| Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains |
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Malgré les efforts de Yi, la Cour coréenne est alors en pleine discussion sur le problème de la diminution du nombre des navires et de l’annexion de la force navale aux forces terrestres. L’amiral Yi propose à la Cour de renforcer la marine nationale contre les Japonais :
Finalement, la Cour accepte sa proposition et la flotte est préservée. Sa perspicacité s’affirme également, et surtout, sur le plan de l’équipement : sa réalisation la plus grande et la plus significative est le bateau-tortue. Les trois bateaux-tortue fabriqués en 1592 et les deux construits en 1595 joueront un rôle déterminant dans les batailles navales contre les Japonais pour emporter la victoire. La forme du Bateau-tortue La première apparition d’un bateau-tortue remonte au temps du roi Taejong (1400-1418) de la dynastie des Yi. Dans le Taejong sillok (Chronique du temps du roi Taejong), rédigé en 1413, qui est l’histoire officielle du règne, on trouve une phrase concernant ce bateau :
Ce navire n’étant mentionné dans aucun autre document, nous n’avons nul moyen d’en connaître les caractéristiques techniques. Bien que le premier prototype du bateau-tortue remonte à 1413, sa réalisation est longtemps retardée, étant donné la paix qui règne dans le pays et l’absence de conflit extérieur. Ce n’est qu’en 1592 qu’il deviendra le premier cuirassé de l’Histoire, grâce au génie de l’Amiral. C’est à l’aide de l’armateur Na Dae-yong. (1556-1612) que l’amiral Yi fait revivre le bateau-tortue. Il en améliore la vitesse, l’armement, et surtout la puissance de feu, selon les besoins tactiques. Sur la réalisation de ce navire, il écrit dans son journal de l’année Imjin (1592) :
Ce passage suggère que le bateau-tortue est achevé un jour avant le déclenchement de l’invasion japonaise. Mais les documents authentiques ayant trait à la structure et aux détails de ce fameux bateau ayant presque tous disparu durant la période tumultueuse de la guerre Imjin, il faut reconstituer sa morphologie sur la foi d’informations partielles, provenant de documents divers. Documents de l’Époque de la Guerre Imjin concernant le bateau-tortue Rapport de Yi Sun-sin au Roi Yi soumet un rapport au Roi le 14 juin 1592, après la bataille navale de Tangpo, au cours de laquelle il avait engagé des bateaux-tortue pour la première fois depuis le début de la guerre Imjin.
Journal de guerre de Yi Bun Yi Bun, neveu de Yi Sun-sin, participe lui aussi à la guerre Imjin, et tient un journal de guerre dans lequel apparaît un passage concernant le bateau-tortue :
Rapport de Na Dae-yong Na, officier de marine coréen a participé à la réalisation du bateau-tortue auprès de Yi Sun-sin, avant de se battre contre les Japonais. Sept ans après la mort de l’Amiral, il soumet à la Cour un rapport contenant des informations sur l’efficacité du bateau-tortue :
Document japonais de 1592 Sotoka, vieux guerrier engagé dans la guerre Imjin à l’âge de 69 ans, se souvient, le 28 juillet à Pusan, de la bataille navale de Angolpo qui avait eu lieu le 10 du même mois, et ce témoignage est repris dans son Korai Sen Sen Gi (Chronique des batailles navales contre les Coréens) :
Document chinois Hwa Ok est un des commandants chinois envoyés en Corée pour venir en aide à l’armée coréenne, lors de la guerre Imjin. Il a laissé un mémoire sur la guerre, intitulé Hae Bang Eui (Propos sur la défense maritime) : la phrase que nous citons est reprise dans Yi Chungmu Gong Jonsuh (1795)14 :
? ??????? On peut résumer ainsi les caractéristiques du bateau-tortue d’après les documents précédents : 1. La grandeur du bateau-tortue devait être identique à celle du Panokson et mesurer de 26 à 28 mètres de long, de 9 à 10 mètres de large et de 6 à 6,5 mètres de haut. Il devait être capable d’embarquer entre 125 et 130 membres d’équipage. 2. La tête de dragon était placée à la proue, et à travers sa gueule le tir des canons était possible. 3. Quatre types de canons y étaient utilisés : Chonja (ciel), Chija (terre), Hyonja (noir) et Hwangja (jaune). 4. Les 14 canons étaient disposés symétriquement : 6 à bâbord, 6 à tribord, 1 à la proue et 1 à la poupe. 