
+ 4 chalands
citernes
|
21 000 (D)
|
2/1
|
17+1 chaland
citerne + 12 pontons + 2 docks / 8 + 12 pontons
|
19/2
|
70 + 3 chalands
citernes
/ 17
|
| pavillon
français % : { 27,2
{ 49,3 (D)
|
187
375
+ 7 855 (D)
|
pavillon
allemand % : { 72,8 effectués
{ 50,7 (D)
|
|
10 %
des lancements pour pavillon français
29 % des lancements pour
pavillon allemand
|
SITUATION DES CONSTRUCTIONS DANS LES
GRANDS CHANTIERS PRIVES DE LA ZONE OCCUPEE EN MI-1941
| |
Nombre de
navires sur cales
|
Tonnage sur
cales (jauge brute en tonneaux ou déplacement en tonnes (D)
|
Lancements prévus
|
| |
Destinés au
|
Destinés au
|
Devant être
|
Destinés au
|
Destinés au
|
Devant être
|
En 1941
|
En 1942
|
| |
pavillon français
|
pavillon
allemand
|
démolis
|
pavillon français
|
pavillon
allemand
|
démolis
|
Pavillon français
|
Pavillon
allemand
|
Pavillon français
|
Pavillon
allemand
|
|
Ateliers/chantiers
de France
Dunkerque
|
2
|
2
|
-
|
20 000
|
20 000
|
-
|
-
|
-
|
1
|
2
|
|
Chantiers A.
Normand
Le Havre
|
1 prévu en
novembre
|
2 projetés en
novembre
|
1
|
200
|
400
|
1 000 (D)
|
-
|
-
|
2
|
4 projetés en
1942
|
|
Forges et
chantiers de la Méditerranée
Le Havre
|
2 prévus en
octobre et novembre
|
6
dont 3 prévus
2e semestre
|
-
|
4 455
|
2 155
+
535 (D)
|
-
|
-
|
4
|
2
|
2
|
|
Chantiers de la
Seine maritime
Le Trait
|
2
|
6
dont 5 prévus
2e semestre + 2 chalands citernes
|
-
|
9 400
|
7 700
+ 2 000 (D)
+ 2 chalands
citernes
|
-
|
-
|
1
+
1 chaland
citerne
|
1
|
4
+
3 chalands
citernes
|
|
Chantiers de
Normandie
Grand Quevilly
|
2 dont 1 prévu
en septembre
|
4
|
-
|
2 800
|
10 000
|
-
|
1
|
2
|
2
|
4
|
|
Ateliers/chantiers
de France
Blainville sur
Orne
|
1
prévu en
novembre
|
8
dont 3 prévus
2e semestre
|
-
|
400
|
4 960
|
-
|
-
|
-
|
2
|
10
|
|
Ateliers/chantiers
de Penhoet
Saint-Nazaire
|
-
|
5 dont 3 prévus
2e semestre + 7 gros pontons
|
-
|
-
|
36 600
+ 18 000 (D)
+ 7 gros pontons
|
-
|
-
|
1
+ 7 gros pontons
|
-
|
5
|
|
Ateliers/chantiers
de la Loire
Saint-Nazaire
|
2
|
5 prévus 2e
semestre + 7 gros pontons
|
-
|
1 400 (D)
|
49 000
+ 2 docks
+ 5 gros pontons
|
-
|
-
|
2 docks +
5 pontons
|
2
|
5
|
|
Chantiers
Dubigeon
Nantes
|
-
|
7 dont 2 prévus
en août
|
-
|
-
|
3 700
+ 1 000 (D)
|
-
|
-
|
1
|
-
|
11
|
|
Ateliers/chantiers
de Bretagne
Nantes
|
3 dont 1 prévu
en octobre et 2 en décembre
|
7
dont 3 prévus
2e semestre
|
-
|
770
|
4 900
+
1 010 (D)
|
-
|
-
|
4
|
4
|
6
|
|
Ateliers/chantiers
de la Loire
Nantes
|
-
|
11
dont 6 prévus
2e semestre
|
-
|
-
|
3 610
+
1 010 (D)
|
-
|
-
|
3
|
2
|
9
|
|
Forges et
chantiers de la Gironde
Bordeaux
|
2
dont 1 prévu
en août
|
6
dont 5 prévus
2e semestre
|
-
|
2 475 (D)
|
1 920
+
1 770 (D)
|
-
|
1
|
1
|
1
|
8
|
|
Tous chantiers
|
17
dont 9 prévus
2e semestre
|
69 dont 41 prévus
2e semestre +
2 chalands
citernes
+ 12 pontons
+ 2 docks
|
-
|
38 025
+
3 875 (D)
|
144 945
+ 25 325 (D)
+ 2 chalands
citernes
+ 12 pontons
+ 2 docks
|
1 000 (D)
|
2
|
17 + 1 chaland
citerne
+ 2 docks
+ 12 pontons
|
19
|
70 + 3 chalands
citernes
|
| pavillon
français % : { 20,8
{ 13,3 (D)
|
|
182
970
+ 29 200 (D)
|
pavillon
allemand % : { 79,2
{ 86,7 (D)
|
|
|
|
BATIMENTS EN
CONSTRUCTION POUR LA MARINE FRANÇAISE ET POURSUIVIS POUR LA
KRIEGSMARINE EN ZONE OCCUPEE
I - BATIMENTS DE COMBAT OU DE HAUTE MER
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Nom ou désignation
allemande du bâtiment
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
|
1.1 sous-marins
de 2e classe
L’Africaine
La Favorite
L’Astrée
L’Artémis
|
Chantiers de la
Seine Maritime - Le Trait
Idem
Chantiers
Durigeon Nantes / 680
Chantiers A.
Normand Le Havre
|
UF1
UF2
UF3
-
|
Non lancé
Lancé
12.09.1942
Non lancé
Lancé
28.07.1942
|
Non terminé,
saboté sur cale en août 1944
En service à
Gotenhafen 05.07.1944
Non terminé,
remis à disposition de la France le 07.06.44
Construction non
poursuivie après lancement
|
|
1.2 Torpilleurs
de 1 772 tw
L’Opiniâtre
L’Aventurier
|
Forges et
chantiers de la Gironde-Bordeaux
Idem
|
ZF6 ---> ZF2
ZF7
|
Non lancé
Non lancé
|
Non terminé, démontage
commencé en juillet 1943
Non terminé,
remis à disposition de la France sept. 41
|
|
1.3 Torpilleurs
de 1 010 tw
Le Fier
L’Agile
L’Alsacien
L’Entreprenant
Le Farouche
Le Corse
|
Ateliers et
chantiers de Bretagne - Nantes
Idem
Idem
Ateliers et
chantiers de la Loire - Nantes
Idem
Idem
|
TA1
TA2
TA3
TA4
TA5
TA6
|
Lancé
12.03.1940
Lancé
23.05.1940
Lancé
06.04.1941
Lancé
25.05.1940
Lancé
13.10.1940
Lancé
04.04.1942
|
Sabordé, non
terminé, à Nantes en août 1944
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
|
|
1.4
Ravitailleurs d’aviation de
1 372 tw
Sans peur
Sans reproche
Sans souci
Sans pareil
|
Ateliers et
chantiers de Penhoet
Saint-Nazaire /
39
Idem / T9
Ateliers et
chantiers de la Loire
Saint-Nazaire /
311
Idem / 312
|
Merkur --->
SGI
Uranus --->
SG2
Jupiter --->
SG3
Saturn --->
SG4
|
Lancé
02.10.1940
Lancé
30.10.1940
Lancé
15.10.1940
Lancé
28.11.1940
|
En service août
1942, 4 Vorpostenflottille
En service
septembre 1942,
4e
Vorpostenflottille
En service
novembre 1942,
4e
Vorpostenflottille
En service
septembre 1943,
6e
Vorpostenflottille
|
|
1.5 Avisos
dragueurs de 647 tw
A (nom envisagé,
l’Ambitieuse
puis enseigne
Roux)
B (nom envisagé,
La Malicieuse puis Victor Mazare)
|
Arsenal de
Lorient
Idem
|
-
-
|
Non lancé
Non lancé
|
Non terminé,
encore sur cale à la reddition de la poche de Lorient
Non terminé,
sabordé sur cale à la reddition de la poche de Lorient
|
Nota : La
destination des avisos A et B est demeurée confuse.
