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UN CONCEPT
AVORTE : LA PUISSANCE AÉRIENNE
Hervé Coutau-Bégarie
L‘aviation militaire est
très jeune puisqu’elle a tout juste cent ans. Apparue au début de ce siècle,
elle a connu des bouleversements vertigineux et entraîné l’apparition
d’une nouvelle dimension de la stratégie qui a pu paraître, en maintes
occasions, déterminante. Une telle mutation a très logiquement suscité
une intense réflexion tactique et stratégique mais, paradoxalement, la
pensée aérienne n’a pas réussi à se structurer autour d’un
paradigme, comme a pu le faire sa sœur aînée la pensée navale autour du
concept de puissance maritime (seapower). La puissance aérienne (airpower)
est restée un concept mort-né.
L’apparition de l’arme aérienne
La réflexion sur la
stratégie aérienne est pourtant presqu’aussi ancienne que l’apparition
du plus lourd que l’air puisque Clément Ader a écrit les articles qui
composent son livre prophétique l’aviation
militaire dans les années 1900-1905, alors que les avions ne se traînaient
que sur quelques centaines de mètres. A côté d’intuitions tactiques étonnantes
(il imagine déjà les porte-avions), il énonce le dogme qui sera repris
par tous ses successeurs : "Sera maître du Monde celui qui
sera maître de l’Air" 2.
La Grande Guerre constitue un banc
d’essai qui met en évidence les potentialités de la nouvelle arme.
Celle-ci dépasse très vite le stade héroïque des pionniers pour se doter
d’une organisation structurée. Les belligérants ne disposent que de
quelques dizaines d’avions à l’ouverture des hostilités, mais la
croissance est rapide : la chasse se constitue en 1915, les doctrines
d’emploi se forgent en 1916 ; le bombardement stratégique, sur les
arrières, apparu en 1915, se développe à partir de 1917. Les structures
se mettent en place : la France est en pointe sur un plan opérationnel,
avec la création, en mai 1918, de la division aérienne du général Duval3.
Mais c’est la Grande-Bretagne qui, la première, fait de l’arme aérienne
une armée en créant, également en 1918, la Royal Air Force :
l’Angleterre doit faire face aux bombardements des zeppelins, qui mettent
à dure épreuve la résistance de la population et l’Armée, obsédée
par le front de France, ne peut assurer une défense aérienne efficace. La
paix revenue, la RAF devra se défendre contre la volonté de l’Armée et
de la Marine de la faire disparaître : elle sauvegardera son indépendance
en faisant la démonstration de son efficacité dans la garde de l’Empire
(dès 1919, des avions bombardent Kaboul)4
et en préparant la défense aérienne de la métropole5
qui a cessé d’être à l’abri des coups
directs. L’Italie fasciste suit en 1933.
La France ne reconnaîtra l’indépendance de l’armée de l’Air qu’en
1933, après un furieux combat retardateur des soldats et surtout des
marins. les Etats-Unis ne franchiront le pas qu’en 19476.
| L’affirmation
d’une stratégie aérienne |
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Dès la fin de la Première Guerre
mondiale, un certain nombre d’esprits visionnaires ou simplement
lucides annoncent l’avènement d’une stratégie dominée par la
puissance aérienne. La figure emblématique du général italien
Douhet, dont le maître-livre Il dominio dell’aria (1921)
est "le premier livre cohérent, de longue haleine et au
style efficace qui ait été consacré au rôle et à l’avenir de
l’aviation" 7, vient
immédiatement à l’esprit, au point de rejeter dans l’ombre
tous ses concurrents. Douhet a certes eu un grand rayonnement
international, ses œuvres ont été traduites dans de nombreuses
langues. Mais le mouvement a été polycentrique : la doctrine
britannique a été forgée par Lord Trenchard, la doctrine américaine
par le général Billy Mitchell ; il existe aussi des auteurs
russes qui restent encore à découvrir.
Douhet, Trenchard, Mitchell, trois
noms symboliques de l’"air intégral", c’est-à-dire
d’une stratégie générale dominée sinon asservie par l’arme aérienne.
Systématiques et dogmatiques comme la plupart des pionniers, les
fondateurs de la pensée aérienne proclament la possibilité de détruire
le potentiel de l’ennemi sans qu’il y ait besoin de livrer
bataille au sol ou sur mer, par les seuls effets du bombardement aérien.
