| Institut de Stratégie Comparée, Commission Française d'Histoire Militaire, Institut d'Histoire des Conflits Contemporains |
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Bibliothèque stratégique
VEGECE ET LA CULTURE MILITAIRE AU MOYEN AGE (Ve-XVe siècles)
Philippe RICHARDOT
L’image contemporaine du chef de guerre médiéval est celle d’un preux qui conduit ses chevaliers à bride abattue et combat à grands coups d’épée. Cette image, vraie pour un Robert d’Artois à la bataille de Mansourah (1250) ou pour les chevaliers français de Crécy (1346), est largement inexacte. Il y avait une culture militaire au Moyen Âge autre que les récits des Chansons de geste. Cette culture passait par Végèce, auteur du De Re Militari, traité d’art militaire écrit à la fin du ive siècle. Du ve au xve siècle, Végèce est l’oracle militaire de l’Occident, compilé, amalgamé aux ouvrages politiques et aux encyclopédies. Dépassant même le cadre guerrier et politique, Végèce influence également la pensée religieuse et figure à ce titre dans la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin.
Philippe Richardot, agrégé et docteur en Histoire, est chargé de cours et de conférences à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence, chargé de recherches à l’Institut de Stratégie Comparée et membre de la Commission française d’Histoire militaire.
Introduction * Première Partie Chapitre Premier - Manuscrits et incunables * Titre et structure de l’œuvre * Décompte et fréquence des manuscrits * Les manuscrits mixtes : Végèce et d’autres textes * Lexiques et abrégés * Incunables * Chapitre II - Qui possédait un De Re Militari ? * L’époque carolingienne : une transmission épiscopale * XIIe-XVe siècles : culture militaire et pré-humanisme * Commanditaires et propriétaires d’une traduction * Chapitre iii - Traductions et traducteurs de végèce * Une laïcisation de Végèce * Les traducteurs français de Végèce * Les autres traducteurs de Végèce * Deuxième Partie Chapitre Premier - Végèce dans la culture médiévale * Végèce : une lecture conseillée en Occident * Végèce dans les Miroirs des princes * Végèce dans les Specula * Végèce dans les traités de chevalerie * Végèce dans la culture religieuse médiévale * Chapitre II - La formation de l’homme de
guerre Former le combattant individuel * Former le jugement du chef d’armée * Former le jugement du prince * Les stratèges byzantins et Végèce * Chapitre III - Végèce et la pratique de
la guerre En Occident : le mythe de l’invincibilité romaine * Le mythe de la légion romaine * Stratégie et opérations en rase campagne * Batailles rangées * La guerre de siège * La guerre sur mer * Conclusion * Annexes Annexe I - Répartition géographique et chronologique des manuscrits * Annexe 2 - Les propriétaires médiévaux
d’un Annexe 3 - Les manuscrits * Bibliographie * Index 231 Abréviations * Table des illustrations 241
De nos jours, Végèce n’est connu que par une poignée de spécialistes et le souvenir de sa gloire passée s’est presque évanoui. Il fut pourtant l’un des auteurs latins les plus considérables du Moyen Âge. Qui voulait connaître de l’art de la guerre lisait le De Re Militari de Végèce1. À titre de comparaison, Végèce fut traduit en français dès 1271, tandis que César ne l’a été qu’en 1473 par Jean Duchesne, pour le compte de Charles le Téméraire. Végèce fut aussi le premier auteur militaire à être imprimé dès les années 1470. Du Ve au XVe siècle, de tous les auteurs classiques et médiévaux qui ont écrit sur la guerre, Végèce fut le plus célèbre2. Sa fortune dans l’art militaire fut comparable à celle de saint Augustin dans la philosophie et la théologie. Végèce et non César… Qui était Végèce ? Le manuscrit