Les avisos
du même type, E (forges et chantiers de la Gironde -
Bordeaux), H et I (Ateliers/chantiers de la Loire à
Saint-Nazaire) ont été remis à la disposition
de la
France en août 1941.
|
I - BATIMENTS DE COMBAT OU DE HAUTE MER
(suite 1)
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Nom ou désignation
allemande du bâtiment
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
| 1.6
Corvettes de 965 tw
M (nom envisagé,
Arquebuse)
N (nom envisagé,
Hallebarde)
O (nom envisagé,
Sabre)
P (nom envisagé,
Poignard)
|
Ateliers et
chantiers de Penhoet
Saint-Nazaire /
F10
Idem / G10
Idem / H10
Idem / I10
|
PA1
PA2
PA3
PA4
|
Lancé
16.10.1940
Lancé
27.10.1940
Lancé
29.11.1940
Lancé
29.11.1940
|
En service
En service
En service
Non terminé
coulé comme Blockship à Nantes en août 1944
|
| 1.7
Chasseurs de sous-marins
de 107 t (coque en acier)*
et 126 t (coque en bois)**
CH17
*
CH18
*
CH19
*
CH20
*
CH21
*
CH44
**
CH45
**
CH46
**
|
Forges et
chantiers de la Méditerranée
Le Havre
Idem puis
chantiers A. Normand Le Havre
Forges et
chantiers de la Méditerranée
Le Havre
Idem
Idem
Chantiers navals
de Normandie - Fécamp
Idem
Idem
|
}
}
}
}
} RA1
à RA8
} correspondance
} avec les numéros
} français incertaine
} unité par unité
}
}
}
}
|
Non lancé
Non lancé
Lancé vers
06.41
Lancé vers
09.41
Lancé en 1942
Lancé date
inconnue
Lancé date
inconnue
Lancé date
inconnue
|
}
}
}
}
}
} En service
} 38e Minensuchflottille
} D. Gruppe
}
}
}
}
}
|
| 1.8
Vedettes lance-torpilles de 28 t
VTB 13
VTB 14
|
Ateliers et
chantiers de la Loire
Saint-Nazaire
Idem
|
SA8 ---> FK58
SA9 ---> FK59
|
Lancé
Lancé
|
En service 1943,
Haffenschutz
Flottille
Kanalkuste
Idem
|
| 1.9 Pétroliers
de 8 600 t
La Seine
La Saône
Le Liamone
Le Medjerda
|
Ateliers-chantiers
de France Dunkerque/173
Idem / 174
Idem / 175
Idem / 176
|
Storman
Rheinpfalz
-
-
|
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Non lancé,
saboté sur cale en sept. 1944
Idem
Non terminé,
construction arrêtée en août 41
Idem
|
| 1.10 Pétroliers
de 4 200 t
La Charente
La Mayenne
La Baise
|
Chantiers de la
Seine Maritime - Le trait/95
Idem / 97
Idem / 99
|
Ostfriesland
-
-
|
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Lancé le
19.05.43, en service le 15.10.43
Trosschiff-Verband
nord
Restitué à la
France en août 1941
Idem
|
II - BATIMENTS DE SERVITUDE OU ENGINS
PORTUAIRES
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Nom ou désignation
allemande du bâtiment
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
|
2.1 Remorqueurs
de 1 000 ch
Actif
Travailleur
|
Ateliers et
chantiers de la Loire
Saint-Nazaire
Idem
|
Anton
Gigant
|
Terminé
(lancé
03.06.40)
Terminé
(lancé
13.02.42)
|
En service 1941
En service fin
1942 ou début 1943
|
|
2.2 Remorqueurs
de 600 ch
Palmier
Tatihou
|
Chantiers
Dubigeon - Nantes / 676
Idem / 677
|
Langfuhr -->
M4218
--> M4226
Kahlberg -->
M4217
--> M4225
|
Terminé
(lancé
11.03.40)
Terminé
(lancé
22.03.42)
|
En service
29.09.1940,
42
Minensuchflottille C-Gruppe
Idem
|
|
NOTA : Les noms
de Langfhur et Kahlberg n’ont pas été conservés.
|
|
2.3 Remorqueurs
de 300 ch
Charaa
Minou
Morsalines
Telgruc
Brusq
Lamalgue
Zarzouna
|
Chantiers navals
franco-belges
Villeneuve la
Garenne
Forges et
chantiers de la Gironde -
Bordeaux
Idem
Idem
Idem puis
ateliers et chantiers Ziegler Dunkerque / 100
Idem / 101
Idem / 102
|
Herta
} Blaue
Balje, Neu-
} werk,
Trischen (cor-
} respondance
avec les
} noms français incon-
} nue unité par unité).
Dangast
Tossens
?
|
Terminé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
En service
novembre 1941
KM-Werft La
Pallice
Lancé en sept.
44, coulé dans le port de Dunkerque achevé ou presque
Non terminé,
sabordé sur cale
Non terminé,
sabordé sur cale
|
|
2.4 Remorqueurs
d’aviation
de 160 ch
14 remorqueurs
non nommés
|
Chantiers navals
franco-belges
Villeneuve la
Garenne
|
Non nommés
|
Non lancés
|
Non terminés
|
|
2.5 Remorqueurs
de 120 ch
Kerlaer
Molene
Taillefer
Tevennec
Bregançon
Leoube
Pescade
Saire
Tenarde
|
Ateliers et
forges de l’ouest - Saint-Nazaire
Idem
Idem
Idem
Chantiers de
Choisy le Roi - Choisy le Roi
Idem
Idem
Idem
Idem
|
} Stint,
Scholle, Krab-
} be, Krebs,
(corres-
} pondance avec
les
} noms français incon- } nue
unité par unité).
