EDITORIAL
Une revue semestrielle
revient beaucoup plus vite qu’on ne le pense. Voici déjà le
deuxième volume de Marins
et Océans. Le premier
nous a valu quelques critiques, des interrogations, des
suggestions et aussi tout de même quelques compliments. Merci à
tout ceux qui ont manifesté leur intérêt, y compris par des
critiques constructives. Nous espérons que les prochaines
livraisons répondront aux attentes qui ont été exprimées. Dans
l’immédiat, nous voudrions apporter quelques précisions sur la
formule de la revue.
Plusieurs correspondants se sont
étonnés de l’incorporation de la revue dans la collection Etudes
d’histoire maritime, qui a vocation à accueillir des livres
et non une revue. Le conseil scientifique est tout à fait
conscient de cette ambiguïté et espère pouvoir la lever le plus
tôt possible. Mais l’avenir de Marins et Océans est
encore trop incertain pour que la revue puisse "voler de ses
propres ailes". Le prochain conseil d’administration de la
commission française d’histoire maritime, qui entrera en
fonctions au début de 1992, devra à cet égard arrêter une décision.
Par ailleurs, le financement de la revue n’est pas encore assuré
dans la longue durée. En attendant que ces incertitudes soient
levées, il a paru préférable de conserver à Marins et Océans
le caractère de revue-livre intégrée dans une collection appelée
en tout état de cause à se poursuivre.
Pour les mêmes raisons, la
plaquette commémorant le tricentenaire de la victoire de Béveziers
n’a pas été expressément placée sous le patronage de Marins
et Océans bien qu’elle portât le numéro 1991-2. Le présent
volume est donc le deuxième de Marins et Océans, mais
porte la tomaison 1991-3. Les membres de la CFHM recevront, avant
la fin de l’année, un autre cahier spécial numéroté 1991-4
et consacré à l’histoire du désarmement naval. Cette périodicité
est appelée à être maintenue : Marins et Océans
devrait paraître quatre fois par an avec deux numéros de "mélanges"
et deux suppléments thématiques. A la différence des ouvrages
de
la collection qui ne sont reçus par les membres de la CFHM que
sur souscription, les numéros de la revue et les suppléments
leur sont adressés directement.
Il faut d’autant plus souhaiter
que l’expérience pourra être poursuivie qu’elle a d’ores
et déjà prouvé qu’il y avait place pour une revue
d’histoire maritime en France. Contrairement à certaines inquiétudes
initiales, les
articles à publier sont extrêmement
nombreux 1
et, du moins osons-nous le penser, de réelle qualité. La présente
livraison contient, à côté d’un mini-dossier sur les armes
navales de l’Antiquité à la Belle Epoque, des articles qui témoignent
de la diversité des époques et des genres que ces pages veulent
accueillir. Marins et Océans
peut donc légitimement prétendre combler une lacune et jouer en
France le rôle que des revues similaires jouent dans les pays
anglo-saxons ou en Espagne.
Certes, cela ne va pas sans
difficultés, et le premier numéro porte la trace de ces tâtonnements,
qui ont été particulièrement regrettables pour les articles qui
reprenaient des communications présentées lors des colloques
internationaux d’histoire maritime. Par suite d’une erreur
technique, la page d’avertissement annonçant cette édition et
présentant les trois communications reprises dans le numéro a
sauté à l’impression, de même que les deux cartes non paginées
accompagnant l’étude de l’amiral Labrousse. Par ailleurs, les
textes utilisés pour les articles de Madame Bouchon et de Georges
Malécot sont fautifs. Un erratum est publié à la fin de ce numéro.
Nous présentons nos plus plates excuses aux auteurs et aux
lecteurs. Nous espérons que, l’expérience aidant, de pareilles
défaillances ne se reproduiront pas et que Marins
et Océans pourra
continuer son voyage à travers les méandres de l’histoire
maritime.
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Hervé
COUTAU-BÉGARIE
Président
de
la
CFHM
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