5. La carapace était hérissée de piques de fer pour empêcher les ennemis de monter à l’abordage, et camouflée de paille lors de la bataille. 6. La carapace et les autres éléments importants étaient cuirassés de manière à être protégés du feu des Japonais et à pouvoir percuter les navires ennemis sans être endommagés. 7. Au combat, la force motrice était obtenue grâce aux rames, les mâts étant abaissés pour augmenter la mobilité du navire : ces derniers ne sont utilisés qu’au cours de la navigation. Ajoutons que la vitesse moyenne du bateau-tortue devait être de 7 à 8 noeuds. Nous l’avons calculée en fonction du temps passé sur telle ou telle distance parcourue. En tenant compte de la forme extérieure et de la capacité générale du bateau-tortue, nous pouvons déduire qu’il fut conçu dès le début pour l’attaque et non pour la défense. Les Bateaux-tortue dans l’iconographie Le dessin d’un bateau-tortue reproduit ci-dessous provient d’une céramique15 du XVIIe siècle, haute de 17 cm, conservée au musée de l’Ecole navale de Chinhè. Le navire y est représenté en pleine bataille, crachant des flammes à travers sa gueule de dragon. Le corps même du bateau mérite un examen détaillé.
1. Ses deux mâts sont couchés à l’arrière. Le navire participe donc à un combat. Cette figure correspond à la description de Hwa Ok que nous avons citée. 2. Nous reconnaissons les piques de fer hérissant la carapace : l’état du dessin ne permet pas de préciser la matière dont celle-ci était recouverte. 3. Les deux trous creusés côté bâbord dans la carapace suggèrent l’existence de deux autres trous symétriques côté tribord. Ils sont censés servir à la manoeuvre des mâts, à la réparation, à l’aération, à l’observation et à l’éclairage. 4. Nous distinguons 7 rames à bâbord. Les deux premiers trous vers la proue et le dixième vers la poupe, vides, laissent penser que trois rames sur les dix ont dû être détruites au cours de la bataille. Mais n’écartons pas la possibilité qu’il n’y ait eu que 7 rames en temps normal. 5. Les 6 sabords de bâbord et les 6 autres de tribord, invisibles sur le dessin, sont conformes à la description de Yi Bun. 14 sabords, en comptant les deux de la proue, servaient au tir. 6. La tête du dragon, telle qu’elle est dessinée ici, ne servait pas au tir, mais à l’enfumage sulfureux qui avait pour but, à la fois, de camoufler la direction du bateau et d’effrayer les ennemis. Ceci ne correspondant pas à la description faite par Yi Sun sin des premiers navires, on peut conclure que le dessin montre un bateau-tortue de la deuxième génération, modifié après les premières batailles. Le canon placé dans la tête devait sans doute gêner par son poids et la place qu’il occupait dans ce lieu exigu. 7. Les 7 planches incurvées apposées à la proue sont renforcées par 6 autres placées au-dessus. On sait qu’elles étaient assez solides pour supporter un choc violent lorsqu’elles percutaient un navire ennemi. Le Bateau-tortue vers 1795 Si la structure extérieure du bateau-tortue nous est assez bien connue grâce à des documents, aussi rares que précieux, datant de la guerre Imjin, on ne peut pas en dire autant de l’intérieur du navire. Conscient de ces graves lacunes concernant le patrimoine extraordinaire que constituait le bateau-tortue, le roi Jongjo (1777-1800) ordonna en 1795, soit 203 ans après la construction du premier bateau par l’amiral Yi, de faire des recherches approfondies et systématiques sur le fameux vaisseau. On rassembla donc et compulsa tout ce qui existait alors comme document : les rapports au roi de l’amiral Yi, son journal de guerre, les panégyriques des poètes de l’époque, sans oublier divers documents traitant de la vie et des exploits de l’amiral durant la Guerre Imjin. Ainsi naquit le Yi Chungmu Gong Jonsuh. Ce livre, référence principale des chercheurs, a une valeur incomparable. Nous y découvrons, entre autres, la description des bateaux-tortue existant en 1795 et affectés au Quartier général de la Marine, à Kosung, et à la base navale Est de la province du Cholla. Le Bateau-tortue du Quartier général de la Marine Le dessin représenté ci-dessous nous donne quelques renseignements précis sur le bateau-tortue utilisé à la fin du XVIIIe siècle au Quartier général de la Marine.