}
Gravelotte, Rosheim,
} Worth, Niederbronn,
} Pfalzburg (correspon-
} dance avec les noms
} français inconnue
} unité par unité).
|
Terminés
Terminés
|
}
} En service en
juillet 1941
} KM Werft
Saint-Nazaire
}
}
} En service :
} - Gravelotte,
septembre 1941
} - Rosheim,
octobre 1941
} - Worth, déc.1941 km Werft
Lorient
} - Niederbronn,
févr.42 km Werft Lorient
} - Pfalzburg,
avril 42 km Werft La Pallice
|
II - BATIMENTS DE SERVITUDE OU ENGINS
PORTUAIRES (suite 1)
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Nom ou désignation
allemande du bâtiment
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
|
2.6 Remorqueurs
de 60 ch
Zarzis
Koudiat
Bouc
Cormorandière
Dalat
Ouakam
Poutou
|
Ateliers et
chantiers de la Haute Seine
Villeneuve le
Roi
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
|
Non renommé
Idem
} Heidi,
Helga, Ingrid,
} Irmgard, Maria (cor-
} respondance avec les
} noms français incer-
} taine unité par unité).
|
Terminé
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
|
Probablement en
service à Brest en 1940
Probablement en
service à Lorient en 1940
} En service :
} Heidi, septembre 1941,
} Seekommandant bretagne Helga,
sept. 41
} km Werft Lorient
} Ingrid, septembre 1941
} Irmgard, octobre 1941
} Maria, novembre 1941
|
|
2.7 Citernes à
eau, vapeur de 300 t
Oasis
Jouvence
Cataracte
Oued
|
Chantiers
Dubigeon Nantes / 678
Idem / 679
Ateliers et
chantiers de la Loire St-Nazaire
Idem
|
Non renommé
Idem
Kataract
Quelle
(nom probable)
|
Terminé
(lancé
27.04.40)
Terminé
(lancé
25.05.40)
Terminé
(lancé
22.11.40)
Terminé
(lancé
27.11.40)
|
En service
janvier 1941,
km Werft
Saint-Nazaire
Idem
En service mai
1941, km Wertt Lorient
En service août
1941, km Werft Brest
|
|
2.8 Citerne à
eau automotrice
de 200 t - Deluge
|
Chantiers navals
franco-belges
Villeneuve la
Garenne
|
Elfriede
|
Terminé
|
En service
septembre 1941
|
|
2.9 Chaland à
essence et huile
de 35 t - Non
nommé
|
Idem
|
TL11
|
Terminé
|
En service
septembre 1940
Seenotdienst Le
Havre (Luftwaffe)
|
|
2.10 Chalands
pontés de 100 t
8 non nommés
|
Ateliers et
chantiers du Rhin - Pauillac
|
?
|
?
|
?
|
|
2.11 Chalands
non pontés de
50t - 9 non
nommés
|
Idem
|
?
|
?
|
?
|
|
2.12 Chalands
à clapets de
50m3 - 2 non
nommés
|
Ateliers et
forges de l’ouest
Saint-Nazaire
|
?
|
?
|
?
|
|
2.13 Chalands
à clapets de
20m3 - 2 non
nommés
|
Idem
|
?
|
?
|
?
|
|
2.14 Bette à
escarbilles
1 non nommés
|
Idem
|
?
|
?
|
?
|
|
2.15 Chaland
porte-torpilles
1 non nommé
|
Idem
|
?
|
?
|
?
|
|
2.16 Chalands
d’arsenal de 20 t
7 non nommés
|
Ateliers et
chantiers du Rhin - Pauillac
|
?
|
?
|
?
|
|
2.17 Vedettes
de secours
d’aviation -
2 non nommés
|
Jouet et
compagnie - Sartrouville
|
?
|
?
|
?
|
SITUATION DES BATIMENTS
DE SERVITUDE ET ENGINS PORTUAIRES EN CONSTRUCTION OU EN COMMANDE POUR LA
MARINE MILITAIRE FRANÇAISE DANS LES CHANTIERS
DE LA ZONE OCCUPEE
I - BATIMENTS DE SERVITUDE
A : Hors accord du 07.09.1941
B : suivant accord du 07.09.1941
|
TYPES DE
BATIMENTS
|
Nombre de bâtiments
en construction ou en commande en juillet 1940
|
Constructions
abandonnées
(nombre de
|
Constructions
poursuivies pour compte français
|
Constructions
poursuivies pour compte allemand (nombres de bâtiments
|
Nombre de bâtiments
livrés à la marine allemande
|
| |
|
bâtiments)
|
(nombre de bâtiments)
|
A
|
B
|
|
|
Remorqueurs de 1
000 ch
|
2
|
-
|
-
|
1
|
1
|
2
|
|
Remorqueurs de
600 ch
|
2
|
-
|
-
|
2
|
-
|
2
|
|
Remorqueurs de
300 ch
|
6
|
-
|
-
|
-
|
6
|
3 (?)
|
|
Remorqueurs
d’aviation de 160 ch
|
14
|
-
|
-
|
-
|
14
|
-
|
|
Remorqueurs de
120 ch
|
18
|
-
|
9
|
-
|
9
|
9
|
|
Remorqueurs de
60 ch
|
15
|
-
|
8
|
7
|
-
|
7
|
|
Citerne à eau,
vapeur de 300 t
|
4
|
-
|
-
|
-
|
4
|
4
|
|
Citerne à eau
automotrice de 200 t
|
1
|
-
|
-
|
1
|
-
|
1
|
|
Transport de
personnel
|
3
|
3
|
-
|
-
|
-
|
-
|
|
Vedettes de
secours d’aviation
|
10
|
2 (?)
|
6 (?)
|
-
|
2
|
2 (?)
|
| |
75
|
3 + 2 (?)
|
17 + 6 (?)
|
11
|
36
|
25 + 5 (?)
|
| II -
ENGINS PORTUAIRES |
|
Tous types
confondus (citerne, chalands, bugalets...) hors-coffres, ras,
flotteurs...)
|
58
|
20
|
1
|
30
|
?
|
BATIMENTS ET ENGINS
PORTUAIRES COMMANDES PAR LA KRIEGSMARINES AUX CHANTIERS DE LA ZONE
OCCUPEE
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
| 1. 5
chalutiers
1.1 3 chalutiers de 65 m type
Alfred
V715
V716
V717
|
Ateliers et
chantiers de Bretagne
Nantes /
chalutier n° 1
Idem / chalutier
n° 2
Idem / chalutier
n° 3
|
Lancé juillet
41
Lancé janvier
42
Lancé mars 1942
|
En service 7 Vp.
flottille, A-Gruppe 1943
Idem
Idem
|
|
1.2 1 chalutier
de 35 m type Le Cid
V1424 ---> UJ
1424
|
Chantiers
Dubigeon Nantes
|
Lancé avril
1941
|
En service 14 UJ
flottille, B-Gruppe 1942
|
|
1.3 1 chalutier
de 29 m type Banderole
V1425 ---> UJ
1425
|
Ateliers et
chantiers de la Loire Nantes
|
Lancé juin 1941
|
En service 14 UJ
flottille, B-Gruppe 1942
|
NOTA : La
construction de 7 ou 10 chalutiers de 53 m, envisagée, en
1941, (4 aux chantiers A. Normand, le Havre, 2 aux forges et
chantiers de la Méditerranée, le Havre, 1 ou 4 aux
chantiers de Normandie, Grand Quevilly), n’a pas été réalisée.