Le livre principal du général Douhet représente l’affirmation
la plus extrême de cette croyance.
Bien entendu, de telles
affirmations, simplifiées et déformées, suscitent immédiatement
une vive réaction de l’armée de Terre et de la marine. Le débat
prend une tournure polémique, qui se terminera de manière
dramatique pour le général Mitchell, qui sera chassé de l’armée.
Les adversaires du douhetisme mettent en lumière les
simplifications outrancières de la démonstration, la surestimation
de l’impact physique et psychologique des bombardements.
En même temps, on trouve des
partisans de l’arme aérienne qui prônent une approche moins
dogmatique avec, non pas un bombardement stratégique déconnecté
des autres armes, mais la participation de l’aviation à la
bataille terrestre et navale. L’un des meilleurs représentants de
cette école est le général italien Amadeo Mecozzi, très critique
à l’encontre de Douhet, pour qui "l’aviation, sans être
toujours l’armée décisive au sens douhetien, est toujours prééminente…
même si, seule, elle serait " inconcevable ou inefficace "" 8.
Sont ainsi fixées, dès les années
20, les deux grandes conceptions entre lesquelles la stratégie aérienne
ne va cesser de chercher son équilibre : le bombardement stratégique
et la participation directe à la bataille, que l’on n’appelle
pas encore l’appui au sol. Dans le premier cas, on considère que
l’aviation a rendu caduques les concepts d’emploi des armes
traditionnelles et qu’elle peut décider, éventuellement à elle
seule, de la victoire. Dans le deuxième, l’aviation est appelée
à collaborer avec les autres armées.
Il n’est pas surprenant que la
première conception ait tendu à prédominer. Auréolés de la
technicité et de la nouveauté de leur arme, convaincus de son
avenir radieux, jaloux de leur indépendance face à une institution
militaire qui leur paraissait conservatrice, sinon surannée, les
aviateurs ont majoritairement pris le parti de l’indépendance
contre une coopération assimilée, parfois non sans raisons, à un
assujettissement. La revendication d’une dimension purement stratégique,
avec le bombardement aérien, paraissait être le meilleur moyen
d’affermir une indépendance encore contestée dans les hautes sphères
militaires : privilégier l’appui au sol revenait à faire de
l’aviation une arme plutôt qu’une armée.
Entre ces tendances opposées, le débat
a été intense durant les années 20 et 30. Celles-ci peuvent rétrospectivement
être considérées comme l’âge d’or de la pensée aérienne au
même titre que les années 1885-1914 l’avaient été pour la pensée
navale. Après les controverses furieuses des années 20, le débat
devient plus technique, moins polémique, dans les années 30, sans
pour autant que l’indépendance de l’aviation soit définitivement
acceptée par l’armée et la marine9.
Signalons simplement que, si la
France n’est pas absente du débat, elle ne s’exprime que par
des auteurs de second plan : le colonel Vauthier popularise les
thèses de Douhet10 que réfute le
général Alléhaut11. Mais le maître-livre
de Douhet n’est pas intégralement traduit et le lecteur français
doit se contenter d’une anthologie assez sommaire qui encourage
les simplifications12. Une seule
exception : Camille Rougeron13,
mais il ne commence véritablement à écrire qu’à la fin des années 3014.
La création de l’Ecole de guerre aérienne et du Centre des
Hautes Études Aériennes n’interviendra qu’en 1936, un peu tard
pour produire des effets. Il y a lieu de remarquer que le colonel De
Gaulle lui-même, s’il perçoit très bien les nouvelles données
introduites par la mécanisation et par le char, n’a qu’une
faible conscience de la nouvelle dimension introduite par
l’aviation : Vers l’armée de métier ne consacre
que des développements insignifiants au rôle des avions ; il
lui a manqué de voir ce qui sera le cœur de la Blitzkrieg
allemande, le couple char-avion.
On peut faire la même observation,
qui semble paradoxale, à propos de l’Allemagne : la
Luftwaffe connaît une montée en puissance prodigieuse à la fin
des années 30, mais celle-ci ne s’accompagne pas d’une
production théorique de premier plan : Robert Knauss, présenté
comme le Douhet allemand15, n’a
pas laissé une grande trace dans la théorie aérienne.