le plus ancien (VIIe siècle) donne le nom de Publius Vegatius (sic) Renatus. Publius Vegetius Renatus est aussi le nom sous lequel on lui attribue un traité d’art vétérinaire sur les maladies des équidés et bovins, la Mulomedicina 3. Ce traité connut lui aussi une grande faveur à partir du XIIIe siècle et fut traduit en italien dès 14704. Comme le De Re Militari, c’est une compilation écrite en latin tardif. Les correspondances de style entre les deux œuvres sont nombreuses5 et il ne fait plus de doute aujourd’hui que Végèce, abréviateur polygraphe, en était l’auteur6. Cela pose un problème : l’édition scientifiquement reconnue du De Re Militari, faite en 1869 par Karl Lang, croit que les deux œuvres ont un auteur différent et appelle Végèce Flavius Vegetius Renatus 7. C’est sous ce nom que le connaissaient Fréculfe de Lisieux vers 830 et Raban Maur vers 855-856. Néanmoins les corruptions du nom de Végèce sont nombreuses, dues au temps et à la maladresse des copistes : Vegatius, Vegitus, Vegetus, Vigitus, Flavius Vicetus ou même Negotius !8 Le début d’un manuscrit montre même l’embarras d’un scribe à écrire le nom exact de Végèce : Incipit liber primus flavii uegaci uel uegeci renati uiri illustris epytoma 9. Ces erreurs ou variantes de graphies se retrouvent tout au long du Moyen Âge. Jean de Marmoutier (vers 1180) l’appelle Vegecius 10 ; Pierre de Blois (1135-1200) le connaît sous le nom de Vegetius Renatus 11 ; Hélinand de Froidmont (mort après 1250) le nomme Vegetius ou Vegetius Renatus 12 ; Salimbene de Parme (vers 1250) lui attribue le nom de Vegegius 13 ; John Lydgate, au début du XVe siècle, parle de Vygecius 14 ; Philippe de Mézières le rebaptise Vegesius 15 ; Jean Jouvenel des Ursins, dans un écrit de 1452, le connaît comme Vegecius ou Vegetius Regnatus 16. Ce vaste sondage dans la culture médiévale montre les aléas de la tradition manuscrite, mais aussi de l’oralisation de cette culture. De Vegetius on passe à Vegecius, ce qui donne dès le XIIIe siècle en français Vegesce Flave René 17 et bientôt Flave(s) Vegece(s), Flavet Vergeces 18 ou Vegesse aux XIVe-XVe siècles. Alors, quel est le nom latin exact de Végèce ? Le gentilice Flavius fut imposé par l’empereur Constantin Ier après sa victoire sur Licinius en 323, et porté par tous les hauts fonctionnaires et officiers de l’Empire. Il devint au Bas-Empire un préfixe honorifique, que les Barbares intégrés à la civilisation romaine s’empressaient de prendre comme le poète franc du Ve siècle appelé Flavius Mérobaude, ou les rois wisigoths d’Espagne (Flavius Gloriosus Wamba Rex…). Au VIe siècle, dans le préambule du code qui porte son nom, Justinien est encore appelé Imperator Caesar Flavius Iustinianus. Flavius n’était donc pas un nom, mais un titre comme "Monsieur" aujourd’hui19. Le nom exact de Végèce avait donc la forme de Publius (Flavius) Vegetius Renatus 20. Végèce était un dignitaire et certains manuscrits le qualifient d’homme illustre (uir inlustris ou illustris)21. Une corruption d’illustris produit des variantes dans certains manuscrits des XIVe-XVe siècles : Etylius, Etilius, Etolius, Atilius 22… Dans la Notitia Dignitatum, document daté de 395-425, ce qualificatif s’adresse aux plus grands personnages de l’État romain23. Le titre de uir illustris, créé vers 372, ne s’appliquait qu’aux préfets du prétoire, aux préfets urbains, aux maîtres de la milice, aux comtes des domestiques, aux comtes des largesses sacrées et aux grands chambellans24. Les prologues des différents livres du De Re Militari révèlent chez Végèce l’art du courtisan25. Trois manuscrits du XIVe siècle font de Végèce un comes constantinopolitanus 26. L’humaniste italien Raphaël de Volterre (1451-1522) lui donne aussi ce titre27. C’est une tradition tardive, certainement erronée. Elle tient à une mauvaise interprétation de la référence à la première édition connue du De Re Militari par Eutropius, faite à Constantinople en 450 sous le règne de Valentinien III. En revanche, un manuscrit lombard du Xe siècle conservé à la Vaticane, le Palatinus latinus 909, porte la mention comes sacrum 28. On a pu en déduire, supputant une erreur de graphie, que Végèce était un comte des largesses sacrées, comes sacr(ar)um (largitionum)29, c’est-à-dire un ministre des Finances30. Si Végèce occupait un tel poste, l’argument final du livre I qui précise que les recrues coûtent moins cher que les mercenaires étrangers, ne pouvait que frapper l’empereur31. Végèce ne figure pas dans la liste des comtes des largesses sacrées, d’ailleurs incomplète pour les années 386-389, dates probables de la rédaction du De Re Militari 32. Végèce s’estimait très inférieur à ceux qui ont écrit avant lui et qu’il déclare compiler33. Cette précaution rhétorique relève d’une modestie d’auteur, car l’empereur dédicataire lui a ordonné d’écrire une suite au livre I, signe du succès immédiat et de la qualité de l’œuvre. La modestie d’auteur de Végèce ne permet pas d’en déduire son manque d’expérience militaire34. Au contraire, apprécié de l’empereur, Végèce connaissait parfaitement l’argot militaire et les termes techniques de son temps35. On a donc émis l’hypothèse que le titre de comte correspondait à comte des domestiques (comes domesticorum), c’est-à-dire chef de la garde impériale, effectif ou plutôt honoraire36. Comte des largesses sacrées ou comte des domestiques ? Il est difficile de trancher entre ces deux suppositions. L’armée absorbait la plus grande partie des ressources de l’État romain, et un ministre des Finances se devait de connaître la hiérarchie et l’organisation militaires pour effectuer le paiement des soldes et des fournitures. De même, il pouvait accompagner l’empereur à la guerre et donc côtoyer les problèmes d’une armée en campagne37. Les percepteurs et agents payeurs du fisc étaient escortés par les soldats et pouvaient alors observer le fonctionnement de l’armée romaine38. Les pérégrinations à travers l’Empire étaient inscrites dans le cursus des hauts fonctionnaires et des officiers. C’était le cas de Végèce. Dans la Mulomedicina, il déclarait que ses nombreux voyages dans des contrées lointaines l’amenèrent à connaître une grande variété de chevaux39. Il évoquait non seulement les chevaux des Barbares, Burgondes, Huns, Arméniens et Perses, mais aussi ceux des provinces de l’Empire, Espagne, Afrique, Sicile, Illyrie, Cappadoce40. Bon connaisseur des chevaux et de la cavalerie, Végèce jugeait inutile d’en parler dans son De Re Militari, estimant que la "doctrine contemporaine" rendait inutile toute référence au passé41. Végèce, homme de culture et d’expérience, polygraphe, était capable d’écrire en spécialiste sur l’art de la guerre et l’art vétérinaire. Vegetius était un nom caractéristique de l’Occident romain. On le retrouve dans les régions celtisées de l’Empire : Gaule transalpine et cisalpine, Norique, Hispanie42. Ses variantes sont diverses, telles que Vegeto, Vegetianus ou Vegetus. 