|
|
2. 4 pétroliers
de 2 500 t (p.e.l) type Léon
Martin (tanker)
Nehrung
Usedom
Butjadingen
Haff
|
Chantiers de
Normandie - Grand Quevilly / T10
Idem / S10
Idem / U10
Idem / V10
|
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Coulé dans le
port de Rouen en 1944
Coulé en Seine,
à Sahurs, inachevé, en 1944
Saboté sur cale
en 1944
Idem
|
NOTA : La
commande de 2 autres unités du même type (W10 et X10),
placée aux chantiers de Normandie, a été annulée.
|
|
3. 3 transports
de 1 150 t (p.e.l)
(Stuckgutfahrzuge
Dustenrnbrook
Schulensee
Kronshagen
|
Chantiers de la
Seine maritime le Trait/T111
Idem / 112
Idem / 113
|
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Encore sur cale
en 1944
Idem
Idem
|
|
4. Citernes à
huile de graissage de 600 t (p.e.l)
(Schmierolfahrzeuge)
Hansa
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
|
Ateliers et
chantiers de France
Blainville sur
Orne / citerne N° 1
Idem / citerne N°
2
Idem / citerne N°
3
Idem / citerne N°
4
Idem / citerne N°
5
Idem / citerne N°
6
Ateliers et
chantiers de France
Blainville sur
Orne / citerne N° 7
Idem / citerne N°
8
Idem / citerne N°
9
Idem / citerne N°
10
|
Lancé décembre
42
Lancé décembre
42
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
|
En essais à
Caen lors de la prise de la ville le 09.07.1944 prise de guerre
britannique
En achèvement
à flot lors de la prise de Caen le 09.07.44, prise de guerre
britannique
Idem
Idem
Encore sur cale
lors de la prise de Caen le 09.07.44, prise de guerre
britannique
Idem
Encore sur cale
lors de la prise de Caen le 09.07.44, prise de guerre
britannique
Idem
Idem
Idem
|
BATIMENTS ET
ENGINS PORTUAIRES COMMANDES PAR LA KRIEGSMARINES AUX CHANTIERS DE LA
ZONE OCCUPEE (suite 1)
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
|
5. 10 citernes
à eaux de 60 0t (p.e.l)
(Wasserfahrzeuge)
Stordelsfjord
Osterwick
Water
Mariensee
Eidsvaag
Marathon
|
Chantiers
Dubigeon Nantes / 693
Idem / 694
Idem / 695
Idem / 696
Idem / 697
Idem / 698
|
Lancée 16.04.42
Lancée 30.06.42
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Envoyée an Grèce
en pièces détachées pour montage
|
En service 1944
Stutzpunkt Nantes
Sabordée en
Loire en août 1944, non terminée
Idem
Idem
Idem
|
NOTA : La
commande de 4 autres unités du même type, placée aux
chantiers Dubigeon, a été annulée.
|
|
6. Remorqueurs
6.1 6
remorqueurs de 2 000 ch type Buffle
(Schlepper 2
000 ps)
Bar
Buffel (ou Gaur)
Bulle
Eber
Ur
Wisent
|
Ateliers et
chantiers de Bretagne
Nantes /
remorqueur N° 1
Idem /
remorqueur N° 2
Idem /
remorqueur N° 3
Idem /
remorqueur N° 4
Idem /
remorqueur N° 5
Idem /
remorqueur N° 6
|
Lancé 30.07.42
Lancé 23.08.42
?
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
En service ou
essais en 1944
Coulé dans le
port de Nantes, inachevé, août 1944
Idem
Idem
Encore sur cale
en août 1944
Idem
|
|
6.2 14
remorqueurs de 1 000 ch type Actif
Nom connus :
Mittelhever
Suder Hever
Norder Piep
Suder Piep
Nesserland
Waster Till
Nordergrunde
Pillkopen
Tegeler Plate
Sch arhorn
-
-
-
-
|
Ateliers et
chantiers de la Loire
Saint-Nazaire /
3..
Idem / 3..
Idem / 3..
Idem / 3..
Ateliers et
chantiers de la Loire Nantes / 600
Idem / 601
Idem / 602
Idem / 603
Idem / 604
Idem / 605
Idem / 606
Idem / 607
Idem / 608
Idem / 609
|
Lancé 20.05.42
Lancé 20.05.42
Lancé 28.05.42
Lancé 28.05.42
Lancé avril 42
Lancé juin 42
Lancé août 42
Lancé juillet
42
Lancé novembre
42
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Mittelhever livré
17.12.42, en service km Werft Brest
Suder Hever livré
19.12.43, en service KM Royan
Norder Piep livré
17.05.43, km Nantes
Suder Piep livré
19.05.43, km Werft Wilhemshaven
Nesserland livré
16.07.43, en service Mast Emden
Wester Till livré
06.09.43
Nordergrunde
livré 03.12.43
Pillkopen livré
14.03.44
Tegeler Plate
livré 12.05.44
Scharhorn livré
12.05.44
1 construit à
Saint-Nazaire en achèvement à Nantes en août 44
|
BATIMENTS ET
ENGINS PORTUAIRES COMMANDES PAR LA KRIEGSMARINE AUX CHANTIERS DE LA ZONE
OCCUPEE (suite 2)
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
|
6.3 4
remorqueurs de 1 000 ch type Applique
Noms possibles :
Schmal Tief
Norder Hever
|
Ateliers et
chantiers de la Loire Nantes / 613
Idem / 614
Idem / 615
Idem / 616
|
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Encore sur cale
en août 1944
Idem
Idem
Idem
|
NOTA : La
commande de 8 remorqueurrs du même type (dont, noms
possibles : Horns Riff et Vortrapp Tief), placée aux forges
et chantiers de la Gironde, Bordeaux, a été annulée.
|
|
6.4 6
remorqueurs de 550 ch type Remorqueurs
de mer
Oland
Appeland
Barbel
Aurich
Sudfall
Wittmund
|
Ateliers navals
franco-belges
Villeneuve la
Garenne
Idem
Idem
Cie Gle de
Navigation HPLM Rouen
Idem
Idem
|
Probablement non
lancé
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
|
En achèvement
à flot en 1944
Idem
Idem
Coulé à Rouen
en 1944 terminé ou presque
En achèvement
à flot en 1944
Idem
|
NOTA : Les
3 remorqueurs construits par la Cie Gle de Navigation HPLM
avaient, initialement, été placés aux chantiers de Choisy
à Choisy le Roi.
|
|
6.5 14
remorqueurs de 550 ch type
Remorqueur de
rade
Hoherweg
Dange
Norddeich
Westerland
Leitholm
Papensee
Brunshausen
Brunsbuttelkoog
Bulck
Husum
Langwarden
Nord
Strandischmoor
Steinort
Tunning
|
Ateliers et
chantiers de la Haute Seine
Villeneuve le
Roi
Idem
Idem
Idem
Idem
dem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
|
Probablement
lancé
Lancé octobre
1942
Lancé septembre
42
?
?
?