La Deuxième Guerre mondiale va
confirmer et amplifier la place de l’aviation dans la stratégie.
On la mesure d’abord dans l’appui au sol, avec la participation
des bombardiers en piqué et des chasseurs à la guerre-éclair. En
1940, la bataille d’Angleterre consacre définitivement la notion
de maîtrise de l’air qui a conditionné la survie de la
Grande-Bretagne aux lieu et place de la maîtrise des mers. La montée
en puissance des alliés s’est ensuite faite dans les deux
dimensions : le bombardement stratégique, avec les raids de terreur
contre l’Allemagne, et l’appui au sol, avec la maîtrise de
l’air dans les grand débarquements d’Italie et de France.
Cette explosion de l’aviation
s’est accompagnée d’un débat théorique remarquable. La chose
ne va pas de soi car, lorsqu’on fait la guerre, on a rarement le
temps de la penser et moins encore de l’écrire. La pensée
navale, en dehors de quelques individualités, a ainsi connu un
certain effacement dans les années 40. La pensée aérienne, au
contraire, a continué son effort, dont le plus éclatant exemple
est probablement le major Alexander de Seversky, Russe émigré aux
Etats-Unis, qui popularise le concept d’Airpower 16.
Son grand livre Victory through Air Power, paru en 1942,
annonce, sans précautions excessives, la fin des flottes et le crépuscule
de la puissance maritime : "d’ici cinq ans", les
bombardiers auront un rayon d’action de 25 000 miles qui
leur permettra d’atteindre n’importe quel point du globe17…
Après la fin des hostilités, de
nombreux auteurs essaient d’en tirer les enseignements stratégiques.
La France est, cette fois-ci, bien représentée avec Camille
Rougeron et le général Chassin, qui anime la revue Forces Aériennes
Françaises. L’armée de l’Air entreprend de se doter
d’une véritable doctrine, dont la pierre d’angle sera
l’Instruction sur l’emploi des forces aériennes de 1947.
Parallèlement à cette réflexion
stratégique, on assiste à l’émergence d’une véritable géopolitique
de l’air. Déjà esquissée par Clément Ader avec sa théorie des
voies aériennes (fondée sur l’idée fausse que le milieu aérien
n’était pas universellement propice au vol), elle devient une véritable
discipline aux Etats-Unis avec de Seversky et des universitaires
dont le plus important (aujourd’hui bien oublié) est Charles
Renner, qui publie en 1942 Human Geography in the Air Age.
Le facteur aérien sera au cœur du débat géopolitique qui se développera
aux Etats-Unis dans les années 40.
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Le déclin de la stratégie
aérienne théorique
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Curieusement, ces débats
prometteurs ne vont pas recevoir les prolongements que l’on
aurait pu attendre. A partir des années 50, le progrès
fantastique des matériels ne s’accompagne pas véritablement de
l’effort de réflexion correspondant. Les raisons de cette
situation sont évidemment multiples : la révolution nucléaire
entraîne une crise relative de la stratégie classique ; la
fascination pour la technique, et donc pour les seuls matériels,
tend à s’affirmer de plus en plus, reléguant à l’arrière-plan
les préoccupations doctrinales.
On peut aussi incriminer des
raisons variables selon les pays : aux Etats-Unis, le constat
de l’échec du bombardement stratégique contre l’Allemagne
par l’US Bombing Survey incite la hiérarchie militaire à se
raidir dans ses certitudes, face à la concurrence de l’US Navy,
plutôt que d’encourager un débat critique. En France, on perçoit
une idiosyncrasie que l’on a parfois appelée le syndrome de
Guynemer, avec la fascination pour le combat aérien individuel et
un certain dédain pour l’industrialisation et la
"collectivisation" de l’arme aérienne à des fins jugées
moins nobles.
Au-delà de toutes les différences
entre les pays, les tendances... ce déclin relatif de la pensée
aérienne depuis les années 50 paraît être un phénomène
largement répandu. Il n’est guère possible de citer des
auteurs aériens postérieurs aux années 40 qui aient construit
une œuvre systématique, avec une dimension théorique clairement
perçue et exprimée, et qui soient parvenus à un rayonnement
international, à l’inverse de ce que l’on constate dans le
domaine naval où l’on peut encore citer quelques auteurs.