28 occurences de Vegetus sur 67 émanent d’Hispanie43. Cela écarte les hypothèses non étayées qui ont voulu faire de Végèce un Oriental44, et confirme celles, mieux fondées, qui voyaient en lui un Occidental45. Il y a de fortes chances pour que Végèce fût espagnol, comme l’empereur Théodose Ier (379-395) à qui il dédia son traité46. À l’instar de Théodose, il était également chrétien, détail que l’on a trop oublié jusqu’à présent. Renatus - "re-né, celui qui est né à nouveau" - indique un anthroponyme chrétien. Un certain nombre de références sont teintées de christianisme : la valeur impériale vient après celle de Dieu ; les soldats prêtent serment "sur Dieu, le Christ, le Saint Esprit et sur la majesté impériale, qui après Dieu doit être servie et révérée par le genre humain" ; "C’est servir Dieu dans le civil ou dans l’armée que de servir fidèlement le prince qui règne par sa grâce ; "Dieu (est) avec nous" (Deus nobiscum) est évoqué parmi les mots de passe ; la raison divine détermine la course des étoiles47. Végèce était chrétien, ce qui a certainement contribué pour beaucoup à son succès dans l’Occident médiéval. En quoi consistait le De Re Militari ? Végèce, dans le prologue du livre I, déclarait avoir rédigé ce traité d’art militaire "pour être utile aux Romains". Il y évoquait la sélection et l’entraînement des recrues, l’organisation idéale d’une légion, la conduite opérationnelle d’une armée en campagne, la poliorcétique et la guerre navale. Il revendiquait son travail de compilateur d’historiens et d’auteurs militaires48. Bien que révélant ses sources principales - Caton l’Ancien, Salluste, Frontin, Celse, les constitutions militaires d’Auguste, de Trajan et d’Hadrien -, il procédait beaucoup par allusion et ne cherchait pas à faire un travail d’historien49. Empreint d’une forte culture classique, son projet était celui d’un réformateur très au fait des problèmes de la guerre contemporaine50. Néanmoins, la portée générale du De Re Militari dépasse celle d’un simple traité d’art militaire. Beaucoup de notations personnelles de Végèce concernent la grande politique ou même la philosophie. Quelle était l’utilité du De Re Militari au Moyen Âge ? La lecture de Végèce s’inscrivait dans un courant intellectuel qui voyait dans l’Antiquité la référence suprême, l’autorité même. Les auteurs anciens alimentaient la culture et la réflexion technique, politique, philosophique, théologique de ceux, clercs ou laïcs, qui étaient instruits dans les lettres latines et plus rarement grecques. Au XVe siècle, le roi Ferdinand d’Aragon trouva dans l’Histoire de la guerre gothique, du grec Procope, comment s’emparer de Milan en utilisant un aqueduc51. La première traduction française du De Re Militari, vers 1272, résume parfaitement ce qu’attendaient les lecteurs médiévaux de Végèce. La miniature de présentation figure un Végèce en majesté qui déclare à des jouvenceaux : "Venez a moy senurs chevalers que volez aver honur de chevalerie" 52. L’honneur au sens pur du terme n’intéresse pas Végèce. Le De Re Militari n’est pas un traité de morale chevaleresque comme celui de Raymond Lulle53. Pratique, il se préoccupe d’efficience et de discipline. Cependant, la victoire à la guerre n’est-elle pas l’honneur suprême, l’honur de chevalerie ? Comment un traité militaire de l’Antiquité tardive a-t-il pu rester d’actualité dix siècles après sa rédaction ? Le chef de guerre médiéval croyait trouver chez Végèce une méthode permanente d’invincibilité, tout particulièrement résumée dans un chapitre du De Re Militari intitulé "règles générales de la guerre" (regulae bellorum generales)54. La permanence de ces règles excluait tout anachronisme. En 1805, le maréchal prince de Ligne déclarait : "C’est un livre d’or… Un dieu, dit Végèce, inspira la légion, et moi je dis qu’un dieu inspira Végèce"55. Napoléon lui-même possédait à Fontainebleau un exemplaire de l’édition de 1806 du De Re Militari, aujourd’hui à la Bibliothèque nationale. On se doute que si de tels hommes lisaient Végèce à l’époque où les armes à feu dominaient les champs de bataille, il y avait encore plus d’avantages à le lire aux temps