Probablement non
lancé
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
|
Livré
Livré avril
1943, en service Mast Memel
Livré mars
1943, en service Mast Emden
Livré, coulé
à Rouen en 1944
Livré, coulé
au Havre le 14.06.44, bombardement aérien
}
}
}
} La plupart
sinon tous inachevés en août 1944
}
}
}
}
}
}
|
BATIMENTS ET
ENGINS PORTUAIRES COMMANDES PAR LA KRIEGSMARINE AUX CHANTIERS DE LA ZONE
OCCUPEE (suite 3)
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
|
6.6 3
remorqueurs de 300 ch
Non nommés
|
Forges et
chantiers de la Gironde Bordeaux
|
Construction non
entreprise
|
Commande
suspendue le 14.05.1942
|
NOTA : La
construction de 3 remorqueurrs de 600 ch ou 300 ch envisagée
en 1941 à l’arsenal de Cherbourg, ne semble pas avoir été
réalisée.
|
|
6.7 1 pousseur
Klein Erna
|
Ateliers et
chantiers de la Haute Seine
Villeneuve le
Roi / 576
|
?
|
Livré
|
|
7. Navires de
servitude divers
7.1 3 citernes
automotrices de rivière de 750 t
(Motorflusstankschiffe)
Fleinsburg
Sundewitt
Danish-Wohld
|
Chantiers navals
franco-belges
Villeneuve la
Garenne
Idem
Idem
|
Lancée 26.03.42
?
?
|
En service
En service,
Saint-Nazaire
En service
|
NOTA : La
construction d’une quatrième unité (IV) a été arrêtée
et la commande de 6 autres, placés aux chantiers navals
franco-belges (V à X), a été annulée.
|
|
7.2 4 chalands
citernes (non automoteurs) de
700 t (Tankprahme)
I
II
III
IV
|
Chantiers de la
Seine Maritime Le Trait/105
Idem / 106
Idem / 107
Idem / 108
|
Non lancé
Idem
Idem
Idem
|
Livré le
04.03.1944 , en service Le Havre
Encore sur cale
en août 1944
Idem
Idem
|
|
7.3 2 citernes
à combustible (non automotrices
de 650 t) (Heizolleichter)
I
II
|
Chantiers
fluviaux de la Basse Seine Rouen
Idem
|
?
?
|
?
?
|
NOTA : -
Peuvent avoir été munies de 2 moteurs de 300 ch.
- La
commande de 3 autres unités du même type, placée aux
ateliers et chantiers de la Haute Seine à Villeneuve le
Roi, a été annulée le 29.04.1942.
|
|
7.4 Barges à
huile sale (Schmutzolprahme)
de 300 t
I à IV
|
Delmas-Vieljeux
La Rochelle
|
?
|
?
|
NOTA : La
commande de 4 autres unités du même type, placés chez
Delmas-Vieljeux à la Rochelle, a été annulée le
29.04.1942.
|
|
de 200 t
I à V
De ? t
|
Ateliers et
forges de l’ouest Saint-Nazaire
Ateliers et
chantiers de la Haute Seine
Villeneuve le
Roi / 575
|
?
?
|
Toutes inachevées
dont 1 coulée en Loire, à basse Indre en 1944
1 unité, au
moins, commandée probablement inachevée
|
BATIMENTS ET
ENGINS PORTUAIRES COMMANDES PAR LA KRIEGSMARINE AUX CHANTIERS DE LA ZONE
OCCUPEE (suite 4)
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
|
7.5 ? Péniches
(Motorpenischen)
Elbe
Main
Mosel
|
Chantiers de
Choisy, Choisy le Roi
Idem
Idem
|
Probablement
lancé
Idem
Idem
|
En service,
Lorient
En service,
Brest
En service,
Lorient
|
NOTA : Une
série de 20 a été commandée, 10 pourraient avoir été
construites.
|
|
7.6 6
transports de personnel de 15 m (rade)
(Motortransportboote
Fur Werften)
Charlotte
Annelise
Renate
Hanni
Ursula
Lilli
|
Jouet et Cie
Sartrouville
Idem
Idem
Idem
Chantiers navals
de Normandie Fécamp
Idem
|
En service
En service
En service
En service
En service
En service
|
Livré 08.01.42,
en service km Werft Brest
Livré 05.02.42,
en service km Werft St-Nazaire
Livré 05.02.42,
en service km Werft Lorient
Livré 20.03.42,
en service Hafen Kommandant Granville
Livré 18.12.41,
en service km Werft Lorient
Livré 06.01.42
, en service km Werft Brest
|
|
8. Docks et
pontons
8.1 2 docks-mères
(Hebewerke)
-
-
|
Ateliers et
chantiers de la Loire St-Nazaire
Idem
|
Lancé 15.09.41
Lancé 15.09.41
|
En service
Idem
|
|
8.2 10 grands
pontons ou docks-filles
(Grosse
Pontons)
-
-
-
Nr 1
Nr 2
Nr 3
Nr 4
Nr 5
Nr 6
Nr 7
|
Arsenal de Brest
Ateliers et
chantiers de la Loire St-Nazaire
Idem
Ateliers et
chantiers de Penhoet St-Nazaire
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
|
?
Lancé 15.09.41
Idem
}
}
} lancés entre
avril
} et septembre
1941
}
}
}
|
En service
En service
Idem
}
}
} En service,
plusieurs coulés en Loire
} en août 1944
}
}
}
|
NOTA : La
commande initiale placée auprès des ateliers et chantiers
de Penhoet portait sur 9 pontons.
|
|
8.3 3 petits
pontons ou docks-filles
(Kleine
pontons)
-
-
-
|
Ateliers et
chantiers de la Loire St-Nazaire
Idem
Idem
|
Lancé 15.05.41
Idem
Idem
|
En service
Idem
Idem
|
|
8.4 12 pontons
chaufferies
|
Ateliers et
chantiers de la Haute Seine
Villeneuve le
Roi / 577 à 588
|
?
|
Tous inachevés
|
BATIMENTS EN
CONSTRUCTION POUR LA MARINE FRANÇAISE ET POURSUIVIS POUR LA
KRIEGSMARINE OU LA MARINE MARCHANDE ALLEMANDE EN ZONE OCCUPEE
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Nom ou désignation
allemande du bâtiment
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
| 1.1
Paquebot transmanche
Londres
|
Forges et
chantiers de la Méditerranée Le Havre
|
Lothringen
(bâtiment-but
puis mouilleur de mines)
|
Lancé
19.12.1941
|
En service 1943
comme bâtiment but
(Zielschiff fur
U. Boote)
|
| 2.1
Cargo de 7 620 t (p.e.l)
Lyon
|
Chantiers de
Normandie
Grand Quevilly /
R9
|
Johannisberger
|
Lancé
24.02.1940
|
En service, livré
le 08.03.1943
|
NOTA : Le
Charbonnier Y9 de 2 650 t (p.e.l) en construction aux
chantiers de Normandie, Grand Quevilly, considéré comme
butin de guerre et qui devait
être achevé
pour compte allemand, a finalement été rendu à la France
(août 1941).