1. Comme d’autres vaisseaux coréens, ce bateau n’a pas de quille. Au lieu de quille, il y a un fond plat et dix planches lourdes. Le fond se relève à la proue et à la poupe. Le navire mesure 64,8 pieds de long. Sa largeur est de 12 pieds à l’avant, de 14,5 pieds au centre et de 10,6 pieds à l’arrière. 2. Chaque cote est composé de sept planches de 7,5 pieds de hauteur et de 4 pouces d’épaisseur. La plus longue des planches s’étire sur 113 pieds de long et la plus courte sur 68 pieds. 3. La tête de dragon placée à la proue mesure 4,3 pieds de long et 3 pieds de haut. 4. Chaque côté du bateau est équipé de 10 rames, de 22 sabords et de 12 portes. 5. Sous la tête de dragon sont percés deux sabords pour les canons. 6. Le pont supérieur est percé de 12 meurtrières, tant à bâbord qu’à tribord. 7. la carapace porte deux mâts pouvant s’élever et s’abaisser, ainsi qu’une hampe portant le fanion. 8. Dans le bateau, qui comprend deux ponts, il y a 24 compartiments au pont inférieur, un pour le stockage des outils, un autre pour la forge, trois pour les armes et dix-neuf pour l’équipage : au pont supérieur, deux cabines : l’une pour le commandant, l’autre pour les officiers. Le Bateau-tortue de la base navale Est de la Province du Cholla La longueur et la largeur du bateau-tortue de la flotte Est de la province du Cholla sont presque égales à celles du bateau-tortue du Quartier général de la Marine, mais une tête de démon est ajoutée au dessous de la tête de dragon. Au-dessous des portes, il y a 10 sabords. Le nombre des rames est ici porté à 16 : 8 à bâbord et 8 à tribord. Aucun mât n’apparait sur ce dessin.
La forme du navire dépendait sans doute des régions de construction. Le Bateau-tortue reconstituÉ d’auJourd’hui
Le bateau-tortue représenté ci-dessus fut construit au chantier naval de Chinhè en 1980. Il mesure 34,24 mètres de long, 25,45 mètres de large, 6,36 mètres de haut et à 1,36 mètre de tirant d’eau. Son déplacement d’eau est de 150 tonnes, sa capacité d’embarquement est d’environ 30 membres d’équipage et sa vitesse d’environ 7 noeuds. Ce navire reconstitué ressemble plus aux navires de la flotte Est du Cholla de la fin du XVIIIe siècle qu’à ceux de l’amiral Yi de la fin du XVIe siècle. Si l’on examine sa structure intérieure (voir figure gauche ci-après), on constate que rameurs et artilleurs sont placés sur un même pont. Mais, selon les documents historiques, le bateau-tortue de l’amiral Yi était issu du Panokson, à bord duquel deux ponts distincts étaient attribués aux rameurs et aux artilleurs, pour plus de commodité. Nous pouvons donc imaginer la structure intérieure du bateau-tortue de l’amiral Yi (voir figure droite ci après) :
Structure intérieure du bateau-tortue Figuratif du bateau-tortue reconstitué de l’amiral Yi La puissance de feu Quand on compare l’armement du bateau-tortue à celui d’autres navires de l’époque, il n’est pas facile de trouver de différences. Les canons de marine représentaient la partie la plus importante de l’armement. Nous l’avons déjà vu, il y avait quatre types de canon : Chonia, Chiia, Hyonia et Hwangja. Leurs caractéristiques étaient les suivantes :