où l’on combattait à l’épée et à la lance. Végèce fut longtemps insurpassé. Aucun traité militaire médiéval ne vint remplacer le De Re Militari avant le XVe siècle56. La morale voire la théologie intervenaient en principe dans la formation de l’élite des combattants - les chevaliers - qui formait une caste rituelle, bientôt aristocratique. Végèce, qui valorisait l’effort, l’austérité, la discipline, était proche des conceptions monastiques, sans toutefois que l’on retrouve la trace de son influence sur les différentes règles cénobitiques. Le De Re Militari fut néanmoins compilé dans des recueils d’exempla et des sermons destinés aux nobles. L’Église a utilisé Végèce dans son entreprise de moralisation du guerrier. Cela rejoint les préoccupations témoignées par la "Trêve" où la "Paix de Dieu" n’est pas simplement morale. Elle couvre des aspects proprement pratiques. L’Église s’intéressait à l’efficacité des hommes de guerre. La lecture de Végèce par les auteurs médiévaux est souvent déroutante pour des esprits contemporains, car leurs préoccupations étaient autres. Guerriers, politiques, philosophes, théologiens et poètes avaient tous leur grille de lecture. Les thèmes d’étude liés au De Re Militari recouvrent une large part de l’univers intellectuel du Moyen Âge. Son influence va même au-delà du XVe siècle. En ce sens, il offre une clé pour comprendre cette vaste période dans une histoire à la fois culturelle et militaire. ________ Notes: Flavii Vegetii Renati Epitoma rei militaris, Teubner, Leipzig, éd. K. Lang, 1869, reprise en 1885, rééd. 1967. M. Springer, "Vegetius im Mittelalter", Philo, n° 123, 1979, pp. 85-90. J.A. Wisman, "L’Epitoma rei militaris de Végèce et sa fortune au Moyen Âge", MA, n° 85, 1979, pp. 13-31. Idem, "Flavius Renatus Vegetius", CTC, n° 6, 1986, pp. 175-184. F.H. Sherwood, Studies in Mediaeval Uses of Vegetius Epitoma Rei Militaris, Los Angeles, Univ. of California, 1980. Ph. Contamine, La guerre au Moyen Âge, Paris, PUF, 1980, rééd. 1992, pp. 303, 353-356, 359, 408 et 469. Idem, "Les traités de guerre…", in La littérature française aux XIVe et XVe siècles, Heidelberg, Grundriss der Romanischen Literaturen des Mittelalters, vol. VIII/1, Carl Winter Universitätsverlag, 1988, t. 1, pp. 346-367. Idem, Ch. Giry-Deloison et M.H. Keen, Guerre et société en France, en Angleterre et en Bourgogne XIVe-XVe siècles, Collection Histoire et littérature régionales 8, 1991, pp. 171, 178, 180, 183 et 319. P. Vegeti Renati digestorum artis mulomedicinae libri, Leipzig, E. Lommatzsch, 1903. N. Niedermann, "Vegetianum", Museum Helveticum, n° 1, 1944, pp. 231-233. Idem, "Notes de critique verbale sur quelques textes médicaux latins", in Recueil M. Niedermann, 1954, p. 194. V. Väänänen, Introduction au latin vulgaire, Paris, Klincksieck, Bibliothèque française et romaine, centre de Philologie romane de la Faculté de Strasbourg, 1967, pp. 243-244. G. Sabbah, Bibliographie des textes médicaux latins, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 1987, p. 153. D. Trolli, "Aspetti della fortuna di Vegezio nei secc. XIII e XIV", in Tradizione dell’antico nelle letterature e nelle arti d’Occidente. Studi in memoria di Maria Bellinconi Scapart : La Civiltà delle Scriture, n° 10, Rome, 1990, pp. 186-192. V. Ortoleva, "Giovanii Brancati traduttore di Vegezio : Contributto allo studio della tradizione manoscrita della Mulomedicina", Orpheus, n° 13, 1992, pp. 369-383. À titre de comparaison : Mulomedicina, IV, Prologue, Lommatzsch, p. 277 : "Cedens itaque familiarum honestissimae uoluntati ex diuersis auctoribus enucleata collegi pedestreque sermone in libellum paruissimum contuli." ; DRM, I, 28, Lang, p. 29 : "… de uniuersis