|
|
|
|
|
| 3.1
chalutier de 72 m 1 344 tx
Islande
|
Chantiers de
Normandie
Grand Quevilly /
V9
|
Island
|
Lancé
26.02.1940
Livré
12.12.1941
|
Initialement,
devait être achevé comme chalutier météorologique (Wetter-Beobachtungs
Fischdampfer), mais a finalement été attribué à la
Nordsee-Reederei à Wesermunde comme transport de poisson congelé
|
| 4.2
Remorqueurs de 430 ch
Tracteur 1
Tracteur 2
|
Ateliers /
chantiers Ziegler
Dunkerque / 98
Idem / 99
|
Pelzerhaken
Dieksand
|
Probablement
lancé
Idem
|
En service 1943,
km Werft Kiel
En service 1943,
km Saint-Malo
|
5.1 Chaland automoteur à
citernes de 38,77 m
(déplacement en charge 269,5
t)
|
|
|
|
|
|
?
|
Chantiers de
Choisy le Roi
Choisy le Roi
|
Clara
|
Lancé et en
service
|
En service
05.09.1941
Nachschubabteilung
|
SITUATION DES
CONSTRUCTIONS POUR LA KRIEGSMARINE DANS LES PETITS CHANTIERS
DE LA ZONE OCCUPEE (1)
|
|
Constructions
entreprises ou poursuivies
|
Constructions
terminées
Avant fin 1942
Après fin 1942
|
% de
constructions terminées Nombre
Port en lourd ou
déplacement
ou
puissances(remorqueurs)
|
| |
Nombre
|
Port en lourd ou
déplacement en tonnes (D)
|
Puissance
remorqueurs (chevaux)
|
Nombre
|
Port en lourd ou
déplacement en tonnes (D)
|
Puissance
remorqueurs (chevaux)
|
avant fin 1942
|
Après fin 1942
|
1. Petit navires de combat
chasseurs de sous-marins
|
2 |
252 (D) |
|
0
2
|
0 (D)
252
|
-
|
0
0
|
100
100
|
2. Navires de servitude
2.1 Remorqueurs
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Remorqueurs de 500 ch
|
20 |
|
11 000 |
0
6
|
|
0
3 300
|
|
|
Remorqueurs de 430 ch
|
2 |
|
860 |
0
2
|
|
0
860
|
|
|
Remorqueurs de 300 ch
|
3 |
|
900 |
0
1
|
|
0
300
|
29 30
= 9
|
46
> 36
|
Remorqueurs de 160 ch
|
14 |
|
2 240 |
0
0
|
|
0
0
|
|
|
Remorqueurs de 120 ch
|
9 |
|
1 080 |
9
9
|
|
1 080
1 080
|
|
|
Remorqueurs de 60 ch
|
7 |
|
420 |
7
7
|
|
420
420
|
|
|
Pousseur
|
1 |
|
? |
?
1
|
|
? |
|
|
| |
56 |
|
16 500 t + ?
|
16 ou 17
26
|
|
1 500 + ?
5 960 + ?
|
|
|
2.2 Citernes diverses
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Citerne à eau de 200 t
|
1 |
200 |
|
1
1
|
200
200
|
|
|
|
Citernes automotrices à
combustible de 750 t
|
3 |
2 250 |
|
?
3
|
?
2 250
|
|
|
|
Citernes non automotrices
à combustible de 650 t
|
2 |
1 300 |
|
?
?
|
?
?
|
|
= 12
= 3
|
= 29
= 37
|
Barges à huile sale de 300 t
|
10 |
3 000 |
|
0
0
|
0
0
|
|
|
|
Chaland à essence de 35 t
|
1 |
35 |
|
1
1
|
35
35
|
|
|
|
| |
17 |
6 785 |
|
2 + ?
5+ ?
|
235
+ ?
2 485 + ?
|
|
|
|
2.3 Péniches automotrices
|
?
|
|
|
?
= 3
|
|
|
?
?
|
?
?
|
2.4 Transport de personnel de
15 m
|
6 |
|
|
6
6
|
|
|
100
100
|
100
100
|
2.5 Pontons chauffeurs
|
12 |
|
|
0
0
|
|
|
0
0
|
0
0
|
(1) Ateliers et chantiers de la Haute
Seine, Villeneuve le Roi Chantiers de Choisy le Roi, Choisy le Roi
Chantiers navals franco-belges, Villeneuve la Garenne
Ateliers et chantiers Ziegler,
Dunkerque Chantiers fluviaux de la Basse Seine, Rouen Compagnie générale
de navigation HPLM, Rouen
Ateliers et forges de l’Ouest,
Saint-Nazaire Chantiers navals de Normandie, Fécamp Delmas-Vieljeux,
La Pallice
SITUATION DES
CONSTRUCTIONS DANS LES GRANDS CHANTIERS
DE LA ZONE OCCUPEE
TONNAGE LANCE EN
1941-1942
EVOLUTION PAR RAPPORT
AUX PREVISIONS DE MI-1941
| |
1941
|
1942
|
| |
REALISE /
PREVU
|
REALISE /
PREVU
|
| |
pavillon français
|
pavillon
allemand
|
pavillon français
|
pavillon
allemand
|
|
Ateliers/chantiers
de France
Dunkerque
|
- / -
|
- / -
|
- / 10 000
|
- / 20 000
|
|
Chantiers A.
Normand
Le Havre
|
- / -
|
- / -
|
- / 400
|
- / 800
|
|
Forges et
chantiers de la Méditerranée
Le Havre
|
- / -
|
- / 2 155 +
320 (D)
|
- / 4 455
|
105 (D) /
215 (D)
|
|
Chantiers de
la Seine maritime
Le Trait
|
- / -
|
- / 1 000 (D)
+ 1 chaland
citerne
|
- / 4 700
|
1 000 (D) / +
6 700
+ 1000 (D)
+ 3 chalands
citernes
|
|
Chantiers de
Normandie
Grand Quevilly
|
- / 1 800
|
- / 5 000
|
- / 2 800
|
- / 10 000
|
|
Ateliers/chantiers
de France
Blainville sur
Orne
|
- / -
|
- / -
|
- / 800
|
1 240 / 6 200
|
|
Ateliers/chantiers
de Penhoet
Saint-Nazaire
|
- / -
|
+ 7 gros
pontons
/ 7 300
+ 7 gros
pontons
|
- / -
|
14 600 /
+ 38 300
+ 18 000 (D)
|
|
Ateliers/chantiers
de la Loire
Saint-Nazaire
|
- / -
|
+ 2 docks + 5
pontons / + 2 docks
+ 5 pontons
|
1 400 (D) /
1 400 (D)
|
- / 49 000
|
|
Chantiers
Dubigeon
Nantes
|
- / -
|
250 / 250
|
- / -
|
1 380 /
6 900 + 1 000
(D)
|
|
Ateliers/chantiers
de Bretagne - Nantes
|
- / -
|
1 135 + 1 010
(D) /
3 400 + 1 010
(D)
|
- / 3 070
|
3 265 / 3 000
|
|
Ateliers/chantiers
de la Loire -
Nantes
|
- / -
|
155 /
540 + 1 010
(D)
|
- / 700
|
1 920 + 1 010
(D)
/ 3 455
|
|
Forges et
chantiers de la Gironde - Bordeaux
|
- / 1 700 (D)
|
-/ 1 770 (D)
|
- / 700 (D)
|
- /
3 070
|
|
Ensemble des
chantiers
|
- / 1 800
+ 1 770 (D)
|
1 540 + 1 010
(D)
+ 7 gros
pontons
+ 2 docks + 5
pontons /
18 645 + 5 110
(D)
+ 7 gros
pontons
+ 2 docks + 5
pontons
|
+ 1 400 (D) /
26 925 + 2 100
(D)
|
22 405
+ 2 115 (D) /
147 425
+ 20 215
+ 3 chalands
citernes
|
BATIMENTS COMMANDES PAR
LE MINISTERE ALLEMAND DES COMMUNICATIONS (REICHSVERKEHRMINISTERIUM) DANS
LES CHANTIERS DE LA ZONE OCCUPEE
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
| 1. 3
Cargos de 11 000 t (p.e.l)
II
III
IV
|
Ateliers et
chantiers de la Loire
Saint-Nazaire /
337
Ateliers et
chantiers de Penhoet
Saint-Nazaire /
J11
Idem / K11
|
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Encore sur cale
comme Etappen V-Schiff lors de la reddition de la poche de
Saint-Nazaire
Idem
Idem
|
NOTA : La
commande d’un cargo de 11 000 t, placée aux ateliers et
chantiers de la Loire à Saint-Nazaire a été annulée,
celle de 4 autres unités, placées aux ateliers et
chantiers de Penhoet à Saint-Nazairre (L11 , M11, P11, Q11)
a été suspendue et non exécutée.