Source : Jo Sung-do, Yi Sun-sin, Séoul, 1970, p. 64 Hormis les diverses munitions citées ci-dessus, des boulets de fer, de plomb ou de pierre étaient aussi utilisés. Leur portée pouvait être d’environ 4 000 mètres. Elle formaient des sortes de grappes afin d’infliger des dégâts massifs à l’ennemi. Afin de faciliter l’usage de ses armes à feu, le bateau-tortue était équipé de grands sabords et de petites meurtrières par lesquelles les canons et les armes individuelles pouvaient tirer. La plupart de ces ouvertures étaient pratiquées dans les remparts du navire et s’étendaient au-dessus du tillac, pont utilisé pour les canons et couvert par la carapace. de chaque coté, il y avait de 6 à 12 sabords. Chaque bateau-tortue pouvait donc porter environ 26 canons, dont 2 à la proue. Les meurtrières étaient au nombre de 20 et étaient disposées au-dessus des sabords.
Canon Chonja Canon Chija
Canon Hyonja Canon Hwangja
Divers types de flèches Jon
Bombe à retardement Pigyok-Chinchon-noe
Boulets de pierre Dan-sok Le Bateau-tortue Était-il cuirassÉ ? Bien que l’original du bateau-tortue construit par l’amiral Yi Sun-sin n’ait pas été légué à la postérité, personne ne doute qu’il fût cuirassé. Ce fut sans doute même le premier navire de ce genre. Tous les témoignages de l’époque décrivant les batailles navales auxquelles participa le bateau-tortue concordent. Si le bateau-tortue n’avait pas été cuirassé, il n’aurait jamais résisté aux flèches enflammées des Japonais, qui excellaient dans leur maniement et chez lesquels l’emploi massif du feu était une véritable tactique. S’il n’y avait eu que des piques sur la carapace supposée en bois, le bateau-tortue n’aurait jamais réussi à pénétrer sans brûler au milieu des nombreux navires japonais. Si quelques membres des équipages des bateaux-tortue furent tués ou blessés au cours des batailles navales, nous savons que les navires eux-mêmes ne furent jamais atteints gravement, ni dans leur fonctionnement,ni dans leur puissance de feu. Des preuves de la technique coréenne de fabrication des cuirasses sont encore visibles sur quelques monuments historiques de l’époque, le Namhan Sansong (Muraille de la Montagne du Sud) et le Namdaemoun (Grande Porte du Sud) dont les grandes portes sont en planches de bois plaquées d’écailles de fer d’une épaisseur d’environ 2 ou 3 mm. Ces portes plaquées sont le résultat d’une technique typiquement coréenne de cette époque, qui consistait à couvrir la surface avec de petites plaques de fer appliquées l’une sur l’autre, comme des écailles de poisson. Cette technique fut sans doute utilisée dans la fabrication de la carapace cuirassée du bateau-tortue. Documents concernant la carapace cuirassée du Bateau-tortue Documents japonais La Chronique des batailles navales contre les Coréens de Sotoka, déjà citée, est un document précieux, le plus ancien de tous les documents existant aujourd’hui touchant le bateau-tortue. Sotoka y écrit que le bateau-tortue était cuirassé en fer. Un autre livre, écrit en 1831 par Kawa Kuchijoutsu, Seikanwiraku (Stratégie héroïque pour l’expédition de la Corée) reprend certains passages de Sotoka et note, entre autres :