Le fait n’a pas souvent été
perçu, tant la focalisation sur les matériels est devenue forte,
encouragée par une industrie aéronautique qui représente, dans
toutes les grandes puissances, une force de pression considérable.
On peut véritablement parler de complexe militaro-industriel, au
sein duquel la technique a aveuglé la stratégie. Celle-ci n’a
pas une importance fondamentale dans des processus bureaucratiques
où les objectifs sont fixés moins en fonction des missions que
des budgets et des niveaux quantitatifs à préserver. L’US Air
Force a longtemps bataillé pour sauver le bombardier B1 qui
s’est révélé n’être qu’une succession ininterrompue de
problèmes techniques, l’armée de l’Air française s’est
battue sur la crête des 450 avions en ligne. L’enjeu industriel
est tellement important qu’il a longtemps pu s’accommoder de
quelques ratés retentissants et fort coûteux, généralement en
argent, parfois aussi en vies humaines (cf. les déboires du
Starfighter).
On ne peut manquer d’être
surpris de ce déclin marqué. Certes, il est possible
d’incriminer une tendance générale : la stratégie opérationnelle
terrestre ou navale n’a pas subi un sort fondamentalement différent.
Cela dit, l’évolution de la pensée stratégique aérienne
n’en est pas moins singulière : la dimension opérationnelle
est certes omniprésente chez les fondateurs car il faut imaginer
un mode d’emploi de l’arme nouvelle, mais elle s’accompagne
souvent d’une dimension supérieure que l’on appellerait
aujourd’hui la stratégie générale ou la grande stratégie.
Douhet en est le meilleur exemple : il pousse à l’extrême
l’affirmation du caractère distinct et décisif de l’air en
tant que nouveau théâtre des opérations et même de la guerre.
Même si tous les écrivains de l’entre-deux-guerres sont loin
de partager ces vues, on trouve chez nombre d’entre eux le même
souci d’affirmer la spécificité de l’air. Mais, au vu de
l’évolution ultérieure, on est conduit à se demander si leurs
préoccupations fondamentales n’étaient pas finalement
d’ordre corporatiste. A partir du moment où l’indépendance
de l’armée de l’Air est consolidée, la réflexion décline,
alors même que la Seconde Guerre mondiale a montré
l’importance désormais décisive de la nouvelle dimension ;
alors surtout que la bombe atomique donne corps aux prophéties de
Douhet et fait du bombardement nucléaire stratégique (confié au
bombardier en attendant des missiles), l’ultima ratio de la
stratégie.
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De l’utilité de la théorie
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Il est possible de déceler un
renouveau récent dont la principale illustration est la réinterprétation
de l’offensive aérienne par le colonel John Warden de l’US
Air Force. Il s’agit-là d’un exemple remarquable de réflexion
doctrinale qui a reçu très rapidement une application pratique
avec l’offensive aérienne préliminaire contre l’Irak
durant la guerre du Golfe. Il s’en est suivi un débat très
vif dans lequel on a vu réapparaître les anciens clivages,
l’Air Force se glorifiant de son rôle central et les autres
armées s’attachant à relativiser celui-ci18.
La seule chose certaine c’est que ce renouveau doctrinal est
plus que jamais souhaitable dans une période dominée par la réduction
massive des budgets militaires et donc par la nécessité
d’utiliser au mieux les ressources disponibles. Cette réduction
a toutes les chances d’être durable et elle met aujourd’hui
en cause la survie de pans entiers de l’industrie
d’armement. Les regroupements internationaux sont plus que
jamais à l’ordre du jour et tant les dirigeants politiques
que les opinions publiques sont moins disposés à accueillir
les demandes de plus en plus coûteuses des états-majors. Il
appartient donc à ceux-ci de faire un effort pour justifier les
programmes qu’ils souhaitent, non seulement en termes
techniques et financiers, mais aussi et d’abord en termes
stratégiques. L’armée de l’Air, comme les autres armées,
doit justifier son "format", sa
"configuration" (pour employer des termes prisés par
les planificateurs militaires) par la contribution effective
qu’elle apporte à la politique du pays, non seulement la
politique de défense, mais aussi la politique étrangère à
l’heure de la multiplication des crises régionales et
locales.
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Notes:
1 Il
n’existe pas d’histoire de la pensée aérienne. Les
ouvrages généraux se focalisent toujours sur les mêmes noms.