auctoribus, qui rei militaris disciplinam litteris mandauerunt, in hunc libellum enucleata congessi…" ; Prologue, Lommatzsch, p. 13 : "Sicut Mantuanus poeta diuino ore testatur…" ; DRM, I, 6, Lang, p. 10 : "Quod etiam in apibus Mantuanus auctor dicit esse seruandum…" C. Schöner, Studien zu Vegetius, Programm der klg. bayer. Studienanstalt zu Erlangen, Junge & Sohn, 1888, pp. 27-28. M. Schanz, Geschichte der römische Literatur. Handbuch der Altertumswissenshaft, VIII/4, Vierter Teil, Erster Band, Munich, rééd. 1970, p. 198. D.R. Blackmann et G. Betts, Concordantia in Vegetii opera, Hildesheim, Alpha-Omega RA n° 85, Olms-Weidmann, 1989. Lang, p. XI n.2. Lang, pp. VI et XXXVIIII. Lang, p. XLI, ms. Oxoniensis Auct.F.3.2. Jean de Marmoutier, Chronique des comtes d’Anjou et des seigneurs d’Amboise, Paris, éd. L. Halphen et R. Poupardin, 1913, p. 218. Pierre de Blois, "Epistola 94", PL, n° 207, pp. 294-295. Hélinand de Froidmont, "de Bono Regimine Principis", PL, n° 212, p. 745. Salimbene de Parme, Cronica fratris Salimbene de Adam ordinis Minorum, éd. O. Holder-Hegger, réimpr. de l’éd. de Hanovre 1905-1913, Hanovre, Hahnsche Buchandlung, 1983. John Lydgate, Lydgate’s "Troy Book" : Part. I, éd. H. Bergen, EETS, 97, 1906, p. 3. Philippe de Mézières, Le Songe du Vieil Pélerin, éd. G.W. Coopland, Cambridge, Cambridge Universy Press, 1969, t. 2, p. 250. Jean Jouvenel (Juvénal) des Ursins, "Verba mea auribus percipe, Domine", in Écrits politiques de Jean Juvénal des Ursins, éd. P.S. Lewis, Paris, 1985, t. 2, pp. 237-238 et 241-242. Jean de Meun, Li Abregemenz noble honme Vegesce Flave René des establissemenz apartenant a chevalerie, éd. L. Löfstetd, Helsinki, 1977. Jean de Vignay, Li Livres Flave Vegece de la chose de Chevalerie, éd. L. Löfstedt, Helsinki, 1982. Inclure de tels Flavii dans les prosopographies "would as if some future prosopographer of our own age added a Mrs to his entry for (say) Margaret Thatcher because he has seen her styler Mrs Thatcher in a contemporary newspaper report", R.S. Bagnall, A. Cameron, S.R. Schwartz, K.A. Worp, Consuls of the Later Roman Empire, Atlanta, Scholars Press, 1987, p. 38. C’est ce que suggère avec intuition A.R. Neumann dans le titre de sa notice sur Végèce intitulée "Publius (Flavius) Vegetius Renatus", RE, suppl. X, A, Drückenmüller Verlag, 1965, pp. 992-1020. Lang, pp. X-XI. Lang, p. V. Notitia Dignitatum, éd. O Seeck, Teubner, Berlin, 1876. Ibid. ; A.H.M. Jones, The Later Roman Empire, 284-602. A Social, Economic and Administrative Survey, Oxford, Blackwell, 1964, 3 t., pp. 143, 452, 491, 528-530, 535-536 et 542. C. Santini, "Le praefationes ai quattro libri della Epitoma rei militaris di Vegezio", in Prefazioni, prologhi, proemi di opere tecnico-scientifiche latine, Rome, Herder, 1992, t. 2, pp. 1001-1018. Lang, p. V. Raphael de Volterre, Commentarii rerum Urbanorum Libri XXXVIII, (imprimé en 1506, 1526, 1530, 1544, 1552, 1603) livre 20 : "FL. Vegetius Renatus Comes Constantinopolitanus, scripsit ad Valentinianum Principem libros V Epitomen uidelicet Institutorum Rei Militaris, de commentariis Catonis, Augusti Traiani et Hadriani Principum, ac Frontini." Nicolas Schwebel, dans la préface de son édition de Végèce en 1767, rééditée en 1806, remarque que Raphaël de Volterre ne présente pas de preuves à cette titulature, pp. XVIII-XIX. Raphaël de Volterre donne cinq livres au traité de Végèce, selon la tradition la plus ancienne et attribue false la dédicace à Valentinien. L’humaniste Beatus Rhenanus, à propos de la Mulomedicina, ne croit pas que Végèce fut comte de Constantinople, Commentar. de Rebus German. Lib. I : "Vegeti artem ueterinariam seu mulomedicinam constantinopoli scriptam