Font partie
d’un programme initial de 8 unités (11.1940/02.1941) porté
ensuite à 10 (1942 ?).
|
| 2. 3
Cargos de 9 300 t (p.e.l)
Brage
Praunheim
-
|
Ateliers et
chantiers de la Loire
Saint-Nazaire /
339
Idem / 3..
Idem / 3..
|
non lancé
Idem
Idem
|
Inachevé à
flot lors de la reddition de la poche de Saint-Nazaire
Encore sur cale
lors de la reddition de la poche de Saint-Nazaire
Idem
|
NOTA : La
commande des 2 autres cargos de 9 300 t, placée aux
ateliers et chantiers de Penhoet à Saint-Nazaire (N11 =
Pamperd, 011), a été
suspendue
et non exécutée, celle de 4 autres unités, envisagée aux
ateliers et chantiers de la Loire à Saint-Nazaire n’a pas
été passée.
|
3. 2 cargos de 7 300 t
(p.e.l)
Olinda
Tenerife
|
Ateliers et
chantiers de Penhoet
Saint-Nazaire /
Y10
Idem / Z10
|
Lancé 26.08.
1942
Lancé
29.09.1942
|
Sabordé inachevé
en Loire en août 1944
Idem
|
NOTA : La
commande de 2 vapeurs mixtes de 8 500 t envisagée aux
chantiers de Normandie au Grand Quevilly n’a pas été
passée.
|
BATIMENTS ET ENGINS
PORTUAIRES COMMANDES PAR LA KRIEGSMARINE AUX CHANTIERS DE LA ZONE
OCCUPEE
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
| 1. 5
chalutiers
1.1 3 chalutiers de 65 m type
Alfred
V715
V716
V717
|
Ateliers et
chantiers de Bretagne
Nantes /
chalutier n° 1
Idem / chalutier
n° 2
Idem / chalutier
n° 3
|
Lancé juillet
41
Lancé janvier
42
Lancé mars 1942
|
En service 7e Vp.
flottille, A-Gruppe 1943
Idem
Idem
|
|
1.2 1 chalutier
de 35 m type Le Cid
V1424 ---> UJ
1424
|
Chantiers
Dubigeon Nantes
|
Lancé avril
1941
|
En service 14e
UJ flottille, B-Gruppe 1942
|
|
1.3 1 chalutier
de 29 m type Banderole
V1425 ---> UJ
1425
|
Ateliers et
chantiers de la Loire Nantes
|
Lancé juin 1941
|
En service 14e
UJ flottille, B-Gruppe 1942
|
NOTA : La
construction de 7 ou 10 chalutiers de 53 m, envisagée, en
1941, (4 aux chantiers A. Normand, le Havre, 2 aux forges et
chantiers de la Méditerranée, le Havre, 1 ou 4 aux
chantiers de Normandie, Grand Quevilly), n’a pas été réalisée.
|
|
2. 4 pétroliers
de 2 500 t (p.e.l) type Léon
Martin
(tanker)
Nehrung
Usedom
Butjadingen
Haff
|
Chantiers de
Normandie - Grand Quevilly / T10
Idem / S10
Idem / U10
Idem / V10
|
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Coulé dans le
port de Rouen en 1944
Coulé en Seine,
à Sahurs, inachevé, en 1944
Saboté sur cale
en 1944
Idem
|
NOTA : La
commande de 2 autres unités du même type (W10 et X10),
placée aux chantiers de Normandie, a été annulée.
|
|
3. 3 transports
de 1 150 t (p.e.l)
(Stuckgutfahrzuge
Dustenrnbrook
Schulensee
Kronshagen
|
Chantiers de la
Seine maritime
le Trait/T111
Idem / 112
Idem / 113
|
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Encore sur cale
en 1944
Idem
Idem
|
|
4. 10 Citernes
à huile de graissage de 600 t
(p.e.l) (Schmierolfahrzeuge)
Hansa
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
|
Ateliers et
chantiers de France
Blainville sur
Orne / citerne N° 1
Idem / citerne N°
2
Idem / citerne N°
3
Idem / citerne N°
4
Idem / citerne N°
5
Idem / citerne N°
6
Ateliers et
chantiers de France
Blainville sur
Orne / citerne N° 7
Idem / citerne N°
8
Idem / citerne N°
9
Idem / citerne N°
10
|
Lancée décembre
42
Lancée décembre
42
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Non lancée
|
En essais à
Caen lors de la prise de la ville le 09.07.1944 prise de guerre
britannique
En achèvement
à flot lors de la prise de Caen le 09.07.44, prise de guerre
britannique
Idem
Idem
Encore sur cale
lors de la prise de Caen le 09.07.44, prise de guerre
britannique
Idem
Encore sur cale
lors de la prise de Caen le 09.07.44, prise de guerre
britannique
Idem
Idem
Idem
|
BATIMENTS ET
ENGINS PORTUAIRES COMMANDES PAR LA KRIEGSMARINE AUX CHANTIERS DE LA ZONE
OCCUPEE (suite 1)
|
Nom ou désignation
du bâtiment
|
Chantier
constructeur / repère
|
Situation fin
1942
|
Situation ultérieure
vis-à-vis du pavillon allemand
|
|
5. 10 citernes
à eaux de 600t (p.e.l)
(Wasserfahrzeuge)
Stordelsfjord
Osterwick
Water
Mariensee
Eidsvaag
Marathon
|
Chantiers
Dubigeon Nantes / 693
Idem / 694
Idem / 695
Idem / 696
Idem / 697
Idem / 698
|
Lancée 16.04.42
Lancée 30.06.42
Non lancée
Non lancée
Non lancée
Envoyée en Grèce
en pièces détachées pour montage
|
En service 1944
Stutzpunkt Nantes
Sabordée en
Loire en août 1944, non terminée
Idem
Idem
Idem
|
NOTA : La
commande de 4 autres unités du même type, placée aux
chantiers Dubigeon, a été annulée.
|
|
|
|
|
6. Remorqueurs
6.1 6
remorqueurs de 2 000 ch type Buffle
(Schlepper 2
000 ps)
Bar
Buffel (ou Gaur)
Bulle
Eber
Ur
Wisent
|
Ateliers et
chantiers de Bretagne
Nantes /
remorqueur N° 1
Idem /
remorqueur N° 2
Idem /
remorqueur N° 3
Idem /
remorqueur N° 4
Idem /
remorqueur N° 5
Idem /
remorqueur N° 6
|
Lancé 30.07.42
Lancé 23.08.42
?