Le recueil d’études le plus commode est le colloque organisé
par le Service historique de l’armée de l’Air (cité infra,
note 2). Il existe une anthologie remarquable, trop peu
connue : Eugene M. Emme, The Impact of Air Power.
National Security and World Politics, Princeton, Van
Nostrand, 1959.
2 Claude
Carlier, “Clément Ader, premier stratège aérien”, Stratégique
49, 1991-1 et les contributions de Claude d’Abzac-Epezy et
d’Emmanuel Chadeau dans Précurseurs et prophètes de
l’aviation militaire, Actes du colloque SHAA-ENSTA, Paris,
1992.
3 Claude
Carlier, “L’aéronautique militaire française dans la première
guerre mondiale”, Guerres mondiales et conflits
contemporains, 145, janvier 1987.
4 J.E.
Peterson, Defending Arabia, Londres-Sydney, Croom Helm,
1986, ch. II, “Air Power and Empire in the Arabian
Peninsula” et David E. Omissi, Air Power and Colonial
Control : the Royal Air Force 1919-1939, New York,
Saint-Martin, 1990.
5 La
littérature sur le sujet est abondante. Entre autres :
Barry D. Powers, Strategy without Slide-Rule, Londres,
Croom Helm, 1976 ; Uri Bialer, The Shadow of the Bomber.
The Fear of Air Attack and British Politics 1932-1939,
Londres, Royal Historical Society, 1980 ; Malcom Smith, British
Air Strategy between the Wars, Oxford, Clarendon Press,
1984.
6 Colloque
IHCC-SHAA, Adaptation de l’arme aérienne aux conflits
contemporains et processus d’indépendance des armées de
l’Air des origines à la fin de la Seconde Guerre mondiale,
Paris, FEDN, 1985.
7 Giorgio
Rochat et Andrea Curami, “Giulio Douhet”, dans Précurseurs
et prophètes de l’aviation militaire, op. cit., p. 128.
8 Ferruccio
Botti, “Amadeo Mecozzi, chef sans partisans, condottiere sans
disciples et prophète sans fidèles” dans Précurseurs et
prophètes de l’aviation militaire, op. cit., p. 134.
Et, surtout, son grand livre écrit en collaboration avec Mario
Cermelli, La Teoria della guerra aerea 1884-1939, Rome,
Stato Maggiore Aeronautica, Ufficio Storico, 1989.
9 John
Slessor, Air Power and Armies, Oxford, 1936.
10 Colonel
P. Vauthier, La doctrine de guerre du général Douhet,
Paris, Berger-Levrault, 1935, avec une préface du maréchal Pétain,
qui est impressionné : “De tous les grands doctrinaires
d’après-guerre, il est le seul à avoir établi un système
qui soit à la fois aussi solidement charpenté dans
l’ensemble et aussi poussé dans le détail… La doctrine
redoutable qu’il a édifiée peut influer de façon décisive
sur les événements de demain”.
11 général
Alléhaut, Etre prêts, Paris, Berger-Levrault, 1935.
12 Général
Douhet, La guerre de l’air, Paris, Journal Les Ailes,
1932, 150 pages de Douhet seulement.
13 Chantal
d’Abzac-Epezy, “Camille Rougeron, stratège de l’aviation
et de la guerre totale”, Revue historique des armées,
1991-4.
14 Son
premier livre, L’aviation de bombardement, paraît en
1936. Une deuxième édition sort dès l’année suivante et
l’ouvrage est abondamment commenté à l’étranger,
notamment par Mecozzi. Il est suivi, en 1939, par Les
enseignements aériens de la guerre d’Espagne, dont les
conclusions sont discutées par l’amiral Castex dans la deuxième
édition du tome II des Théories stratégiques.
15 Horst
Boog, “Robert Knauss, the german Douhet”, dans Précurseurs
et prophètes de l’aviation militaire, op. cit.
16 Philip
S. Meilinger, “Proselytiser and Prophet : Alexander P. de
Seversky and American Airpower”, Journal of Strategic
Studies, 1995.
17 Alexander
P. de Seversky, Victory through Air Power, New York,
Simon and Schuster, 1942, p. 156.
18 Stephen
T. Ganyard, “strategic Air Power Didn’t Work”, U.S.
Naval Institute Proceeding, août 1995.
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