conjicit. Sed nec hoc probat fuisse comitem constantinopolitanum." Lang, pp. XXVIIII-XXXI. Lang, pp. IX-X. C. Schöner, 1888, pp. 6-11. A.R. Neumann, 1965, p. 993. Sur les comtes des largesses sacrées, R. Delmaire, "Largesses sacrées et res priuata", MEFR, n° 121, 1989. DRM, I, 28, Lang, p. 30 : "Vilius enim constat erudire armis suos quam alienos mercede conducere." Propos répété, DRM, II, 3, Lang, p. 18. R. Delmaire, "Les responsables des finances impériales au Bas-Empire romain IVe-VIe siècles. Études prosopographiques", Latomus, n° 203, 1989, pp. 120-122. DRM, I, Prologue, Lang, p. 4 : "… tanto inferiorem me antiquis scriptoribus esse." DRM, III, Prologue, Lang, p. 64 : "Quae per diuersos auctores librosque dispersa, imperator inuicte, mediocritatem meam abreuiare iussisti." Comme le fait Lang, p. V. Ph. Richardot, "Hiérarchie militaire et organisation légionnaire chez Végèce", in La Hiérarchie (Rangordnung) de l’Armée romaine sous le Haut-Empire, Paris, de Boccard, 1995, pp. 405-427. R. Delmaire, Latomus, n° 203, 1989, p. 122. Le 9 août 378, l’empereur Valens, partant combattre les Goths, laisse dans les murs d’Andrinople son préfet du Prétoire, son consistoire (gouvernement) et son trésor ; sous les murs de la ville, les bagages de l’armée sont gardés par quatre légions, Ammien Marcellin, XXXI, 12, 10. Flavius Abinneus, dont la carrière est connue par des papyri, fut officier dans la cavalerie en Égypte entre 309 et 351. Certaines de ses missions consistaient à escorter des percepteurs, H.J. Bell, The Abinneus Archive. Paper of a Roman Army Officer of the Reign of Constantius II, Oxford, 1962. Mulomedicina, Lommatzsch, III, 6, p. 249 : "… qui propter tam diuersas et longinquas peregrinationes equorum genera uniuersa cognouimus." Mulomedicina, III, 6, Lommatzsch, pp. 249-250. DRM, III, 26, Lang, p. 124. H. Solin, Repertorium nominum gentilium et cognominum latinorum, Hildesheim-Zurich-New York, Olms-Weidmann, 1988, p. 199. I. Kajanto, "Latin Cognomina", Commentationes Humanarum Litterarum (Societas Scientiarum Fennica), 26.2, Helsinki, 1965, pp. 247-248. D.K. Silhanek, Vegetius’ Epitoma, Books I and II : a Translation and Commentary, New York University, 1972, pp. 2-21. Lang, p. V. V.A. Sirago, Galla Placidia e la Trasformazione Politica dell’Occidente, Louvain, Publication universitaire, 1961, p. 474. Il existe une polémique sur l’empereur dédicataire et la plupart des spécialistes donnent leur préférence à Théodose Ier. R. Sablayrolles, "Bibliographie sur l’Epitoma rei militaris de Végèce", CGRAR, n° 3, 1984, pp. 139-146. Récemment, C. Zuckermann contredit cette tendance, "Sur la date du traité militaire de Végèce et son destinataire Valentinien II", Scripta Classica Israelica, n° 13, 1994, pp. 67-74. Ph. Richardot, "La datation du De Re Militari de Végèce", Latomus, 57, fasc. 1, 1998, pp. 136-147. DRM, I, Prologue, Lang, p. 4 ; II, 5, Lang, pp. 38-39 ; II, 18, Lang, p. 52 ; III, 5, Lang, p. 73 ; IV, 40, Lang, p. 159. DRM, I, Prologue, Lang, p. 5 : "Licet in hoc opusculo nec uerborum concinnitas sit necessaria nec acumen ingenii, sed labor diligens ac fidelis, ut, quae apud diuersos historicos uel armorum docentes dispersa et inuoluta celantur…" DRM, I, 8, Lang, pp. 12-13. Ph. Richardot, "Hiérarchie militaire…", 1995, pp. 405-428. Ph. Contamine, La guerre…, 1992, pp. 358-359. M.D. Legge, "The Lord Edward’s Vegetius", Scriptorium, n° 7, 1953, pp. 262-265. Raymond Lulle, Livre de l’ordre de Chevalerie, éd. et trad. P. Gifreu, Paris, La Différence, 1994. DRM, III, 26, Lang, pp. 120-125. Lang, p. I. Ch. Haskins, Studies in mediaeval Culture, New York, Ungar, 1929, p. 109.
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