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
En service ou
essais en 1944
Coulé dans le
port de Nantes, inachevé, août 44
Idem
Idem
Encore sur cale
en août 44
Idem
|
|
6.2 14
remorqueurs de 1 000 ch type Actif
Noms connus :
Mittelhever
Suder Hever
Norder Piep
Suder Piep
Nesserland
Wester Till
Nordergrunde
Pillkopen
Tegeler Plate
Scharhorn
-
-
-
-
|
Ateliers et
chantiers de la Loire
Saint-Nazaire /
3..
Idem / 3..
Idem / 3..
Idem / 3..
Ateliers et
chantiers de la Loire Nantes / 600
Idem / 601
Idem / 602
Idem / 603
Idem / 604
Idem / 605
Idem / 606
Idem / 607
Idem / 608
Idem / 609
|
Lancé 20.05.42
Lancé 20.05.42
Lancé 28.05.42
Lancé 28.05.42
Lancé avril 42
Lancé juin 42
Lancé août 42
Lancé juillet
42
Lancé novembre
42
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
Non lancé
|
Mittelhever
livré 17.12.42, en service km Werft Brest
Suder
Hever livré
19.12.43, en service KM Royan
Norder
Piep livré
17.05.43, km Nantes
Suder Piep
livré 19.05.43, km Werft Wilhemshaven
Nesserland
livré 16.07.43,
en service Mast Emden
Wester
Till livré
06.09.43
Nordergrunde
livré 03.12.43
Pillkopen
livré 14.03.44
Tegeler
Plate livré 07.04.44
Scharhorn
livré 12.05.44
1 construit à
Saint-Nazaire en achèvement à Nantes en août 44
|
SITUATION DES BATIMENTS
DE COMBAT OU DE HAUTE MER EN CONSTRUCTION OU EN COMMANDE
POUR LA MARINE MILITAIRE
FRANÇAISE DANS LES ARSENAUX ET GRANDS CHANTIERS DE LA ZONE OCCUPEE
Tonnages (tw) donnés en
déplacements standards (tonnes) = déplacements Washington pour les bâtiments
de surface
|
Type de bâtiments,
|
Tonnage en
|
Constructions
|
Constructions
poursuivies pour compte allemand
|
Constructions
|
|
nombres () en
construction ou en commande en juillet 1940
|
construction en
juillet 1940 (tw)
|
abandonnées ou
interrompues (+)
(tw)
|
Avant l’accord
du 16.09.1941 (tw)
|
Après
l’accord du 16.09.1941 (tw)
|
Livrées, terminées,
à la marine allemande (tw)
|
terminées pour
compte français après 1945 (tw)
|
|
Bâtiments de
ligne (2)
|
70 000 |
70 000 |
-
|
-
|
-
|
-
|
|
Porte-avions (2)
|
36 000 |
36 000 |
-
|
-
|
-
|
-
|
|
Croiseurs (3)
|
24 000 |
16 000 + 8 000
|
-
|
-
|
-
|
8 000 |
|
Contre-torpilleurs
(4)
|
11 536 |
11 536 |
-
|
-
|
-
|
-
|
|
Sous-marins de
1re classe (5)
|
8 025 |
8 025 |
-
|
-
|
-
|
-
|
|
Sous-marins de
2e classe (23)
|
18 215 |
14 490 + 805
|
3 220 |
2 415 |
805 |
3 220 |
|
Torpilleurs de 1
772 tw (2)
|
3 544 |
-
|
3 544 |
1 772
(a) |
-
|
-
|
|
Torpilleurs de 1
010 tw (12)
|
12 120 |
6 060 |
6 060 |
6 060 |
-
|
-
|
|
Ravitailleurs
d’aviation (4)
|
5 488 |
-
|
5 488 |
5 488 |
5 488
(b) |
-
|
|
Avisos-dragueurs
de 647 tw (11)
|
7 117 |
+ 1 941 |
(1 294)
(c) |
(1 294)
(c) |
-
|
1 941
(d) |
|
Corvettes de 965
tw (6)
|
5 790 |
1 930 |
3 860 |
3 860 |
2 895 |
-
|
|
Chasseurs de
sous-marins de 107 tw (coque acier) (5)
|
535 |
-
|
535 |
535 |
535 (e) |
-
|
|
126 tw (coque
bois) (5)
|
630 |
252 |
378 |
378 |
378 (f) |
-
|
|
Vedettes
lance-torpilles 28 tw (2)
|
56 |
-
|
56 |
56 |
56 (g) |
-
|
|
Pétroliers de 8
600 tw (4)
|
34 400 |
17 200 |
17 200 |
17 200 |
-
|
17 200 |
|
Pétroliers de 4
200 tw (3)
|
12 600 |
-
|
12 600 |
4 200 |
4 200
(h) |
8 400 |
|
Tonnages totaux
|
250 356 |
129 239 |
52 941 + 1 294
|
41 964 + 1 294
|
14 357 |
38 761 |
|
Nombre total de
bâtiments dont bâtiments de combat
|
93
86
|
50
48
|
35 + 2
30 + 2
|
31 + 2
28 + 2
|
19
18
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12
8
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Pétroliers
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7 |
2 |
5 |
3 |
1 |
4 |
}
Tonnage poursuivi pour compte allemand
} Demandes antérieures à l’accord du 16.09.1941 : 21,7 %
Tonnage en construction ou en commande
} Poursuite après l’accord du 16.09.1941 : 17,3 %
}
Tonnage
livré à la marine allemande
} 5,7 %
Tonnage en construction ou en commande
}
NOTA : (a) Construction du bâtiment
poursuivie après 1945, pour lancement, mais non achevée.
(b) 2 bâtiments (2 744 tw)) ont été
récupérés en 1945 et aménagés en bâtiments hydrographiques
(c) Ces 2 bâtiments en construction à
l’arsenal de Lorient n’étaient pas inclus dans les accords du
16.09.1941, leur destination finale serait
demeurée incertaine.
(d) La construction d’un quatrième bâtiment,
portant le tonnage à 2 588 tw, a été reprise après 1945, mais non
achevée.
(e) 2 bâtiments (214 tw) ont été récupérés
en 1945 .
(f) 1 bâtiment (126 tw) a été récupéré
en 1946 mais condamné sans avoir été remis en service.
(g) 1 bâtiment (28 tw) a été récupéré
en 1945.
(h) Ce bâtiment a été récupéré en
1945.
________
Notes:
1 avec
le concours de François Bréchat.
2 Au
total furent achevés : 3 escorteurs, 3 dragueurs, 2 chasseurs sur 28, 1
cargo sur 18, 26 navires de servitude sur 137, 2 remorqueurs-dragueurs.
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