Dans un autre document, il est rapporté que Hideyoshi lui-même, après avoir décortiqué les causes de la défaite de sa flotte dans les combats navals, ordonna à ses généraux de "faire construire des navires de guerre couverts de fer" et de "faire installer de gros fusils, des canons, et des bombes incendiaires aux ponts des navires". Cependant les Japonais ne verront jamais la réalisation d’un cuirassé, hormis celle d’un navire de guerre du modèle Atake dont quelques parties seulement étaient couvertes de fer. Document coréen de l’année 1748 En la 24e année du règne du roi Yongjo (1725-1776), Yi On-sop soumet au roi un rapport dans lequel il souhaite faire remplacer les navires de guerre classiques dont dispose la flotte du Kyongsang par des bateaux-tortue. Profondément convaincu, tant par les performances extraordinaires du bateau-tortue que par le génie stratégique de Yi Sun-sin, il s’exprime de la manière suivante :
L’importance de ce document n’est pas seulement dans l’inquiétude d’un commandant naval coréen se plaignant du laxisme de la Cour, qui n’avait apporté aucune amélioration au navire de guerre durant les 150 années qui avaient suivi la guerre Imjin, mais encore dans le fait qu’il est le premier document coréen parlant de la cuirasse du bateau-tortue. Commentaires occidentaux Les historiens occidentaux s’accordent à penser que le bateau-tortue fut le premier navire cuirassé. Ainsi pour Homer Hulbert :
James Murdock et Isoh Yamagata citent, au sujet du bateau-tortue, un passage du Chosen Kinsei-Shi (Histoire de la Corée moderne) écrit par Hayashi :
Avant de conclure cette étude, signalons que la première frégate cuirassée moderne fut mise en chantier en 1857 par la France et baptisée La Gloire. Sa coque portait une bande épaisse de 12 cm au niveau de la flottaison, bande prolongée vers le haut par un cuirassement épais de 10 cm, et vers le bas par un doublage en cuivre. ce navire fut construit 261 ans après le bateau-tortue, instrument essentiel de l’éclatante série de victoires remportée par Yi Sun-sin contre l’envahisseur japonaix de 1592 à 159820. ________ Notes: Ministère de la Défense, Histoire militaire, Séoul, 1980, (tous les ouvrages cités sont écrits en coréens), p. 94. Chronique du temps du roi Séjong (1418-1450), 1425, vol. 28. Chang Hak-geun, Histoire de la défense maritime de la Corée, Séoul, 1988, p. 120. Chang Hak-geun, op. cit, p. 145. Kim Jae-keun, Histoire des relations entre la Corée et la Chine, Séoul, p. 101. Chang Hak-geun, op. cit., p. 160. Yi Sun-sin, Journal de guerre, en date du 16 janvier 1592. Yi Sun-sin, Rapport à la Cour, janvier 1592. Cité par Jho Sung-do, Vie de l’amiral Yi Sun-sin, Séoul, 1982, p. 66. Yi Sun-sin, Rapport sur la bataille de Tangpo, en date du 14 juin 1592. Yi Bun, Chronique sur l’amiral Yi, dans compilation Yi Chungmu Gong, vol. 2, 1795. Na Dae-yong, Rapport à la Cour, dans compilation Yi Chungmu Gong, vol. 2. Cf Centre de recherche culturelle de Corée, Encyclopédie de la Culture nationale, Séoul, 1988, p. 671. Chung-mu est le nom de guerre posthume de l’Amiral donné par le roi Injo (16231649) en 1643. Quant à Gong ou Kong, c’est un titre nobiliaire coréen très elevé. Jonsuh signifie oeuvres complètes. Cette céramique fut exhumée lors de fouilles effectuées à Kosung, au sud du Kyongsang, en 1910. Cf Centre de recherche culturelle de Corée, Encyclopédie de la Culture nationale, Séoul, 1988, p. 671. Chronique du temps du roi Yongjo. Homer B. Hulbert, History of Korea, New York Hillary, 1962, p. 376. James Murdock et Isoh Yamagata, A history of Japan, Londres, Routledge & Kegan, 1949, p. 336. Les campagnes de l’amiral Yi Sun-sin seront évoquées dans un autre article. |
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